QCM : Faire des sciences à l’école (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise une expérience scientifique en classe ?

Elle présente une explication théorique sans nécessiter de confrontation avec le réel.
Elle reproduit un modèle afin de remplacer l’étude directe du phénomène.
Elle confronte une hypothèse au réel grâce à un protocole, des observations et des résultats.
Elle consiste à observer un phénomène sans formuler d’hypothèse préalable.

Elle confronte une hypothèse au réel grâce à un protocole, des observations et des résultats.

Explication

Une expérience scientifique met à l’épreuve une hypothèse en s’appuyant sur un protocole, des observations et des résultats. Une simple observation ou une modélisation ne suffit pas à définir cette démarche expérimentale.

2. Dans quelle séquence une activité scientifique scolaire est-elle généralement conduite ?

Expérience, hypothèse, protocole, résultats, formulation de la problématique.
Hypothèse, résultats, problématique, expérience, protocole.
Problématique, hypothèse, protocole, expérience, interprétation des résultats.
Protocole, problématique, expérience, hypothèse, interprétation des résultats.

Problématique, hypothèse, protocole, expérience, interprétation des résultats.

Explication

La démarche commence par une problématique, puis conduit à formuler une hypothèse et à élaborer un protocole avant l’expérience et l’interprétation. Les résultats sont recueillis après la réalisation de l’expérience, et non avant.

3. Pourquoi est-il important de formuler une problématique avant une activité expérimentale ?

Elle remplace l’hypothèse en fournissant directement l’explication du phénomène.
Elle transforme une modélisation en observation directe du phénomène étudié.
Elle permet de recueillir les résultats avant de choisir une méthode d’étude.
Elle donne un intérêt scientifique à l’activité et oriente la recherche des élèves.

Elle donne un intérêt scientifique à l’activité et oriente la recherche des élèves.

Explication

La problématique donne une question scientifique qui donne du sens à l’activité expérimentale et guide le travail des élèves. Elle ne fournit pas directement l’explication et ne remplace pas la formulation d’une hypothèse.

4. Quelle est une finalité majeure des sciences scolaires ?

Reproduire des expériences historiques afin de développer principalement des compétences techniques.
Comprendre et expliquer le monde de l’environnement des élèves ainsi que les progrès technologiques.
Décrire les objets technologiques sans chercher à comprendre les phénomènes qui les rendent possibles.
Mémoriser des notions scientifiques sans les relier aux phénomènes de l’environnement quotidien.

Comprendre et expliquer le monde de l’environnement des élèves ainsi que les progrès technologiques.

Explication

Les sciences scolaires visent à aider les élèves à comprendre et expliquer le monde présent dans leur environnement, ainsi que les progrès technologiques. Elles ne se réduisent donc ni à la mémorisation ni à la simple description d’objets.

5. Comment les élèves construisent-ils leurs apprentissages dans une démarche scientifique scolaire ?

En questionnant, observant, collaborant et présentant leurs résultats comme une communauté scientifique.
En recevant des explications, puis en reproduisant individuellement des conclusions déjà établies.
En réalisant des expériences sans échange collectif afin de préserver l’indépendance des observations.
En présentant des résultats sans participer à la formulation des questions ni à leur interprétation.

En questionnant, observant, collaborant et présentant leurs résultats comme une communauté scientifique.

Explication

Les élèves construisent leurs apprentissages en se posant des questions, en observant, en collaborant et en présentant leurs résultats. Une présentation isolée ou une reproduction passive ne correspond pas à cette démarche proche de celle d’une communauté scientifique.

6. Quelle opération, lancée en 1995 par Georges Charpak, a contribué au développement d’une pédagogie active et interdisciplinaire en sciences ?

La main à la pâte
Le PRESTRE
Le plan d’accompagnement des apprentissages scientifiques
Le programme de rénovation des pratiques expérimentales

La main à la pâte

Explication

L’opération La main à la pâte est lancée en 1995 par Georges Charpak et favorise une pédagogie active et interdisciplinaire. Le PRESTRE correspond à une autre initiative, mise en place en 2000.

7. Quel est l’objectif principal du PRESTRE dans l’enseignement des sciences et de la technologie ?

Rendre cet enseignement effectif dans toutes les classes et faire des élèves des acteurs de leurs activités scientifiques.
Réserver l’enseignement scientifique aux classes disposant d’un laboratoire et d’un équipement spécialisé.
Remplacer les expériences par des cours théoriques afin d’harmoniser les connaissances des élèves.
Concentrer les activités scientifiques sur la communication des résultats par les enseignants.

Rendre cet enseignement effectif dans toutes les classes et faire des élèves des acteurs de leurs activités scientifiques.

Explication

Le PRESTRE vise à rendre effectif l’enseignement des sciences et de la technologie dans toutes les classes et à engager les élèves dans des activités où ils s’interrogent, agissent et communiquent. Il ne réserve donc pas cet enseignement aux classes particulièrement équipées.

8. Comment fonctionne une progression spiralaire dans l’enseignement des sciences ?

Une notion est présentée après toutes les activités pratiques, lorsque les élèves maîtrisent déjà le sujet.
Des notions différentes sont abordées à chaque niveau sans reprendre les apprentissages antérieurs.
Une notion est introduite, reprise ensuite et approfondie progressivement au fil des apprentissages.
Une notion est étudiée dans une seule séquence afin d’éviter de revenir sur des connaissances déjà abordées.

Une notion est introduite, reprise ensuite et approfondie progressivement au fil des apprentissages.

Explication

L’approche spiralaire consiste à reprendre une notion et à l’approfondir progressivement, car la réussite des apprentissages nécessite de répéter. Elle se distingue donc d’une progression où chaque notion ne serait étudiée qu’une fois.

9. Quel domaine scientifique est particulièrement étudié au cycle 2 ?

La formalisation de modèles scientifiques avancés appliqués aux phénomènes physiques et biologiques.
L’histoire des innovations technologiques et l’analyse approfondie de leurs effets sur la société.
La résolution autonome de problèmes complexes à partir d’expériences et d’observations déjà interprétées.
Les êtres vivants dans leur environnement ainsi que le corps humain et la santé, avec un raisonnement scientifique.

Les êtres vivants dans leur environnement ainsi que le corps humain et la santé, avec un raisonnement scientifique.

Explication

Au cycle 2, l’enseignement porte notamment sur les êtres vivants dans leur environnement, le corps humain et la santé, avec une pratique du raisonnement scientifique. La résolution autonome de problèmes à partir de comptes rendus d’expériences caractérise plutôt les attendus du cycle 3.

10. Lequel des éléments suivants constitue une preuve scientifique issue du réel ?

Une intuition fondée sur une impression
Une représentation initiale partagée par le groupe
Une opinion formulée avant toute observation
Une mesure réalisée lors d’une expérience

Une mesure réalisée lors d’une expérience

Explication

Une mesure obtenue lors d’une expérience fournit une donnée issue du réel et peut donc contribuer à construire un savoir scientifique. Une représentation initiale exprime une idée de départ, mais elle ne constitue pas encore une preuve vérifiée.

11. Que fait principalement l’élève engagé dans une démarche de résolution de problème ?

Il s’interroge et recherche des éléments de réponse
Il applique une consigne sans examiner le problème
Il décrit une expérience sans formuler de question
Il mémorise une réponse fournie avant la recherche

Il s’interroge et recherche des éléments de réponse

Explication

Cette démarche amène l’élève à se questionner puis à rechercher des éléments permettant de répondre à ses interrogations. Mémoriser une réponse déjà donnée ne correspond pas à une véritable recherche de solution.

12. Quelle différence caractérise la démarche d’investigation par rapport à la démarche déductive ?

L’élève justifie une solution déjà donnée par des arguments
Le professeur impose la stratégie et fournit les supports de recherche
Le professeur remplace l’observation par une explication magistrale
L’élève conçoit ou contribue à concevoir la stratégie de résolution

L’élève conçoit ou contribue à concevoir la stratégie de résolution

Explication

Dans une démarche d’investigation, l’élève recherche activement la solution et participe à la conception des stratégies de résolution. Dans une démarche déductive, c’est le professeur qui fournit la stratégie et les supports de recherche.

13. Comment la démarche d’investigation contribue-t-elle à la construction des savoirs ?

Elle place l’élève dans une enquête où il recherche activement une solution
Elle transmet une procédure que l’élève applique à un exercice guidé
Elle remplace l’étude d’un problème par une série de définitions à apprendre
Elle demande à l’élève de retenir une conclusion présentée par l’enseignant

Elle place l’élève dans une enquête où il recherche activement une solution

Explication

La démarche d’investigation construit des connaissances et des compétences en plaçant l’élève face à une enquête ou à un problème à résoudre. Une procédure déjà transmise réduit la part de recherche active qui caractérise cette démarche.

14. Quelle succession correspond à une démarche scientifique en classe ?

Choisir une expérience, donner la conclusion, puis recueillir des données favorables
Observer, exprimer ses représentations, s’interroger, rechercher puis confronter les résultats
Mémoriser une conclusion, appliquer une consigne, puis observer un phénomène
Formuler une réponse, éviter les observations, puis confirmer son idée initiale

Observer, exprimer ses représentations, s’interroger, rechercher puis confronter les résultats

Explication

La démarche scientifique articule l’observation, l’expression des représentations, le questionnement, la recherche de réponses et leur confrontation aux observations ou aux résultats. Les autres séquences négligent le questionnement ou organisent les étapes pour confirmer une idée préalable.

15. Quels éléments une séance de sciences doit-elle associer ?

Une expérience, une correction et une évaluation sommative
Une définition, une note et un exercice d’application
Une compétence, une démarche et un savoir
Une question, une réponse attendue et une fiche de mémorisation

Une compétence, une démarche et un savoir

Explication

Une séance de sciences associe explicitement une compétence, une démarche et un savoir. Une activité isolée ou une succession d’outils pédagogiques ne rend pas compte de cette articulation fondamentale.

16. À quel domaine et à quel objectif se rattache la séquence sur les mouches et les asticots ?

À la nutrition animale, pour comparer les régimes alimentaires des mouches
À l’écologie, pour étudier les relations entre les asticots et leur milieu
Au développement animal, pour décrire les étapes de la fécondation à la naissance
À la classification, pour distinguer les insectes selon leur nombre de pattes

Au développement animal, pour décrire les étapes de la fécondation à la naissance

Explication

Cette séquence relève du domaine « reproduction, croissance et développement » et vise la description des étapes du développement animal, de la fécondation à la naissance. Elle ne porte pas principalement sur l’alimentation, les relations écologiques ou la classification.

17. Pourquoi la problématique « Comment évoluent ces larves ? » est-elle adaptée à la séquence sur les asticots ?

Elle demande de comparer plusieurs espèces sans étudier leur développement
Elle affirme que les larves deviendront des mouches avant l’observation
Elle reste ouverte sans supposer d’emblée le devenir des larves
Elle oriente les élèves vers une recherche documentaire sur les insectes

Elle reste ouverte sans supposer d’emblée le devenir des larves

Explication

Cette formulation permet aux élèves d’enquêter sur l’évolution des larves sans connaître à l’avance la réponse. Affirmer dès la question que les asticots deviennent des mouches orienterait déjà leur conclusion et réduirait l’ouverture de la problématique.

18. Quelle activité est la plus pertinente pour vérifier une hypothèse sur le développement des asticots ?

Lire une définition du cycle de vie puis recopier sa conclusion
Consulter un site Internet sans mettre en place de manipulation
Interroger les élèves sur leurs souvenirs sans suivre les larves
Élever les asticots et observer directement leur évolution

Élever les asticots et observer directement leur évolution

Explication

L’élevage associé à l’observation directe permet aux élèves d’attendre et de constater eux-mêmes les transformations des asticots afin de confronter leur hypothèse aux résultats. Une recherche Internet seule apporte des informations, mais elle ne constitue pas une expérience directe de développement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 35 flashcards sur Faire des sciences à l’école.

Qu'est-ce qu'une expérience scientifique ?

Une confrontation d'une hypothèse au réel avec protocole, observations et résultats.

Quelle est la première étape d'une activité scientifique scolaire ?

Formuler une problématique.

Quelle étape suit la formulation d'une problématique dans une activité scientifique scolaire ?

Proposer une hypothèse.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Faire des sciences à l’école.

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