QCM : Fondements de la psychologie sociale (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition de la psychologie sociale correspond à celle proposée par Gordon Willard Allport ?

L’étude des sociétés et de leurs institutions plutôt que des individus en situation
L’étude de l’influence des groupes physiquement présents sur les comportements observables
L’étude des pensées individuelles sans considérer les sentiments ni les conduites
L’étude de l’influence de la présence réelle ou imaginée d’autrui sur les pensées, les sentiments et les comportements

L’étude de l’influence de la présence réelle ou imaginée d’autrui sur les pensées, les sentiments et les comportements

Explication

La définition d’Allport porte sur l’influence de la présence réelle, imaginaire, implicite ou explicite des autres sur les pensées, les sentiments et les comportements. La présence physique restreint à tort cette influence, les conduites seules en omettent deux dimensions, et l’étude des institutions déplace l’objet vers la société.

2. Une chercheuse veut vérifier si la présence d’un observateur modifie la prise de parole en groupe. Quelle démarche correspond à une démarche expérimentale en psychologie sociale ?

Modifier à la fois la taille du groupe et la présence de l’observateur sans distinguer leurs effets
Observer les échanges spontanés sans isoler de variable pour tester une hypothèse
Recueillir les opinions des participants sans formuler d’hypothèse à tester
Isoler la présence de l’observateur comme variable afin de tester une hypothèse sur les prises de parole

Isoler la présence de l’observateur comme variable afin de tester une hypothèse sur les prises de parole

Explication

La démarche expérimentale isole certaines variables pour tester des hypothèses portant sur la réalité sociale. Décrire des opinions ne teste pas l’hypothèse, modifier plusieurs facteurs confond leurs effets, et observer sans isoler de variable ne suit pas la procédure expérimentale visée.

3. Une étude cherche à comprendre comment une personne se forme une image d’elle-même et perçoit les autres. Quel niveau d’explication privilégie-t-elle ?

Le niveau intergroupes
Le niveau idéologique ou culturel
Le niveau intra-individuel
Le niveau interpersonnel

Le niveau intra-individuel

Explication

Le niveau intra-individuel examine les processus et mécanismes cognitifs internes liés à la perception de soi et des autres. Le niveau interpersonnel porte sur les relations entre personnes, le niveau intergroupes sur les relations entre groupes, et le niveau idéologique ou culturel sur les systèmes de pensée et les cultures.

4. Des chercheurs observent comment les membres d’une équipe négocient un compromis entre eux. Quel niveau d’explication correspond à leur objet d’étude ?

Le niveau intergroupes
Le niveau interpersonnel
Le niveau intra-individuel
Le niveau idéologique ou culturel

Le niveau interpersonnel

Explication

Le niveau interpersonnel porte sur les relations entre individus ou au sein d’un groupe, comme une négociation entre collègues. Les mécanismes internes relèvent de l’intra-individuel, les relations entre groupes du niveau intergroupes, et les modèles de pensée du niveau idéologique ou culturel.

5. Une enquête compare les relations entre deux groupes en tenant compte de leur statut social et de leurs conflits. Quel niveau d’explication mobilise-t-elle ?

Le niveau idéologique ou culturel
Le niveau interpersonnel
Le niveau intra-individuel
Le niveau intergroupes

Le niveau intergroupes

Explication

Le niveau intergroupes étudie les relations entre groupes, notamment selon leur statut social et leurs conflits. Les relations au sein d’un groupe relèvent du niveau interpersonnel, les mécanismes cognitifs internes de l’intra-individuel, et les systèmes de pensée du niveau idéologique ou culturel.

6. Une personne hésite sur ce qu’elle ressent pour un collègue et observe qu’elle cherche souvent à passer du temps avec lui. Selon l’auto-perception de Daryl Bem, comment peut-elle inférer son état interne ?

En interprétant son rythme cardiaque comme mesure de son attirance
En consultant directement ses sentiments, sans tenir compte de son comportement
En interprétant son comportement pour déduire ce qu’elle ressent
En déduisant ses sentiments de l’opinion que ses collègues ont d’elle

En interprétant son comportement pour déduire ce qu’elle ressent

Explication

L’auto-perception consiste à inférer ses états internes à partir de son comportement lorsque l’on ne sait pas directement ce que l’on ressent. L’accès direct aux sentiments, l’opinion d’autrui et la mesure physiologique correspondent à d’autres voies d’explication.

7. Dans une expérience inspirée de Valins, deux groupes évaluent les mêmes photographies en entendant un rythme cardiaque présenté comme le leur : il varie pour le premier groupe et reste constant pour le second. Quel résultat est attendu ?

Les deux groupes attribuent le même niveau d’attirance
Le premier groupe juge les photographies plus attirantes
Le premier groupe juge les photographies moins attirantes
Le second groupe juge les photographies plus attirantes

Le premier groupe juge les photographies plus attirantes

Explication

Dans l’expérience de Valins, les participants exposés à un rythme présenté comme variable évaluent les photographies comme plus attirantes que ceux qui entendent un rythme constant. L’option « rythme constant » inverse cette comparaison, tandis que les autres écartent la différence rapportée.

8. Des juges discutent ensemble de décisions de peine afin de parvenir à des jugements qu’ils estiment justes. Quel phénomène peut contribuer à rendre les peines moins variables ?

La polarisation des décisions vers des peines plus extrêmes
La normalisation des décisions au cours des discussions
La différenciation des décisions selon le statut des groupes
La diminution de l’attention médiatique portée aux procès

La normalisation des décisions au cours des discussions

Explication

La normalisation désigne l’ajustement des décisions de juges qui discutent pour être justes, ce qui contribue à réduire la variabilité des peines. La polarisation vers des extrêmes, la baisse de l’attention médiatique et la différenciation entre groupes décrivent d’autres mécanismes.

9. Après une période où les peines sont devenues plus intenses et appliquées plus rapidement, l’actualité judiciaire est supplantée par d’autres événements. Quelle évolution de l’intensité des peines est rapportée ?

Elle demeure au niveau élevé atteint pendant la période précédente
Elle diminue lorsque d’autres événements remplacent l’actualité judiciaire
Elle devient plus variable sans que son intensité évolue
Elle augmente encore lorsque d’autres événements remplacent l’actualité judiciaire

Elle diminue lorsque d’autres événements remplacent l’actualité judiciaire

Explication

Après l’intensification des peines et leur application plus rapide, leur intensité a diminué lorsque l’actualité judiciaire a été remplacée par d’autres événements. Une intensification durable confond cette évolution avec la phase initiale, et la variabilité n’est pas l’évolution décrite ici.

10. Lors d’une épreuve de raisonnement verbal, on rappelle à des participantes noires un stéréotype négatif visant leur groupe juste avant le test. Quel effet la menace de confirmer ce stéréotype peut-elle produire ?

Renforcer leur confiance et améliorer leur performance
Réduire la performance de tous les groupes de façon identique
Libérer la mémoire de travail et laisser la performance inchangée
Mobiliser la mémoire de travail et réduire leur performance

Mobiliser la mémoire de travail et réduire leur performance

Explication

La menace de confirmer un stéréotype négatif peut mobiliser la mémoire de travail et réduire la performance des personnes visées. L’amélioration de la performance inverse l’effet, la baisse identique chez les groupes néglige la différence décrite et la mémoire de travail n’est pas libérée.

11. Une équipe compare les résultats de deux groupes à un test d’intelligence après avoir neutralisé les effets sociaux et économiques. Quel résultat correspond au constat rapporté ?

Des résultats encore nettement différents entre les groupes
Une égalité des conditions, sans comparaison des résultats aux tests
Des résultats similaires entre les groupes
Un avantage systématique du groupe auparavant moins performant

Des résultats similaires entre les groupes

Explication

Lorsque les effets sociaux et économiques sont neutralisés, les résultats des groupes comparés aux tests d’intelligence deviennent similaires. Le maintien d’un écart ou l’attribution d’un avantage inné contredit ce constat; l’égalité des conditions sociales ne décrit pas le résultat des tests.

12. Quelle idée définit la croyance en un monde juste chez Lerner ?

Les événements surviennent au hasard, indépendamment des actions
Les bonnes actions sont récompensées, mais les mauvaises ne sont pas punies
Le monde a un sens moral, et chacun mérite ce qu’il reçoit
Les résultats dépendent du mérite individuel, sans ordre moral du monde

Le monde a un sens moral, et chacun mérite ce qu’il reçoit

Explication

La croyance en un monde juste suppose que les événements ne surviennent pas au hasard, que le monde possède un sens moral et que chacun mérite ce qu’il reçoit, les bonnes actions étant récompensées et les mauvaises punies. Le hasard nie cet ordre, tandis que les deux autres réponses en proposent des versions incomplètes.

13. Un observateur assiste à une injustice envers une victime, mais ne peut pas intervenir ni changer la situation. Pour préserver sa croyance en un monde juste, quelle réaction peut-il adopter ?

Abandonner sa croyance en un monde juste face aux faits
Dévaloriser la victime pour rendre la situation plus acceptable
Valoriser la victime afin de souligner le caractère injuste
Intervenir pour corriger l’injustice et protéger la victime

Dévaloriser la victime pour rendre la situation plus acceptable

Explication

Lorsqu’ils ne peuvent modifier une situation injuste, certains observateurs dévalorisent la victime afin de préserver leur croyance en un monde juste. L’intervention suppose qu’ils puissent changer la situation, l’abandon de la croyance ne la préserve pas et valoriser la victime ne la dévalorise pas.

14. Deux explications sont proposées pour le comportement d’un élève : l’une l’attribue aux réactions sociales qui le renforcent, l’autre tient aussi compte de sa réflexion sur le contexte avant d’agir. Laquelle relève de l’approche néo-behavioriste ?

Celle qui explique l’action par une récompense immédiate
Celle qui explique l’action par les renforcements sociaux
Celle qui tient compte de sa réflexion sur le contexte
Celle qui explique l’action par une punition antérieure

Celle qui tient compte de sa réflexion sur le contexte

Explication

L’approche néo-behavioriste ajoute la réflexion de l’individu sur le contexte, tandis que le behaviorisme met l’accent sur les renforcements sociaux. Attribuer cette réflexion au behaviorisme confond les deux approches; la réduire à une récompense ou à une punition ne rend pas compte de cette distinction.

15. Un adolescent observe une personne qu’il admire adopter une manière de résoudre un problème, puis reproduit cette conduite. Quel mécanisme décrit le mieux cet apprentissage selon Bandura ?

La récompense d’un comportement jugé approprié
La punition d’un comportement jugé inadéquat
La réflexion sur le contexte avant de choisir une conduite
L’observation de l’environnement et l’imitation d’un modèle important

L’observation de l’environnement et l’imitation d’un modèle important

Explication

Selon Bandura, l’apprentissage social repose notamment sur l’observation de l’environnement et l’imitation de modèles jugés importants. La récompense et la punition renvoient aux renforcements, tandis que la réflexion sur le contexte caractérise la distinction néo-behavioriste.

16. Dans une étude de perception, des enfants de milieux sociaux différents reproduisent de mémoire des objets après les avoir vus. Quel résultat est attendu pour les pièces de monnaie chez les enfants issus d’un milieu défavorisé ?

Ils reproduisent les pièces avec une taille plus exacte
Ils surestiment davantage les disques en carton
Ils les reproduisent en les faisant davantage trop grandes
Ils les reproduisent en les faisant davantage trop petites

Ils les reproduisent en les faisant davantage trop grandes

Explication

Les enfants issus d’un milieu défavorisé surestiment davantage la taille des pièces, auxquelles ils attribuent une valeur importante. La réponse qui attribue cet effet aux enfants favorisés inverse le milieu concerné; celle qui parle de sous-estimation inverse le sens du biais, et les disques ne sont pas l’objet de ce résultat précis.

17. Une équipe compare les estimations de taille d’objets de types différents auprès d’enfants issus de milieux sociaux différents. Quelle conclusion générale l’étude de Bruner et Broodman permet-elle de tirer ?

La perception de la taille dépend du milieu social, sans lien avec le type d’objet
La perception de la taille dépend conjointement du type d’objet et du milieu social
La perception de la taille dépend du type d’objet, sans lien avec le milieu social
La perception de la taille dépend de la mémoire, sans rôle du type d’objet ni du milieu social

La perception de la taille dépend conjointement du type d’objet et du milieu social

Explication

L’étude met en évidence l’influence conjointe du type d’objet et du milieu social sur la perception de sa taille. Ne retenir que l’un de ces facteurs omet l’autre; invoquer la mémoire seule confond la tâche de reproduction avec le résultat général sur la perception.

18. Comment définir une représentation sociale élaborée par un groupe à propos d’un objet important ?

Une connaissance commune qui crée une réalité partagée et guide l’action
Une opinion individuelle qui exprime une préférence personnelle
Une règle formelle qui impose des comportements identiques au groupe
Un savoir spécialisé qui décrit un objet sans orienter les conduites

Une connaissance commune qui crée une réalité partagée et guide l’action

Explication

Une représentation sociale est une connaissance commune qui contribue à construire une réalité partagée et à guider l’action en légitimant certains comportements. L’opinion individuelle néglige sa dimension collective, le savoir spécialisé sa production commune, et la règle formelle son rôle de représentation.

19. Dans une communauté, des explications de la folie mobilisent à la fois le péché, les esprits de la nature, le jugement moral et les émotions. Quel processus cela illustre-t-il chez Jodelet ?

La distance symbolique, qui organise les rapports entre individus
La réduction cognitive, qui ramène la folie à une seule croyance
La polyphasie cognitive, qui combine plusieurs registres de pensée
La médicalisation cognitive, qui unifie les explications de la folie

La polyphasie cognitive, qui combine plusieurs registres de pensée

Explication

La polyphasie cognitive désigne le recours à différents registres de pensée, notamment judéo-chrétien, animiste, moral et émotionnel. Le registre religieux unique réduit cette pluralité, la distance symbolique concerne les relations interpersonnelles, et l’explication médicale homogène n’est pas le processus décrit.

20. Dans une communauté, des patients sont logés dans des espaces séparés, tandis que des règles tacites limitent les échanges avec les habitants. Quelle distinction permet d’analyser ces deux formes de mise à distance ?

Les barrières symboliques et conscientes séparent les patients, les barrières matérielles et inconscientes organisent les relations
Les barrières matérielles et inconscientes séparent les patients, les barrières symboliques et conscientes organisent les relations
Les barrières matérielles et conscientes séparent les patients, les barrières symboliques et inconscientes organisent les relations
Les barrières relationnelles et conscientes séparent les patients, les barrières matérielles et inconscientes organisent les relations

Les barrières matérielles et conscientes séparent les patients, les barrières symboliques et inconscientes organisent les relations

Explication

Les barrières matérielles et conscientes séparent les patients de la communauté, tandis que les barrières symboliques et inconscientes structurent la distance interpersonnelle. Les autres associations confondent la nature des barrières ou inversent leurs dimensions consciente et inconsciente.

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Selon Gordon Willard Allport, que cherche à expliquer la psychologie sociale ?

L’influence de la présence réelle, imaginaire, implicite ou explicite des autres sur les pensées, les sentiments et les comportements individuels.

Qui a formulé la définition de la psychologie sociale portant sur l’influence des autres ?

Gordon Willard Allport.

Que permet d’isoler la démarche expérimentale en psychologie sociale ?

Certaines variables afin de tester des hypothèses sur la réalité sociale.

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