★ À maîtriser
Les dorsales présentent les flux thermiques les plus élevés, parfois supérieurs à 500 mW/m², tandis que les flux les plus faibles se trouvent dans les zones de subduction.
La désintégration de l’uranium 235U, de l’uranium 238U, du thorium 232Th et du potassium 40K produit environ 20 TW de chaleur, dont 6 TW dans la croûte continentale et 14 TW dans le manteau.
Le refroidissement progressif du manteau et du noyau fournit respectivement 18 TW et 5 TW, soit 23 TW au total.
📌 La conduction transfère la chaleur sans déplacement macroscopique de matière, tandis que la convection la transfère par mouvement macroscopique de matière.
Compléments
📐 Formule - En une dimension, la loi de Fourier relie le flux thermique à la conductivité et au gradient thermique : .
📌 Les points chauds sont l’expression en surface de panaches mantelliques ascendants, tandis que les dorsales évacuent de la chaleur depuis des profondeurs pouvant atteindre environ 200 km.
La lithosphère refroidie plonge, tandis que la chaleur du noyau peut alimenter des panaches.
★ À maîtriser
📌 Un excès de masse dévie la pesanteur vers lui et forme une bosse du géoïde par rapport à l’ellipsoïde, tandis qu’un déficit de densité y forme un creux.
Compléments
L’altimétrie satellitaire mesure la surface de l’océan et la compare à l’ellipsoïde pour déterminer les variations du géoïde.
Les ondulations du géoïde sont de l’ordre de ±100 m, alors que les profondeurs océaniques vont de 0 à −11 000 m.
Ellipsoïde théorique, géoïde mesuré.
★ À maîtriser
📌 Une anomalie de Bouguer négative indique un déficit de masse, tandis qu’une anomalie positive indique un excès de masse à la verticale du point de mesure.
📌 Le modèle de Pratt suppose une profondeur de compensation identique et des densités variables entre colonnes, tandis que le modèle d’Airy suppose une densité identique et des épaisseurs de colonnes variables.
Compléments
📌 Le modèle de Vening-Meinesz tient compte de la rigidité de la lithosphère et de la flexion régionale provoquée par une charge, contrairement aux modèles locaux de Pratt et d’Airy.
Airy épaissit la croûte, Pratt en varie la densité, Vening-Meinesz fléchit la plaque.
★ À maîtriser
📌 Les limites transformantes sont des failles coulissantes d’échelle lithosphérique entre environnements géodynamiques, tandis que les failles décrochantes sont des coulissages crustaux liés à des contraintes régionales et situés à l’intérieur des plaques.
Compléments
Au sein d’une plaque lithosphérique, les phénomènes tectoniques sont quasiment absents, à l’exception possible de points chauds comme Hawaï ou la Réunion.
Les mouvements horizontaux des plaques produisent notamment des rifts, des dorsales et des marges passives ou actives.
Aux limites, séismes et volcans ; à l’intérieur, peu de tectonique.
★ À maîtriser
Le GPS détermine la position en latitude, longitude et altitude de balises au millimètre près et permet de mesurer le sens et la vitesse des déplacements de part et d’autre des limites de plaques.
Les mesures GPS distinguent trois types de limites de plaques :
Le déplacement d’une plaque au-dessus d’un point chaud considéré comme fixe forme un alignement volcanique dont les volcans les plus anciens sont les plus éloignés du point chaud, ce qui permet de reconstituer le sens et la vitesse du déplacement.
Le matériel lithosphérique froid, plus dense que le manteau environnant, plonge dans la zone de subduction et tire mécaniquement l’ensemble de la plaque rigide : cette traction par plongement du panneau plongeant, ou slab pull, est considérée comme le principal moteur de la tectonique des plaques.
Compléments
📌 La dorsale Pacifique, presque encerclée de subductions actives, est rapide, tandis que la dorsale Atlantique, bordée d’à peine une subduction active, est lente, ce qui illustre le rôle moteur de la subduction plutôt que d’une poussée des dorsales.
Une plaque est tirée comme un tapis roulant par son extrémité plongeante.
★ À maîtriser
Les relevés magnétiques des fonds océaniques montrent une alternance de bandes parallèles d’anomalies positives, associées à une période magnétique normale, et d’anomalies négatives, associées à une période inverse.
L’alternance des anomalies magnétiques positives et négatives sur les fonds océaniques témoigne de l’expansion océanique.
Compléments
📐 Formule - Pour corriger la distance mesurée sur une projection cartographique selon la latitude, on utilise , où est la distance déterminée sur la carte à l’aide de l’échelle.
Le basalte enregistre le champ magnétique, puis les bandes révèlent l’expansion.
★ À maîtriser
📌 Les dorsales rapides, dont la vitesse d’expansion peut dépasser 10 cm/an, produisent une quantité importante de magma et une croûte océanique continue.
📌 Les dorsales lentes, dont la vitesse d’expansion est inférieure à 4 cm/an, produisent peu de magma et une croûte océanique discontinue, avec un manteau fréquemment affleurant sous les sédiments.
Compléments
Dorsale rapide : croûte continue ; dorsale lente : croûte discontinue.
★ À maîtriser
📌 Dans une zone de subduction, le gradient géothermique du slab froid est inférieur à 10 °C/km, insuffisant pour provoquer sa fusion partielle lors de l’augmentation de pression et de température.
Compléments
Le géotherme de la plaque chevauchante au niveau des zones de subduction présente un gradient d’environ 30 °C/km.
Le taux de fusion partielle dans les zones de subduction est de 10 à 15 %.
📌 Sous le Pérou, le slab plonge avec un pendage de 15°, la sismicité est intense, les fosses sont moyennement profondes, un prisme d’accrétion est présent et la plaque chevauchante est en compression.
📌 Sous les îles Mariannes, le slab plonge avec un pendage proche de 90°, la sismicité est moins intense, les fosses sont profondes, aucun prisme d’accrétion n’est présent et la plaque chevauchante est en extension, soulignée par un bassin d’arrière-arc.
Déshydratation du slab → hydratation du manteau → fusion partielle.
★ À maîtriser
Compléments
Une plaque défile au-dessus d’un panache et laisse un chapelet de volcans.
| Modèle | Paramètre variable | Principe ou application |
|---|---|---|
| Pratt | Densité des colonnes | Profondeur de compensation identique ; explique notamment la subsidence thermique océanique. |
| Airy | Épaisseur des colonnes | Densité identique ; un relief élevé s’associe à une racine crustale. |
| Vening-Meinesz | Flexion d’une lithosphère rigide | Compensation régionale sous une charge, comme un volcan ou une calotte glaciaire. |
| Caractéristique | Dorsale rapide | Dorsale lente |
|---|---|---|
| Vitesse d’expansion | Peut dépasser 10 cm/an | Inférieure à 4 cm/an |
| Production magmatique | Importante | Faible |
| Croûte océanique | Continue | Discontinue, avec manteau fréquemment affleurant |
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1. Où observe-t-on généralement les flux thermiques les plus élevés et les plus faibles ?
2. Quelle quantité de chaleur le refroidissement du manteau et du noyau fournit-il ensemble ?
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Quel est le flux géothermique moyen à la surface du globe ?
80 mW/m².
Quelle zone présente parfois des flux thermiques supérieurs à 500 mW/m² ?
Les dorsales.
À quelle surface équipotentielle le géoïde correspond-il ?
À la surface des océans, prolongée sous les continents.
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