QCM : Géodynamique de la lithosphère (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Où observe-t-on généralement les flux thermiques les plus élevés et les plus faibles ?

Dans les continents anciens pour les plus élevés, et aux dorsales pour les plus faibles.
Aux dorsales pour les plus élevés, et dans les zones de subduction pour les plus faibles.
Dans les bassins océaniques pour les plus élevés, et dans les continents anciens pour les plus faibles.
Dans les zones de subduction pour les plus élevés, et aux dorsales pour les plus faibles.

Aux dorsales pour les plus élevés, et dans les zones de subduction pour les plus faibles.

Explication

Les dorsales présentent les flux thermiques les plus élevés, parfois supérieurs à 500 mW/m², tandis que les zones de subduction ont les flux les plus faibles. Inverser ces deux régions confond leurs caractéristiques thermiques.

2. Quelle quantité de chaleur le refroidissement du manteau et du noyau fournit-il ensemble ?

Environ 18 TW, avec 13 TW provenant du manteau et 5 TW du noyau.
Environ 23 TW, avec 18 TW provenant du manteau et 5 TW du noyau.
Environ 20 TW, avec 14 TW provenant du manteau et 6 TW du noyau.
Environ 46 TW, avec 23 TW provenant du manteau et 23 TW du noyau.

Environ 23 TW, avec 18 TW provenant du manteau et 5 TW du noyau.

Explication

Le refroidissement progressif du manteau fournit 18 TW et celui du noyau 5 TW, soit 23 TW au total. Les 20 TW correspondent à la chaleur produite par désintégration radioactive, et non au refroidissement de ces enveloppes.

3. Quelle description définit le géoïde ?

Une surface sphérique de rayon constant, définie indépendamment du champ de pesanteur.
Une surface équipotentielle de pesanteur correspondant au niveau des océans et prolongée sous les continents.
Une surface topographique qui suit les reliefs continentaux et le fond des océans.
Une surface géométrique calculée comme référence, qui représente la Terre sous la forme d’une ellipse en trois dimensions.

Une surface équipotentielle de pesanteur correspondant au niveau des océans et prolongée sous les continents.

Explication

Le géoïde est une surface équipotentielle de pesanteur, confondue avec la surface des océans et prolongée sous les continents. La forme mathématique de référence est l’ellipsoïde, et non le géoïde.

4. Comment un excès de masse modifie-t-il le géoïde par rapport à l’ellipsoïde ?

Il attire la pesanteur vers lui et produit une bosse du géoïde.
Il détourne la pesanteur de lui et produit un creux du géoïde.
Il attire la pesanteur vers lui et produit un creux du géoïde.
Il détourne la pesanteur de lui et produit une bosse du géoïde.

Il attire la pesanteur vers lui et produit une bosse du géoïde.

Explication

Un excès de masse dévie la pesanteur vers lui et crée une bosse du géoïde par rapport à l’ellipsoïde. Un creux est associé à un déficit de densité, qui ne correspond donc pas à la situation décrite.

5. Que désigne une anomalie gravimétrique en un point donné ?

La différence entre la pression des colonnes rocheuses et celle de l’asthénosphère
La déformation régionale de la lithosphère sous l’effet d’une charge importante
La variation de densité entre deux colonnes à profondeur de compensation identique
L’écart entre la gravité mesurée et la gravité théorique calculée en ce point

L’écart entre la gravité mesurée et la gravité théorique calculée en ce point

Explication

Une anomalie gravimétrique correspond à l’écart entre la gravité observée et la valeur théorique calculée pour le même point. La variation de densité entre colonnes décrit plutôt le principe du modèle de Pratt.

6. Quelle zone de faible vitesse sismique marque la limite en profondeur des plaques lithosphériques ?

La zone de faible vitesse sismique, appelée LVZ
La discontinuité de Mohorovičić séparant croûte et manteau
Le plan de Wadati-Benioff associé aux foyers profonds
La limite noyau-manteau où se concentrent les ondes lentes

La zone de faible vitesse sismique, appelée LVZ

Explication

La base des plaques lithosphériques est délimitée en profondeur par la zone de faible vitesse sismique, ou LVZ. Le plan de Wadati-Benioff, contrairement à cette limite, désigne l’alignement des foyers sismiques dans une lithosphère qui plonge en subduction.

7. Quel rôle la convection mantellique joue-t-elle dans la tectonique des plaques ?

Elle détermine la forme des limites en refroidissant la croûte océanique.
Elle compense les différences de densité entre les colonnes lithosphériques.
Elle fournit le moteur des déplacements des plaques grâce à la chaleur interne du globe.
Elle mesure la vitesse des plaques à partir des anomalies sismiques.

Elle fournit le moteur des déplacements des plaques grâce à la chaleur interne du globe.

Explication

La chaleur interne alimente la convection mantellique, qui entraîne les mouvements des plaques lithosphériques. La compensation des différences de densité relève de l’isostasie, et non de la fonction motrice de la convection.

8. Comment les mesures GPS permettent-elles de déterminer le type de mouvement à une limite de plaques ?

Elles mesurent le sens et la vitesse des déplacements de part et d’autre de la limite.
Elles comparent l’âge des roches situées de part et d’autre de la limite.
Elles mesurent la profondeur des foyers sismiques de part et d’autre de la limite.
Elles comparent l’altitude des reliefs situés de part et d’autre de la limite.

Elles mesurent le sens et la vitesse des déplacements de part et d’autre de la limite.

Explication

Le GPS suit la position de balises et permet de mesurer le sens et la vitesse des déplacements, ce qui distingue convergence, divergence et coulissage. La profondeur des séismes renseigne sur l’activité tectonique, mais ne constitue pas la mesure GPS décrite ici.

9. En quoi les anomalies magnétiques positives et négatives des fonds océaniques correspondent-elles à des états différents du champ magnétique terrestre ?

Les positives enregistrent une période de polarité normale et les négatives une période de polarité inversée.
Les positives signalent un champ faible et les négatives un champ intense, sans changement de polarité.
Les positives enregistrent une polarité inversée et les négatives une période de polarité normale.
Les positives indiquent un basalte récent et les négatives un basalte ancien, indépendamment de la polarité.

Les positives enregistrent une période de polarité normale et les négatives une période de polarité inversée.

Explication

En refroidissant sous le point de Curie, les ferromagnésiens du basalte acquièrent et conservent la polarité du champ terrestre : les anomalies positives sont associées aux périodes normales, les négatives aux périodes inverses. Une anomalie négative ne correspond pas simplement à un champ moins intense, mais à une polarité inversée.

10. Quelle conséquence la remontée rapide de l’asthénosphère sous une dorsale a-t-elle sur les péridotites ?

Elle refroidit les péridotites jusqu’au franchissement du solidus, ce qui empêche la fusion.
Elle déforme le géotherme jusqu’au franchissement du solidus, ce qui engendre du magma.
Elle hydrate les péridotites jusqu’à leur solidification complète, ce qui réduit la production magmatique.
Elle augmente la pression des péridotites jusqu’au franchissement du liquidus, ce qui engendre du magma.

Elle déforme le géotherme jusqu’au franchissement du solidus, ce qui engendre du magma.

Explication

La remontée rapide se fait sans perte de chaleur et déforme le géotherme jusqu’à ce qu’il franchisse le solidus des péridotites, déclenchant leur fusion partielle et la formation de magma. Le franchissement du liquidus correspondrait à une fusion complète, alors qu’aux dorsales le processus décrit est une fusion partielle.

11. Pour déterminer la cause de la fusion partielle sous une plaque chevauchante, quel mécanisme faut-il rechercher dans le manteau situé au-dessus du slab ?

Le refroidissement du manteau chevauchant abaisse le géotherme et provoque la fusion des péridotites.
L’eau libérée par la déshydratation du slab abaisse le solidus des péridotites et permet leur fusion partielle.
La hausse de pression dans le slab élève son solidus et déclenche sa fusion avant toute déshydratation.
La fusion directe du slab fournit un magma qui entraîne ensuite la fusion des péridotites sus-jacentes.

L’eau libérée par la déshydratation du slab abaisse le solidus des péridotites et permet leur fusion partielle.

Explication

L’eau expulsée par le slab hydrate le manteau de la plaque chevauchante et abaisse le solidus des péridotites, ce qui rend possible leur fusion partielle lorsque le géotherme le croise. La fusion directe du slab est un distracteur plausible, mais le slab froid se déshydrate sans fondre.

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Quel est le flux géothermique moyen à la surface du globe ?

80 mW/m².

Quelle zone présente parfois des flux thermiques supérieurs à 500 mW/m² ?

Les dorsales.

À quelle surface équipotentielle le géoïde correspond-il ?

À la surface des océans, prolongée sous les continents.

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