QCM : Grammaire générative et faculté du langage — 29 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude propre à la grammaire générative ?

La capacité linguistique comme composante de la cognition humaine
La prescription des formes correctes dans les usages sociaux
La description exhaustive du vocabulaire d’une langue particulière
La comparaison historique des changements propres à chaque langue

La capacité linguistique comme composante de la cognition humaine

Explication

La grammaire générative étudie la capacité linguistique humaine en tant que composante de la cognition. La grammaire d’une langue particulière décrit plutôt un système linguistique donné, sans constituer l’objet général de la grammaire générative.

2. Que désigne l’I-langage dans la grammaire générative ?

Un ensemble de règles normatives destiné à corriger les productions des locuteurs
Une liste finie de constructions mémorisées et réutilisées sans modification
Un inventaire collectif de phrases transmises par une communauté linguistique
Un système linguistique interne et individuel capable de produire une infinité d’expressions

Un système linguistique interne et individuel capable de produire une infinité d’expressions

Explication

L’I-langage est le système linguistique interne propre à un individu, qui permet de composer une infinité d’expressions à partir d’unités discrètes. Il ne correspond donc ni à une norme collective ni à une simple liste de phrases mémorisées.

3. Que cherche à caractériser la grammaire universelle ?

Les règles scolaires utilisées pour distinguer les formes correctes et incorrectes
Les propriétés de la capacité linguistique humaine et leur évolution dans l’espèce
Les représentations syntaxiques propres au système interne d’un locuteur particulier
Les différences de vocabulaire entre les variétés régionales d’une même langue

Les propriétés de la capacité linguistique humaine et leur évolution dans l’espèce

Explication

La grammaire universelle porte sur les propriétés communes de la capacité linguistique humaine et sur leur évolution dans l’espèce. Le système interne d’un individu relève plutôt de l’I-langage, ce qui constitue la confusion la plus plausible.

4. Quelle propriété permet de produire indéfiniment des expressions à partir d’unités atomiques ?

Le déplacement, qui associe un objet à plusieurs positions syntaxiques
La sélection lexicale, qui choisit les unités selon leur catégorie grammaticale
L’infinité discrète, qui assemble des unités en objets structurés
La concaténation, qui impose un ordre linéaire aux éléments successifs

L’infinité discrète, qui assemble des unités en objets structurés

Explication

L’infinité discrète résulte de l’assemblage d’unités atomiques en objets structurés, ce qui permet de générer des expressions sans limite de longueur. Le déplacement concerne plutôt les occurrences multiples d’un objet dans une structure.

5. Comment se manifeste le déplacement dans une structure syntaxique ?

Une structure complexe est réduite à une suite d’éléments rangés de gauche à droite
Deux objets distincts sont placés l’un à côté de l’autre dans un ordre linéaire
Une unité lexicale est remplacée par une autre qui possède des traits comparables
Un même objet syntaxique occupe plusieurs positions sous forme d’une chaîne d’occurrences

Un même objet syntaxique occupe plusieurs positions sous forme d’une chaîne d’occurrences

Explication

Le déplacement permet à un objet syntaxique d’occuper plusieurs positions dans une structure, ces positions formant une chaîne d’occurrences. La simple concaténation ajoute un ordre linéaire, mais ne crée pas plusieurs occurrences d’un même objet.

6. Quel objet produit MERGE lorsqu’il s’applique à deux objets X et Y ?

Un objet K défini par K=⟨X,Y⟩K = \langle X,Y\rangle
Une copie K définie par K={X,X}K = \{X,X\}
Un objet K défini par K={X,Y}K = \{X,Y\}
Une séquence K définie par K=X×YK = X \times Y

Un objet K défini par $$K = \{X,Y\}$$

Explication

MERGE combine X et Y pour former l’objet K={X,Y}K = \{X,Y\}, une structure hiérarchique non ordonnée. L’écriture avec des crochets angulaires représenterait plutôt une structure ordonnée, ce qui correspond à une confusion avec la concaténation.

7. Quelle distinction décrit correctement External MERGE et Internal MERGE ?

External MERGE combine deux objets distincts, tandis qu’Internal MERGE réutilise un terme appartenant à un objet
External MERGE impose un ordre linéaire, tandis qu’Internal MERGE construit une relation hiérarchique
External MERGE déplace un terme interne, tandis qu’Internal MERGE combine deux objets distincts
External MERGE associe des traits, tandis qu’Internal MERGE transmet une structure aux interfaces

External MERGE combine deux objets distincts, tandis qu’Internal MERGE réutilise un terme appartenant à un objet

Explication

External MERGE combine deux objets distincts, alors qu’Internal MERGE combine un objet avec un terme qui lui appartient et produit une occurrence déplacée. Les autres propositions confondent ces opérations avec le déplacement, l’ordre linéaire ou d’autres opérations syntaxiques.

8. Que prohibe la condition d’inclusivité dans la construction syntaxique ?

La combinaison de deux objets syntaxiques par une opération de composition binaire
La formation de copies résultant du déplacement d’un objet déjà présent dans la structure
La recherche d’une tête syntaxique à partir des relations internes de la structure
L’introduction d’objets extrinsèques comme les traces, les niveaux de projection et les étiquettes

L’introduction d’objets extrinsèques comme les traces, les niveaux de projection et les étiquettes

Explication

La condition d’inclusivité interdit d’ajouter à la structure des objets extrinsèques introduits par la théorie, tels que les traces, les niveaux de projection ou les étiquettes. Les copies sont permises parce qu’elles résultent directement du déplacement d’objets déjà présents.

9. Dans quelles conditions MERGE simple et Triggered Merge s’appliquent-ils ?

MERGE simple s’applique librement, tandis que Triggered Merge dépend de traits formels
MERGE simple dépend de traits formels, tandis que Triggered Merge s’applique librement
MERGE simple associe des traits, tandis que Triggered Merge transmet la structure aux interfaces
MERGE simple exige une phase transférée, tandis que Triggered Merge crée une copie

MERGE simple s’applique librement, tandis que Triggered Merge dépend de traits formels

Explication

MERGE simple n’est pas déclenché par des traits formels et peut donc s’appliquer librement. Triggered Merge correspond à un assemblage soumis à des contraintes de traits, ce qui le rend plus complexe.

10. Quelle fonction remplit l’opération AGREE ?

Elle met en relation les traits d’un Probe et ceux d’un Goal dans son domaine de recherche
Elle combine deux objets syntaxiques pour former une structure hiérarchique binaire
Elle transmet une structure syntaxique aux composants produisant les représentations SEM et PHON
Elle déplace un objet hors d’une phase déjà transférée vers une position périphérique

Elle met en relation les traits d’un Probe et ceux d’un Goal dans son domaine de recherche

Explication

AGREE établit une relation entre les traits d’objets syntaxiques, notamment entre ceux d’un Probe et ceux d’un Goal dans le domaine de recherche. La combinaison d’objets relève de MERGE, tandis que la transmission aux interfaces relève de TRANSFER.

11. Que fait TRANSFER dans l’architecture syntaxique ?

Il déplace une occurrence vers le bord d’une phase avant sa transmission aux interfaces
Il met en relation les traits d’un Probe avec ceux d’un Goal dans son domaine de recherche
Il transmet un objet construit par la syntaxe étroite aux composants produisant SEM et PHON
Il combine deux objets distincts en une structure hiérarchique non ordonnée

Il transmet un objet construit par la syntaxe étroite aux composants produisant SEM et PHON

Explication

TRANSFER envoie un objet construit par la syntaxe étroite aux composants de mise en correspondance qui produisent les représentations SEM et PHON. La mise en relation des traits correspond à AGREE, tandis que le déplacement vers le bord d’une phase relève d’une contrainte sur le mouvement.

12. Que désigne l’externalisation dans l’architecture de l’I-langage ?

La mise en correspondance de la syntaxe étroite avec PHON
La sélection des antécédents par les systèmes sensorimoteurs
La mise en correspondance de la syntaxe étroite avec SEM
La conversion des représentations conceptuelles en intentions communicatives

La mise en correspondance de la syntaxe étroite avec PHON

Explication

L’externalisation met la syntaxe étroite en correspondance avec PHON, accessible aux systèmes sensorimoteurs. SEM relève plutôt de l’interprétation par les systèmes conceptuels-intentionnels, ce qui constitue la confusion à éviter.

13. À quelles interfaces les objets syntaxiques construits par MERGE sont-ils mis en correspondance ?

À SEM et à la prosodie, accessibles aux systèmes sensorimoteurs
À PHON et à la mémoire lexicale, accessibles au même système
À SEM et PHON, accessibles à deux systèmes d’interface distincts
À la syntaxe étroite et à TRANSFER, accessibles au système conceptuel

À SEM et PHON, accessibles à deux systèmes d’interface distincts

Explication

Les objets construits par MERGE sont mis en correspondance avec SEM et PHON. SEM est accessible aux systèmes conceptuels-intentionnels, tandis que PHON est accessible aux systèmes sensorimoteurs ; les autres réponses confondent ces niveaux.

14. Lorsqu’un objet syntaxique atteint l’interface conceptuelle-intentionnelle, quelle contrainte doit être respectée ?

Les termes doivent être réordonnés avant leur interprétation conceptuelle
Tous ses termes doivent recevoir une interprétation
Seuls les termes portant un rôle thématique doivent être interprétés
Ses termes peuvent être ignorés s’ils n’ont pas de réalisation phonétique

Tous ses termes doivent recevoir une interprétation

Explication

Le système conceptuel-intentionnel exige que tous les termes de l’objet syntaxique soient interprétés et qu’aucun ne soit ignoré. La présence ou l’absence d’une réalisation phonétique ne permet donc pas d’écarter un terme.

15. Que requiert le principe de Full Interpretation à l’interface conceptuelle-intentionnelle ?

Que les constituants soient convertis en une séquence linéaire
Que les pronoms soient liés à un antécédent c-commandant
Que chaque objet syntaxique reçoive une réalisation sonore
Que chaque terme de l’objet syntaxique soit interprété

Que chaque terme de l’objet syntaxique soit interprété

Explication

Le principe de Full Interpretation impose l’interprétation de tous les termes à l’interface conceptuelle-intentionnelle. La réalisation sonore et la linéarisation concernent d’autres aspects de l’architecture, tandis que la liaison relève de la Binding Theory.

16. Quelle distinction la Binding Theory établit-elle entre un antécédent c-commandant et un élément simplement coréférent ?

La coréférence suffit à l’interprétation des pronoms, alors que la c-commande concerne leur prononciation
La c-commande impose une relation sémantique, alors que la coréférence concerne la structure prosodique
La c-commande relie les mots au contexte, alors que la coréférence détermine leur ordre linéaire
La c-commande contribue à l’interprétation des pronoms, alors que la coréférence seule ne suffit pas

La c-commande contribue à l’interprétation des pronoms, alors que la coréférence seule ne suffit pas

Explication

La Binding Theory relie l’interprétation de certains pronoms à des antécédents qui les c-commandent. Un élément simplement coréférent ne satisfait pas nécessairement cette relation structurale, comme l’illustre l’absence de coréférence nécessaire entre John et him dans John likes him.

17. Quelle différence oppose l’interface SEM à l’externalisation EXT concernant la structure des représentations ?

SEM convertit la hiérarchie en séquence, tandis qu’EXT la préserve pour l’interprétation
SEM impose une articulation vocale, tandis qu’EXT construit les objets par MERGE
SEM élimine les relations hiérarchiques, tandis qu’EXT ajoute les rôles thématiques
SEM peut préserver la hiérarchie, tandis qu’EXT la convertit en format séquentiel

SEM peut préserver la hiérarchie, tandis qu’EXT la convertit en format séquentiel

Explication

SEM peut conserver les structures hiérarchiques, alors qu’EXT doit les rendre séquentielles pour permettre l’articulation vocale ou gestuelle. Les autres réponses inversent ces fonctions ou attribuent à ces interfaces des opérations syntaxiques qui ne leur correspondent pas.

18. Que suggèrent les observations de Smith et Tsimpli sur Chris concernant l’apprentissage du langage ?

Les propriétés prosodiques sont plus facilement maîtrisées que les règles de la syntaxe computationnelle
Les systèmes gestuels sont plus facilement maîtrisés que les systèmes reposant sur l’articulation vocale
Les règles fondées sur l’ordre linéaire sont plus facilement maîtrisées que celles dépendant de la structure
Les règles dépendant de la structure sont plus facilement maîtrisées que celles fondées sur l’ordre linéaire

Les règles dépendant de la structure sont plus facilement maîtrisées que celles fondées sur l’ordre linéaire

Explication

Les observations sur Chris indiquent qu’un système fondé sur des règles dépendant de la structure est plus facilement maîtrisé qu’un système fondé sur l’ordre linéaire. Elles ne portent pas principalement sur la comparaison entre gestes, parole et prosodie.

19. Quelle distinction oppose les deux possibilités logiques de MERGE dans sa conception étroite ?

External Merge attribue une étiquette, tandis qu’Internal Merge supprime les objets combinés
External Merge déplace un objet présent, tandis qu’Internal Merge combine deux objets distincts
External Merge combine deux objets distincts, tandis qu’Internal Merge déplace un objet déjà présent
External Merge crée des copies, tandis qu’Internal Merge crée des répétitions indépendantes

External Merge combine deux objets distincts, tandis qu’Internal Merge déplace un objet déjà présent

Explication

External Merge assemble deux objets qui ne formaient pas encore une même structure, alors qu’Internal Merge réintroduit dans la structure un objet déjà présent. L’idée selon laquelle External Merge déplacerait un objet inverse les propriétés des deux opérations.

20. Que devient l’espace de travail lorsqu’une opération MERGE restrictive combine les objets X et Y ?

L’objet X est supprimé tandis que Y devient l’objet principal de la structure
Les objets X et Y restent présents avec l’objet supplémentaire {X,Y}
Les objets X et Y sont remplacés par l’objet unique {X,Y}
Les objets X et Y sont remplacés par deux copies indépendantes dans la structure

Les objets X et Y sont remplacés par l’objet unique {X,Y}

Explication

Dans la conception restrictive, MERGE remplace X et Y par l’objet unique {X,Y}, ce qui réduit la complexité de l’espace de travail. Conserver simultanément X, Y et {X,Y} correspond à la confusion documentée, et non au fonctionnement décrit.

21. Comment distinguer les copies produites par Internal Merge des répétitions produites par External Merge ?

Internal Merge attribue une étiquette commune, tandis qu’External Merge laisse les objets sans structure
Internal Merge fusionne deux objets distincts, tandis qu’External Merge déplace un objet déjà présent
Internal Merge crée des copies d’un même objet, tandis qu’External Merge crée des répétitions indépendantes
Internal Merge crée des répétitions indépendantes, tandis qu’External Merge crée des copies d’un même objet

Internal Merge crée des copies d’un même objet, tandis qu’External Merge crée des répétitions indépendantes

Explication

Internal Merge relie plusieurs occurrences appartenant au même objet déplacé, ce qui produit des copies, tandis qu’External Merge peut introduire des éléments identiques indépendants. Confondre les deux opérations revient à attribuer les copies à External Merge.

22. Dans quelle analyse les deux groupes nominaux de « The man saw the man » doivent-ils être considérés comme des répétitions indépendantes ?

Dans une analyse où le second groupe nominal est une copie déplacée du premier
Dans une analyse où les deux groupes nominaux proviennent d’une seule chaîne de mouvement
Dans une analyse où chaque groupe nominal est introduit séparément par External Merge
Dans une analyse où la répétition lexicale est créée par une opération de LABEL

Dans une analyse où chaque groupe nominal est introduit séparément par External Merge

Explication

Dans « The man saw the man », les deux groupes nominaux sont deux occurrences indépendantes d’un même contenu lexical, donc des répétitions issues d’External Merge. Une chaîne de déplacement produirait plutôt des copies d’un même objet, ce qui n’est pas l’analyse donnée pour cette phrase.

23. Quelle différence oppose le MERGE simple au modèle de Bare Phrase Structure concernant l’étiquetage ?

Le MERGE simple choisit une étiquette parmi X et Y, tandis que Bare Phrase Structure construit une structure sans étiquette
Le MERGE simple conserve X et Y séparément, tandis que Bare Phrase Structure les exclut de la structure formée
Le MERGE simple crée une copie de X, tandis que Bare Phrase Structure crée une répétition indépendante de Y
Le MERGE simple construit {X,Y} sans étiquette, tandis que Bare Phrase Structure ajoute une étiquette choisie parmi X et Y

Le MERGE simple construit {X,Y} sans étiquette, tandis que Bare Phrase Structure ajoute une étiquette choisie parmi X et Y

Explication

Le MERGE simple produit l’objet non étiqueté {X,Y}, alors que Bare Phrase Structure lui ajoute une étiquette provenant de l’un des deux éléments. L’attribution de l’étiquette au MERGE simple inverse précisément la distinction établie.

24. Quel est le rôle de l’algorithme LABEL dans une structure syntaxique ?

Repérer l’élément lexical structurellement le plus proéminent pour déterminer l’étiquette
Déplacer un constituant vers une position supérieure afin de créer une copie
Remplacer deux objets de l’espace de travail par une structure sans étiquette
Construire un nouvel objet syntaxique en combinant deux éléments déjà présents

Repérer l’élément lexical structurellement le plus proéminent pour déterminer l’étiquette

Explication

LABEL examine l’objet syntaxique et identifie l’élément lexical qui y est structurellement le plus proéminent afin d’en déterminer l’étiquette. Construire l’objet par combinaison relève de MERGE, et non de l’algorithme LABEL.

25. Quelle propriété distingue PAIR-MERGE de MERGE simple dans l’analyse de certaines coordinations ?

PAIR-MERGE construit des paires ordonnées, tandis que MERGE simple construit des ensembles non ordonnés.
PAIR-MERGE construit des ensembles non ordonnés, tandis que MERGE simple construit des paires ordonnées.
PAIR-MERGE associe deux structures phonologiques, tandis que MERGE simple associe deux structures sémantiques.
PAIR-MERGE introduit une relation de dépendance, tandis que MERGE simple introduit une relation de déplacement.

PAIR-MERGE construit des paires ordonnées, tandis que MERGE simple construit des ensembles non ordonnés.

Explication

PAIR-MERGE se caractérise par la construction de paires ordonnées, contrairement à MERGE simple, qui construit des ensembles non ordonnés. La deuxième proposition inverse précisément les propriétés des deux opérations.

26. Comment le mouvement de tête traditionnellement décrit comme une adjonction peut-il être réanalysé ?

Comme une externalisation phonologique ou comme une opération d’Internal Merge syntaxique.
Comme une relation de coordination entre deux têtes portant des traits incompatibles.
Comme une opération de déplacement motivée par une modification obligatoire du sens.
Comme une insertion lexicale qui remplace une tête absente dans la structure.

Comme une externalisation phonologique ou comme une opération d’Internal Merge syntaxique.

Explication

Ce mouvement peut correspondre à une externalisation phonologique ou à un Internal Merge syntaxique, notamment parce qu’il est souvent dépourvu d’effets sémantiques. L’idée d’une modification obligatoire du sens ne rend pas compte de cette absence fréquente d’effets sémantiques.

27. Dans l’hypothèse où I-language est optimisé relativement à l’interface C-I, quel statut l’externalisation reçoit-elle ?

Elle est considérée comme un processus auxiliaire de l’architecture grammaticale.
Elle constitue le principe central qui détermine la structure de I-language.
Elle fournit les contraintes principales qui organisent l’interface conceptuelle-intentionnelle.
Elle remplace l’interface C-I comme objectif d’optimisation de la grammaire.

Elle est considérée comme un processus auxiliaire de l’architecture grammaticale.

Explication

Dans cette hypothèse, I-language est optimisé par rapport à l’interface C-I, tandis que l’externalisation est traitée comme un processus auxiliaire. La troisième proposition est erronée, car elle attribue à l’externalisation le rôle de source principale des contraintes d’optimisation.

28. Quel débat concerne le statut théorique de l’opération AGREE ?

AGREE peut relever de la syntaxe étroite pour le Cas et les traits φ, ou de l’externalisation pour la forme morphologique.
AGREE peut relever de la phonologie pour l’accentuation ou de la sémantique pour l’interprétation des rôles thématiques.
AGREE peut relever du lexique pour la sélection des mots ou de la prosodie pour la structure informationnelle.
AGREE peut relever de la syntaxe étroite pour l’ordre linéaire ou de la pragmatique pour l’organisation du discours.

AGREE peut relever de la syntaxe étroite pour le Cas et les traits φ, ou de l’externalisation pour la forme morphologique.

Explication

Le débat porte sur le fait qu’AGREE puisse gérer le Cas structural et les traits φ dans la syntaxe étroite, ou déterminer à l’interface la forme morphologique d’éléments flexionnels sous-spécifiés. Les autres propositions déplacent cette opération vers des domaines qui ne correspondent pas aux fonctions mentionnées.

29. Quelles deux exigences la théorie générative doit-elle satisfaire concernant l’I-language ?

Elle doit expliquer son acquisition par l’individu et son évolutivité dans la lignée humaine.
Elle doit expliquer sa réalisation phonétique et sa variation entre les langues contemporaines.
Elle doit décrire sa structure syntaxique et prédire les changements de sens en contexte.
Elle doit établir son origine culturelle et mesurer sa fréquence dans les productions enfantines.

Elle doit expliquer son acquisition par l’individu et son évolutivité dans la lignée humaine.

Explication

La théorie générative doit rendre compte à la fois de l’acquisition de l’I-language et de son évolutivité au cours de l’évolution humaine. La deuxième proposition confond ces exigences avec des questions de réalisation et de variation linguistique, qui ne constituent pas la distinction ciblée ici.

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Que décrit la grammaire générative en linguistique?

La capacité linguistique comme composante de la cognition humaine.

Qu'est-ce que l'I-langage en grammaire générative?

Le système linguistique interne et individuel permettant de composer une infinité d'expressions.

Que désigne la grammaire universelle dans la grammaire générative?

Le sujet de recherche sur les propriétés et l'évolution de la capacité linguistique humaine.

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