Fiche de révision : Génétique : Transmission et Variations

📋 Plan du Cours

  1. Génotype et caractères génétiques
  2. Clones, stabilité génétique et mutations
  3. Mosaïque de clones et mutations précoces
  4. Lignées pures et lois de Mendel
  5. Dominance, récessivité et codominance
  6. Méiose et brassage interchromosomique
  7. Brassage intrachromosomique et crossing-over
  8. Gènes liés, test-cross et recombinaison
  9. Hérédité liée au sexe et chromosomes sexuels
  10. Analyse familiale et bio-informatique prédictive
  11. Anomalies chromosomiques et spéciation
  12. Anomalies génétiques et crossing-over inégal

📖 1. Génotype et caractères génétiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Génotype : Le génotype est l’ensemble des caractères génétiques d’un individu, qu’ils se manifestent ou non dans le phénotype.
  • Caractères génétiques : Les caractères génétiques correspondent aux traits portés par l’information des gènes, décrits par les allèles présents chez l’individu.
  • Allèles : Les allèles sont les versions d’un gène présentes chez un individu et qui constituent sa description génétique.
  • Clone : Un clone est un ensemble de cellules issues d’une reproduction conforme d’une cellule initiale, avec une information génétique identique à mutations près.
  • Stabilité génétique : La stabilité génétique désigne le maintien global de l’information génétique lors de la production de cellules issues de mitoses successives.

📝 Points essentiels

  • La succession des mitoses produit des cellules qui sont, en théorie, génétiquement identiques, donc un clone.
  • Un clone regroupe des cellules issues d’une reproduction conforme d’une cellule initiale.
  • Les cellules d’un clone conservent la même information génétique, sauf modifications dues aux mutations.
  • Le génotype inclut des caractères génétiques qui peuvent ne pas se traduire dans le phénotype.
  • Des clones existent dans le vivant, notamment en agriculture et en santé (cancérologie, immunologie).
  • La sélection clonale concerne les lymphocytes B et T : chaque clone porte des anticorps membranaires spécifiques d’épitopes reconnus lors d’une contamination.

💡 Astuce mémo

Génotype = “catalogue des gènes” (même si le phénotype ne l’affiche pas) ; Clone = “copie conforme” (même ADN, mutations près).

📖 2. Clones, stabilité génétique et mutations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Clones cellulaires : Des clones cellulaires sont des populations de cellules issues d’une même cellule initiale et partageant globalement le même génome.
  • Sélection clonale : La sélection clonale est un mécanisme où des lymphocytes portant des récepteurs spécifiques sont activés puis se multiplient en clones.
  • Lymphocyte B naïf : Un lymphocyte B naïf est une cellule B non encore activée qui peut être sélectionnée lors de la rencontre d’un antigène correspondant.
  • Plasmocyte : Un plasmocyte est une cellule B différenciée issue d’un clone sélectionné, spécialisée dans la production d’anticorps.
  • Mosaïque de clones : Une mosaïque de clones correspond à un organisme constitué de lignées cellulaires portant des génomes légèrement différents.

📝 Points essentiels

  • Les lymphocytes B et T disposent de clones dont les récepteurs membranaires reconnaissent des épitopes précis (exemples : triangles, carrés, ronds).
  • Lorsqu’un lymphocyte rencontre l’épitope correspondant, son clone est sélectionné puis subit une multiplication.
  • Le lymphocyte B naïf sélectionné par un antigène donné se différencie en plasmocyte.
  • Les mutations peuvent diversifier les lignées cellulaires, ce qui rend l’organisme une mosaïque de clones aux génomes légèrement différents.
  • Le nombre théorique de mutations possibles au cours d’une vie humaine est estimé à 6×10176\times 10^{17} à partir de 6×1096\times 10^9 paires de nucléotides, 101710^{17} divisions et 10910^{-9} de probabilité de mutation.
  • Les mutations surviennent tout au long de la vie et restent présentes dans les cellules issues de la cellule initialement mutée, ce qui explique une mosaïque tissulaire.

💡 Astuce mémo

Sélection clonale = bon récepteur → bon clone → multiplication → plasmocyte ; Mutations = rares mais continues → mosaïque de clones.

📖 3. Mosaïque de clones et mutations précoces

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mosaïque de clones : La mosaïque de clones correspond à la présence, dans un même individu, de sous-populations cellulaires issues de cellules initialement mutées.
  • Mutation précoce : Une mutation précoce est une altération survenant pendant les premières divisions embryonnaires, transmise à une grande proportion des cellules de l’individu.
  • Mutation tardive : Une mutation tardive est une altération survenant plus tard dans le développement, transmise seulement à un petit sous-ensemble de cellules.
  • Clone cellulaire : Un clone cellulaire est un ensemble de cellules dérivant d’une cellule mutée initiale et conservant une partie de sa lignée.
  • Lignée pure : Une lignée pure est une lignée stabilisée pour un ou plusieurs caractères, correspondant à un état homozygote pour ces caractères.

📝 Points essentiels

  • Les mutations précoces sont présentes dans une grande proportion des cellules issues des premières divisions embryonnaires.
  • Les mutations tardives ne sont présentes que dans de petits sous-clones cellulaires.
  • Les clones peuvent intervenir dans différentes fonctions biologiques.
  • Un clone peut être constitué de cellules séparées (ex. bactéries ou cellules sanguines) ou de cellules associées de façon stable (tissus solides).
  • Sans échanges génétiques avec l’extérieur, la diversité génétique au sein d’un clone vient de l’accumulation de mutations successives dans différentes cellules.
  • Une mutation irréversible (ex. perte d’un gène) devient pérenne pour toute la lignée (sous-clone) issue de la cellule mutée.

💡 Astuce mémo

Précoce = “grand partage” (beaucoup de cellules) ; tardive = “petit groupe” (petits sous-clones).

📖 4. Lignées pures et lois de Mendel

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lignée pure : Une lignée pure est un organisme dont le génotype est homozygote pour le caractère étudié.
  • Génération F1 homogène : Une génération F1 homogène est une descendance uniforme obtenue en croisant deux lignées pures.
  • Homozygotie : L’homozygotie correspond à une paire d’allèles identiques pour un même gène.
  • Hétérozygotie : L’hétérozygotie correspond à une paire d’allèles différents pour un même gène.
  • Allèles codominants : Des allèles codominants s’expriment tous les deux dans le phénotype quand ils sont présents ensemble.

📝 Points essentiels

  • Le croisement de deux lignées pures produit une F1 homogène pour le caractère considéré.
  • En fin de méiose, chaque cellule produite reçoit un seul allèle de chaque paire avec une probabilité équivalente.
  • La fécondation réunit deux gamètes haploïdes pour former une cellule diploïde contenant deux génomes d’origine indépendante.
  • Une paire d’allèles peut être homozygote (identiques) ou hétérozygote (différents).
  • Dans le système ABO, il existe 6 génotypes possibles mais seulement 4 phénotypes car A et B sont codominants et O est récessif.
  • Quand le phénotype correspond à un seul allèle, cet allèle est qualifié de dominant.

💡 Astuce mémo

F1 homogène = croisement de lignées pures ; Méiose = 1 allèle par paire (pile ou face) ; ABO = A et B codominants, O récessif.

📖 5. Dominance, récessivité et codominance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Allèle dominant : Un allèle dominant est celui dont la présence suffit à produire le phénotype correspondant chez l’individu.
  • Allèle récessif : Un allèle récessif est celui dont le phénotype n’apparaît que si l’individu possède deux copies de cet allèle.
  • Allèles codominants : Des allèles codominants sont deux allèles qui contribuent conjointement au phénotype, sans que l’un masque l’autre.
  • Phénotype : Le phénotype est l’ensemble des caractéristiques observables d’un individu issues de l’expression des gènes et de l’environnement.

📝 Points essentiels

  • Chez la drosophile, 2n = 8 donc n = 4, ce qui donne 2^4 = 16 combinaisons possibles pour les gamètes.
  • Chez l’humain, 2n = 46 donc n = 23, ce qui donne 2^23 = 8 388 608 combinaisons possibles pour les gamètes.
  • Un phénotype correspondant à un seul allèle indique que cet allèle est dominant.
  • Si l’expression du caractère exige la présence de deux allèles, ces allèles sont récessifs.
  • Si les deux allèles interviennent ensemble dans le phénotype, ils sont codominants.
  • Les gamètes sont génétiquement diversifiés par le brassage interchromosomique lors de la répartition aléatoire des chromosomes homologues en anaphase I.

💡 Astuce mémo

Dominant = 1 copie suffit ; Récessif = 2 copies nécessaires ; Codominant = 2 copies s’expriment ensemble.

📖 6. Méiose et brassage interchromosomique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Gènes non liés : Des gènes portés sur des chromosomes différents s’assortissent indépendamment pendant la méiose, ce qui rend les phénotypes issus du test cross équiprobables.
  • Gènes indépendants : Des gènes situés sur des chromosomes différents se comportent de façon indépendante lors de la formation des gamètes, donnant des proportions simples en F2.
  • Test cross : Un croisement entre la F1 et un homozygote double récessif sert à révéler la répartition des allèles dans les gamètes produits par la F1.
  • Phénotypes équiprobables : Des phénotypes issus de gènes indépendants apparaissent avec la même probabilité dans le résultat du test cross.

📝 Points essentiels

  • Pour deux paires d’allèles sur deux paires de chromosomes différents, la F2 issue du test cross donne 25% pour chacun des 4 phénotypes possibles.
  • Quand les gènes sont non liés (chromosomes différents), les 4 phénotypes sont équiprobables en fin de méiose.
  • Le test cross entre F1 et un homozygote double récessif permet de compter les phénotypes pour déduire l’indépendance des gènes.
  • Si les gènes sont liés, les proportions attendues ne sont plus 25%–25%–25%–25% (on observe alors des résultats de type 50% et 50% dans l’exemple lié).
  • La probabilité de recombinaison dépend de la distance entre loci sur un chromosome, ce qui modifie les proportions quand les gènes sont liés (comparaison avec gènes non liés).

💡 Astuce mémo

Chromosomes différents → indépendance → 4 phénotypes à 25% chacun (test cross).

📖 7. Brassage intrachromosomique et crossing-over

🔑 Notions clés & Définitions

  • Crossing-over : Événement de méiose où des chromatides homologues échangent des segments, créant de nouvelles combinaisons d’allèles sur un même chromosome.
  • Chromosome homologue : Paire de chromosomes portant les mêmes gènes à des emplacements comparables, permettant la recombinaison lors de la méiose.
  • Gènes liés : Gènes situés sur le même chromosome, dont la transmission est corrélée et dont la recombinaison dépend de la distance entre loci.
  • Test-cross : Croisement d’un individu F1 avec un double récessif pour révéler les types de gamètes produits par la F1.

📝 Points essentiels

  • La probabilité de recombinaison par crossing-over diminue quand la distance entre deux loci sur le chromosome diminue.
  • Les 4 combinaisons d’allèles issues de deux gènes liés ne sont pas équiprobables.
  • Les génotypes parentaux (non recombinés) sont majoritaires, tandis que les génotypes/phénotypes recombinés sont minoritaires.
  • Le crossing-over provoque un brassage intrachromosomique qui augmente fortement la diversité des gamètes produits.
  • Dans l’interprétation du 1er croisement (drosophile diploïde), il faut relever le phénotype des parents et de la F1, puis écrire les génotypes des parents en écriture conventionnelle.
  • Dans l’interprétation du test-cross F1 × double récessif, le comptage des descendants permet d’obtenir des proportions correspondant aux gamètes produits par la F1.

💡 Astuce mémo

Plus les gènes sont proches, moins ils se mélangent : proche = recombinaison rare, parentaux majoritaires.

📖 8. Gènes liés, test-cross et recombinaison

🔑 Notions clés & Définitions

  • Test-cross : Le test-cross est un croisement où l’on fait produire des gamètes par un individu hétérozygote, puis on les révèle grâce à un parent double récessif.
  • Double récessif : Un double récessif désigne un individu portant deux allèles récessifs pour les deux gènes étudiés, ce qui permet d’identifier directement les gamètes de l’autre parent.
  • Gamètes parentaux : Les gamètes parentaux sont ceux qui portent les combinaisons alléliques présentes chez le parent hétérozygote sans recombinaison.
  • Gamètes recombinés : Les gamètes recombinés portent des combinaisons alléliques nouvelles, issues d’un crossing-over entre les gènes.
  • Recombinaison génétique : La recombinaison génétique correspond à la production de gamètes de types nouveaux à la suite de l’échange de segments entre chromosomes homologues.

📝 Points essentiels

  • Dans un test-cross F1 × double récessif, les phénotypes des descendants reflètent directement les types de gamètes produits par la F1.
  • Si les gènes sont liés, les phénotypes parentaux sont majoritaires et les phénotypes recombinés minoritaires.
  • Les résultats de comptage donnés indiquent 40% de gamètes parentaux et 10% + 10% de gamètes recombinés, soit 20% de recombinés au total.
  • Les deux gènes liés sont le plus souvent transmis ensemble car les gamètes parentaux sont produits plus fréquemment que les recombinés.
  • La présence de 4 phénotypes différents prouve qu’il existe des recombinaisons, mais leur faible proportion indique une liaison partielle (pas une indépendance totale).

💡 Astuce mémo

Parentaux majoritaires = gènes liés ; recombinés minoritaires = crossing-over rare.

📖 9. Hérédité liée au sexe et chromosomes sexuels

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chromosomes sexuels : Les chromosomes sexuels déterminent le sexe et portent des gènes dont la transmission peut dépendre du sexe.
  • Hérédité liée au chromosome X : L’hérédité liée au X concerne des gènes portés par le chromosome X, avec des fréquences d’expression différentes chez mâles et femelles.
  • Femelle hétérozygote XX : Chez de nombreuses espèces, la femelle possède deux chromosomes sexuels homologues (XX), donc deux copies d’allèles pour chaque gène lié aux chromosomes sexuels.
  • Mâle hétérogamétique XY : Chez de nombreuses espèces, le mâle possède deux chromosomes sexuels différents (XY), ce qui peut limiter la présence d’un allèle à un seul exemplaire.

📝 Points essentiels

  • Chez de nombreuses espèces, la femelle a deux chromosomes sexuels homologues (XX) et donc deux allèles possibles pour chaque gène lié aux chromosomes sexuels.
  • Chez de nombreuses espèces, le mâle a deux chromosomes sexuels différents (XY), ce qui fait que certains allèles ne sont présents qu’en un seul exemplaire.
  • Pour les affections liées à des gènes portés par le chromosome X, les personnes atteintes sont majoritairement des hommes.
  • La recombinaison génétique se produit par crossing-over pendant la prophase I, mais elle n’est pas systématique.
  • Comme la recombinaison est minoritaire, les gamètes recombinés sont moins fréquents que les gamètes parentaux, ce qui rend les phénotypes parentaux majoritaires.

💡 Astuce mémo

XX = deux exemplaires (deux allèles) ; XY = un exemplaire pour certains gènes → X-maladie souvent chez les hommes.

📖 10. Analyse familiale et bio-informatique prédictive

🔑 Notions clés & Définitions

  • Analyse généalogique : L’analyse généalogique est une méthode qui infère le mode de transmission d’un allèle à partir des phénotypes observés dans une famille.
  • Phénotype : Le phénotype correspond aux caractéristiques observables d’un individu, utilisées ici pour repérer un schéma de transmission génétique.
  • Génotype : Le génotype désigne l’ensemble des informations génétiques d’un individu, directement accessible par séquençage de l’ADN.
  • Bio-informatique : La bio-informatique regroupe des outils de calcul et de bases de données pour exploiter des données génétiques et relier gènes mutés et phénotypes.
  • Anomalies chromosomiques : Les anomalies chromosomiques sont des accidents affectant la structure ou le nombre de chromosomes, pouvant diversifier les génomes et modifier les risques génétiques.

📝 Points essentiels

  • Chez l’humain, l’étude généalogique utilise les phénotypes familiaux pour déduire dominance ou récessivité, localisation sur un chromosome sexuel ou non, et estimer un risque génétique.
  • Les techniques de séquençage de l’ADN permettent d’obtenir directement le génotype d’un individu plutôt que d’inférer seulement à partir des phénotypes.
  • Des bases de données génétiques sont créées et exploitées par la bio-informatique pour associer des gènes mutés à des phénotypes.
  • Les accidents génétiques de la méiose peuvent entraîner une diversification des génomes, notamment via des anomalies chromosomiques.
  • Translocation : transfert d’une partie ou de la totalité d’un chromosome vers un autre chromosome.
  • Fusion : soudure de deux chromosomes en un seul à la suite d’un accident chromosomique.

💡 Astuce mémo

Phénotype→famille (généalogie) ; Génotype→ADN (séquençage) ; Mutations→bases (bio-informatique).

📖 11. Anomalies chromosomiques et spéciation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Soudure chromosomique : Anomalie chromosomique correspondant à la fusion de deux chromosomes en un seul après un réarrangement.
  • Inversion chromosomique : Réarrangement interne où un segment, après rupture, est ressoudé dans l’ordre inversé.
  • Trisomie 21 libre : Anomalie chromosomique où un individu possède trois exemplaires du chromosome 21, sans transfert sur un autre chromosome.
  • Trisomie 21 par translocation : Anomalie chromosomique où un excès de matériel du chromosome 21 est lié à un échange entre chromosomes.
  • Translocation réciproque : Réarrangement où deux chromosomes échangent des segments, modifiant la composition des gamètes possibles.

📝 Points essentiels

  • La trisomie 21 libre peut résulter d’une non-disjonction pendant la méiose, produisant des gamètes avec chromosome 21 en trop ou en moins, puis une fécondation rétablissant un caryotype à 3 copies.
  • La trisomie 21 par translocation peut apparaître si la méiose produit des gamètes porteurs d’un chromosome remanié, puis la fécondation reconstitue un caryotype avec excès partiel de matériel du 21.
  • Une inversion correspond à un segment ressoudé en position inversée après rupture, ce qui modifie l’ordre des gènes sur le chromosome concerné.
  • Dans une translocation réciproque, les gamètes peuvent porter des combinaisons équilibrées ou déséquilibrées selon les chromosomes impliqués.
  • Les remaniements chromosomiques perturbent l’appariement des homologues et empêchent la recombinaison intrachromosomique, ce qui crée des barrières spécifiques entre populations.
  • Les anomalies chromosomiques peuvent contribuer à la spéciation en isolant génétiquement des populations via ces barrières de recombinaison.

💡 Astuce mémo

Non-disjonction = 21 en trop/moins ; translocation = excès partiel via échange ; inversion = segment retourné ; barrière = homologues mal appariés → recombinaison bloquée.

📖 12. Anomalies génétiques et crossing-over inégal

🔑 Notions clés & Définitions

  • Crossing-over inégal : Le crossing-over inégal est un échange de segments entre chromosomes homologues qui ne s’aligne pas parfaitement, ce qui modifie le nombre de copies de certains gènes.
  • Duplication génique : La duplication génique est l’augmentation du nombre de copies d’un gène, souvent due à un crossing-over inégal pendant la méiose.
  • Perte d’un gène : La perte d’un gène correspond à la diminution du nombre de copies d’un gène sur un chromosome, pouvant résulter d’un crossing-over inégal.
  • Famille multigénique : Une famille multigénique regroupe plusieurs gènes apparentés issus de duplications, qui se ressemblent tout en divergeant au fil des générations.
  • Diversification des génomes : La diversification des génomes désigne l’accumulation de différences génétiques entre individus ou lignées, favorisée par des anomalies survenant à la méiose.

📝 Points essentiels

  • En cellule diploïde, un gène sur un autosome est normalement présent en deux exemplaires, mais certains gènes peuvent être présents en plus grand nombre.
  • Un crossing-over inégal peut produire une duplication d’un gène sur un chromosome et une perte du même gène sur l’autre chromosome.
  • Après la méiose, la fécondation de gamètes issus d’un crossing-over inégal peut donner une cellule-œuf avec 3 exemplaires du gène concerné.
  • La fécondation peut aussi produire une cellule-œuf avec seulement 1 exemplaire du gène, provenant de l’autre parent.
  • Les copies de gènes issues d’une duplication accumulent ensuite des mutations aléatoires, ce qui crée des gènes différents mais apparentés formant une famille multigénique.
  • Ces anomalies de méiose enrichissent le génome et contribuent à la diversification des génomes, participant à l’évolution des espèces.

💡 Astuce mémo

Inégal = « +1 sur un chromosome, −1 sur l’autre » ; puis les copies divergent → famille multigénique.

📊 Tableaux de synthèse

ABO : génotypes et phénotypes

GénotypesMarqueurs produitsPhénotypes
(A//A)A[A]
(B//B)B[B]
(O//O)aucun[O]
(A//B)A et B[AB]
(A//O)A[A]
(B//O)B[B]

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre génotype et phénotype : le génotype regroupe les caractères génétiques, même si certains ne se traduisent pas dans le phénotype.
  2. Croire qu’un clone signifie absence totale de diversité : elle existe via les mutations, ce qui rend l’organisme une mosaïque de clones.
  3. Mélanger mutation précoce et tardive : précoce = grande proportion des cellules, tardive = petits sous-clones.
  4. Penser que deux lignées pures donnent une F2 directement : le cours insiste sur F1 homogène après croisement de lignées pures.
  5. Inverser dominance/récessivité : un phénotype correspondant à un seul allèle implique un allèle dominant, pas récessif.
  6. Croire que gènes liés donnent des proportions 25%-25%-25%-25% : c’est le cas des gènes non liés/indépendants, les liés donnent des majoritaires parentaux et des recombinés minoritaires.
  7. Oublier que le test-cross révèle les gamètes de la F1 : les phénotypes des descendants reflètent directement les types de gamètes produits par la F1.

✅ Checklist Examen

  1. Définir génotype, caractères génétiques, allèles, clone et stabilité génétique, puis relier la mitose à la formation de clones.
  2. Expliquer la sélection clonale chez les lymphocytes B/T : rencontre épitope, sélection du clone, multiplication, différenciation en plasmocyte (pour le lymphocyte B naïf).
  3. Justifier pourquoi un organisme est une mosaïque de clones et décrire le rôle des mutations (nombre théorique et persistance dans les cellules issues).
  4. Distinguer mutation précoce et mutation tardive en termes de proportion de cellules concernées et de transmission aux sous-clones.
  5. Décrire les conséquences d’un accident génétique irréversible dans un clone : pérennité pour toute la lignée (sous-clone) issue du mutant.
  6. Définir lignée pure, génération F1 homogène, homozygotie et hétérozygotie, puis expliquer pourquoi la F1 est homogène après croisement de lignées pures.
  7. Expliquer dominance, récessivité et codominance, puis appliquer au système ABO : 6 génotypes mais 4 phénotypes (A et B codominants, O récessif).
  8. Calculer le nombre de combinaisons de gamètes à partir de 2n (drosophile 2n=8, humain 2n=46) et relier cela au brassage interchromosomique.
  9. Définir test cross et gènes non liés/indépendants, puis donner le résultat attendu pour 2 paires d’allèles sur chromosomes différents (4 phénotypes à 25% chacun).
  10. Pour des gènes liés, expliquer pourquoi les proportions ne sont plus 25%-25%-25%-25% et relier la recombinaison à la distance entre loci (crossing-over).
  11. Interpréter un test-cross F1 × double récessif pour des gènes liés : identifier parentaux majoritaires et recombinés minoritaires, et relier les proportions au crossing-over non systématique.
  12. Expliquer l’hérédité liée au sexe (X) : différence XX vs XY, pourquoi les personnes atteintes sont majoritairement des hommes, et rôle du fait que certains allèles ne sont présents qu’en un exemplaire.
  13. Décrire comment l’analyse généalogique infère mode de transmission, dominance/récessivité, localisation sur chromosome sexuel ou non, et comment le séquençage révèle directement le génotype.
  14. Définir translocation, fusion (soudure) et inversion, puis expliquer comment ces remaniements perturbent l’appariement et empêchent la recombinaison intrachromosomique, contribuant à la spéciation (barrières).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Génétique : Transmission et Variations avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Que désigne le génotype d’un individu ?

2. Quelle affirmation décrit correctement un allèle ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Génétique : Transmission et Variations avec 24 flashcards interactives.

Génotype — définition ?

Ensemble des caractères génétiques d’un individu.

Caractères génétiques — rôle ?

Définissent les traits portés par l’information des gènes.

Allèles — description ?

Versions d’un gène présentes chez un individu.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches