QCM : Expression mathématique et logique — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle des descriptions caractérise une proposition logique ?

Une expression qui décrit nécessairement une opération numérique
Un énoncé auquel on peut attribuer la valeur vraie ou fausse
Un objet auquel on associe plusieurs valeurs de vérité simultanées
Une question dont la réponse peut être longue ou brève

Un énoncé auquel on peut attribuer la valeur vraie ou fausse

Explication

Une proposition est un énoncé auquel une seule des deux valeurs de vérité, vraie ou fausse, peut être attribuée. Une question ou une expression numérique ne constitue pas nécessairement une proposition logique.

2. Dans quel cas la négation d’une proposition P est-elle vraie ?

Lorsque P est fausse
Lorsque P est vraie
Lorsque P possède deux valeurs de vérité
Lorsque P ne porte sur aucun objet

Lorsque P est fausse

Explication

La négation inverse la valeur de vérité de P : elle est vraie lorsque P est fausse. Elle devient fausse lorsque P est vraie, et non lorsque P aurait plusieurs valeurs de vérité.

3. Pour quelles valeurs de vérité la disjonction P ou Q est-elle vraie ?

Lorsque P et Q sont toutes deux fausses
Lorsque P et Q sont toutes deux vraies
Lorsque P ou Q au moins est vraie
Lorsque P et Q ont des valeurs opposées

Lorsque P ou Q au moins est vraie

Explication

La disjonction est vraie dès qu’au moins une des deux propositions est vraie, y compris lorsque les deux le sont. Elle se distingue ainsi du « ou » exclusif, qui ne permettrait pas la vérité simultanée de P et Q.

4. Dans quelle situation l’implication P ⇒ Q est-elle fausse ?

Lorsque P et Q sont toutes deux vraies
Lorsque P est vraie et Q est fausse
Lorsque P est fausse et Q est vraie
Lorsque P et Q sont toutes deux fausses

Lorsque P est vraie et Q est fausse

Explication

Une implication échoue dans le seul cas où sa condition P est réalisée alors que sa conclusion Q ne l’est pas. Les trois autres configurations rendent l’implication vraie selon sa définition logique.

5. Quelle transformation permet de démontrer une implication P ⇒ Q par contraposée ?

Démontrer Q ⇒ P
Démontrer non P ⇒ non Q
Démontrer P et non Q
Démontrer non Q ⇒ non P

Démontrer non Q ⇒ non P

Explication

La contraposée d’une implication P ⇒ Q est l’implication équivalente non Q ⇒ non P. L’implication non P ⇒ non Q est une converse particulière qui n’est pas équivalente à l’implication initiale.

6. Quelle démarche correspond à un raisonnement par l’absurde pour établir R ?

Démontrer que R et sa négation possèdent la même valeur
Supposer que R est vraie puis chercher un exemple contraire
Remplacer R par sa contraposée puis établir cette implication
Supposer que R est fausse puis obtenir une contradiction

Supposer que R est fausse puis obtenir une contradiction

Explication

Le raisonnement par l’absurde commence par l’hypothèse que la conclusion R est fausse et mène cette hypothèse à une contradiction. La contraposée concerne, elle, la transformation d’une implication en une implication équivalente.

7. Quelle affirmation distingue correctement l’appartenance de l’inclusion ?

A ⊂ E signifie que l’objet x n’appartient pas à l’ensemble E
x ∈ E relie deux ensembles, tandis qu'A ⊂ E relie un élément à un ensemble
x ∈ E signifie que deux ensembles ont exactement les mêmes éléments
x ∈ E relie un élément à un ensemble, tandis qu'A ⊂ E relie deux ensembles

x ∈ E relie un élément à un ensemble, tandis qu'A ⊂ E relie deux ensembles

Explication

Le symbole d’appartenance relie un objet x à un ensemble E, tandis que le symbole d’inclusion compare deux ensembles. Les autres formulations confondent ces relations ou leur attribuent une signification différente.

8. Quelle différence décrit correctement l’intersection et l’union de deux ensembles A et B ?

A ∩ B contient les éléments communs, tandis qu'A ∪ B contient ceux de A ou de B
A ∩ B contient les éléments de A ou de B, tandis qu'A ∪ B contient ceux qui sont communs
A ∩ B contient les éléments absents des deux ensembles, tandis qu'A ∪ B contient leurs éléments communs
A ∩ B compare deux ensembles, tandis qu'A ∪ B désigne le complémentaire de chacun

A ∩ B contient les éléments communs, tandis qu'A ∪ B contient ceux de A ou de B

Explication

L’intersection rassemble les éléments qui appartiennent simultanément à A et à B, alors que l’union rassemble ceux qui appartiennent à A, à B, ou aux deux. La seconde proposition inverse précisément les rôles des deux opérations.

9. Quelle propriété possède l’ensemble vide ∅ ?

Il est égal à tout ensemble qui possède au moins un élément
Il contient un élément commun à tout ensemble donné
Il contient tous les éléments qui n’appartiennent à aucun ensemble
Il est inclus dans tout ensemble et ne contient aucun élément

Il est inclus dans tout ensemble et ne contient aucun élément

Explication

L’ensemble vide ne contient aucun élément et il est inclus dans tout ensemble. Il ne peut donc pas contenir un élément commun ni être égal à un ensemble non vide.

10. Un ensemble fini E contient 5 éléments ; combien possède-t-il de parties ?

6464
3232
1010
2525

$$32$$

Explication

Pour un ensemble fini de cardinal nn, le nombre de parties vaut 2n2^n ; ici, 25=322^5=32. Les valeurs 1010 et 2525 correspondent à d’autres calculs, tandis que 6464 est égal à 262^6.

11. Soit EE un ensemble et P(x)P(x) une propriété dépendant de xx. Que désigne l’ensemble AP={x∈E∣P(x)}A_P=\{x\in E\mid P(x)\} ?

Un élément fixé de EE évalué par PP
L’ensemble de toutes les propositions définies sur EE
Les valeurs de xx qui rendent P(x)P(x) fausse
Les éléments de EE qui vérifient PP

Les éléments de $$E$$ qui vérifient $$P$$

Explication

L’ensemble APA_P rassemble précisément les éléments de EE pour lesquels la propriété P(x)P(x) est vraie. La notation P(a)P(a) désigne, elle, le cas particulier obtenu lorsqu’une valeur aa est fixée.

12. Que signifie l’énoncé ∀x∈E, P(x)\forall x\in E,\ P(x) ?

La propriété P(x)P(x) est vraie pour au moins un élément de EE
La propriété P(x)P(x) est vraie pour tout élément de EE
La propriété P(x)P(x) est fausse pour chaque élément de EE
La propriété P(x)P(x) est vraie pour un élément unique de EE

La propriété $$P(x)$$ est vraie pour tout élément de $$E$$

Explication

Le quantificateur universel affirme que chaque élément de EE vérifie P(x)P(x). L’existence d’un seul témoin correspondrait au quantificateur existentiel, et non à ∀\forall.

13. Pourquoi les expressions ∃x ∀y R(x,y)\exists x\,\forall y\,R(x,y) et ∀y ∃x R(x,y)\forall y\,\exists x\,R(x,y) ne sont-elles pas équivalentes en général ?

La première impose un yy différent pour chaque xx, tandis que la seconde impose un yy commun
La première impose un même xx pour tous les yy, tandis que la seconde autorise un xx dépendant de yy
La première affirme que RR est symétrique, tandis que la seconde affirme que RR est réflexive
La première porte sur une relation d’équivalence, tandis que la seconde porte sur une relation quelconque

La première impose un même $$x$$ pour tous les $$y$$, tandis que la seconde autorise un $$x$$ dépendant de $$y$$

Explication

Dans ∃x ∀y R(x,y)\exists x\,\forall y\,R(x,y), un témoin xx doit convenir à tous les yy. Dans ∀y ∃x R(x,y)\forall y\,\exists x\,R(x,y), le témoin peut changer selon yy, ce qui explique la différence de sens.

14. Quelles propriétés une relation doit-elle posséder pour être une relation d’équivalence sur un ensemble EE ?

La réflexivité, l’antisymétrie et la transitivité
La symétrie, l’antisymétrie et la connexité
La réflexivité, la symétrie et la transitivité
La transitivité, la connexité et l’antisymétrie

La réflexivité, la symétrie et la transitivité

Explication

Une relation d’équivalence est définie par la réunion de trois propriétés : réflexivité, symétrie et transitivité. L’antisymétrie caractérise notamment les relations d’ordre, mais elle n’est pas requise ici.

15. Quelle expression donne le développement de (a+b)n (a+b)^n selon le binôme de Newton ?

∑p=0n(pn)apbn−p\sum_{p=0}^{n}\binom{p}{n}a^pb^{n-p}
∑p=1n(np)an−pbp−1\sum_{p=1}^{n}\binom{n}{p}a^{n-p}b^{p-1}
∑p=0n(np)an−pbp\sum_{p=0}^{n}\binom{n}{p}a^{n-p}b^p
∑p=0n(np)apbp\sum_{p=0}^{n}\binom{n}{p}a^pb^p

$$\sum_{p=0}^{n}\binom{n}{p}a^{n-p}b^p$$

Explication

Le binôme de Newton associe au terme d’indice pp le coefficient (np)\binom{n}{p} et les puissances complémentaires an−pa^{n-p} et bpb^p. Les autres expressions modifient les coefficients, les bornes ou les exposants.

16. Dans une démonstration par récurrence, que faut-il établir lors de l’hérédité ?

Que tous les cas particuliers sont vérifiés sans hypothèse
Que la proposition est fausse pour le rang immédiatement précédent
Que la proposition est vraie au premier rang étudié
Que la vérité au rang nn entraîne la vérité au rang n+1n+1

Que la vérité au rang $$n$$ entraîne la vérité au rang $$n+1$$

Explication

L’hérédité consiste à supposer la proposition vraie au rang nn puis à démontrer qu’elle l’est alors au rang n+1n+1. La vérification du premier rang relève de l’initialisation.

17. Quelle est la négation de l’implication P⇒QP\Rightarrow Q ?

¬Q⇒¬P\neg Q\Rightarrow\neg P
P∨¬QP\lor\neg Q
P∧¬QP\land\neg Q
¬P∧Q\neg P\land Q

$$P\land\neg Q$$

Explication

Une implication est fausse lorsqu’un cas vérifie PP sans vérifier QQ, ce qui s’écrit P∧¬QP\land\neg Q. L’expression ¬Q⇒¬P\neg Q\Rightarrow\neg P est la contraposée et conserve la forme d’une implication.

18. Quelle différence distingue ∀x∈E, ∃y∈F, R(x,y)\forall x\in E,\ \exists y\in F,\ R(x,y) de ∃y∈F, ∀x∈E, R(x,y)\exists y\in F,\ \forall x\in E,\ R(x,y) ?

Dans la première, yy peut dépendre de xx, tandis que la seconde impose un même yy pour tous les xx
Dans la première, xx peut dépendre de yy, tandis que la seconde impose un même xx pour tous les yy
Dans la première, la relation doit être symétrique, tandis que la seconde exige sa transitivité
Dans la première, tous les couples vérifient RR, tandis que la seconde n’en exige qu’un seul

Dans la première, $$y$$ peut dépendre de $$x$$, tandis que la seconde impose un même $$y$$ pour tous les $$x$$

Explication

L’ordre des quantificateurs permet au témoin yy de varier avec xx dans la première proposition. Dans la seconde, un unique yy doit convenir simultanément à chaque élément de EE.

19. Pourquoi ∃x (P(x)∧Q(x))\exists x\,(P(x)\land Q(x)) implique-t-il ∃a P(a)∧∃b Q(b)\exists a\,P(a)\land\exists b\,Q(b), sans que la réciproque soit vraie en général ?

Parce que le premier énoncé utilise un témoin différent pour chaque propriété, alors que le second en utilise un seul
Parce que les témoins du second énoncé peuvent être différents, alors que le premier exige un même témoin
Parce que le second énoncé exige que chaque élément vérifie les deux propriétés, contrairement au premier
Parce que le premier énoncé porte sur une disjonction, alors que le second porte sur une conjonction

Parce que les témoins du second énoncé peuvent être différents, alors que le premier exige un même témoin

Explication

Un élément qui vérifie simultanément PP et QQ fournit bien un témoin pour chacune des deux existences. En revanche, deux témoins distincts peuvent satisfaire séparément PP et QQ sans qu’un même élément satisfasse les deux.

20. Pour un entier nn, quelle condition équivaut à la parité de 3n3n ?

3n3n est pair si et seulement si nn est impair
3n3n est impair si et seulement si nn est pair
3n3n est pair si et seulement si nn est pair
La parité de 3n3n ne dépend pas de celle de nn

$$3n$$ est pair si et seulement si $$n$$ est pair

Explication

Comme 33 est impair, multiplier nn par 33 conserve sa parité : 3n3n est donc pair exactement lorsque nn est pair. L’idée que la multiplication par un entier impair inverse la parité est incorrecte.

21. Si un entier nn vérifie que n2n^2 est impair, que peut-on conclure sur nn ?

La parité de nn ne peut pas être déterminée
nn est nécessairement nul
nn est impair
nn est pair

$$n$$ est impair

Explication

Le carré d’un entier impair est impair, tandis que le carré d’un entier pair est pair ; ainsi, n2n^2 impair implique que nn est impair. La conclusion de parité opposée confond le comportement des carrés avec une inversion de parité.

22. Quel connecteur logique est représenté par l’intersection de deux ensembles AA et BB ?

La disjonction « ou »
L’implication « si… alors »
La conjonction « et »
La négation « non »

La conjonction « et »

Explication

Un élément appartient à A∩BA\cap B lorsqu’il appartient à AA et à BB, ce qui correspond à la conjonction logique. L’union représente plutôt la disjonction « ou ».

23. Pour une relation d’équivalence RR sur EE, que représente la classe d’équivalence de aa ?

Le sous-ensemble réduit au seul élément aa
L’ensemble des éléments qui ne sont pas en relation avec aa
L’ensemble des x∈Ex\in E tels que xRaxRa
L’ensemble de toutes les classes d’équivalence de EE

L’ensemble des $$x\in E$$ tels que $$xRa$$

Explication

La classe de aa est définie par a^={x∈E∣xRa}\hat a=\{x\in E\mid xRa\} : elle contient tous les éléments équivalents à aa. L’ensemble de toutes les classes constitue plutôt l’ensemble quotient.

24. Quelle propriété caractérise la famille des classes d’équivalence d’une relation d’équivalence sur EE ?

Elle forme une partition de EE par des classes deux à deux disjointes
Elle forme une famille de classes deux à deux identiques dont la réunion est vide
Elle forme une famille de sous-ensembles emboîtés dont l’intersection vaut EE
Elle forme une famille de classes disjointes dont la réunion peut être différente de EE

Elle forme une partition de $$E$$ par des classes deux à deux disjointes

Explication

Les classes d’équivalence sont deux à deux disjointes et leur réunion recouvre tout EE ; elles constituent donc une partition de EE. Une famille disjointe qui ne recouvre pas EE ne serait pas une partition de cet ensemble.

25. Si x∈Ex\in E et y∈Fy\in F, quelle expression représente la fonction indicatrice de A×BA\times B au point (x,y)(x,y) ?

1A∩B(x,y)\mathbf{1}_{A\cap B}(x,y)
1A(x)1B(y)\mathbf{1}_A(x)\mathbf{1}_B(y)
1A(x)+1B(y)\mathbf{1}_A(x)+\mathbf{1}_B(y)
1A(y)1B(x)\mathbf{1}_A(y)\mathbf{1}_B(x)

$$\mathbf{1}_A(x)\mathbf{1}_B(y)$$

Explication

Le couple (x,y)(x,y) appartient à A×BA\times B lorsque x∈Ax\in A et y∈By\in B, ce que traduit le produit 1A(x)1B(y)\mathbf{1}_A(x)\mathbf{1}_B(y). La somme des indicatrices ne convient pas, car elle peut être non nulle lorsqu’une seule des deux conditions est satisfaite.

26. Pour un élément appartenant à AA mais pas à BB, quelle valeur prend l’expression 1A+1B−21A1B\mathbf{1}_A+\mathbf{1}_B-2\mathbf{1}_A\mathbf{1}_B ?

−1-1
22
00
11

$$1$$

Explication

Dans ce cas, 1A=1\mathbf{1}_A=1 et 1B=0\mathbf{1}_B=0, donc l’expression vaut 1+0−2×1×0=11+0-2\times1\times0=1, ce qui caractérise l’appartenance à la différence symétrique. La valeur 00 correspondrait plutôt à un élément appartenant simultanément aux deux ensembles ou à aucun des deux.

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Qu'est-ce qu'une proposition en logique ?

Un énoncé avec une valeur de vérité vraie ou fausse selon le tiers exclu.

Que sont les axiomes en logique ?

Des vérités premières non déduites d'autres propositions vraies.

Que signifie la négation d'une proposition P ?

Elle est vraie si P est fausse et fausse si P est vraie.

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