QCM : Fondements de la psychologie sociale — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la psychologie sociale selon Gordon Allport ?

Elle explique comment autrui influence les pensées, les sentiments et les comportements d’un individu.
Elle étudie les processus cognitifs d’une personne indépendamment de son environnement social.
Elle mesure les différences biologiques entre les individus appartenant à diverses populations.
Elle décrit principalement la structure et l’évolution des groupes sociaux dans une société.

Elle explique comment autrui influence les pensées, les sentiments et les comportements d’un individu.

Explication

Pour Allport, la psychologie sociale analyse l’influence de la présence réelle, imaginaire ou implicite d’autrui sur l’individu. L’étude de la structure des groupes sociaux relève davantage de la sociologie.

2. Une chercheuse examine ce que l’appartenance au groupe des femmes active chez une personne en termes de pensées et de sentiments : quelle discipline adopte-t-elle ?

La psychologie cognitive, car elle étudie les raisonnements sans prendre en compte l’appartenance sociale.
La psychologie sociale, car elle analyse les effets d’une appartenance collective sur une personne singulière.
La sociologie, car elle décrit les caractéristiques générales du groupe des femmes dans la société.
L’anthropologie biologique, car elle compare les caractéristiques physiques de différentes populations.

La psychologie sociale, car elle analyse les effets d’une appartenance collective sur une personne singulière.

Explication

La psychologie sociale s’intéresse à ce qu’une appartenance à un groupe produit chez une personne singulière, notamment dans ses pensées et ses sentiments. La sociologie privilégie l’étude du groupe social lui-même.

3. Quelle situation illustre une présence imaginaire d’autrui plutôt qu’une présence implicite ?

Une personne modifie son comportement sous la pression directe d’un groupe présent dans la pièce.
Une personne respecte un code de conduite intériorisé sans penser à une personne particulière.
Une personne renonce à parler par crainte du jugement d’un collègue absent qu’elle imagine.
Une personne suit une consigne écrite affichée devant elle sans envisager la réaction d’autrui.

Une personne renonce à parler par crainte du jugement d’un collègue absent qu’elle imagine.

Explication

La présence imaginaire repose sur l’anticipation du jugement d’autrui alors que cette personne est absente. La présence implicite agit plutôt par des normes ou des valeurs intériorisées, sans représentation explicite d’une personne.

4. À minuit, une conductrice s’arrête à un feu rouge alors qu’aucune autre personne n’est visible : quel mécanisme cette conduite illustre-t-elle ?

Une présence implicite fondée sur une norme sociale intériorisée.
Une présence imaginaire fondée sur le jugement anticipé d’un témoin absent.
Une présence réelle fondée sur la pression directe d’autres conducteurs.
Une décision individuelle détachée de toute influence sociale apprise.

Une présence implicite fondée sur une norme sociale intériorisée.

Explication

Le respect du feu rouge en l’absence de personnes visibles manifeste l’action d’une norme sociale intériorisée, ce qui correspond à une présence implicite. Il ne s’agit pas nécessairement d’imaginer le jugement d’un témoin précis.

5. Pourquoi R. Baumeister qualifie-t-il l’être humain d’animal culturel ?

Parce que les humains possèdent des capacités biologiques identiques dans toutes les sociétés.
Parce que la transmission culturelle dépend surtout de la compétition entre individus isolés.
Parce que la culture humaine résulte principalement d’un apprentissage individuel sans fondement évolutif.
Parce que la sélection naturelle a favorisé une psychè permettant de participer à la culture.

Parce que la sélection naturelle a favorisé une psychè permettant de participer à la culture.

Explication

Pour Baumeister, la psychè humaine a été sélectionnée par l’évolution de manière à permettre la participation à la culture. Cette conception ne réduit donc pas la culture à un apprentissage individuel dépourvu de base évolutive.

6. Quel effet caractérise la transmission culturelle sur le développement des sociétés humaines ?

Elle remplace la transmission entre générations par une adaptation propre à chaque individu.
Elle uniformise les rôles sociaux et diminue la productivité liée à la division du travail.
Elle limite la coopération aux petits groupes et réduit la spécialisation des rôles professionnels.
Elle accumule les progrès, soutient la coopération à grande échelle et accroît la productivité.

Elle accumule les progrès, soutient la coopération à grande échelle et accroît la productivité.

Explication

La culture permet de transmettre les acquis entre générations, de partager un système de significations et de différencier les rôles, ce qui favorise la coopération et la productivité. Elle ne supprime donc pas la spécialisation, mais contribue à son développement.

7. Quelle distinction oppose correctement le situationnisme au principe de construction en psychologie sociale ?

Le situationnisme insiste sur la situation, tandis que le principe de construction insiste sur son interprétation subjective.
Le situationnisme insiste sur les groupes, tandis que le principe de construction insiste sur les différences entre personnalités.
Le situationnisme insiste sur les intentions conscientes, tandis que le principe de construction insiste sur les comportements observables.
Le situationnisme insiste sur les traits individuels, tandis que le principe de construction insiste sur les forces biologiques.

Le situationnisme insiste sur la situation, tandis que le principe de construction insiste sur son interprétation subjective.

Explication

Le situationnisme met l’accent sur les caractéristiques de la situation, alors que le principe de construction porte sur la manière subjective dont elle est interprétée. Confondre ce dernier avec l’étude des traits individuels revient à déplacer l’analyse vers la personnalité.

8. Comment définir un individu ou un groupe considéré comme un système en tension ?

Il réagit à une situation selon une représentation subjective sans influence des forces opposées.
Il compare les bénéfices sociaux d’une action avant de choisir une réponse adaptée.
Il est soumis à un équilibre ou à un déséquilibre entre des forces qui favorisent ou freinent l’action.
Il possède des traits stables qui déterminent son comportement dans des contextes différents.

Il est soumis à un équilibre ou à un déséquilibre entre des forces qui favorisent ou freinent l’action.

Explication

Un système en tension résulte de la coexistence de forces motrices qui poussent à agir et de forces inhibitrices qui retiennent l’action. La présence de traits stables décrit plutôt une approche centrée sur la personnalité.

9. Selon la formule de Kurt Lewin, de quels facteurs le comportement dépend-il ?

De la personne et de l’environnement, selon la relation B=f(P,E)B=f(P,E).
De la motivation et de la récompense, selon la relation B=f(M,R)B=f(M,R).
De la personnalité et de la culture, selon la relation B=f(T,C)B=f(T,C).
De la situation objective et de la mémoire, selon la relation B=f(S,M)B=f(S,M).

De la personne et de l’environnement, selon la relation $$B=f(P,E)$$.

Explication

La formule de Lewin représente le comportement BB comme une fonction de la personne PP et de l’environnement EE. Elle ne réduit donc pas l’explication à la personnalité ni à une paire de variables motivationnelles.

10. Que désigne l’erreur fondamentale d’attribution lorsqu’une personne explique le comportement d’autrui ?

Une tendance à privilégier les traits, intentions ou efforts internes au détriment des causes externes.
Une tendance à privilégier les circonstances externes au détriment des intentions et des traits individuels.
Une tendance à expliquer son propre comportement par ses dispositions plutôt que par ses objectifs personnels.
Une tendance à attribuer les comportements collectifs aux normes culturelles plutôt qu’aux décisions individuelles.

Une tendance à privilégier les traits, intentions ou efforts internes au détriment des causes externes.

Explication

L’erreur fondamentale d’attribution consiste à sous-évaluer les causes externes et à surestimer les dispositions internes de l’acteur. La deuxième réponse décrit plutôt une analyse situationniste, qui accorde davantage de poids au contexte.

11. Dans quels contextes l’erreur fondamentale d’attribution tend-elle à être moins marquée ou parfois inversée ?

Dans des contextes individualistes et des échantillons issus de populations WEIRD.
Dans des contextes expérimentaux où les participants connaissent les intentions de l’acteur.
Dans des contextes collectivistes comme l’Inde, le Japon et la Chine.
Dans des contextes où les traits de personnalité sont évalués par plusieurs observateurs.

Dans des contextes collectivistes comme l’Inde, le Japon et la Chine.

Explication

Cette erreur est généralement plus faible, et parfois inversée, dans certains contextes collectivistes tels que l’Inde, le Japon et la Chine. Les populations individualistes et les échantillons WEIRD sont au contraire associés à une manifestation plus forte du biais.

12. Dans le dilemme du prisonnier, quel résultat est associé à l’habillage « Wall Street game » ou « Community game » ?

L’habillage modifie fortement la coopération, de sorte que la situation peut peser davantage que la personnalité.
L’habillage modifie peu la coopération, car les traits de personnalité déterminent principalement les choix des participants.
L’habillage augmente la coopération dans les deux cas, indépendamment du sens social attribué au jeu.
L’habillage affecte surtout la mémorisation des règles, sans modifier les décisions stratégiques des participants.

L’habillage modifie fortement la coopération, de sorte que la situation peut peser davantage que la personnalité.

Explication

Les appellations données au jeu modifient fortement le niveau de coopération, ce qui montre la puissance des forces situationnelles. Cette conclusion contredit l’idée que les choix seraient principalement fixés par les traits de personnalité.

13. Quelle différence caractérise le mieux la psychologie sociale et la psychologie de la personnalité ?

La psychologie sociale étudie les forces situationnelles, tandis que la psychologie de la personnalité étudie les différences stables entre individus.
La psychologie sociale étudie les processus biologiques, tandis que la psychologie de la personnalité étudie les interactions entre groupes sociaux.
La psychologie sociale étudie les intentions individuelles, tandis que la psychologie de la personnalité étudie les effets des contextes culturels.
La psychologie sociale étudie les différences stables, tandis que la psychologie de la personnalité étudie principalement les normes de la situation.

La psychologie sociale étudie les forces situationnelles, tandis que la psychologie de la personnalité étudie les différences stables entre individus.

Explication

La psychologie sociale met l’accent sur l’influence des situations, alors que la psychologie de la personnalité s’intéresse aux traits et tempéraments relativement stables. Les autres réponses inversent cette distinction ou remplacent ses objets par des thèmes non caractéristiques.

14. Quels besoins fondamentaux sont regroupés dans le modèle de Fiske ?

L’appartenance, la compréhension, le contrôle, la valorisation de soi et la confiance envers autrui.
La curiosité, la prudence, l’attachement, l’expression émotionnelle et la protection du groupe.
La coopération, l’imitation, la conformité, la reconnaissance sociale et la réduction des conflits.
La sécurité, la réussite, l’autonomie, la compétition et la recherche de récompenses matérielles.

L’appartenance, la compréhension, le contrôle, la valorisation de soi et la confiance envers autrui.

Explication

Le modèle de Fiske regroupe cinq besoins : appartenance, compréhension, maîtrise ou contrôle, valorisation de soi et confiance envers autrui. Les autres listes contiennent des motivations psychologiques plausibles, mais elles ne correspondent pas à cette organisation précise.

15. Dans une situation d’aide, comment peut-on rendre l’action plus probable ?

En amplifiant les forces motrices ou en réduisant les forces inhibitrices qui entravent l’intervention.
En augmentant l’incertitude et la déresponsabilisation afin de provoquer une réaction rapide.
En diminuant l’empathie et les chances de réussite pour rendre la décision plus prudente.
En amplifiant les forces inhibitrices ou en réduisant les forces motrices qui soutiennent l’intervention.

En amplifiant les forces motrices ou en réduisant les forces inhibitrices qui entravent l’intervention.

Explication

L’aide devient plus probable lorsque les forces qui poussent à intervenir sont renforcées ou lorsque les obstacles à l’action sont diminués. Amplifier les forces inhibitrices produirait au contraire un frein à l’intervention.

16. Dans l’expérience « Stranger Danger », quel ensemble décrit correctement des forces motrices de l’intervention ?

La pression sociale, la recherche de prestige, la compétition et l’attente d’une récompense certaine.
La peur du ridicule, la peur du danger, l’incertitude et la déresponsabilisation face à la situation.
Le manque de temps, la crainte d’échouer, l’indifférence et la difficulté à identifier la personne en danger.
Les cris, l’empathie, les chances subjectives de réussite et une image de soi incompatible avec l’inaction.

Les cris, l’empathie, les chances subjectives de réussite et une image de soi incompatible avec l’inaction.

Explication

Les cris, l’empathie, les chances subjectives de réussir et une image de soi incompatible avec l’inaction favorisent l’intervention. La peur, l’incertitude et la déresponsabilisation appartiennent plutôt aux forces inhibitrices identifiées dans cette expérience.

17. Quelle démarche caractérise l’empirisme systématique en psychologie sociale ?

Des récits spontanés comparés à des exemples historiques de comportements sociaux
Des observations structurées associées à des hypothèses testées et à des analyses statistiques
Des témoignages individuels interprétés selon les intuitions du chercheur
Des impressions personnelles confrontées à des explications issues de la vie quotidienne

Des observations structurées associées à des hypothèses testées et à des analyses statistiques

Explication

L’empirisme systématique étudie les phénomènes sociaux au moyen d’observations structurées, d’une démarche hypothético-déductive, d’expérimentations et d’outils statistiques. Les explications spontanées de la vie quotidienne ne constituent pas une méthode empirique systématique.

18. En quoi la psychologie sociale se distingue-t-elle principalement des analyses ordinaires du comportement ?

Elle remplace l’étude des comportements par une analyse fondée sur les traditions culturelles
Elle cherche à prédire les conduites sans s’intéresser à leurs causes psychologiques
Elle examine les comportements avec la méthode scientifique malgré des préoccupations parfois similaires
Elle abandonne les jugements sur les comportements au profit d’une description purement biologique

Elle examine les comportements avec la méthode scientifique malgré des préoccupations parfois similaires

Explication

La psychologie sociale partage avec la vie quotidienne le souci de juger, d’expliquer et de prédire les comportements, mais elle s’appuie sur la méthode scientifique. Les analyses ordinaires sont davantage exposées aux biais de traitement de l’information.

19. Quelle condition permet de considérer une hypothèse comme falsifiable ?

Il est possible de préciser à l’avance quelle observation publique pourrait la rendre fausse
Elle doit être confirmée par plusieurs personnes avant d’être soumise à une observation
Elle doit produire une explication compatible avec chaque résultat observé après l’étude
Elle doit reposer sur une intuition convaincante avant toute collecte de données

Il est possible de préciser à l’avance quelle observation publique pourrait la rendre fausse

Explication

Une hypothèse est falsifiable lorsqu’une observation publique identifiable à l’avance pourrait montrer que la théorie est fausse. Une hypothèse compatible avec tous les résultats ne peut pas être véritablement mise à l’épreuve.

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Qu'impose la psychologie sociale selon G. Allport (1954) ?

Elle cherche à comprendre comment autrui influence pensées, sentiments et comportements.

Dans quel ouvrage G. Allport a-t-il défini la psychologie sociale en 1954 ?

Dans un travail publié en 1954 par G. Allport.

Que peut étudier la sociologie concernant les femmes ?

Les femmes comme un groupe social.

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