QCM : Initiation à la psychologie sociale — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche principalement à étudier la psychologie sociale ?

Les techniques permettant de mesurer les performances intellectuelles
La formation historique des institutions et des structures collectives
La manière dont les personnes se perçoivent, s’influencent et interagissent
Les mécanismes biologiques qui régulent les comportements individuels

La manière dont les personnes se perçoivent, s’influencent et interagissent

Explication

La psychologie sociale examine scientifiquement la perception de soi et d’autrui, les influences réciproques et les relations entre personnes. La sociologie se concentre davantage sur les sociétés et leurs structures, ce qui ne correspond pas au cœur de cette définition.

2. Comment la psychologie sociale conçoit-elle l’influence d’autrui sur les individus ?

La conduite individuelle dépend principalement de caractéristiques biologiques indépendantes du contexte
La présence réelle ou imaginée d’autrui peut modifier leurs états psychologiques et leurs conduites
L’influence sociale apparaît lorsque les individus appartiennent à une institution organisée
L’isolement analytique permet d’exclure l’influence d’autrui dans l’étude des comportements

La présence réelle ou imaginée d’autrui peut modifier leurs états psychologiques et leurs conduites

Explication

La psychologie sociale étudie l’effet de la présence réelle ou imaginée d’autrui sur les états psychologiques et les conduites. L’isolement analytique constitue une méthode d’étude et ne signifie pas que toute influence sociale disparaît.

3. Pourquoi une personne qui choisit une vie apparemment solitaire peut-elle encore être considérée comme un être social ?

Parce que la solitude supprime les besoins psychologiques liés aux autres
Parce que les comportements sociaux concernent principalement les activités réalisées en groupe
Parce que les choix individuels restent liés à des relations et à des normes sociales
Parce qu’un mode de vie solitaire implique une participation régulière aux institutions

Parce que les choix individuels restent liés à des relations et à des normes sociales

Explication

L’être humain demeure social même lorsque ses choix de vie semblent solitaires, car ses conduites s’inscrivent dans un univers de relations et de normes. La solitude apparente ne supprime donc pas la dimension sociale de l’existence.

4. Quelle caractéristique du nourrisson montre sa dépendance sociale dès la naissance ?

Il manifeste sa sociabilité après avoir appris les règles de son milieu
Il devient autonome après avoir établi ses premières habitudes quotidiennes
Il dépend d’autres personnes pour être nourri et recevoir des soins
Il peut assurer seul ses besoins physiologiques grâce à ses réflexes

Il dépend d’autres personnes pour être nourri et recevoir des soins

Explication

Dès la naissance, le nourrisson dépend d’autrui pour être nourri et soigné, ce qui révèle immédiatement son inscription relationnelle. L’autonomie adulte ne peut pas être attribuée au nouveau-né.

5. Dans l’expérience de Sagi et Hoffman, quelle réaction les nouveau-nés manifestaient-ils davantage vers l’âge de 34 heures ?

Ils réagissaient de manière comparable aux pleurs réels et au silence
Ils cessaient de pleurer dès qu’un autre nouveau-né produisait un son
Ils pleuraient davantage en entendant un son synthétique imitant des pleurs
Ils pleuraient davantage en entendant les pleurs réels d’un autre nouveau-né

Ils pleuraient davantage en entendant les pleurs réels d’un autre nouveau-né

Explication

Les nouveau-nés pleuraient davantage à l’écoute de vrais pleurs qu’à celle d’un son synthétique ou du silence. Cette différence indique une réaction particulière à un signal social authentique, plutôt qu’à sa simple imitation sonore.

6. Que montre l’expérience de Harlow sur l’attachement des jeunes singes ?

Ils évitaient les deux mères artificielles parce que l’alimentation suffisait à leur développement
Ils préféraient une mère artificielle douce à une mère métallique nourricière, sauf lorsqu’ils avaient faim
Ils préféraient une mère métallique nourricière à une mère douce dans toutes les situations
Ils recherchaient une mère douce après avoir été nourris par une mère métallique

Ils préféraient une mère artificielle douce à une mère métallique nourricière, sauf lorsqu’ils avaient faim

Explication

Les jeunes singes recherchaient généralement le contact de la mère artificielle douce, même si la mère métallique fournissait le biberon. Lorsqu’ils avaient faim, la motivation alimentaire pouvait toutefois modifier cette préférence.

7. Que désigne la socialisation ?

La réaction émotionnelle provoquée par les pleurs réels d’un autre nouveau-né
La tendance d’un nourrisson à rechercher un contact affectif lors d’une situation nouvelle
Le processus par lequel une personne apprend et intériorise les éléments socioculturels de son milieu
La séparation précoce d’un enfant d’avec les liens affectifs de son entourage

Le processus par lequel une personne apprend et intériorise les éléments socioculturels de son milieu

Explication

La socialisation correspond à l’apprentissage et à l’intériorisation des éléments socioculturels nécessaires à l’adaptation au milieu social. Les autres propositions décrivent respectivement l’attachement, une réaction néonatale et la séparation affective.

8. Quelle distinction oppose principalement la psychologie sociale et la sociologie ?

La psychologie sociale observe les cultures collectives, tandis que la sociologie mesure les comportements psychologiques personnels
La psychologie sociale décrit les mouvements sociaux, tandis que la sociologie explique les perceptions entre individus
La psychologie sociale étudie les structures sociales, tandis que la sociologie analyse les émotions individuelles en interaction
La psychologie sociale analyse les processus psychologiques en relation, tandis que la sociologie étudie les sociétés et leurs structures

La psychologie sociale analyse les processus psychologiques en relation, tandis que la sociologie étudie les sociétés et leurs structures

Explication

La psychologie sociale porte sur les processus psychologiques des individus en relation avec autrui, alors que la sociologie étudie les sociétés, leurs structures et leurs mouvements. Les autres propositions inversent ou brouillent ces domaines d’analyse.

9. Quelle conclusion Durkheim tire-t-il de la stabilité du taux de suicide d’une année à l’autre ?

Le suicide possède des causes sociales qui dépassent les personnalités individuelles
Le suicide s’explique par la ressemblance entre les conduites individuelles d’une même génération
Le suicide varie surtout selon les réactions émotionnelles observées dans les interactions quotidiennes
Le suicide résulte principalement de décisions personnelles indépendantes du contexte collectif

Le suicide possède des causes sociales qui dépassent les personnalités individuelles

Explication

Pour Durkheim, la stabilité statistique du taux de suicide révèle l’existence de causes sociales qui ne se réduisent pas aux caractéristiques personnelles. L’explication sociologique porte donc sur des déterminations collectives plutôt que sur les seules décisions individuelles.

10. Quelle différence méthodologique est principalement associée à la psychologie sociale et à la sociologie ?

La psychologie sociale utilise surtout l’analyse historique, tandis que la sociologie privilégie les expérimentations contrôlées
La psychologie sociale repose principalement sur les études de cas, tandis que la sociologie mesure les réactions en laboratoire
La psychologie sociale privilégie l’observation participante, tandis que la sociologie étudie les interactions par expérimentation
La psychologie sociale recourt surtout à l’expérimentation, tandis que la sociologie mobilise notamment enquêtes et observation participante

La psychologie sociale recourt surtout à l’expérimentation, tandis que la sociologie mobilise notamment enquêtes et observation participante

Explication

La psychologie sociale utilise principalement l’expérimentation, tandis que la sociologie recourt notamment aux enquêtes, aux études de cas, à l’analyse historique et à l’observation participante. Les autres propositions attribuent à chaque discipline les méthodes caractéristiques de l’autre.

11. Quelle relation structure le regard psychosocial proposé par Moscovici ?

Une relation ternaire entre un objet, un sujet et un alter
Une relation binaire entre un individu et son environnement matériel
Une relation collective entre une norme, une institution et une sanction
Une relation temporelle entre une cause, une crise et une conséquence

Une relation ternaire entre un objet, un sujet et un alter

Explication

Moscovici conçoit le regard psychosocial comme une relation ternaire articulant un objet, un sujet et un alter. Une relation binaire ou institutionnelle ne correspond pas à cette structure d’analyse.

12. Quelle distinction caractérise correctement les niveaux positionnel et idéologique de l’analyse des phénomènes sociaux ?

Le niveau positionnel étudie les croyances et valeurs, tandis que le niveau idéologique étudie les statuts et rôles.
Le niveau positionnel étudie les relations entre individus, tandis que le niveau idéologique étudie les comportements observables.
Le niveau positionnel étudie les statuts et rôles, tandis que le niveau idéologique étudie les croyances, valeurs et normes.
Le niveau positionnel étudie les mécanismes cognitifs, tandis que le niveau idéologique étudie les relations entre individus.

Le niveau positionnel étudie les statuts et rôles, tandis que le niveau idéologique étudie les croyances, valeurs et normes.

Explication

Le niveau positionnel porte sur les statuts et les rôles, alors que le niveau idéologique porte sur les croyances, les valeurs et les normes. Les mécanismes cognitifs relèvent plutôt du niveau intra-psychique et les relations du niveau inter-individuel.

13. Dans le modèle hypothétique de la violence collective, quelle séquence décrit correctement l’enchaînement proposé ?

Haine du groupe minoritaire, menace identitaire, violence collective, puis diminution du groupe majoritaire
Diminution relative du groupe majoritaire, menace identitaire, haine du groupe minoritaire, puis violence collective
Menace identitaire, violence collective, diminution du groupe majoritaire, puis haine du groupe minoritaire
Violence collective, diminution du groupe majoritaire, haine du groupe minoritaire, puis menace identitaire

Diminution relative du groupe majoritaire, menace identitaire, haine du groupe minoritaire, puis violence collective

Explication

Le modèle décrit une diminution relative du groupe majoritaire qui suscite une menace identitaire, puis une haine envers le groupe minoritaire et enfin une violence collective. La violence n’est donc pas le point de départ du processus.

14. Quel effet l’article annonçant que les personnes blanches ne seraient bientôt plus majoritaires a-t-il eu dans l’expérience de Craig et Richeson ?

Il a accru les déclarations d’appartenance démocrate par rapport à l’article neutre.
Il a réduit les déclarations politiques par rapport à l’article neutre.
Il a accru les déclarations d’appartenance républicaine par rapport à l’article neutre.
Il n’a produit aucune différence politique par rapport à l’article neutre.

Il a accru les déclarations d’appartenance républicaine par rapport à l’article neutre.

Explication

L’article annonçant une future perte de majorité a conduit les participants à se déclarer davantage républicains que ceux exposés à l’article neutre. L’article neutre servait de condition de comparaison et ne produisait pas cette hausse.

15. Que devait faire le participant dans l’expérience de Milgram lorsqu’un apprenant commettait une erreur ?

Interrompre la séance et demander à l’apprenant de corriger lui-même sa réponse
Observer les réponses sans intervenir ni modifier le niveau de décharge
Administrer une décharge fictive et augmenter son intensité à la demande de l’expérimentateur
Réduire l’intensité de la décharge et expliquer la règle à l’apprenant

Administrer une décharge fictive et augmenter son intensité à la demande de l’expérimentateur

Explication

Le participant devait poser des questions, administrer une décharge fictive après chaque erreur et en augmenter l’intensité sur demande de l’expérimentateur. Les décharges étaient fictives, même si les participants les croyaient réelles.

16. Quelle conclusion l’expérience de Milgram permet-elle de tirer sur l’obéissance à l’autorité ?

Une personne ordinaire refuse généralement d’obéir dès qu’une consigne provoque un malaise moral.
Une personne ordinaire obéit surtout lorsque personne ne revendique une autorité légitime.
Une personne ordinaire peut obéir très loin à une autorité légitime malgré son malaise moral.
Une personne ordinaire adopte un comportement violent parce qu’elle ignore les conséquences morales.

Une personne ordinaire peut obéir très loin à une autorité légitime malgré son malaise moral.

Explication

L’expérience montre qu’une personne ordinaire peut poursuivre une conduite très obéissante sous l’influence d’une autorité légitime, malgré son malaise ou son jugement moral. Le résultat met donc en évidence la pression de l’autorité plutôt que son absence.

17. Quelle exigence éthique s’applique à une recherche qui dissimule son véritable objet aux participants ?

Elle doit publier l’objet véritable avant l’expérience pour éviter toute réaction imprévue.
Elle doit respecter un code éthique et prévoir un débriefing expérimental.
Elle doit remplacer le consentement par une simple observation des participants.
Elle doit supprimer toute information finale afin de préserver la spontanéité des réponses.

Elle doit respecter un code éthique et prévoir un débriefing expérimental.

Explication

La dissimulation de l’objet réel impose le respect d’un cadre éthique et déontologique ainsi que la mise en place d’un débriefing expérimental. Supprimer l’information finale contredirait précisément la fonction du débriefing.

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Qu'est-ce que la psychologie sociale selon Myers et Lamarche (1992) ?

L'étude scientifique de la façon dont les personnes se perçoivent, s'influencent et entrent en relation.

Comment la présence d'autrui influence-t-elle selon Yzerbyt et Klein (2023) ?

Elle influence les états psychologiques et les conduites des individus.

Que s'intéresse à la psychologie sociale selon Leyens et Yzerbyt (1997) ?

À la connaissance d'autrui, aux influences réciproques entre soi et autrui et aux interactions sociales.

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