QCM : Édition du génome chez les plantes — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi un gène bactérien peut-il être utilisé pour produire une protéine dans une cellule végétale ?

Parce que les gènes bactériens possèdent déjà un promoteur végétal fonctionnel
Parce que les protéines bactériennes sont directement importées dans le noyau végétal
Parce que les cellules végétales remplacent l’ADN bactérien par de l’ARN
Parce que le code génétique est largement universel entre les organismes

Parce que le code génétique est largement universel entre les organismes

Explication

L’universalité du code génétique permet à une cellule végétale d’interpréter une séquence codante provenant d’une bactérie. La présence d’un promoteur végétal n’est toutefois pas garantie dans un gène bactérien et relève de la construction génétique.

2. Quel est le rôle principal d’un vecteur de transfert en transgenèse végétale ?

Régénérer une plante entière à partir d’une cellule isolée
Faire pénétrer un fragment d’ADN dans une cellule et son génome
Remplacer les croisements utilisés pour obtenir une variété commerciale
Mesurer la quantité de protéine produite par le transgène

Faire pénétrer un fragment d’ADN dans une cellule et son génome

Explication

Un vecteur de transfert introduit un fragment d’ADN dans la cellule, puis dans le génome végétal, grâce à une méthode biologique, physique ou chimique. La régénération et l’évaluation de l’expression sont des étapes distinctes de la transgenèse.

3. Quelle capacité permet de régénérer une plante entière à partir d’une cellule végétale ?

La sélection sur milieu nutritif
La transformation génétique
La multiplication de la construction génétique
La totipotence cellulaire

La totipotence cellulaire

Explication

La totipotence cellulaire désigne la capacité d’une cellule végétale à régénérer une plante entière. Elle ne doit pas être confondue avec la transformation, qui correspond à l’introduction de l’ADN.

4. Quelle succession décrit correctement les grandes étapes d’une transgenèse végétale classique ?

Transférer l’ADN, commercialiser la variété, isoler le gène, puis vérifier son expression
Identifier et isoler le gène, construire et multiplier l’ADN, transférer puis sélectionner, régénérer et évaluer
Multiplier les plantes, évaluer le gène, construire l’ADN, puis commencer les croisements
Régénérer une plante, identifier le gène, sélectionner les graines, puis transférer l’ADN

Identifier et isoler le gène, construire et multiplier l’ADN, transférer puis sélectionner, régénérer et évaluer

Explication

La démarche commence par l’identification et l’isolement du gène, suivis de sa construction, de sa multiplication, du transfert et de la sélection, puis de la régénération et de l’évaluation. Les croisements avec une variété commerciale interviennent après ces étapes.

5. À quel moment une construction génétique est-elle incorporée dans une variété commerciale au cours de la transgenèse classique ?

Pendant la multiplication de la construction génétique en laboratoire
Avant le transfert de l’ADN dans les cellules végétales
Après la régénération des plantes et l’évaluation de l’expression du gène
Avant l’identification et l’isolement du gène d’intérêt

Après la régénération des plantes et l’évaluation de l’expression du gène

Explication

L’incorporation dans une variété commerciale se fait par croisements après la régénération des plantes transformées et l’évaluation de l’expression du gène. Les autres étapes citées précèdent le transfert ou la validation des plantes obtenues.

6. Dans une transformation par Agrobacterium, quelle séquence d’événements est correcte ?

Les chocs électriques transfèrent l’ADN, puis Agrobacterium régénère les cellules végétales
La coculture provoque le transfert biologique, puis les cellules sont sélectionnées sur un milieu approprié
La sélection provoque le transfert biologique, puis les cellules sont cocultivées avec Agrobacterium
Les microparticules bombardent les cellules, puis la coculture élimine les cellules non transformées

La coculture provoque le transfert biologique, puis les cellules sont sélectionnées sur un milieu approprié

Explication

La coculture avec une suspension d’Agrobacterium transformé permet le transfert biologique de l’ADN, puis les cellules obtenues sont sélectionnées sur un milieu adapté. La sélection intervient donc après la transformation et ne réalise pas le transfert.

7. Quel mécanisme caractérise la biolistique ?

La perméabilisation des membranes par des impulsions électriques contrôlées
La diffusion facilitée de l’ADN à travers la membrane de protoplastes
Le transfert de l’ADN par une coculture avec une bactérie transformée
Le bombardement des tissus végétaux par des microparticules enrobées d’ADN

Le bombardement des tissus végétaux par des microparticules enrobées d’ADN

Explication

La biolistique introduit l’ADN en bombardant les tissus végétaux avec des microparticules qui en sont enrobées. La perméabilisation électrique correspond à l’électroporation, tandis que la coculture avec une bactérie relève d’Agrobacterium.

8. Quelle caractéristique distingue la transgenèse classique du ciblage génique ?

Elle insère généralement le transgène dans un locus défini par recombinaison homologue
Elle produit une insertion limitée à une seule copie intacte
Elle insère généralement le transgène de manière aléatoire, avec des insertions multiples possibles
Elle empêche les remaniements du transgène lors de son intégration

Elle insère généralement le transgène de manière aléatoire, avec des insertions multiples possibles

Explication

La transgenèse classique repose sur une insertion aléatoire par recombinaison illégitime et peut entraîner plusieurs insertions ainsi que des remaniements. Le ciblage génique, contrairement à cette approche, vise un locus déterminé par recombinaison homologue.

9. Pourquoi l’étude des effets génomiques de la transgenèse est-elle réalisée dans le cadre réglementaire européen ?

Elle sert à déterminer la séquence d’un transgène avant toute transformation cellulaire
Elle permet de remplacer les essais de stabilité du matériel génétique inséré
Elle participe à l’évaluation réglementaire des risques liés aux organismes génétiquement modifiés
Elle définit la méthode moléculaire utilisée pour obtenir chaque insertion

Elle participe à l’évaluation réglementaire des risques liés aux organismes génétiquement modifiés

Explication

L’analyse des effets génomiques de la transgenèse fait partie de l’évaluation des risques prévue par la réglementation européenne. Elle ne remplace pas la caractérisation moléculaire et ne détermine pas à elle seule la méthode d’insertion.

10. Quel est le rôle principal du DNA Damage Check Point après une cassure double-brin ?

Déclencher l’insertion d’un fragment exogène dans le locus endommagé
Restaurer directement la séquence d’ADN grâce à une ligature des extrémités
Ralentir ou arrêter le cycle cellulaire afin de laisser le temps de réparer l’ADN
Éliminer les régions répétées situées de part et d’autre de la cassure

Ralentir ou arrêter le cycle cellulaire afin de laisser le temps de réparer l’ADN

Explication

Le DNA Damage Check Point détecte les cassures double-brin et ralentit ou arrête le cycle cellulaire pendant la réparation. Les voies de réparation, et non le point de contrôle lui-même, restaurent directement l’ADN cassé.

11. Laquelle de ces situations correspond à une source possible de cassures double-brin de l’ADN ?

Une erreur de réplication ou l’exposition à des agents physiques et chimiques
Une recombinaison homologue réalisée entre deux séquences parfaitement appariées
Une expression accrue d’un gène après son insertion dans un locus défini
Une ligature d’extrémités dépourvues de toute micro-homologie

Une erreur de réplication ou l’exposition à des agents physiques et chimiques

Explication

Les cassures double-brin peuvent résulter d’erreurs de réplication, de dérivés réactifs de l’oxygène, des UV, de produits chimiques ou de la radioactivité. Ces causes regroupent des dommages endogènes liés au fonctionnement cellulaire et des dommages exogènes liés à l’environnement.

12. Quelle propriété caractérise la recombinaison par annealing simple brin, ou SSA ?

Elle utilise une micro-homologie de 5 à 25 paires de bases et dépend de Ku70/Ku80
Elle ligature des extrémités sans homologie et ajoute parfois quelques nucléotides
Elle utilise des répétitions homologues séparées par une cassure et entraîne une grande délétion
Elle échange une information génétique entre deux séquences sans supprimer la région intermédiaire

Elle utilise des répétitions homologues séparées par une cassure et entraîne une grande délétion

Explication

La SSA exploite des régions répétées homologues séparées par la cassure, avec au moins 30 paires de bases d’homologie, et provoque de grandes délétions sans insertion de nucléotides. La ligature sans homologie correspond plutôt à la NHEJ, tandis que la micro-homologie courte caractérise la MMEJ.

13. Quel résultat est attendu lors d’une réparation par MMEJ ?

Une réparation fondée sur un arrêt du cycle cellulaire sans modification de la séquence
Un échange entre deux longues séquences homologues conservant la région située entre elles
Une ligature indépendante de Ku70/Ku80 utilisant une micro-homologie et produisant une délétion
Une ligature sans homologie pouvant ajouter ou perdre quelques paires de bases

Une ligature indépendante de Ku70/Ku80 utilisant une micro-homologie et produisant une délétion

Explication

La MMEJ utilise une micro-homologie de 5 à 25 paires de bases et ligature les extrémités indépendamment de Ku70/Ku80, ce qui produit des délétions et peut s’accompagner d’insertions de nucléotides. La NHEJ ne dépend pas d’une homologie, tandis que la SSA utilise des homologies plus longues.

14. Que désigne le ciblage génique ?

La ligature de deux extrémités d’ADN sans sélection d’un locus particulier
L’intégration aléatoire d’un transgène par recombinaison illégitime dans plusieurs régions
L’insertion d’un fragment d’ADN exogène dans un locus donné par recombinaison homologue
La dégradation d’un gène après une cassure réparée sans matrice homologue

L’insertion d’un fragment d’ADN exogène dans un locus donné par recombinaison homologue

Explication

Le ciblage génique consiste à insérer un fragment d’ADN exogène dans un locus choisi grâce à la recombinaison homologue. L’intégration aléatoire par recombinaison illégitime correspond à une stratégie différente.

15. Quels outils appartiennent aux principales approches du ciblage génique ?

La translocation chromosomique, la duplication génique et l’excision aléatoire
La sélection cellulaire, la culture tissulaire et la séquence promotrice
La SSA, la MMEJ et le DNA Damage Check Point
Le knock-out du gène, le remplacement d’allèle et le landing-pad

Le knock-out du gène, le remplacement d’allèle et le landing-pad

Explication

Les principaux outils de ciblage génique sont le knock-out, le remplacement d’allèle et le landing-pad. La SSA et la MMEJ sont des mécanismes de réparation des cassures, et non des outils de ciblage génique.

16. Une expérience compte 12 intégrations ciblées parmi 300 intégrations stables. Quelle est son efficacité de ciblage selon la formule définie ?

E=0,04E = 0{,}04, soit 4 %
E=25E = 25, soit 2 500 %
E=4E = 4, soit 400 %
E=0,25E = 0{,}25, soit 25 %

$$E = 0{,}04$$, soit 4 %

Explication

L’efficacité se calcule par E=inteˊgrations cibleˊesinteˊgrations stablesE = \frac{\text{intégrations ciblées}}{\text{intégrations stables}}, donc E=12300=0,04E = \frac{12}{300} = 0{,}04, soit 4 %. La valeur 0,25 correspondrait à une division incorrecte des deux effectifs.

17. Pourquoi la dominance du stade haploïde chez Physcomitrella patens facilite-t-elle l’analyse génétique ?

Elle accélère la méiose en supprimant la phase de réplication
Elle rend les mutations plus facilement détectables lorsqu’elles sont présentes
Elle empêche la régénération des tissus issus de protoplastes
Elle augmente le nombre chromosomique des cellules végétatives

Elle rend les mutations plus facilement détectables lorsqu’elles sont présentes

Explication

La dominance haploïde expose directement les mutations, puisqu’elles ne peuvent pas être masquées par un second allèle. La régénération à partir de protoplastes est une autre caractéristique du modèle et n’explique pas cette facilité de détection.

18. Quel phénotype distingue le double mutant rad51-1/2 des mutants simples chez Physcomitrella patens ?

Le double mutant perd l’intégration aléatoire de l’ADN
Le double mutant est incompétent pour le ciblage génique
Les mutants simples perdent leurs capacités régénératives
Les mutants simples deviennent déficients pour la recombinaison

Le double mutant est incompétent pour le ciblage génique

Explication

Le double mutant rad51-1/2 est déficient pour le ciblage génique, tandis que les mutants simples ne sont pas affectés dans ce processus. Cette déficience ne concerne donc pas l’intégration aléatoire de l’ADN des mutants simples.

19. Quel est l’effet d’une cassure double-brin dirigée sur la recombinaison homologue et le ciblage génique chez les plantes ?

Elle stimule la recombinaison mais laisse le ciblage génique inchangé
Elle réduit la recombinaison et favorise l’intégration aléatoire
Elle bloque la réparation homologue au locus sélectionné
Elle augmente leur fréquence d’un facteur compris entre 10 et 100

Elle augmente leur fréquence d’un facteur compris entre 10 et 100

Explication

Une cassure double-brin dirigée peut multiplier par 10 à 100 la recombinaison homologue et la fréquence du ciblage génique. L’absence d’effet sur le ciblage correspond à la confusion avec une cassure non dirigée.

20. Quel ensemble regroupe les quatre principales nucléases dirigées utilisées pour induire des cassures ciblées ?

Méganucléases, nickases, base editors et facteurs de transcription
Méganucléases, ZFN, TALEN et CRISPR/Cas9
ARN guides, ribosomes, TALE et transcriptases inverses
Polymérases, ligases, hélicases et topoisomérases

Méganucléases, ZFN, TALEN et CRISPR/Cas9

Explication

Les quatre grandes familles sont les méganucléases, les nucléases à doigts de zinc, les TALEN et CRISPR/Cas9. Les autres ensembles mélangent des enzymes, des composants moléculaires ou des outils d’édition qui ne constituent pas cette classification.

21. Quelle caractéristique définit une méganucléase ?

Elle associe des doigts de zinc à FokI pour couper deux brins
Elle utilise un ARN guide avec dCas9 sans provoquer de coupure
Elle coupe l’ADN double-brin après reconnaissance de 12 à 40 paires de bases
Elle reconnaît l’ADN grâce à des RVD portés par des répétitions TALE

Elle coupe l’ADN double-brin après reconnaissance de 12 à 40 paires de bases

Explication

Une méganucléase est une endonucléase qui reconnaît un site relativement long, de 12 à 40 paires de bases, puis coupe l’ADN double-brin. La reconnaissance par doigts de zinc, par RVD ou par ARN guide caractérise d’autres systèmes.

22. Quelle architecture moléculaire caractérise une nucléase à doigts de zinc, ou ZFN ?

Des doigts de zinc liés au domaine catalytique de l’endonucléase FokI
Des répétitions TALE liées à une transcriptase inverse modifiée
Un ARN guide lié à dCas9 dépourvue d’activité de coupure
Une méganucléase associée à deux domaines de liaison indépendants

Des doigts de zinc liés au domaine catalytique de l’endonucléase FokI

Explication

Une ZFN combine un domaine de reconnaissance de l’ADN formé de doigts de zinc avec le domaine catalytique de FokI. Les répétitions TALE et dCas9 correspondent à d’autres outils, tandis que la transcriptase inverse appartient au prime editing.

23. Quelle distinction décrit correctement la mutagenèse ciblée et l’insertion ciblée réalisées par les SDN ?

La mutagenèse empêche la réparation, tandis que l’insertion supprime la cassure double-brin
La mutagenèse agit sur un locus aléatoire, tandis que l’insertion vise un locus choisi
La mutagenèse ajoute une séquence, tandis que l’insertion modifie le locus sans ajout
La mutagenèse modifie le locus, tandis que l’insertion y ajoute une séquence d’ADN

La mutagenèse modifie le locus, tandis que l’insertion y ajoute une séquence d’ADN

Explication

La mutagenèse ciblée entraîne une modification du locus choisi, alors que l’insertion ciblée introduit une séquence d’ADN à cet endroit. Ces deux applications reposent sur l’induction d’une cassure double-brin ciblée, mais elles diffèrent par le résultat obtenu.

24. Pourquoi l’utilisation de nickases en paire peut-elle réduire les effets hors-cible ?

Les cassures simple-brin remplacent les ARN guides par des séquences protéiques
La paire de nickases transforme chaque site reconnu en cassure double-brin aléatoire
Les nickases empêchent toute réparation et imposent une mutation au site visé
Les cassures simple-brin sont souvent religuées sans mutation et la paire accroît l’hybridation

Les cassures simple-brin sont souvent religuées sans mutation et la paire accroît l’hybridation

Explication

Les nickases provoquent des cassures simple-brin qui peuvent être religuées sans mutation, et leur emploi en paire augmente la longueur d’hybridation nécessaire à la cible. Elles ne bloquent donc pas toute réparation et ne rendent pas la coupure aléatoire.

25. Comment CRISPRi inhibe-t-il l’expression d’un gène sans modifier la séquence d’ADN ?

dCas9 et un ARN guide perturbent l’élongation ou le recrutement transcriptionnel sans couper l’ADN
Un éditeur de cytosine convertit directement une base afin d’interrompre la transcription
Une nickase provoque une cassure double-brin qui déclenche une mutation ciblée
Cas9 active une réparation homologue qui remplace la séquence codante du gène

dCas9 et un ARN guide perturbent l’élongation ou le recrutement transcriptionnel sans couper l’ADN

Explication

CRISPRi emploie dCas9 et un ARN guide pour gêner l’élongation transcriptionnelle, la liaison de l’ARN polymérase ou l’accrochage de facteurs de transcription, sans coupure de l’ADN. Les conversions de bases et les cassures relèvent d’autres approches d’édition.

26. Quelle stratégie SDN permet d’obtenir un knock-out en laissant la cellule réparer une cassure double-brin sans ADN donneur ?

Le SDN-2, qui fournit une cassette portant quelques bases modifiées
Le SDN-3, qui insère un transgène avec des régions homologues
Le SDN-1, qui introduit un transgène dans le locus ciblé
Le SDN-1, qui favorise des mutations ou des délétions lors de la réparation

Le SDN-1, qui favorise des mutations ou des délétions lors de la réparation

Explication

Le SDN-1 ne fournit pas d’ADN donneur et exploite la réparation de la cassure, ce qui peut produire des mutations ou des délétions responsables d’un knock-out. Le SDN-2 fournit au contraire une cassette servant de modèle pour modifier quelques bases.

27. Une équipe souhaite remplacer un allèle en modifiant précisément quelques bases du locus ciblé avec une cassette presque identique à ce locus : quelle approche correspond à cet objectif ?

Le SDN-3, fondé sur l’insertion d’un transgène au niveau de la cassure
Le SDN-1, fondé sur l’intégration d’une cassette portant plusieurs gènes
Le SDN-1, fondé sur une réparation sans séquence d’ADN donneur
Le SDN-2, fondé sur une recombinaison homologue avec une cassette modifiée

Le SDN-2, fondé sur une recombinaison homologue avec une cassette modifiée

Explication

Le SDN-2 utilise une cassette presque identique au locus cible, mais contenant quelques bases modifiées, afin de permettre un remplacement d’allèle par recombinaison homologue. Le SDN-3 est destiné à l’insertion d’un transgène, et non à une simple modification de quelques bases.

28. Quelle modification caractérise principalement le SDN-3 au niveau d’une cassure ciblée ?

La suppression de toute séquence codante située près de la cassure
La création de mutations ponctuelles par réparation sans ADN donneur
L’insertion d’un transgène par recombinaison homologue ou dirigée
Le remplacement de quelques bases par une cassette presque identique

L’insertion d’un transgène par recombinaison homologue ou dirigée

Explication

Le SDN-3 insère un transgène au niveau de la cassure, soit grâce à des régions homologues, soit par une recombinaison illégitime dirigée. La création de mutations ponctuelles sans donneur correspond plutôt au SDN-1.

29. Quels sont les quatre groupes de NGT distingués par le JRC ?

Mutations ponctuelles, délétions chromosomiques, transgènes insérés et croisements entre espèces
Cisgenèse, transgenèse, mutagenèse aléatoire et sélection conventionnelle
Modifications de l’ADN, modifications des protéines, changements métaboliques et variations des caractères agronomiques
Cassures double-brin, cassures simple-brin ou absence de cassure, modifications épigénétiques et action sur les ARN transcrits

Cassures double-brin, cassures simple-brin ou absence de cassure, modifications épigénétiques et action sur les ARN transcrits

Explication

La classification du JRC distingue les techniques selon leur cible ou leur type d’intervention : cassures double-brin, cassures simple-brin ou absence de cassure, modifications épigénétiques et action sur les ARN transcrits. Les autres regroupements mélangent des résultats, des méthodes ou des niveaux biologiques différents.

30. Dans quel cas une plante NGT-1 est-elle considérée comme équivalente à une plante conventionnelle selon le seuil génomique établi ?

Lorsqu’elle contient une séquence issue du pool génique sans interruption d’un gène
Lorsqu’elle porte une insertion de 20 nucléotides au maximum dans son génome
Lorsqu’elle présente au plus 20 modifications par génome monoploïde par rapport à la plante initiale
Lorsqu’elle présente au plus trois modifications dans chaque séquence codante ciblée

Lorsqu’elle présente au plus 20 modifications par génome monoploïde par rapport à la plante initiale

Explication

L’équivalence repose sur un maximum de 20 modifications génétiques par génome monoploïde par rapport à la plante initiale. Les autres seuils concernent des règles particulières de mutagenèse ciblée ou de cisgenèse, et non le critère général d’équivalence.

31. Pour une mutagenèse ciblée d’une plante NGT-1, quelle combinaison respecte les limites prévues pour les modifications ?

Une substitution ou insertion jusqu’à 20 nucléotides, une délétion sans limite de taille et trois modifications au plus par séquence codante
Une substitution ou insertion jusqu’à trois nucléotides, une délétion limitée à 20 nucléotides et quatre modifications par séquence codante
Une insertion de transgène jusqu’à 20 nucléotides, une délétion sans limite et trois transgènes par séquence codante
Une substitution sans limite de taille, une insertion de 20 nucléotides et trois délétions par génome monoploïde

Une substitution ou insertion jusqu’à 20 nucléotides, une délétion sans limite de taille et trois modifications au plus par séquence codante

Explication

La règle autorise une substitution ou une insertion de 20 nucléotides au maximum, une délétion d’un nombre quelconque de nucléotides et au plus trois modifications par séquence codante. Le seuil de 20 nucléotides ne s’applique donc pas aux délétions.

32. Quelle condition distingue la cisgenèse NGT-1 d’une transgenèse lors de la modification d’une plante ?

La séquence introduite provient d’une autre espèce et s’insère dans un gène endogène
La séquence introduite est transcrite en ARN puis intégrée sans modification de l’ADN
La séquence modifiée est synthétique et remplace plusieurs chromosomes de la plante
La séquence introduite appartient au pool génique de l’espèce et n’interrompt pas un gène endogène

La séquence introduite appartient au pool génique de l’espèce et n’interrompt pas un gène endogène

Explication

La cisgenèse NGT-1 utilise une séquence présente dans le pool génique de l’espèce et exige qu’elle n’interrompe pas un gène endogène. Une séquence provenant d’une autre origine caractérise plutôt la transgenèse.

33. Laquelle de ces situations constitue une limite reconnue de l’édition du génome en amélioration végétale ?

La production de mutations ciblées et l’augmentation de la précision des modifications génétiques
La transformation des lignées élites et des espèces mineures, ainsi que l’hétérogénéité des marchés internationaux
La possibilité de modifier plusieurs loci et de réduire la durée des programmes de sélection
La création d’allèles d’intérêt sans croisement et le pyramidage de QTL en lignées élites

La transformation des lignées élites et des espèces mineures, ainsi que l’hétérogénéité des marchés internationaux

Explication

La transformation des lignées élites et des espèces mineures, comme l’hétérogénéité des marchés internationaux, fait partie des limites de l’édition du génome. Les autres propositions décrivent plutôt des capacités ou des perspectives d’application de ces techniques.

34. Quel avantage de l’édition ciblée permet d’améliorer directement un génotype donné sans réaliser de croisement ?

Elle combine les génomes parentaux grâce à une reproduction sexuée entre deux lignées
Elle limite l’amélioration aux espèces majeures disposant de longues collections génétiques
Elle facilite l’insertion d’assortiments d’allèles et le pyramidage de QTL dans des lignées élites
Elle remplace la sélection des gènes d’intérêt par une transformation aléatoire du génome

Elle facilite l’insertion d’assortiments d’allèles et le pyramidage de QTL dans des lignées élites

Explication

Les SDN peuvent introduire des assortiments d’allèles dans un génotype donné, pyramider des QTL dans des lignées élites et améliorer des espèces mineures sans croisement. La combinaison de génomes par reproduction sexuée relève plutôt du croisement conventionnel.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 70 flashcards sur Édition du génome chez les plantes.

Qu'impose l'universalité du code génétique pour l'utilisation d'un gène ?

On peut utiliser la séquence d'un gène quelle que soit son origine.

Quel est le rôle d'un vecteur de transfert en transgenèse végétale ?

Il fait pénétrer un fragment d'ADN dans la cellule et le génome végétal.

Par quelles méthodes un vecteur de transfert peut-il introduire l'ADN ?

Par des méthodes biologiques, physiques ou chimiques.

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Approfondir avec la fiche

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