QCM : Fondamentaux de la statistique — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle propriété caractérise la variance d’une série statistique ?

Elle est égale à la racine carrée de la moyenne des observations
Elle correspond à la différence entre la valeur maximale et la valeur minimale
Elle est positive ou nulle et vaut zéro si toutes les observations sont identiques
Elle est toujours négative et vaut zéro quand les valeurs sont très dispersées

Elle est positive ou nulle et vaut zéro si toutes les observations sont identiques

Explication

La variance est calculée à partir des écarts à la moyenne mis au carré ; elle est donc positive ou nulle et devient nulle lorsque toutes les observations sont identiques. La racine carrée de la variance définit l’écart-type, tandis que la différence entre les extrêmes définit l’étendue.

2. Quel paramètre de position résume une série statistique par une valeur représentative notée μ\mu pour une population et MM pour un échantillon ?

La médiane
La moyenne
Le mode
Le quantile

La moyenne

Explication

La moyenne fournit une valeur représentative de la série et se note μ\mu pour une population ou MM pour un échantillon. La médiane correspond plutôt à une position centrale dans une série ordonnée.

3. Quelle proportion des observations se trouve approximativement dans l’intervalle interquartile entre Q1Q_1 et Q3Q_3 ?

Environ 50 % des observations
Environ 100 % des observations
Environ 75 % des observations
Environ 25 % des observations

Environ 50 % des observations

Explication

L’intervalle interquartile [Q1;Q3][Q_1;Q_3] contient environ la moitié des observations. L’étendue, contrairement à l’intervalle interquartile, couvre la plage allant du minimum au maximum.

4. Quel est l’objet principal de la théorie de la détection du signal ?

Mesurer la fréquence à laquelle un signal apparaît dans une population donnée
Décrire les normes utilisées pour présenter les résultats d’une étude
Calculer la différence moyenne entre deux groupes après une expérience
Évaluer la capacité à déterminer correctement si un signal est présent ou absent

Évaluer la capacité à déterminer correctement si un signal est présent ou absent

Explication

La théorie de la détection du signal étudie la capacité à distinguer correctement la présence et l’absence d’un signal. Elle ne se limite pas à compter les occurrences du signal ni à comparer des moyennes.

5. Quelle approche statistique cherche à déterminer avec quelle probabilité un phénomène observé dépasse les observations étudiées ?

L’analyse multivariée
La statistique inférentielle
La statistique descriptive
L’approche corrélationnelle

La statistique inférentielle

Explication

La statistique inférentielle vise à généraliser au-delà des observations étudiées en évaluant la probabilité qu’un phénomène les dépasse. La statistique descriptive se limite au résumé des données observées, sans effectuer cette généralisation.

6. Sur quoi repose l’inférence fréquentiste présentée ici ?

Sur une probabilité initiale actualisée par chaque nouvelle observation recueillie
Sur la classification des réponses en détections correctes et en fausses alarmes
Sur la probabilité d’un trouble conditionnellement à la présence d’un symptôme
Sur une hypothèse de référence et la probabilité d’observer les données sous cette hypothèse

Sur une hypothèse de référence et la probabilité d’observer les données sous cette hypothèse

Explication

L’approche fréquentiste part d’une hypothèse considérée comme étalon de la population et examine la probabilité des données sous cette hypothèse. L’actualisation d’une probabilité par de nouvelles observations caractérise plutôt l’approche bayésienne.

7. Dans une étude sur les habitudes de lecture des étudiants d’une université, quel ensemble constitue la population ?

Les réponses obtenues dans le questionnaire
Les étudiants effectivement interrogés
Les variables mesurées chez les participants
Tous les étudiants auxquels l’étude s’intéresse

Tous les étudiants auxquels l’étude s’intéresse

Explication

La population est l’ensemble des individus ou observations visé par l’étude, ici tous les étudiants concernés. Les étudiants interrogés forment plutôt l’échantillon effectivement mesuré.

8. Que permet de faire le théorème de Bayes dans une démarche d’inférence ?

Intégrer de nouvelles données dans l’estimation d’une probabilité conditionnelle
Déterminer la moyenne d’un échantillon sans tenir compte des observations nouvelles
Classer les réponses positives d’un test selon quatre catégories de détection
Évaluer la probabilité des données en conservant une hypothèse de référence inchangée

Intégrer de nouvelles données dans l’estimation d’une probabilité conditionnelle

Explication

Le théorème de Bayes permet d’actualiser l’estimation d’une probabilité conditionnelle à partir de nouvelles données. L’approche fondée sur une hypothèse de référence et la probabilité des données correspond plutôt au raisonnement fréquentiste.

9. Une chercheuse résume les résultats recueillis dans un tableau et par des indicateurs synthétiques, sans chercher à généraliser à une population plus large : quelle approche utilise-t-elle ?

L’approche corrélationnelle
La statistique inférentielle
La statistique descriptive
L’analyse multivariée

La statistique descriptive

Explication

La statistique descriptive décrit et résume les données effectivement observées. La statistique inférentielle aurait pour objectif d’étendre les conclusions au-delà des observations recueillies.

10. Dans une enquête, le niveau d’études est le caractère étudié et « licence » est une valeur possible : comment appelle-t-on « licence » ?

Une population
Un échantillon
Une variable continue
Une modalité

Une modalité

Explication

Une modalité est l’une des valeurs que peut prendre un caractère ou une variable, comme « licence » pour le niveau d’études. Le niveau d’études constitue ici le caractère étudié.

11. Une enquête classe la satisfaction en « faible », « moyenne » et « élevée », sans supposer que les écarts entre ces niveaux soient identiques : quelle échelle est utilisée ?

Une échelle de rapport
Une échelle nominale
Une échelle ordinale
Une échelle numérique

Une échelle ordinale

Explication

L’échelle ordinale organise les modalités selon un ordre, tout en laissant indéterminés les écarts entre elles. Une échelle nominale ne fournit pas d’ordre, alors qu’une échelle numérique suppose des intervalles constants.

12. Des chercheurs recueillent des données auprès de 300 personnes sélectionnées parmi les habitants d’une ville : que représentent ces 300 personnes ?

L’échantillon de l’étude
Les modalités de la variable
La population de référence
Les caractéristiques étudiées

L’échantillon de l’étude

Explication

L’échantillon est le groupe d’individus sur lequel les données ont été recueillies. La population de référence correspond à l’ensemble des habitants auxquels l’étude s’intéresse.

13. Quelle propriété distingue une échelle numérique d’une échelle ordinale ?

Elle autorise des catégories dépourvues de valeur quantitative
Elle ordonne les modalités sans mesurer leurs écarts
Elle regroupe des catégories sans relation d’ordre
Elle possède des intervalles constants entre les modalités

Elle possède des intervalles constants entre les modalités

Explication

Une échelle numérique combine un ordre entre les modalités et des intervalles constants entre elles. Une échelle ordinale établit bien un ordre, mais ses écarts ne sont pas nécessairement constants.

14. Quelle caractéristique définit une échelle nominale ?

Ses modalités ont un zéro absolu interprétable
Ses modalités ne possèdent pas de relation d’ordre
Ses modalités permettent des rapports multiplicatifs
Ses modalités sont ordonnées avec des écarts constants

Ses modalités ne possèdent pas de relation d’ordre

Explication

Une échelle nominale regroupe des catégories qui ne sont pas intrinsèquement quantitatives et ne sont pas ordonnées. Une échelle ordinale introduit un ordre, tandis que les échelles numériques ajoutent des intervalles constants.

15. Comment calcule-t-on l’étendue d’une série statistique ?

En soustrayant la valeur minimale de la valeur maximale
En mesurant les écarts autour de la moyenne
En divisant la valeur maximale par la valeur minimale
En calculant la moyenne des valeurs extrêmes

En soustrayant la valeur minimale de la valeur maximale

Explication

L’étendue est égale à la valeur maximale moins la valeur minimale et utilise donc les deux modalités extrêmes. La mesure des écarts autour de la moyenne correspond plutôt à une idée liée à la variance ou à l’écart-type.

16. En psychologie, que permet d’évaluer la théorie de la détection du signal appliquée à un test ?

La capacité du test à mesurer la fréquence générale des symptômes dans une population
La capacité du test à garantir une réponse identique chez tous les patients
La capacité du test à établir la cause biologique précise d’un trouble
La capacité du test à prédire la présence ou l’absence d’un trouble

La capacité du test à prédire la présence ou l’absence d’un trouble

Explication

Appliquée à un test psychologique, cette théorie évalue si le test prédit correctement la présence ou l’absence d’un trouble. Elle ne permet pas à elle seule d’établir la cause biologique du trouble.

17. Dans une série statistique ordonnée comportant un effectif pair NN, où se situe la médiane ?

À la position 2N2N
À la position N/2+0,5N/2 + 0,5
À la position N/2N/2
À la position (N+1)/2(N+1)/2

À la position $$N/2 + 0,5$$

Explication

Lorsque l’effectif est pair, la médiane est définie par la position centrale N/2+0,5N/2 + 0,5. La position N/2N/2 désigne une position entière et ne traduit pas directement cette définition.

18. Dans une série statistique, que désigne le mode ?

La valeur ou modalité la plus fréquente
La valeur située au centre de la série ordonnée
La différence entre les valeurs extrêmes
La moyenne de toutes les observations

La valeur ou modalité la plus fréquente

Explication

Le mode est la valeur ou la modalité qui apparaît le plus fréquemment dans la série. La valeur centrale relève de la médiane, tandis que la différence entre les extrêmes mesure l’étendue.

19. Chez 100 patients, 20 ont les symptômes et le trouble, tandis que 10 ont les symptômes sans le trouble : quelle est la probabilité d’avoir le trouble sachant que les symptômes sont présents ?

0,20, car elle correspond à la proportion de patients ayant les symptômes et le trouble
0,80, car elle correspond à la proportion de patients ayant le trouble parmi tous les patients symptomatiques
Environ 0,67, car elle se calcule par 2020+10\frac{20}{20+10}
0,25, car elle se calcule par 2020+65\frac{20}{20+65}

Environ 0,67, car elle se calcule par $$\frac{20}{20+10}$$

Explication

Parmi les 30 patients présentant les symptômes, 20 ont aussi le trouble, donc la probabilité conditionnelle vaut 2020+10≈0,67\frac{20}{20+10} \approx 0,67. Cette valeur ne représente pas la proportion de tous les patients ayant le trouble dans l’ensemble de l’échantillon.

20. Quelle relation existe entre l’écart-type et la variance ?

L’écart-type est la différence entre variance et moyenne
L’écart-type est le carré de la variance
L’écart-type est la moyenne des écarts non transformés
L’écart-type est la racine carrée de la variance

L’écart-type est la racine carrée de la variance

Explication

L’écart-type s’obtient en prenant la racine carrée de la variance et exprime la dispersion dans l’unité de la variable. Le carré de la variance ne correspond pas à cette mesure de dispersion.

21. Dans quel cas les statistiques jouent-elles un rôle d’aide à la décision en psychologie ?

Pour estimer si un symptôme correspond probablement à un trouble effectif
Pour recueillir des observations sans examiner les différences entre les groupes
Pour établir des normes de présentation indépendantes des résultats scientifiques
Pour remplacer l’évaluation clinique par une décision fondée sur un seul symptôme

Pour estimer si un symptôme correspond probablement à un trouble effectif

Explication

Les statistiques aident notamment à estimer la probabilité qu’un symptôme corresponde à un trouble et à évaluer des différences significatives. Elles ne remplacent pas l’évaluation clinique par l’examen isolé d’un symptôme.

22. Quel traitement statistique est principalement approprié à une variable mesurée sur une échelle nominale ?

Calculer une moyenne et interpréter les écarts
Interpréter les rapports multiplicatifs entre valeurs
Calculer des effectifs, des fréquences et des pourcentages
Comparer des intervalles numériques constants

Calculer des effectifs, des fréquences et des pourcentages

Explication

Les échelles nominales permettent principalement le comptage ainsi que le calcul des fréquences et des pourcentages. La moyenne et l’interprétation des écarts exigent une échelle numérique dotée d’intervalles constants.

23. Un signal est absent et l’opérateur répond « oui » : comment cette réponse est-elle classée ?

Comme une fausse alarme
Comme une détection correcte
Comme une omission
Comme un rejet correct

Comme une fausse alarme

Explication

Une réponse positive alors que le signal est absent constitue une fausse alarme. Une omission correspond plutôt à une réponse négative lorsqu’un signal est présent.

24. Dans l’approche fréquentiste présentée, quand une observation suggère-t-elle un échantillon différent de la population initiale ?

Lorsque la taille de l’échantillon est inférieure à 5 observations indépendamment des données
Lorsque l’observation confirme l’hypothèse de référence avec une probabilité élevée
Lorsque sa probabilité sous l’hypothèse de référence est supérieure à 0,50
Lorsque sa probabilité sous l’hypothèse de référence est inférieure à 0,05

Lorsque sa probabilité sous l’hypothèse de référence est inférieure à 0,05

Explication

Selon la règle présentée, une probabilité inférieure à 0,05 sous l’hypothèse de référence indique que l’observation témoigne d’un échantillon différent de la population initiale. Une probabilité élevée sous cette hypothèse ne fournit pas ce même indice.

25. Que recouvre le terme « statistique » dans son sens général ?

La mesure numérique des phénomènes sans analyse ni présentation des résultats
La comparaison de populations au moyen de tests sans collecte préalable de données
Les données recueillies ainsi que leur recueil, traitement, interprétation et compte rendu
La formulation d’hypothèses théoriques indépendamment de toute donnée empirique

Les données recueillies ainsi que leur recueil, traitement, interprétation et compte rendu

Explication

La statistique désigne à la fois les données recueillies et l’ensemble des activités permettant de les recueillir, traiter, interpréter et présenter. La mesure numérique seule ne couvre donc pas toutes les opérations incluses dans cette notion.

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Que désigne la statistique ?

L'ensemble des données recueillies et l'activité liée à ces données.

Quel est le rôle principal des statistiques en psychologie ?

Elles aident à la décision pour diagnostiquer et évaluer des troubles.

À quoi servent les normes APA ?

À établir un consensus sur la présentation et les données scientifiques.

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