QCM : Expression du patrimoine génétique — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description définit le mieux un allèle ?

Un ensemble de caractères observables chez un organisme
Une paire de chromosomes homologues présents dans une cellule
Une version d’un gène différant par un ou quelques nucléotides
Une séquence complète de chromosomes rangés par taille

Une version d’un gène différant par un ou quelques nucléotides

Explication

Un allèle est une version d’un gène qui se distingue par une ou quelques différences nucléotidiques et peut modifier une protéine ou un caractère. Un ensemble de caractères observables correspond plutôt au phénotype.

2. Quelle relation entre un gène et une protéine est correcte ?

Un gène correspond à une protéine déjà formée qui détermine directement un caractère
Un gène regroupe les chromosomes homologues organisés selon leur taille
Un gène décrit les caractères observables sans contenir d’information moléculaire
Un gène contient l’information nécessaire à la production d’une protéine liée à un caractère

Un gène contient l’information nécessaire à la production d’une protéine liée à un caractère

Explication

Un gène est une séquence de plusieurs milliers de nucléotides, délimitée par un début et une fin, qui porte l’information nécessaire à la production d’une protéine. Les chromosomes et les caractères observables ne constituent pas la définition d’un gène.

3. Quelle différence distingue correctement une cellule eucaryote d’une cellule procaryote ?

La cellule eucaryote possède un noyau, tandis que l’ADN procaryote se trouve dans le cytoplasme
La cellule eucaryote ne possède pas d’organites, tandis que la cellule procaryote contient plusieurs noyaux
La cellule eucaryote possède deux chromosomes, tandis que la cellule procaryote possède des chromosomes homologues
La cellule eucaryote possède son ADN dans le cytoplasme, tandis que la cellule procaryote possède un noyau

La cellule eucaryote possède un noyau, tandis que l’ADN procaryote se trouve dans le cytoplasme

Explication

Les cellules eucaryotes possèdent des organites, notamment un noyau, alors que les cellules procaryotes n’en possèdent pas et ont leur ADN dans le cytoplasme. L’inversion de la localisation de l’ADN constitue la confusion la plus fréquente.

4. Un individu possède deux versions différentes d’un même gène. Comment qualifie-t-on son état pour ce gène ?

Chromosomique
Homozygote
Hétérozygote
Phénotypique

Hétérozygote

Explication

Un organisme est hétérozygote lorsqu’il possède deux allèles différents pour un gène. Le terme homozygote s’applique lorsque les deux allèles sont identiques.

5. Que décrit la séquence peptidique d’une protéine ?

La forme d’une cavité permettant la fixation d’une molécule
L’ordre précis des nucléotides qui composent un gène
L’ordre précis des acides aminés qui composent la protéine
La disposition des chromosomes homologues dans une cellule

L’ordre précis des acides aminés qui composent la protéine

Explication

La séquence peptidique correspond à l’ordre des acides aminés et contribue à déterminer la forme tridimensionnelle de la protéine. L’ordre des nucléotides relève d’une séquence nucléotidique, tandis qu’une cavité correspond plutôt à un site actif.

6. Quel mécanisme contribue au repliement tridimensionnel d’une protéine ?

L’alignement des chromosomes homologues au centre de la cellule
La fixation de toutes les molécules sur une même surface externe
La séparation des nucléotides avant la formation d’un noyau
Le regroupement des acides aminés hydrophobes au cœur de la protéine

Le regroupement des acides aminés hydrophobes au cœur de la protéine

Explication

Le repliement dépend de la séquence peptidique et des propriétés des acides aminés, notamment du regroupement des résidus hydrophobes au cœur. Le site actif est une région fonctionnelle issue de ce repliement, et non le mécanisme qui le détermine.

7. Quelle fonction caractérise un site actif protéique ?

Il forme une région, souvent en poche, qui lie spécifiquement certaines molécules
Il organise les chromosomes en paires selon leur taille et leur forme
Il permet l’enroulement de l’ADN autour de protéines nucléaires
Il rassemble les acides aminés en une séquence qui constitue une protéine

Il forme une région, souvent en poche, qui lie spécifiquement certaines molécules

Explication

Le site actif est une région de la protéine, souvent organisée en cavité ou en poche, qui établit des liaisons très spécifiques avec d’autres molécules. L’enroulement de l’ADN relève plutôt du rôle des histones.

8. Quel rôle les enzymes jouent-elles dans le métabolisme ?

Elles bloquent des agents pathogènes en se liant à leur surface
Elles forment des éléments de soutien participant à la structure des tissus
Elles transportent l’oxygène et d’autres molécules dans l’organisme
Elles accélèrent les réactions chimiques nécessaires au fonctionnement métabolique

Elles accélèrent les réactions chimiques nécessaires au fonctionnement métabolique

Explication

Les enzymes accélèrent les réactions chimiques indispensables au métabolisme. Les éléments de soutien relèvent des protéines structurales, tandis que le transport et la défense correspondent à d’autres fonctions protéiques.

9. Quelle association entre une protéine et sa fonction est correcte ?

Les anticorps enroulent l’ADN autour de protéines dans le noyau
Les protéines canaux permettent le passage de molécules chargées à travers les membranes
Les récepteurs membranaires forment des fibres assurant le soutien mécanique des tissus
Les histones transportent l’oxygène et d’autres molécules dans les vaisseaux sanguins

Les protéines canaux permettent le passage de molécules chargées à travers les membranes

Explication

Les protéines canaux facilitent le passage de molécules chargées à travers les membranes. L’hémoglobine assure le transport, les histones participent à l’enroulement de l’ADN, et les anticorps bloquent des agents pathogènes.

10. Qu’est-ce qui définit le phénotype d’un être vivant ?

L’ensemble des allèles présents dans les chromosomes de ses cellules
L’ensemble des caractères visibles déterminés par une seule séquence d’ADN
L’ensemble des protéines produites sans influence du milieu extérieur
L’ensemble des caractères observables issus des gènes et de l’environnement

L’ensemble des caractères observables issus des gènes et de l’environnement

Explication

Le phénotype regroupe les caractères observables résultant de l’expression des gènes et de l’influence de l’environnement. Le génotype désigne plutôt l’ensemble des allèles, tandis que les protéines relèvent du phénotype moléculaire.

11. À quelle échelle observe-t-on le phénotype moléculaire ?

À l’échelle des conditions environnementales du milieu
À l’échelle des caractères visibles de l’organisme
À l’échelle de la forme générale des cellules
À l’échelle des protéines produites par une cellule

À l’échelle des protéines produites par une cellule

Explication

Le phénotype moléculaire correspond à l’ensemble des protéines produites par une cellule sous l’effet de l’expression de ses gènes. Les caractères visibles appartiennent au phénotype macroscopique, tandis que la forme cellulaire relève de l’échelle cellulaire.

12. Comment le phénotype cellulaire se situe-t-il dans l’organisation du phénotype ?

Il correspond aux protéines produites avant toute modification du fonctionnement cellulaire
Il correspond aux allèles responsables des caractères visibles à l’échelle de l’organisme
Il correspond aux facteurs du milieu qui déterminent directement les caractères observables
Il correspond à un caractère cellulaire issu des protéines et influençant les caractères de l’organisme

Il correspond à un caractère cellulaire issu des protéines et influençant les caractères de l’organisme

Explication

Le phénotype cellulaire est observable à l’échelle de la cellule, découle du phénotype moléculaire et participe à l’établissement du phénotype macroscopique. Les allèles appartiennent au génotype, et les facteurs du milieu n’équivalent pas à un phénotype cellulaire.

13. Pourquoi la séquence peptidique d’une protéine dépend-elle du génotype ?

Parce que les caractères visibles de l’organisme déterminent la séquence de chaque protéine
Parce que l’environnement transforme directement les acides aminés en nucléotides
Parce que la séquence nucléotidique d’un allèle détermine la séquence des acides aminés
Parce que le phénotype macroscopique contient la séquence complète des allèles

Parce que la séquence nucléotidique d’un allèle détermine la séquence des acides aminés

Explication

La séquence nucléotidique d’un allèle détermine la séquence peptidique de la protéine correspondante, ce qui relie directement le génotype au phénotype moléculaire. Les caractères observables ne déterminent pas directement la séquence protéique.

14. Chez un individu hétérozygote possédant un allèle dominant et un allèle récessif, que peut-on conclure à partir du phénotype ?

Le phénotype observé révèle nécessairement les deux allèles présents
Le phénotype observé indique que les deux allèles sont récessifs
Le phénotype observé peut être compatible avec plusieurs génotypes
Le phénotype observé prouve que l’individu porte deux allèles dominants

Le phénotype observé peut être compatible avec plusieurs génotypes

Explication

Un allèle dominant peut masquer l’expression de l’allèle récessif, de sorte qu’un même phénotype peut correspondre à plusieurs génotypes. L’observation du caractère ne suffit donc pas à identifier les deux allèles avec certitude.

15. Dans l’exemple de la drépanocytose, quelles sont les longueurs respectives de la séquence nucléotidique du gène bêta et de la séquence peptidique de la protéine bêta ?

444 nucléotides pour le gène et 147 acides aminés pour la protéine
20 nucléotides pour le gène et 6 acides aminés pour la protéine
444 acides aminés pour le gène et 147 nucléotides pour la protéine
147 nucléotides pour le gène et 444 acides aminés pour la protéine

444 nucléotides pour le gène et 147 acides aminés pour la protéine

Explication

Le gène bêta comporte une séquence de 444 nucléotides, tandis que la protéine bêta possède une séquence de 147 acides aminés. Les nucléotides décrivent l’ADN et les acides aminés décrivent la protéine, ce qui exclut l’inversion des unités.

16. Quelle modification distingue l’allèle drépanocytaire de l’allèle bêta normal ?

Un A remplace un T en position 20 et le glutamate est remplacé par de la valine en position 6
Un G remplace un C en position 20 et la valine est remplacée par de l’alanine en position 6
Un T remplace un A en position 20 et la valine est remplacée par du glutamate en position 6
Un T remplace un A en position 6 et la valine est remplacée par du glutamate en position 20

Un T remplace un A en position 20 et la valine est remplacée par du glutamate en position 6

Explication

La mutation consiste en la substitution d’un T à un A en position 20 de la séquence nucléotidique, entraînant le remplacement de la valine par le glutamate en position 6 de la protéine. Les positions et les molécules concernées ne doivent pas être interverties.

17. Quelle relation entre la forme des hématies et leur transport du dioxygène caractérise la drépanocytose ?

L’hématie normale est biconcave et transporte normalement le dioxygène, tandis que l’hématie drépanocytaire est en faucille et le transporte difficilement
L’hématie normale est en faucille et transporte difficilement le dioxygène, tandis que l’hématie drépanocytaire est biconcave et le transporte normalement
Les deux types d’hématies sont en faucille, mais seule l’hématie drépanocytaire transporte normalement le dioxygène
Les deux types d’hématies sont biconcaves, mais seule l’hématie normale produit du dioxygène

L’hématie normale est biconcave et transporte normalement le dioxygène, tandis que l’hématie drépanocytaire est en faucille et le transporte difficilement

Explication

L’hématie normale possède une forme de disque biconcave adaptée au transport normal du dioxygène, alors que l’hématie drépanocytaire prend une forme de faucille et transporte plus difficilement ce gaz. Les autres propositions inversent les formes ou les capacités de transport.

18. Dans l’exemple de la progéria, quelle différence nucléotidique caractérise les deux allèles du gène LMNA ?

Un C remplace un T en position 1848 sur 1824 nucléotides
Un T remplace un C en position 1824 sur 1848 nucléotides
Un A remplace un G en position 1824 sur 1848 nucléotides
Un G remplace un A en position 1848 sur 1824 nucléotides

Un T remplace un C en position 1824 sur 1848 nucléotides

Explication

La variation décrite dans LMNA est une substitution d’un T à la place d’un C en position 1824, dans une séquence de 1848 nucléotides. La différence protéique concerne ensuite la fonctionnalité de la lamine, et non la nature de la substitution nucléotidique elle-même.

19. Quelle relation entre les allèles LMNA+ et LMNA− et les protéines produites est correcte ?

LMNA+ et LMNA− produisent deux lamines fonctionnelles aux rôles cellulaires différents
LMNA+ produit une progérine fonctionnelle, tandis que LMNA− produit une lamine non fonctionnelle
LMNA+ produit une lamine fonctionnelle, tandis que LMNA− produit une progérine non fonctionnelle
LMNA+ produit une lamine non fonctionnelle, tandis que LMNA− produit une progérine fonctionnelle

LMNA+ produit une lamine fonctionnelle, tandis que LMNA− produit une progérine non fonctionnelle

Explication

L’allèle LMNA+ permet la production d’une lamine fonctionnelle, alors que LMNA− conduit à une progérine non fonctionnelle. La progérine ne doit donc pas être décrite comme une forme fonctionnelle produite par LMNA−.

20. Quelle association relie correctement la protéine produite à l’état de la membrane nucléaire et au vieillissement ?

La progérine est liée à une membrane altérée et à un vieillissement normal
La progérine est liée à une membrane saine et à un vieillissement normal
La lamine fonctionnelle est liée à une membrane saine et à un vieillissement normal
La lamine fonctionnelle est liée à une membrane altérée et à un vieillissement prématuré

La lamine fonctionnelle est liée à une membrane saine et à un vieillissement normal

Explication

Une lamine fonctionnelle est associée à une membrane nucléaire saine et à un vieillissement normal. La progérine est au contraire associée à une membrane nucléaire altérée et à un vieillissement prématuré.

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Qu'est-ce qu'un allèle ?

Une version d'un gène différant par un ou quelques nucléotides.

Qu'est-ce qu'un gène ?

Une séquence de plusieurs milliers de nucléotides codant une protéine.

Qu'est-ce qu'un caryotype ?

L'ensemble des chromosomes d'une cellule rangés par paires et taille.

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