QCM : Génétique formelle mendélienne — 38 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle des propositions définit le mieux un caractère biologique ?

Une caractéristique particulière d’un organisme, comme sa taille ou sa couleur
L’emplacement fixe d’un gène sur un chromosome
La valeur observée d’un caractère chez un organisme donné
L’ensemble des deux allèles portés par un individu diploïde

Une caractéristique particulière d’un organisme, comme sa taille ou sa couleur

Explication

Un caractère est une propriété particulière d’un organisme, par exemple sa forme, sa taille, sa couleur ou son comportement. La valeur observée de cette propriété correspond plutôt au phénotype.

2. Chez une plante, la hauteur mesurée à l’âge adulte correspond à quoi ?

À l’ensemble des allèles présents dans ses cellules
À une valeur particulière du caractère étudié
À une version possible d’un gène de croissance
À l’emplacement du gène contrôlant la croissance

À une valeur particulière du caractère étudié

Explication

Le phénotype est la valeur particulière observée pour un ou plusieurs caractères, comme la hauteur d’une plante. Un caractère désigne plutôt la propriété étudiée, sans préciser sa valeur chez un individu.

3. Quelle relation décrit le mieux la formation d’un phénotype ?

P=E−GP = E - G, car l’environnement corrige l’action des gènes
P=G+GP = G + G, car deux allèles déterminent chaque caractère
P=G÷EP = G \div E, car les gènes sont répartis dans le milieu
P=G×EP = G \times E, car les gènes interagissent avec l’environnement

$$P = G \times E$$, car les gènes interagissent avec l’environnement

Explication

Le phénotype résulte de l’interaction entre les gènes et l’environnement, ce qui se représente par P=G×EP = G \times E. Le génotype ne permet donc pas à lui seul de prédire toute valeur phénotypique.

4. Que désigne un locus ?

L’emplacement fixe d’un gène sur un chromosome
L’ensemble des caractères observables d’un organisme
La paire d’allèles présente chez un individu diploïde
Une version particulière d’un gène dans une population

L’emplacement fixe d’un gène sur un chromosome

Explication

Un locus est la position fixe occupée par un gène sur un chromosome pour une espèce donnée. Une version possible de ce gène est appelée un allèle.

5. Comment définir un allèle ?

Une valeur observable d’un caractère
Une association de deux chromosomes homologues
Une version possible d’un même gène
Une position déterminée sur un chromosome

Une version possible d’un même gène

Explication

Un allèle est une version possible d’un gène. Il ne correspond pas à la position du gène, qui est le locus, ni à la valeur observable d’un caractère.

6. Combien d’allèles au maximum un individu diploïde possède-t-il pour un gène donné ?

Un seul allèle, car chaque gène occupe un locus unique
Trois allèles, car chaque caractère possède plusieurs variantes
Un nombre variable d’allèles selon la longueur du chromosome
Deux allèles, car il possède deux exemplaires de chaque chromosome

Deux allèles, car il possède deux exemplaires de chaque chromosome

Explication

Pour une espèce donnée, les loci sont fixés et un individu diploïde possède au maximum deux allèles pour un gène, hérités de ses deux exemplaires chromosomiques. La diversité des allèles dans une population ne signifie pas qu’un individu diploïde les porte tous.

7. Lequel de ces éléments constitue le génotype d’un individu diploïde pour un gène ?

La position du gène sur l’un de ses chromosomes
La valeur visible du caractère exprimé par cet individu
L’énoncé des deux allèles qu’il porte pour ce gène
La réponse de ce caractère aux conditions du milieu

L’énoncé des deux allèles qu’il porte pour ce gène

Explication

Le génotype est défini par les deux allèles portés par un individu diploïde pour un gène. La valeur visible du caractère relève du phénotype, qui s’écrit généralement entre crochets.

8. Quel génotype correspond à un individu hétérozygote ?

aa, car il possède deux copies d’un allèle récessif
AA, car ses deux allèles sont présents sur les chromosomes
Aa, car ses deux allèles sont différents
A, car un seul allèle détermine son caractère

Aa, car ses deux allèles sont différents

Explication

Un individu hétérozygote possède deux allèles différents, comme Aa. Les génotypes AA et aa sont homozygotes, car ils comportent deux allèles identiques.

9. Pourquoi dit-on que la dominance n’est pas une propriété intrinsèque d’un allèle ?

Parce qu’elle dépend de la relation entre les deux allèles présents
Parce qu’elle décrit la quantité d’ADN non codant dans le génome
Parce qu’elle caractérise la position du gène sur le chromosome
Parce qu’elle correspond à l’influence directe des conditions du milieu

Parce qu’elle dépend de la relation entre les deux allèles présents

Explication

La dominance est une conséquence phénotypique de la relation entre deux allèles dans un contexte donné. Elle ne décrit donc pas une caractéristique isolée d’un allèle considéré indépendamment de son partenaire.

10. Quel phénotype produit généralement la codominance chez un individu hétérozygote ?

Un phénotype identique à celui de l’allèle dominant
Un phénotype intermédiaire masquant les deux allèles parentaux
Un nouveau phénotype exprimant équitablement les deux allèles
Un phénotype déterminé par l’allèle situé sur le chromosome paternel

Un nouveau phénotype exprimant équitablement les deux allèles

Explication

En codominance, les deux allèles contribuent équitablement au phénotype de l’hétérozygote, qui présente alors un nouveau phénotype. Cette situation se distingue de la dominance complète, où l’allèle récessif n’est pas exprimé dans le phénotype.

11. Quel résultat caractérise un croisement entre deux lignées pures présentant des phénotypes différents selon la première loi de Mendel ?

Une descendance F1 variable résultant de la ségrégation des allèles parentaux
Une descendance composée de trois génotypes en proportions 1:2:11:2:1
Une descendance F1 uniforme exprimant le caractère dominant ou la codominance
Une descendance présentant deux phénotypes en proportions 3:13:1

Une descendance F1 uniforme exprimant le caractère dominant ou la codominance

Explication

La première loi concerne le croisement de deux lignées pures et prédit une F1 uniforme, avec expression de la dominance ou de la codominance. La ségrégation 1:2:11:2:1 apparaît plutôt lors du croisement de deux hétérozygotes.

12. À quel moment les allèles d’un individu se séparent-ils selon la deuxième loi de Mendel ?

Lors de la mitose, quand les chromosomes homologues s’alignent dans la cellule
Lors de la formation des gamètes, avant leur rencontre pendant la fécondation
Lors de la fécondation, quand les deux gamètes fusionnent dans le zygote
Lors du développement embryonnaire, quand les caractères deviennent observables

Lors de la formation des gamètes, avant leur rencontre pendant la fécondation

Explication

La deuxième loi décrit la disjonction aléatoire des allèles pendant la formation des gamètes, suivie d’une fécondation aléatoire. La fécondation combine les gamètes, mais ne réalise pas leur disjonction.

13. Quel est le résultat attendu du croisement Aa×AaAa \times Aa en cas de dominance complète ?

Une descendance génotypiquement uniforme avec un seul phénotype dominant
Une ségrégation génotypique 3:13:1 et une ségrégation phénotypique 1:2:11:2:1
Une ségrégation génotypique 1:11:1 et une ségrégation phénotypique 1:11:1
Une ségrégation génotypique 1:2:11:2:1 et une ségrégation phénotypique 3:13:1

Une ségrégation génotypique $$1:2:1$$ et une ségrégation phénotypique $$3:1$$

Explication

Deux hétérozygotes produisent les génotypes AAAA, AaAa et aaaa dans les proportions 1:2:11:2:1; la dominance complète regroupe les deux premiers sous le phénotype dominant, donnant 3:13:1. Le rapport phénotypique 1:2:11:2:1 correspondrait notamment à une codominance ou à une dominance incomplète.

14. Quel croisement permet de déterminer le génotype d’un individu présentant un phénotype dominant ?

Le croiser avec un autre individu au phénotype dominant
Le croiser avec un individu hétérozygote connu
Le croiser avec un individu homozygote dominant
Le croiser avec un individu homozygote récessif

Le croiser avec un individu homozygote récessif

Explication

Le test-cross utilise un partenaire homozygote récessif afin que les phénotypes de la descendance révèlent les allèles transmis par l’individu testé. Un partenaire dominant ou hétérozygote peut masquer une partie de cette information.

15. Dans une population où 40 % des individus PpPp n’expriment pas la polydactylie, que vaut la pénétrance de l’allèle dominant ?

Elle est de 50 %, car les individus PpPp portent deux allèles différents
Elle est de 60 %, car elle correspond à la proportion de porteurs qui expriment le caractère
Elle est de 40 %, car elle correspond à la proportion de porteurs qui n’expriment pas le caractère
Elle est de 100 %, car l’allèle dominant est présent chez tous les individus étudiés

Elle est de 60 %, car elle correspond à la proportion de porteurs qui expriment le caractère

Explication

La pénétrance mesure la proportion de porteurs d’un allèle qui expriment le phénotype; ici, 60 % des porteurs PpPp l’expriment. Les 40 % restants indiquent la non-expression, et non la pénétrance.

16. Dans quelle situation parle-t-on d’une inversion de dominance ?

Lorsqu’un allèle dominant n’est pas exprimé chez une partie de ses porteurs
Lorsqu’un allèle dominant et un allèle récessif s’expriment simultanément
Lorsqu’un allèle dominant est exprimé avec une intensité différente selon les individus
Lorsqu’un allèle dominant dans une condition devient récessif dans une autre condition

Lorsqu’un allèle dominant dans une condition devient récessif dans une autre condition

Explication

L’inversion de dominance signifie que le rapport dominant-récessif dépend d’une condition, comme le sexe ou l’environnement. Une intensité variable relève de l’expressivité, tandis qu’une proportion variable de porteurs exprimant le caractère relève de la pénétrance.

17. Chez le cheval White dominant, quelle proportion des descendants viables est attendue pour les génotypes et phénotypes concernés ?

Un tiers est WwWw blanc et deux tiers sont wwww de couleur normale
La moitié est WWWW blanche et l’autre moitié est wwww de couleur normale
Trois quarts sont WwWw blancs et un quart est WWWW létal
Deux tiers sont WwWw blancs et un tiers est wwww de couleur normale

Deux tiers sont $$Ww$$ blancs et un tiers est $$ww$$ de couleur normale

Explication

Le génotype WWWW est létal et disparaît du groupe des descendants viables; parmi ceux-ci, la proportion est donc de 2/32/3 pour WwWw blanc et de 1/31/3 pour wwww normal. Le génotype WWWW ne constitue pas une classe viable observée.

18. Pourquoi un allèle récessif lié au chromosome sexuel peut-il s’exprimer chez un individu hémizygote ?

Parce que cet individu possède deux copies identiques du locus concerné
Parce que le chromosome sexuel porte simultanément deux versions du gène
Parce que l’allèle récessif devient dominant pendant la fécondation
Parce que cet individu ne possède qu’une seule copie du locus concerné

Parce que cet individu ne possède qu’une seule copie du locus concerné

Explication

L’hémizygotie signifie qu’une seule copie du locus est présente sur le chromosome sexuel concerné; un allèle récessif n’est donc pas masqué par un autre allèle. La présence de deux copies correspondrait plutôt à une situation diploïde classique.

19. Quelle comparaison décrit correctement les systèmes sexuels XY et WZ ?

Dans XY, les mâles produisent X ou Y; dans WZ, les femelles produisent W ou Z
Dans XY, les mâles produisent X ou Y; dans WZ, les mâles produisent W ou Z
Dans XY, les femelles produisent X ou Y; dans WZ, les mâles produisent W ou Z
Dans XY, les femelles produisent X ou Y; dans WZ, les femelles produisent W ou Z

Dans XY, les mâles produisent X ou Y; dans WZ, les femelles produisent W ou Z

Explication

Le sexe hétérogamétique est mâle dans le système XY, avec des gamètes X ou Y, et femelle dans le système WZ, avec des gamètes W ou Z. La confusion fréquente consiste à attribuer l’hétérogamétie au mauvais sexe dans l’un de ces systèmes.

20. Dans le système XY, comment un mâle transmet-il à ses fils un allèle récessif porté par son chromosome X ?

Il le transmet directement à ses fils avec son chromosome Y lors de la fécondation
Il le transmet à ses fils après duplication de son chromosome X dans les spermatozoïdes
Il ne le transmet pas directement à ses fils; la transmission matrocline passe de la mère aux fils
Il le transmet à ses fils avec son chromosome X selon une transmission patrocline

Il ne le transmet pas directement à ses fils; la transmission matrocline passe de la mère aux fils

Explication

Un père transmet son chromosome Y à ses fils, tandis que leur chromosome X vient de leur mère; l’allèle récessif lié à X suit donc une transmission matrocline vers les fils. La transmission patrocline désigne une transmission du père au fils et ne correspond pas à ce mécanisme lié à X.

21. Quelle affirmation décrit la troisième loi de Mendel pour deux gènes indépendants ?

Les allèles des deux gènes restent associés dans les mêmes gamètes parentaux.
Les allèles d’un gène se transmettent avec les deux allèles de l’autre gène.
Les allèles de chaque gène se distribuent selon la fréquence du gène voisin.
Les allèles de chaque gène se distribuent indépendamment de ceux de l’autre gène.

Les allèles de chaque gène se distribuent indépendamment de ceux de l’autre gène.

Explication

La troisième loi de Mendel indique que les allèles de gènes indépendants se distribuent indépendamment les uns des autres. L’association préférentielle de gamètes parentaux caractérise plutôt des gènes liés.

22. Lors de la formation d’un gamète portant les allèles de deux gènes indépendants, quelle combinaison chromosomique est attendue ?

Les deux allèles du second gène
Un allèle de chaque gène
Un seul allèle choisi parmi les deux gènes
Les deux allèles du premier gène

Un allèle de chaque gène

Explication

Un gamète reçoit un allèle de chacun des deux gènes, et les combinaisons possibles sont équiprobables lorsque les gènes sont indépendants. Il ne reçoit donc pas les deux allèles d’un même gène.

23. Quel rapport phénotypique obtient-on en F2 lors du croisement de deux dihybrides, avec deux gènes indépendants en dominance complète ?

1:1:1:11:1:1:1
9:3:3:19:3:3:1
1:2:11:2:1
3:13:1

$$9:3:3:1$$

Explication

Le croisement de deux dihybrides pour des gènes indépendants en dominance complète produit le rapport phénotypique 9:3:3:19:3:3:1. Le rapport 3:13:1 correspond à un seul caractère en dominance complète.

24. Pour nn gènes indépendants, quelles expressions donnent respectivement le nombre de gamètes possibles, le nombre de génotypes en F2 et le nombre de cases du tableau de croisement ?

2n2^n, 3n3^n et 4n4^n
4n4^n, 3n3^n et 2n2^n
3n3^n, 2n2^n et 4n4^n
2n2^n, 4n4^n et 3n3^n

$$2^n$$, $$3^n$$ et $$4^n$$

Explication

Chaque gène contribue à deux possibilités gamétiques, trois génotypes en F2 et quatre combinaisons dans le tableau, d’où 2n2^n, 3n3^n et 4n4^n. Le nombre de génotypes en F2 ne doit donc pas être confondu avec celui des gamètes.

25. Quelle relation décrit les proportions phénotypiques en F2 pour nn gènes indépendants soumis à une dominance complète ?

(1:2:1)n(1:2:1)^n
(3:1)n(3:1)^n
(9:3:3:1)n(9:3:3:1)^n
(1:1)n(1:1)^n

$$(3:1)^n$$

Explication

Avec une dominance complète, chaque gène contribue au rapport phénotypique 3:13:1, qui se généralise en (3:1)n(3:1)^n pour nn gènes indépendants. La relation (1:2:1)n(1:2:1)^n correspond à des gènes codominants.

26. Quelle caractéristique distingue des gènes liés de gènes indépendants ?

Les gènes liés sont situés sur des chromosomes différents et leurs allèles se distribuent indépendamment.
Les gènes liés sont proches sur le même chromosome et leurs allèles ne se distribuent pas indépendamment.
Les gènes liés se trouvent dans des cellules différentes et s’expriment selon la fécondation.
Les gènes liés occupent le même locus et produisent deux allèles identiques dans chaque gamète.

Les gènes liés sont proches sur le même chromosome et leurs allèles ne se distribuent pas indépendamment.

Explication

Des gènes liés sont proches sur le même chromosome, ce qui limite la distribution indépendante de leurs allèles. Des gènes situés sur des chromosomes différents suivent plutôt une distribution indépendante.

27. À quel moment et par quel mécanisme les gamètes recombinés apparaissent-ils au cours de la méiose ?

Par fusion des gamètes parentaux au moment de la fécondation.
Par réplication de l’ADN après l’achèvement de la méiose.
Par séparation des chromatides sœurs pendant la prophase II.
Par crossing-over entre chromosomes homologues pendant la prophase I.

Par crossing-over entre chromosomes homologues pendant la prophase I.

Explication

Le crossing-over est un enjambement entre chromosomes homologues qui a lieu pendant la prophase I et génère des gamètes recombinés. La fécondation se produit après la formation des gamètes et ne crée pas ce mécanisme méiotique.

28. Une fréquence de recombinaison de 1 % correspond approximativement à quelle distance génétique ?

50 unités de distance génétique, soit 50 cM
1 unité de distance génétique, soit 1 cM
0,1 unité de distance génétique, soit 0,1 cM
10 unités de distance génétique, soit 10 cM

1 unité de distance génétique, soit 1 cM

Explication

Une fréquence de recombinaison de 1 % correspond approximativement à 1 unité de distance génétique, appelée 1 cM. Le taux de recombinaison est par ailleurs limité à 12\frac{1}{2}, soit 50 %.

29. Quelle configuration décrit une phase CIS chez un individu double hétérozygote ?

Les allèles dominants sont sur un chromosome et les récessifs sur l’autre
Les deux allèles dominants sont sur des chromosomes différents
Les allèles récessifs sont associés au même locus sur chaque chromosome
Chaque chromosome porte un allèle dominant et un allèle récessif

Les allèles dominants sont sur un chromosome et les récessifs sur l’autre

Explication

En phase CIS, les deux allèles dominants sont associés sur un chromosome, tandis que les deux allèles récessifs se trouvent sur l’autre. La disposition avec un allèle dominant et un allèle récessif sur chaque chromosome correspond à la phase TRANS.

30. Pour un double hétérozygote en phase CIS, quelle est la fréquence de chacun des gamètes recombinés lorsque le taux de recombinaison vaut rr ?

(1−r)/2(1-r)/2
1−r1-r
rr
r/2r/2

$$r/2$$

Explication

Les gamètes recombinés Ab et aB se partagent la fraction totale de recombinaison, donc chacun a une fréquence de r/2r/2. Les gamètes parentaux AB et ab ont chacun une fréquence de (1−r)/2(1-r)/2.

31. Pourquoi un test-cross permet-il de déduire directement les fréquences gamétiques du parent double hétérozygote ?

Les phénotypes descendants résultent d’une recombinaison entre chromosomes homologues
Les deux parents hétérozygotes produisent des gamètes en proportions égales
Le parent testé transmet nécessairement ses allèles dominants à la descendance
L’homozygote récessif ne produit qu’un type d’allèle à chaque locus

L’homozygote récessif ne produit qu’un type d’allèle à chaque locus

Explication

L’homozygote récessif apporte les mêmes allèles récessifs dans chaque croisement, si bien que le phénotype de la descendance révèle le gamète fourni par le parent testé. Dans un croisement entre deux hétérozygotes, les fréquences observées ne reflètent pas directement celles d’un seul parent.

32. Dans un test-cross, comment calcule-t-on le taux de recombinaison à partir des classes de descendants ?

En divisant la somme des deux classes les plus fréquentes par l’effectif total
En divisant la somme des deux classes les moins fréquentes par l’effectif total
En comparant la classe recombinée la plus fréquente à la classe parentale la moins fréquente
En soustrayant les deux classes parentales de l’effectif total

En divisant la somme des deux classes les moins fréquentes par l’effectif total

Explication

Les deux classes les moins fréquentes correspondent aux descendants recombinés, et leur somme divisée par l’effectif total donne le taux de recombinaison. Les classes majoritaires sont généralement les classes parentales et ne doivent donc pas être utilisées dans cette somme.

33. Qu’est-ce qu’un marqueur moléculaire utilisé en génétique ?

Une région chromosomique contenant nécessairement un gène fonctionnel
Une séquence d’ADN spécifique révélant une variation génétique
Une mutation présente dans toutes les cellules d’une population
Une protéine exprimée par un gène codant un caractère observable

Une séquence d’ADN spécifique révélant une variation génétique

Explication

Un marqueur moléculaire est une séquence d’ADN spécifique qui sert à identifier une variation génétique, y compris dans une région non codante. Il ne correspond donc pas nécessairement à une protéine ou à un gène fonctionnel.

34. Quelle définition correspond à un haplotype ?

Une succession d’allèles en phase CIS sur un chromosome
Une région génomique associée à la variation d’un caractère quantitatif
Une séquence d’ADN utilisée pour mesurer directement l’expression d’un gène
Une combinaison d’allèles dominants répartis sur deux chromosomes homologues

Une succession d’allèles en phase CIS sur un chromosome

Explication

Un haplotype est une succession d’allèles situés en phase CIS sur un même chromosome. Une région associée à un caractère quantitatif correspond plutôt à un QTL.

35. Que désigne un QTL en génétique ?

Une succession d’allèles en phase TRANS sur un chromosome
Une région génomique associée à un caractère quantitatif
Une séquence d’ADN servant à identifier une variation génétique
Un allèle dominant présent sur chacun des chromosomes homologues

Une région génomique associée à un caractère quantitatif

Explication

Un QTL est une région du génome statistiquement associée à la variation d’un caractère quantitatif. Il ne désigne ni un marqueur moléculaire précis ni une succession d’allèles formant un haplotype.

36. Quelle condition un marqueur doit-il remplir pour être utile à une cartographie génétique dans une population donnée ?

Il doit présenter la même séquence chez tous les descendants
Il doit contrôler directement le caractère étudié
Il doit être polymorphe dans la population étudiée
Il doit être situé à l’intérieur d’un gène codant

Il doit être polymorphe dans la population étudiée

Explication

Un marqueur doit être polymorphe afin de distinguer les différents génotypes des descendants et d’étudier leur association avec un caractère. Un marqueur non polymorphe ne fournit pas de variation exploitable, même s’il se trouve dans une région génomique pertinente.

37. Comment la cartographie QTL identifie-t-elle une région génomique associée à un caractère quantitatif ?

Elle compare la valeur du caractère entre les groupes définis par le génotype à chaque marqueur
Elle classe les individus selon leur phénotype puis attribue directement la cause au marqueur voisin
Elle mesure la fréquence des allèles dominants sans tenir compte du caractère étudié
Elle recherche les marqueurs présents dans les régions dépourvues de variation phénotypique

Elle compare la valeur du caractère entre les groupes définis par le génotype à chaque marqueur

Explication

La cartographie QTL compare les valeurs du caractère entre les groupes d’individus définis par leur génotype à chaque marqueur afin de détecter une association significative. Le simple voisinage d’un marqueur ne suffit pas à établir cette association sans comparaison des caractères.

38. En quoi la sélection assistée par marqueurs permet-elle une sélection plus précoce que la sélection classique ?

Elle sélectionne les individus selon leur phénotype adulte avant toute analyse génétique
Elle remplace les marqueurs par une mesure directe de la valeur quantitative du caractère
Elle sélectionne les génotypes à partir de marqueurs associés à des QTL désirables avant l’expression du caractère
Elle identifie les génotypes recherchés en observant les caractères exprimés chez leur descendance

Elle sélectionne les génotypes à partir de marqueurs associés à des QTL désirables avant l’expression du caractère

Explication

La sélection assistée par marqueurs utilise le génotype d’un marqueur associé à un QTL favorable, ce qui permet de choisir un individu avant que le phénotype ne soit observable. La sélection classique dépend au contraire de l’observation du phénotype.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 66 flashcards sur Génétique formelle mendélienne.

Qu'est-ce qu'un caractère chez un organisme ?

Une caractéristique particulière d’un organisme.

Que désigne le phénotype d’un être vivant ?

La valeur particulière d’un ou plusieurs caractères.

Quelle formule exprime le phénotype en fonction des gènes et de l’environnement ?

P=G×EP = G \times E

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