QCM : Gestion des déchets en France et en Corse — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel principe permet de suivre le parcours des déchets depuis leur production jusqu’à leur traitement ?

La traçabilité
La proximité
La responsabilité du producteur-payeur
La valorisation matière

La traçabilité

Explication

La traçabilité permet de suivre le parcours des déchets et leurs étapes de gestion. Le principe de proximité vise plutôt à limiter les transferts susceptibles de déplacer la pollution.

2. En Corse, quel acteur élabore la politique régionale de gestion des déchets pour la Collectivité de Corse ?

L’Office de l’environnement de la Corse
Les intercommunalités de collecte
Le SYVADEC
Les communes prises séparément

L’Office de l’environnement de la Corse

Explication

L’Office de l’environnement de la Corse élabore la politique régionale de gestion des déchets et contribue à sa mise en œuvre. Les intercommunalités ont une compétence opérationnelle de collecte, tandis que le SYVADEC assure le traitement délégué.

3. Quelles sources sont citées pour étudier les données sur les déchets en Corse ?

L’ODEM, l’OTD et Zero Frazu.
La collectivité de Corse, les communes et les syndicats de traitement.
L’INSEE, l’ADEME et le ministère de la Transition écologique.
Les déchèteries, les centres de tri et les installations de stockage.

L’ODEM, l’OTD et Zero Frazu.

Explication

Les données territoriales corses peuvent être étudiées à partir de l’ODEM, de l’OTD et de Zero Frazu. Les autres ensembles désignent des institutions, des acteurs ou des installations, mais ne correspondent pas aux trois sources citées.

4. Quelle répartition des compétences correspond à l’organisation corse de la gestion des déchets ménagers et assimilés ?

Les communes collectent et l’Office de l’environnement traite les déchets
Le SYVADEC collecte et les intercommunalités traitent les déchets
L’Office de l’environnement collecte et les communes traitent les déchets
Les intercommunalités collectent et le SYVADEC traite les déchets

Les intercommunalités collectent et le SYVADEC traite les déchets

Explication

Les intercommunalités exercent la collecte des déchets ménagers et assimilés, tandis que le traitement est délégué au SYVADEC. L’Office de l’environnement intervient dans la planification de la politique régionale, et non dans cette répartition opérationnelle.

5. À qui la responsabilité élargie du producteur impose-t-elle de contribuer à la gestion des déchets issus des produits mis sur le marché ?

Aux consommateurs, transporteurs et organismes financiers
Aux collectivités, entreprises de collecte et tribunaux
Aux ménages, associations et établissements scolaires
Aux producteurs, importateurs et distributeurs

Aux producteurs, importateurs et distributeurs

Explication

La responsabilité élargie du producteur concerne les producteurs, les importateurs et les distributeurs des produits concernés. La collectivité n’assume pas automatiquement cette responsabilité à la place des acteurs mettant les produits sur le marché.

6. Quelle distinction décrit correctement la TEOM et la REOM ?

La TEOM est payée directement par l’usager, tandis que la REOM est incluse dans la taxe foncière du propriétaire
La TEOM est financée par le budget général, tandis que la REOM est perçue par le service fiscal de l’État
La TEOM est payée par le propriétaire via la taxe foncière, tandis que la REOM est payée directement par l’usager
La TEOM dépend du volume collecté, tandis que la REOM est calculée sur la valeur locative des locaux

La TEOM est payée par le propriétaire via la taxe foncière, tandis que la REOM est payée directement par l’usager

Explication

La TEOM est acquittée par le propriétaire dans le cadre de la taxe foncière, alors que la REOM est payée directement par l’usager dans un budget annexe équilibré. Le budget général peut toutefois compléter le financement du service, ce qui ne transforme pas la REOM en taxe foncière.

7. Quelle mission caractérise le SYVADEC depuis sa création en 2007 ?

Élaborer la politique régionale et organiser la collecte intercommunale
Fixer la taxe foncière et financer les transports régionaux
Valoriser les déchets triés et traiter les déchets résiduels non valorisables
Contrôler les installations et définir les normes nationales de traitement

Valoriser les déchets triés et traiter les déchets résiduels non valorisables

Explication

Créé le 13 juillet 2007, le SYVADEC valorise les déchets triés par ses collectivités adhérentes et traite les déchets résiduels non valorisables. L’élaboration de la politique régionale relève de l’Office de l’environnement, tandis que la collecte relève des intercommunalités.

8. Une propriété possède une base foncière de 18 000 euros et un taux de TEOM de 8 %. Quel montant de TEOM résulte de la formule applicable ?

225 euros225\ \text{euros}
1440 euros1\,440\ \text{euros}
14400 euros14\,400\ \text{euros}
18008 euros18\,008\ \text{euros}

$$1\,440\ \text{euros}$$

Explication

La TEOM se calcule en multipliant la base foncière par le taux : 18000×0,08=1440 euros18\,000\times0{,}08=1\,440\ \text{euros}. Diviser la base par le taux ou additionner les deux valeurs ne correspond pas à la formule de la taxe.

9. Quel dispositif correspond à la directive européenne-cadre sur les déchets adoptée en 2008 ?

Une hiérarchie des traitements, des objectifs chiffrés de recyclage et des plans nationaux de prévention.
Une obligation de tri des biodéchets, une tarification incitative et des achats publics de matériaux recyclés.
Une définition initiale du déchet, des responsabilités locales et une obligation générale d’élimination.
Des mesures de réemploi, d’information du consommateur et de lutte contre les dépôts sauvages.

Une hiérarchie des traitements, des objectifs chiffrés de recyclage et des plans nationaux de prévention.

Explication

La directive-cadre de 2008 établit une hiérarchie de traitement, fixe des objectifs chiffrés de recyclage et prévoit des plans nationaux de prévention. Les autres ensembles de mesures renvoient à des lois françaises adoptées à d’autres dates.

10. Quelle loi a défini le déchet, précisé les responsabilités du détenteur initial et des collectivités, et imposé une élimination limitant les risques sanitaires et environnementaux ?

La loi du 17 août 2015.
La loi du 15 juillet 1975.
La loi du 13 juillet 1992.
La loi du 10 février 2020.

La loi du 15 juillet 1975.

Explication

La loi du 15 juillet 1975 a posé ces fondements de la réglementation des déchets et de leur élimination. La loi de 1992 a davantage développé la valorisation, le recyclage et la planification territoriale.

11. Dans le cadre de la responsabilité élargie des producteurs, jusqu’à quel acteur la responsabilité peut-elle remonter ?

Jusqu’au producteur ou au metteur sur le marché du bien à l’origine du déchet.
Jusqu’au consommateur, considéré comme responsable de toute la filière de traitement.
Jusqu’à la collectivité chargée de la collecte dans le territoire concerné.
Jusqu’au détenteur qui conserve matériellement le déchet dans ses locaux.

Jusqu’au producteur ou au metteur sur le marché du bien à l’origine du déchet.

Explication

La responsabilité élargie peut remonter du consommateur jusqu’au producteur ou au metteur sur le marché du bien. Le détenteur conserve le déchet, mais cette garde ne définit pas la responsabilité du producteur sur son devenir.

12. Quelle succession caractérise le modèle de consommation linéaire ?

Conception, réparation, réemploi et recyclage
Production, réutilisation, valorisation et stockage
Extraction, production, consommation et abandon
Extraction, partage, entretien et réintroduction

Extraction, production, consommation et abandon

Explication

Le modèle linéaire suit l’enchaînement de l’extraction, de la production, de la consommation puis de l’abandon. Le réemploi et le recyclage correspondent plutôt à la logique circulaire.

13. Quels types d’impacts la gestion des déchets peut-elle produire sur un territoire ?

Des impacts principalement sanitaires, sans effet notable sur les activités économiques ou les emplois.
Des impacts sociaux limités aux usagers, sans approvisionnement des filières de valorisation.
Des impacts économiques favorables, sans coût particulier pour les collectivités responsables de la gestion.
Des impacts environnementaux, économiques et sociaux, avec des coûts, des filières alimentées et des emplois créés.

Des impacts environnementaux, économiques et sociaux, avec des coûts, des filières alimentées et des emplois créés.

Explication

La gestion des déchets comporte des dimensions environnementales, économiques et sociales : elle représente un coût collectif, mais peut aussi alimenter des filières de valorisation et créer des emplois. Réduire ses effets à une seule dimension ignore ces conséquences complémentaires.

14. Quel objectif correspond à la responsabilité élargie du producteur ?

Limiter la collecte afin de réduire les dépenses publiques
Internaliser les coûts jusqu’à la fin de vie du produit
Favoriser l’élimination sans modifier la conception des produits
Reporter la gestion des déchets sur les ménages concernés

Internaliser les coûts jusqu’à la fin de vie du produit

Explication

Ce dispositif cherche notamment à intégrer les coûts externes jusqu’à la fin de vie du produit et à encourager l’écoconception, le réemploi et le recyclage. Il ne vise donc pas à transférer la charge sur les ménages ni à privilégier l’élimination.

15. Selon l’article 1 de la loi du 15 juillet 1975, comment définir un déchet ?

Tout résidu destiné à l’abandon
Tout produit conservé après usage
Toute matière destinée au réemploi
Toute ressource extraite avant production

Tout résidu destiné à l’abandon

Explication

La loi du 15 juillet 1975 définit le déchet comme un résidu destiné à l’abandon. Une matière destinée au réemploi reste engagée dans un cycle d’utilisation et ne correspond donc pas à cette définition.

16. Quelle évolution réglementaire est associée à la loi du 13 juillet 1992 ?

Elle fixe la hiérarchie européenne des traitements et des objectifs chiffrés de recyclage.
Elle organise principalement le réemploi, l’information du consommateur et la lutte contre les dépôts sauvages.
Elle impose le tri à la source des biodéchets et l’extension des consignes de tri.
Elle introduit la valorisation, le recyclage, le déchet ultime et la planification territoriale.

Elle introduit la valorisation, le recyclage, le déchet ultime et la planification territoriale.

Explication

La loi du 13 juillet 1992 introduit notamment la valorisation, le recyclage, le déchet ultime, le traitement de proximité et la planification territoriale. Le tri à la source des biodéchets et l’extension des consignes relèvent notamment de la loi de 2015.

17. Quelle trajectoire associe correctement les objectifs européens de recyclage des déchets municipaux et la limite de mise en décharge ?

55 % en 2025, 60 % en 2030, 65 % en 2035, avec au plus 10 % mis en décharge en 2035.
55 % en 2025, 65 % en 2030, 75 % en 2035, avec au plus 5 % mis en décharge en 2035.
60 % en 2025, 65 % en 2030, 70 % en 2035, avec au plus 15 % mis en décharge en 2035.
50 % en 2025, 55 % en 2030, 60 % en 2035, avec au plus 20 % mis en décharge en 2035.

55 % en 2025, 60 % en 2030, 65 % en 2035, avec au plus 10 % mis en décharge en 2035.

Explication

Le paquet européen prévoit une progression du recyclage à 55 %, 60 %, puis 65 %, tandis que la mise en décharge est plafonnée à 10 % en 2035. Les autres trajectoires modifient les taux ou le plafond prévus.

18. Quelle distinction décrit correctement les responsabilités liées à un déchet ?

Le producteur initial reste responsable de son devenir, tandis que le détenteur en assure la garde.
Le producteur initial perd sa responsabilité dès que le déchet est confié à un détenteur.
Le détenteur devient responsable de son devenir, tandis que le producteur en assure la garde.
La collectivité devient propriétaire du déchet, tandis que le détenteur en organise la valorisation.

Le producteur initial reste responsable de son devenir, tandis que le détenteur en assure la garde.

Explication

Le producteur initial demeure juridiquement responsable du devenir du déchet, alors que le détenteur en assure la garde matérielle. Confondre ces rôles revient à attribuer au détenteur une responsabilité qui relève du producteur.

19. Quel organisme accompagne les acteurs de la transition écologique, finance la recherche et publie des données environnementales ?

La DREAL
Le ministère de la Transition écologique
L’ADEME
Le préfet de région

L’ADEME

Explication

L’ADEME accompagne les acteurs, finance des solutions innovantes et publie des données environnementales. Le ministère définit et met en œuvre la politique gouvernementale, tandis que la DREAL agit à l’échelle régionale sous l’autorité du préfet.

20. Quel organisme prépare et met en œuvre les politiques publiques relatives à l’environnement, au climat, aux risques et aux transports ?

La direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement
Le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
Le syndicat chargé du traitement des déchets ménagers
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

Le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires

Explication

Le ministère prépare et met en œuvre les politiques publiques dans ces différents domaines. L’ADEME accompagne et finance la transition écologique, mais elle ne définit pas la politique gouvernementale.

21. Qui est responsable des déchets produits par une activité économique ?

L’entreprise ou l’administration qui les produit
La collectivité du lieu où les déchets sont déposés
Le fabricant des équipements utilisés par l’entreprise
Le ménage situé à proximité de l’activité concernée

L’entreprise ou l’administration qui les produit

Explication

Les industries, commerçants, artisans et administrations restent responsables des déchets issus de leurs activités. Les collectivités prennent en charge l’élimination des déchets ménagers, ce qui constitue une situation différente.

22. Laquelle de ces catégories appartient aux principales catégories de déchets identifiées ?

Les déchets alimentaires sans distinction de producteur
Les déchets domestiques sans caractéristique particulière
Les déchets d’activités de soins à risques infectieux
Les déchets de loisirs à faible impact environnemental

Les déchets d’activités de soins à risques infectieux

Explication

Les déchets d’activités de soins à risques infectieux figurent parmi les principales catégories de déchets. Les autres formulations ne correspondent pas aux catégories précisément identifiées dans la classification présentée.

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Quelle est la définition légale d'un déchet selon la loi du 15 juillet 1975 ?

Un déchet est tout résidu destiné à l’abandon.

Que caractérise le modèle de consommation linéaire ?

Il enchaîne extraction, production, consommation et abandon.

Quel est l'objectif principal du modèle de consommation circulaire ?

Maintenir les matières dans le cycle par réemploi, réutilisation et recyclage.

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