QCM : Grands enjeux socio-politiques — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche à montrer une démarche de dé-naturalisation d’un problème social ou politique ?

Pour quelles raisons les institutions produisent nécessairement ce problème
Pourquoi ce problème possède une origine naturelle indépendante des sociétés
De quelle manière ce problème reste identique selon les époques et les pays
Comment ce problème a été défini, par quels acteurs et dans quel contexte

Comment ce problème a été défini, par quels acteurs et dans quel contexte

Explication

La dé-naturalisation étudie la construction sociale et politique d’un problème en interrogeant sa définition, ses acteurs, son époque et son contexte national. L’idée d’une origine naturelle et indépendante des sociétés correspond précisément à l’évidence que cette démarche remet en question.

2. Quelle analyse relève d’une démarche de dé-naturalisation ?

Examiner comment un phénomène est devenu considéré comme problématique
Décrire un phénomène sans interroger les acteurs qui l’ont défini
Admettre qu’un phénomène est problématique dès qu’il semble largement visible
Comparer les réponses institutionnelles sans étudier la naissance du problème

Examiner comment un phénomène est devenu considéré comme problématique

Explication

La dé-naturalisation consiste à analyser les conditions dans lesquelles un phénomène est défini comme un problème. Se limiter à sa visibilité apparente revient à le tenir pour évident plutôt qu’à étudier sa construction.

3. Quels sont les quatre thèmes qui structurent le semestre ?

Les sondages, la diplomatie, les administrations et les politiques sociales
Les mobilisations sociales, l’économie, les collectivités et le droit européen
Les partis politiques, les médias, la justice et les relations internationales
Les problèmes publics, l’État, les campagnes électorales et la Ve République

Les problèmes publics, l’État, les campagnes électorales et la Ve République

Explication

Le semestre porte sur les problèmes publics, le fonctionnement de l’État, les campagnes électorales et les institutions de la Ve République. Les autres regroupements associent des objets politiques pertinents, mais ils ne correspondent pas aux quatre thèmes annoncés.

4. Quel parcours correspond à l’organisation thématique du semestre ?

Étudier les problèmes publics, puis l’État, les campagnes électorales et la Ve République
Commencer par la Ve République, puis analyser les médias, l’économie et les relations internationales
Aborder les campagnes électorales, puis les partis, les syndicats et les collectivités territoriales
Analyser l’État, puis la justice, les politiques sociales et les institutions européennes

Étudier les problèmes publics, puis l’État, les campagnes électorales et la Ve République

Explication

L’organisation du semestre suit quatre thèmes : problèmes publics, fonctionnement de l’État, campagnes électorales et institutions de la Ve République. Les autres parcours remplacent plusieurs thèmes prévus par des objets qui ne composent pas cette structure.

5. À quelles conditions un problème peut-il être qualifié de problème public ?

Lorsqu’il est reconnu par quelques personnes sans intervention institutionnelle
Lorsqu’il concerne une institution sans toucher un ensemble de personnes
Lorsqu’il est discuté publiquement mais reste absent des décisions institutionnelles
Lorsqu’il devient visible, collectif et pris en charge par les pouvoirs publics

Lorsqu’il devient visible, collectif et pris en charge par les pouvoirs publics

Explication

Un problème public est visible, concerne un collectif et fait l’objet d’une prise en charge par des institutions et des pouvoirs publics. Une discussion publique dépourvue de cette prise en charge ne suffit donc pas à établir son caractère public.

6. Que signifie l’idée qu’un problème public est construit ?

Sa réalité est fixée une fois pour toutes avant toute intervention institutionnelle
Son traitement dépend des institutions, tandis que sa définition reste indépendante
Sa définition, sa mesure et son traitement varient selon les acteurs et le contexte
Son existence est fictive parce qu’il résulte d’une décision politique

Sa définition, sa mesure et son traitement varient selon les acteurs et le contexte

Explication

Dire qu’un problème est construit signifie que les acteurs et le contexte influencent sa définition, sa mesure et son traitement, sans nier qu’il puisse avoir des effets réels. Le considérer comme fictif confond la construction de ses catégories et la négation de son existence.

7. Quel enchaînement décrit le passage d’un phénomène à un problème public ?

Le phénomène est débattu par des experts, puis cesse de concerner les pouvoirs publics
Le phénomène est institutionnel dès son apparition, puis devient progressivement moins visible
Le phénomène est mesuré, puis reste privé avant d’être reconnu par quelques individus
Le phénomène devient visible, concerne un collectif et commence à être pris en charge

Le phénomène devient visible, concerne un collectif et commence à être pris en charge

Explication

Un phénomène devient public lorsqu’il est rendu visible, qu’il concerne un ensemble de personnes et qu’une prise en charge institutionnelle commence. Le fait d’être mesuré ou discuté par des experts ne suffit pas à lui seul à produire cette transformation.

8. Quel dispositif français permet notamment de recenser les accidents corporels de la circulation ?

Le Bulletin d’analyse des accidents corporels de la circulation
Le Système d’observation des comportements routiers
Le Dossier médical des victimes de collision
Le Registre national des blessures hospitalières

Le Bulletin d’analyse des accidents corporels de la circulation

Explication

Le BAACC est le Bulletin d’analyse des accidents corporels de la circulation, utilisé notamment pour recenser ces accidents en France. Le registre du Rhône constitue une autre source de données, mais il ne correspond pas à cet acronyme.

9. Pourquoi le choix des données utilisées pour mesurer les accidents peut-il modifier la perception du problème ?

Parce que les statistiques remplacent les observations réalisées sur le terrain
Parce que les chiffres des accidents sont indépendants de leur mode de collecte
Parce qu’une statistique ne restitue pas forcément toutes les dimensions du problème
Parce que les données médicales décrivent directement les comportements des conducteurs

Parce qu’une statistique ne restitue pas forcément toutes les dimensions du problème

Explication

Une statistique met en évidence certains aspects d’un phénomène sans en représenter nécessairement la totalité. Les observations et les données médicales peuvent donc apporter des informations complémentaires, au lieu d’être remplacées par les chiffres.

10. Comment différents groupes professionnels peuvent-ils définir un même problème de sécurité routière ?

Les ingénieurs examinent les routes, les policiers les comportements et les médecins les blessures
Les ingénieurs évaluent les institutions, les policiers les véhicules et les médecins les statistiques
Les ingénieurs étudient les blessures, les policiers les routes et les médecins les comportements
Les ingénieurs analysent les comportements, les policiers les blessures et les médecins les routes

Les ingénieurs examinent les routes, les policiers les comportements et les médecins les blessures

Explication

Chaque groupe professionnel privilégie un aspect correspondant à son domaine : les ingénieurs s’intéressent notamment aux routes, les policiers aux comportements et les médecins aux blessures. Les autres associations inversent ces domaines d’expertise.

11. Quel effet la définition d’un problème public par certains acteurs peut-elle avoir sur l’action engagée ?

Elle empêche les institutions de sélectionner des données pour agir
Elle oriente les solutions vers les aspects du phénomène qu’ils ont retenus
Elle réduit le problème à une mesure commune indépendante des professions
Elle conduit les acteurs à adopter des solutions identiques malgré leurs analyses

Elle oriente les solutions vers les aspects du phénomène qu’ils ont retenus

Explication

Les acteurs ne sélectionnent pas les mêmes dimensions du phénomène, et leur définition oriente donc les solutions recherchées. Des analyses différentes peuvent ainsi conduire à des réponses publiques différentes, plutôt qu’à une solution uniforme.

12. Quelle différence caractérise principalement la définition de la sécurité routière en France et aux États-Unis ?

La France s’appuie sur les recherches militaires, tandis que les États-Unis privilégient les campagnes policières
La France met davantage l’accent sur le conducteur, tandis que les États-Unis privilégient le véhicule et la protection
La France analyse surtout les blessures médicales, tandis que les États-Unis étudient principalement l’état des routes
La France privilégie la protection du véhicule, tandis que les États-Unis mettent l’accent sur les comportements du conducteur

La France met davantage l’accent sur le conducteur, tandis que les États-Unis privilégient le véhicule et la protection

Explication

La France définit davantage la sécurité routière comme un problème lié aux comportements individuels ou aux conducteurs. Aux États-Unis, l’accent porte davantage sur le véhicule et la protection des personnes, ce qui distingue les deux approches.

13. Pourquoi les solutions proposées face à un même phénomène de sécurité routière peuvent-elles varier selon les pays ?

Elles suivent une évolution identique lorsque les problèmes de sécurité routière sont comparables
Elles dépendent notamment des acteurs, des données, des institutions, de l’histoire et des priorités politiques
Elles sont déterminées par les véhicules disponibles, indépendamment des institutions et des acteurs
Elles résultent principalement d’une mesure universelle qui produit les mêmes réponses nationales

Elles dépendent notamment des acteurs, des données, des institutions, de l’histoire et des priorités politiques

Explication

Les réponses varient parce qu’elles sont façonnées par les acteurs, les données mobilisées, les institutions, l’histoire nationale et les priorités politiques. Des phénomènes comparables peuvent donc être construits et traités différemment selon le contexte.

14. Pourquoi l’emploi du terme « crash » favorise-t-il une analyse différente de celle suggérée par le terme « accident » ?

Il présente l’événement comme une décision volontaire du conducteur et des passagers
Il décrit principalement les conditions météorologiques précédant la perte de contrôle
Il insiste sur les responsabilités juridiques plutôt que sur les mécanismes du choc
Il oriente l’analyse vers le choc, le véhicule, les blessures et les protections

Il oriente l’analyse vers le choc, le véhicule, les blessures et les protections

Explication

Le terme « crash » attire l’attention sur les mécanismes du choc, ses conséquences et les moyens techniques de protéger les occupants. À l’inverse, « accident » peut davantage évoquer un événement imprévisible, sans orienter aussi directement l’analyse vers ces éléments.

15. Une voiture heurte une glissière de sécurité : quel événement constitue la collision primaire ?

La projection d’un occupant contre une autre partie de l’habitacle
Le déplacement du conducteur contre la ceinture de sécurité
Le contact du passager avec le tableau de bord
Le choc de la voiture contre la glissière de sécurité

Le choc de la voiture contre la glissière de sécurité

Explication

La collision primaire est le choc du véhicule contre un autre véhicule ou contre son environnement, ici la glissière de sécurité. Les contacts entre les occupants et l’intérieur du véhicule relèvent de la collision secondaire.

16. Après l’impact d’un véhicule contre un mur, le conducteur heurte le volant : comment qualifier ce second choc ?

Une collision secondaire subie par l’occupant dans le véhicule
Une phase de prévention intervenant avant le choc du véhicule
Une collision primaire provoquée par le véhicule contre le mur
Une déformation extérieure liée à l’environnement de la route

Une collision secondaire subie par l’occupant dans le véhicule

Explication

Le choc du conducteur contre le volant survient après le choc du véhicule et concerne l’occupant à l’intérieur de l’habitacle : c’est une collision secondaire. Le contact initial entre le véhicule et le mur correspond, lui, à la collision primaire.

17. Quelle conséquence pratique découle de la distinction entre collision primaire et collision secondaire ?

Concentrer l’analyse sur l’évitement du choc avant toute autre mesure
Évaluer la sécurité d’un véhicule à partir de sa vitesse avant l’impact
Assimiler les blessures des occupants au choc entre le véhicule et la route
Réduire la gravité des conséquences même lorsque le choc survient

Réduire la gravité des conséquences même lorsque le choc survient

Explication

Cette distinction élargit la démarche : il s’agit aussi de limiter la gravité des conséquences lorsque le choc se produit, notamment en protégeant les occupants. Se focaliser sur l’évitement du choc négligerait l’analyse de la collision secondaire et de ses effets.

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Mémorisez les réponses avec 26 flashcards sur Grands enjeux socio-politiques.

Qu'est-ce que la dé-naturalisation en sociologie politique ?

C'est étudier pourquoi un problème social est défini comme tel, sans le considérer naturel.

Que consiste à ne pas considérer un problème social comme naturel ?

La dé-naturalisation.

Que permet le cours présenté dans cette section ?

Une première approche de la sociologie politique et une ouverture vers la science politique.

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