QCM : Fondements des politiques sociales (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment l’intervention des pouvoirs publics en matière d’aide a-t-elle évolué vers la solidarité publique ?

Elle a remplacé la bienfaisance envers les familles et les enfants par une aide médicale fondée sur les contributions individuelles.
Elle est passée de l’aide médicale aux plus démunis à une prise en charge réservée aux personnes âgées, avant de revenir à la charité.
Elle a commencé par un principe de solidarité, puis s’est orientée vers la charité médicale et la bienfaisance envers certains groupes.
Elle est passée de l’aide médicale charitable aux plus démunis, puis à la bienfaisance envers certains groupes, avant d’adopter un principe de solidarité.

Elle est passée de l’aide médicale charitable aux plus démunis, puis à la bienfaisance envers certains groupes, avant d’adopter un principe de solidarité.

Explication

L’action publique a évolué de la charité médicale à la bienfaisance envers différents groupes, puis vers le principe de solidarité. L’idée d’un retour de la solidarité à la charité inverse le sens de cette évolution.

2. Que produit le principe de solidarité au sein d’une collectivité ?

Une assistance volontaire qui établit entre les bénéficiaires et les pouvoirs publics un réseau de services.
Une responsabilité mutuelle qui établit entre ses membres un réseau de droits et de devoirs.
Une responsabilité mutuelle qui répartit les droits selon la contribution économique de chaque membre.
Une responsabilité individuelle qui distingue les droits accordés des devoirs imposés aux membres.

Une responsabilité mutuelle qui établit entre ses membres un réseau de droits et de devoirs.

Explication

La solidarité repose sur la responsabilité mutuelle et crée un réseau de droits et de devoirs entre les membres de la collectivité. Une répartition des droits selon la contribution économique ne correspond pas à cette définition.

3. Que désigne la notion d’inégalités sociales ?

Des écarts d’accès aux services publics entre les personnes, déterminés principalement par leur profession et leur expérience.
Des différences de conditions de vie entre les personnes, liées notamment à leur catégorie socioprofessionnelle, leur sexe, leur âge ou leur appartenance ethnique.
Des écarts de revenus entre les personnes, déterminés principalement par leur niveau d’études et leur type de contrat.
Des différences de parcours scolaire entre les personnes, liées principalement à leur âge et à leur lieu de résidence.

Des différences de conditions de vie entre les personnes, liées notamment à leur catégorie socioprofessionnelle, leur sexe, leur âge ou leur appartenance ethnique.

Explication

Les inégalités sociales désignent des différences de conditions de vie pouvant être associées à plusieurs caractéristiques sociales. Les écarts de revenus constituent un exemple particulier, mais ne résument pas cette définition.

4. Que désigne une politique sociale ?

Un programme public visant à orienter les personnes vers des formations adaptées à leur emploi
Un ensemble de mesures publiques visant à protéger les ménages confrontés à la vulnérabilité ou aux risques sociaux
Un système de prestations destiné à financer les services proposés par les collectivités territoriales
Un ensemble de dispositifs privés visant à compenser les écarts de revenus entre les professions

Un ensemble de mesures publiques visant à protéger les ménages confrontés à la vulnérabilité ou aux risques sociaux

Explication

Une politique sociale regroupe des mesures législatives et réglementaires mises en place par les pouvoirs publics pour protéger les ménages exposés à la vulnérabilité, au danger ou aux risques sociaux. Les prestations et les services territoriaux peuvent en faire partie, mais ils ne définissent pas à eux seuls une politique sociale.

5. Depuis quelle année l’analyse des besoins sociaux constitue-t-elle une obligation légale pour les communes ?

Depuis 1982, pour transférer les compétences sociales aux départements.
Depuis 1958, pour organiser la protection sociale à l’échelle nationale.
Depuis 1995, pour analyser les besoins réels de la population locale.
Depuis 2000, pour évaluer les politiques de protection de l’enfance.

Depuis 1995, pour analyser les besoins réels de la population locale.

Explication

Depuis 1995, les communes doivent réaliser une analyse des besoins sociaux, notamment par l’intermédiaire des CCAS ou CIAS. L’année 1982 est associée aux grandes étapes de la décentralisation, et non à cette obligation.

6. Quel rôle le département, par l’intermédiaire du conseil départemental ou de la métropole, assume-t-il dans l’action sociale ?

Il évalue les politiques nationales de protection de l’enfance.
Il coordonne les aides directes versées aux employeurs.
Il analyse les besoins sociaux au nom des communes.
Il en est le chef de file à l’échelle départementale.

Il en est le chef de file à l’échelle départementale.

Explication

Le département, par son conseil départemental ou la métropole, est désigné comme le chef de file de l’action sociale. L’analyse des besoins sociaux relève des communes, par l’intermédiaire des CCAS ou CIAS.

7. Quel objectif général les politiques sociales poursuivent-elles en matière de liens entre les membres de la société ?

Renforcer la centralisation en limitant l’intervention des collectivités territoriales
Réserver les ressources collectives aux personnes les plus autonomes
Développer la concurrence entre les usagers pour répartir les services disponibles
Préserver la cohésion sociale en évitant la désagrégation des liens sociaux

Préserver la cohésion sociale en évitant la désagrégation des liens sociaux

Explication

Les politiques sociales cherchent à éviter la désagrégation des liens sociaux et à préserver la cohésion sociale. Le renforcement de la centralisation concerne l’organisation territoriale de l’action publique, et non l’objectif général décrit ici.

8. En quoi une politique catégorielle diffère-t-elle d’une politique sectorielle ?

La première couvre plusieurs domaines, tandis que la seconde cible un groupe de personnes.
La première cible un groupe de personnes, tandis que la seconde porte sur un domaine d’intervention.
La première concerne les employeurs, tandis que la seconde s’adresse aux ménages vulnérables.
La première fournit une aide financière, tandis que la seconde propose un service collectif.

La première cible un groupe de personnes, tandis que la seconde porte sur un domaine d’intervention.

Explication

Une politique catégorielle s’adresse à une catégorie de personnes, alors qu’une politique sectorielle intervient dans un domaine particulier, comme la santé ou le logement. Une politique couvrant plusieurs aspects relève plutôt de la forme transversale.

9. Quel effet le principe de solidarité a-t-il sur les relations entre les membres d’une collectivité ?

Il remplace les obligations entre citoyens par des actes individuels de charité.
Il établit entre eux des droits et des devoirs fondés sur une responsabilité mutuelle.
Il confie aux pouvoirs publics la gestion directe des besoins de chaque membre.
Il réserve l’aide collective aux personnes reconnues comme les plus démunies.

Il établit entre eux des droits et des devoirs fondés sur une responsabilité mutuelle.

Explication

La solidarité repose sur une responsabilité mutuelle et crée un réseau de droits et de devoirs entre les membres de la collectivité. La charité envers les plus démunis correspond à une étape antérieure de l’évolution de l’intervention publique, et non à l’effet du principe de solidarité.

10. Une commune constate que les élèves des milieux favorisés accèdent plus souvent aux études supérieures, tandis que certains quartiers cumulent un habitat dégradé et un accès limité à l’emploi. Quelle conséquence sociale ces constats peuvent-ils illustrer ?

Un cumul d’avantages et de désavantages susceptible de fragmenter la société
Une amélioration générale de l’accès à l’emploi et à l’enseignement supérieur
Une différenciation des besoins sans effet sur les rapports entre groupes
Une répartition homogène des conditions de vie entre les groupes sociaux

Un cumul d’avantages et de désavantages susceptible de fragmenter la société

Explication

Lorsque plusieurs avantages se concentrent parmi les groupes les mieux dotés et plusieurs difficultés parmi les plus défavorisés, les inégalités peuvent fragmenter la société. Une simple différenciation des besoins ne rend pas compte de ce cumul ni de ses effets sur les rapports sociaux.

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Vers quel principe l’intervention publique en matière d’aide sociale s’est-elle progressivement orientée ?

Vers un principe de solidarité.

Que désignent les inégalités sociales ?

Les différences de conditions de vie entre les personnes.

Quel effet les inégalités sociales peuvent-elles avoir sur la cohésion de la société ?

Elles peuvent fragmenter la société entre personnes avantagées et défavorisées.

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