QCM : Génétique et diversité des génotypes — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit correctement le génome d’un individu dans une espèce donnée ?

L’ensemble des caractères qu’il manifeste
L’ensemble des mutations apparues dans ses cellules
L’ensemble des allèles d’un seul gène
L’ensemble des gènes qu’il possède

L’ensemble des gènes qu’il possède

Explication

Le génome désigne l’ensemble des gènes d’un individu au sein d’une espèce. Les caractères observables relèvent du phénotype, tandis que les allèles d’un individu constituent son génotype.

2. Chez un individu, que regroupe le génotype ?

Les gènes communs à toute son espèce
Les caractères observables chez cet individu
Les allèles présents chez cet individu
Les mutations détectées dans son environnement

Les allèles présents chez cet individu

Explication

Le génotype correspond à l’ensemble des allèles d’un individu. Les caractères observables appartiennent au phénotype et ne définissent pas directement le génotype.

3. Quel événement correspond à une mutation ?

Une séparation ordonnée des chromatides pendant une division cellulaire
Une expression visible d’un caractère déterminé par plusieurs gènes
Une modification aléatoire de la séquence des nucléotides de l’ADN
Une association de deux gamètes lors de la reproduction sexuée

Une modification aléatoire de la séquence des nucléotides de l’ADN

Explication

Une mutation est une modification aléatoire de la succession des nucléotides dans l’ADN. La séparation des chromatides concerne la division cellulaire et ne constitue pas une modification de la séquence nucléotidique.

4. Quelle description de l’ADN est correcte ?

Une molécule composée de nucléotides identiques organisés en ligne
Une chaîne de protéines contenant les bases A, U, C et G
Deux chaînes de lipides reliées par des associations entre A et C
Deux chaînes de nucléotides enroulées, avec A associé à T

Deux chaînes de nucléotides enroulées, avec A associé à T

Explication

L’ADN est formé de deux chaînes de nucléotides enroulées l’une autour de l’autre, avec un appariement entre A et T. Les bases A, U, C et G caractérisent plutôt l’ARN, et non l’ADN.

5. Comment définir un clone cellulaire ?

Une cellule produite par la séparation de chromosomes homologues
Un ensemble de cellules formées par l’union de deux gamètes différents
Un ensemble de cellules issues de mitoses successives et génétiquement identiques
Un groupe de cellules possédant des caractères observables nécessairement différents

Un ensemble de cellules issues de mitoses successives et génétiquement identiques

Explication

Un clone cellulaire provient de mitoses successives à partir d’une cellule initiale et regroupe des cellules génétiquement identiques. L’union de deux gamètes relève de la reproduction sexuée et ne définit pas un clone cellulaire.

6. Quelle succession d’événements caractérise une mitose ?

Séparation des chromosomes homologues puis réplication de l’ADN dans chaque cellule fille
Modification des nucléotides puis association de chromosomes issus de deux gamètes
Fusion de deux noyaux puis séparation des gènes entre quatre cellules filles
Réplication de l’ADN puis séparation des chromatides entre les cellules filles

Réplication de l’ADN puis séparation des chromatides entre les cellules filles

Explication

Lors d’une mitose, l’ADN est d’abord répliqué, puis les chromatides de chaque chromosome sont réparties entre les deux cellules filles. La séparation des chromosomes homologues correspond à une étape de la méiose, et non au mécanisme décrit ici.

7. Quelle conséquence peut avoir une mutation selon la cellule dans laquelle elle apparaît ?

Une mutation germinale se transmet aux cellules du clone, tandis qu’une mutation somatique concerne les gamètes
Une mutation somatique peut se transmettre au clone, tandis qu’une mutation germinale peut devenir héréditaire
Une mutation apparue dans une cellule fille disparaît lorsque l’ADN est répliqué lors de la mitose
Une mutation somatique devient héréditaire, tandis qu’une mutation germinale reste limitée à la cellule initiale

Une mutation somatique peut se transmettre au clone, tandis qu’une mutation germinale peut devenir héréditaire

Explication

Une mutation somatique peut être transmise aux cellules filles issues du clone, alors qu’une mutation germinale peut être transmise à la descendance et devenir héréditaire. Confondre cellules somatiques et germinales inverse donc les conséquences possibles.

8. Que signifie la dominance d’un allèle dans une paire de chromosomes ?

Les deux allèles doivent être identiques pour que le caractère s’exprime
Le caractère s’exprime lorsqu’un seul allèle est présent dans la paire
Le caractère apparaît après une modification aléatoire de l’ADN
Les deux gènes concernés doivent être portés par des chromosomes différents

Le caractère s’exprime lorsqu’un seul allèle est présent dans la paire

Explication

La dominance désigne l’expression d’un caractère lorsqu’un seul allèle est présent sur la paire de chromosomes. La présence de deux allèles identiques définit l’homozygotie, et non la dominance.

9. Quand un individu est-il homozygote pour un gène ?

Lorsqu’il possède un seul exemplaire de ce gène dans son génome
Lorsqu’il manifeste deux caractères associés à ce gène
Lorsqu’il possède deux allèles différents de ce gène
Lorsqu’il possède deux allèles identiques de ce gène

Lorsqu’il possède deux allèles identiques de ce gène

Explication

Un individu est homozygote lorsqu’il possède deux allèles identiques pour un même gène. La présence de deux allèles différents correspond à l’hétérozygotie, même si le caractère observé peut être déterminé par l’un d’eux.

10. Quelle distinction entre gènes liés et gènes indépendants est correcte ?

Les gènes liés sont sur deux paires de chromosomes, les indépendants sur une même paire
Les gènes liés possèdent deux allèles identiques, les indépendants deux allèles différents
Les gènes liés sont sur une même paire de chromosomes, les indépendants sur deux paires différentes
Les gènes liés déterminent des caractères visibles, les indépendants déterminent des caractères non observables

Les gènes liés sont sur une même paire de chromosomes, les indépendants sur deux paires différentes

Explication

Deux gènes sont liés lorsqu’ils se trouvent sur la même paire de chromosomes, tandis que deux gènes indépendants sont portés par deux paires différentes. La ressemblance ou la différence entre les allèles ne définit pas le lien génétique entre deux gènes.

11. Quel génotype et quel phénotype correspondent à une personne de groupe sanguin AB dans le système ABO ?

Génotype A//A et phénotype [O]
Génotype A//B et phénotype [AB]
Génotype O//O et phénotype [O]
Génotype B//B et phénotype [AB]

Génotype A//B et phénotype [AB]

Explication

Dans le système ABO, une personne de groupe AB possède le génotype A//B et le phénotype [AB]. Le génotype O//O et le phénotype [O] correspondent au groupe O, et non au groupe AB.

12. Que prend en compte un croisement monohybride ?

Deux gènes possédant chacun deux allèles
Un seul allèle réparti sur plusieurs gènes
Un seul gène possédant deux allèles
Deux caractères contrôlés par un seul chromosome

Un seul gène possédant deux allèles

Explication

Le monohybridisme étudie la transmission d’un seul gène qui possède deux allèles. L’étude simultanée de deux gènes relève du dihybridisme, et non du monohybridisme.

13. Quel génotype et quel phénotype caractérisent les individus F1 issus du croisement L//L×r//rL//L \times r//r chez les pois ?

L//rL//r, avec un phénotype ridé
L//rL//r, avec un phénotype lisse
L//LL//L, avec un phénotype lisse
r//rr//r, avec un phénotype ridé

$$L//r$$, avec un phénotype lisse

Explication

Chaque individu F1 reçoit un allèle LL et un allèle rr, ce qui donne le génotype L//rL//r et le phénotype lisse. L’allèle ridé est récessif et ne s’exprime pas chez cet hétérozygote.

14. Dans un croisement L//r×L//rL//r \times L//r, quelles proportions phénotypiques sont attendues en F2 ?

Des proportions égales de pois lisses et de pois ridés
12\frac{1}{2} de pois lisses et 12\frac{1}{2} de pois ridés
14\frac{1}{4} de pois lisses et 34\frac{3}{4} de pois ridés
34\frac{3}{4} de pois lisses et 14\frac{1}{4} de pois ridés

$$\frac{3}{4}$$ de pois lisses et $$\frac{1}{4}$$ de pois ridés

Explication

Le croisement de deux hétérozygotes produit théoriquement trois quarts de pois lisses et un quart de pois ridés. La proportion de pois ridés correspond aux individus homozygotes récessifs.

15. À quel moment et par quel mécanisme se réalise le brassage interchromosomique ?

En métaphase II, par recombinaison des chromosomes non homologues
En anaphase II, par séparation aléatoire des chromatides sœurs
En prophase I, par échange de segments entre chromatides homologues
En anaphase I, par séparation aléatoire des chromosomes homologues

En anaphase I, par séparation aléatoire des chromosomes homologues

Explication

Le brassage interchromosomique résulte de la séparation aléatoire des chromosomes homologues de chaque paire pendant l’anaphase I. L’échange de segments entre chromatides correspond au brassage intrachromosomique.

16. Quelle description correspond au brassage intrachromosomique ?

Un échange de segments entre chromatides homologues en prophase I
Une séparation aléatoire des homologues en anaphase I
Une duplication des chromosomes avant la première division
Une séparation des chromatides sœurs pendant la seconde division

Un échange de segments entre chromatides homologues en prophase I

Explication

Le brassage intrachromosomique, ou crossing-over, consiste en un échange de segments entre chromosomes homologues appariés pendant la prophase I. La séparation aléatoire des homologues relève du brassage interchromosomique.

17. Pour deux gènes indépendants, quelle est la probabilité d’obtenir chacun des quatre types de gamètes produits par brassage interchromosomique ?

18\frac{1}{8} pour chaque type de gamète
12\frac{1}{2} pour chaque type de gamète
34\frac{3}{4} pour chaque type de gamète
14\frac{1}{4} pour chaque type de gamète

$$\frac{1}{4}$$ pour chaque type de gamète

Explication

Deux gènes indépendants peuvent former quatre combinaisons de gamètes équiprobables, chacune ayant une probabilité de 14\frac{1}{4}. Une probabilité de 12\frac{1}{2} pour chaque type ne permettrait pas d’obtenir quatre catégories équiprobables.

18. Chez un individu possédant deux gènes liés, comment se répartissent généralement les combinaisons d’allèles après un crossing-over ?

Les combinaisons parentales sont majoritaires et les recombinées minoritaires
Les combinaisons recombinées sont majoritaires et les parentales minoritaires
Les quatre combinaisons disparaissent après l’échange de segments
Les combinaisons parentales et recombinées sont toujours équiprobables

Les combinaisons parentales sont majoritaires et les recombinées minoritaires

Explication

Pour deux gènes liés, le crossing-over produit des combinaisons nouvelles, mais celles-ci restent minoritaires par rapport aux combinaisons parentales. Les allèles situés sur le même chromosome sont donc généralement transmis ensemble plus souvent.

19. Qu’est-ce qu’un croisement test ?

Le croisement de deux homozygotes dominants issus de lignées pures
Le croisement de deux individus F1 présentant le même phénotype
Le croisement d’un hétérozygote F1 avec un homozygote récessif
Le croisement d’un homozygote récessif avec un autre homozygote récessif

Le croisement d’un hétérozygote F1 avec un homozygote récessif

Explication

Un croisement test associe un individu F1 hétérozygote à un individu de lignée pure homozygote récessif. Le parent récessif permet de révéler les allèles transmis par l’individu hybride.

20. Dans un croisement test portant sur deux gènes indépendants, quelle répartition des quatre phénotypes est attendue ?

Les phénotypes parentaux sont rares et les recombinés absents
Chaque phénotype apparaît avec une fréquence de 14\frac{1}{4}
Deux phénotypes apparaissent avec une fréquence de 12\frac{1}{2} chacun
Un phénotype représente plus de la moitié des descendants

Chaque phénotype apparaît avec une fréquence de $$\frac{1}{4}$$

Explication

Lorsque deux gènes sont indépendants, les quatre types de gamètes de l’hybride sont équiprobables, ce qui donne quatre phénotypes à 14\frac{1}{4} chacun dans le croisement test. Des fréquences inégales orientent plutôt vers une liaison génétique.

21. Dans un croisement test portant sur deux gènes liés, quelle tendance caractérise les phénotypes observés ?

Les phénotypes parentaux et recombinés apparaissent chacun à 25 %
Les phénotypes recombinés représentent la totalité des descendants
Les phénotypes parentaux dépassent 50 % et les recombinés restent sous 50 %
Les phénotypes recombinés dépassent 50 % et les parentaux restent sous 50 %

Les phénotypes parentaux dépassent 50 % et les recombinés restent sous 50 %

Explication

La liaison génétique entraîne une majorité de phénotypes parentaux, dont la fréquence dépasse 50 %, tandis que les recombinés restent minoritaires. Une répartition équivalente des quatre phénotypes correspondrait plutôt à des gènes indépendants.

22. Comment détermine-t-on si deux gènes sont liés ou indépendants ?

On observe seulement le phénotype des parents sans étudier leur descendance
On réalise un croisement test puis on compare les effectifs des quatre phénotypes
On examine la génération F1 sans comparer les différentes catégories phénotypiques
On croise deux homozygotes dominants puis on mesure la taille des chromosomes

On réalise un croisement test puis on compare les effectifs des quatre phénotypes

Explication

Le croisement test permet de révéler les gamètes produits par l’individu hybride, puis la comparaison des quatre effectifs phénotypiques indique une indépendance ou une liaison. L’observation de la seule génération parentale ou F1 ne fournit pas cette comparaison.

23. Quel enchaînement caractérise la méiose lors de la formation des cellules reproductrices ?

Une réplication de l’ADN suivie d’une division produisant des cellules identiques
Une division sans réplication produisant des cellules diploïdes
Une réplication de l’ADN suivie de deux divisions successives
Deux réplications de l’ADN suivies d’une seule division

Une réplication de l’ADN suivie de deux divisions successives

Explication

La méiose comprend une réplication de l’ADN puis deux divisions successives, ce qui transforme une cellule diploïde en cellules haploïdes. La mitose, contrairement à la méiose, ne comporte qu’une division cellulaire.

24. Quel résultat produit la fécondation après les brassages génétiques de la méiose ?

Une cellule haploïde identique au gamète ayant participé à la fusion
Une cellule-œuf génétiquement unique issue de deux gamètes haploïdes
Deux cellules diploïdes issues de la fusion de cellules somatiques
Une cellule-œuf génétiquement identique à l’un des deux parents

Une cellule-œuf génétiquement unique issue de deux gamètes haploïdes

Explication

La fécondation réunit aléatoirement deux gamètes haploïdes et rétablit une cellule-œuf génétiquement unique. La méiose produit les gamètes, tandis que la fécondation les associe et reconstitue la diploïdie.

25. Comment définit-on un autosome chez l’être humain ?

Un chromosome présent dans les gamètes mais absent des cellules
Un chromosome responsable de la détermination du sexe biologique
Un chromosome sexué appartenant à la paire XX ou XY
Un chromosome non sexué appartenant à l’une des 22 paires

Un chromosome non sexué appartenant à l’une des 22 paires

Explication

Un autosome est un chromosome non sexué, et les 44 autosomes humains forment 22 paires. La paire XX ou XY correspond aux gonosomes, qui sont les chromosomes sexuels.

26. Pourquoi un allèle récessif porté par le chromosome X s’exprime-t-il chez un homme qui le possède ?

Son chromosome Y transforme systématiquement l’allèle récessif en allèle dominant
Il possède deux chromosomes X, ce qui renforce l’expression de l’allèle
La présence d’un chromosome Y empêche toute transmission de l’allèle récessif
Il ne possède qu’un seul chromosome X, donc aucune copie homologue ne masque l’allèle

Il ne possède qu’un seul chromosome X, donc aucune copie homologue ne masque l’allèle

Explication

Chez l’homme, le chromosome X n’a pas de second chromosome X portant un allèle correspondant capable de masquer l’allèle récessif. Chez la femme, deux chromosomes X peuvent permettre qu’un allèle dominant masque cet allèle.

27. Quelle information principale peut-on tirer de l’étude d’un arbre généalogique dans le cas d’une maladie héréditaire ?

La structure tridimensionnelle de la protéine produite par le gène
Le mode de transmission du caractère et le risque qu’il soit transmis
La succession exacte des nucléotides dans le gène responsable
Le nombre précis de mutations apparues dans chaque cellule familiale

Le mode de transmission du caractère et le risque qu’il soit transmis

Explication

Un arbre généalogique permet d’identifier le mode de transmission d’un caractère et d’évaluer le risque de transmission d’une maladie héréditaire. La succession des nucléotides relève directement d’une analyse de séquençage, et non de la seule lecture de l’arbre.

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Qu'est-ce que le génome d'un individu ?

L'ensemble des gènes d'un individu dans une espèce.

Qu'est-ce que le génotype d'un individu ?

L'ensemble des allèles d'un individu.

Qu'est-ce que le phénotype d'un individu ?

L'ensemble des caractères observables d'un individu.

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