QCM : Neurosciences affectives et langage — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les neurosciences affectives et sociales, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elles analysent principalement la conduction nerveuse périphérique.
Elles concernent des processus comme la mémoire et l’attention.
Elles excluent l’étude de la perception et du langage.
Elles décrivent les émotions sans examiner leurs bases cérébrales.
Elles étudient les mécanismes cérébraux associés aux émotions.

Elles concernent des processus comme la mémoire et l’attention. · Elles étudient les mécanismes cérébraux associés aux émotions.

Explication

Les neurosciences affectives et sociales étudient les mécanismes cérébraux des émotions ainsi que de processus cognitifs comme la mémoire et l’attention. Elles incluent aussi la perception et le langage, et ne se limitent pas à la conduction périphérique ni à une description dépourvue de bases cérébrales.

2. Parmi les propositions suivantes concernant le champ des neurosciences affectives et sociales, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les mécanismes cérébraux des émotions constituent un objet d’étude central.
L’attention figure parmi les processus cognitifs concernés par ce champ.
La mémoire fait partie des processus cognitifs étudiés dans ce champ.
La perception est étrangère aux processus examinés par ce domaine.
Le langage peut être étudié avec les émotions et les processus cognitifs.

Les mécanismes cérébraux des émotions constituent un objet d’étude central. · L’attention figure parmi les processus cognitifs concernés par ce champ. · La mémoire fait partie des processus cognitifs étudiés dans ce champ. · Le langage peut être étudié avec les émotions et les processus cognitifs.

Explication

La mémoire, l’attention, la perception et le langage font partie des processus cognitifs mentionnés. Le domaine étudie également les mécanismes cérébraux sous-jacents aux émotions ; la perception n’en est donc pas étrangère.

3. L’électroencéphalographie se caractérise par :

Des électrodes placées sur le cuir chevelu.
Une implantation d’électrodes dans le tissu cérébral.
Une intervention chirurgicale nécessaire avant chaque enregistrement.
Une technique non invasive d’enregistrement de l’activité cérébrale.
Une mesure de l’activité électrique cérébrale.

Des électrodes placées sur le cuir chevelu. · Une technique non invasive d’enregistrement de l’activité cérébrale. · Une mesure de l’activité électrique cérébrale.

Explication

L’EEG est une technique non invasive qui mesure l’activité électrique cérébrale grâce à des électrodes posées sur le cuir chevelu. Les électrodes implantées caractérisent l’électrocorticographie, et l’EEG ne nécessite pas d’intervention chirurgicale.

4. Lors de l’enregistrement EEG de cellules pyramidales corticales, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Les décharges désynchronisées renforcent habituellement le signal enregistré.
Les signaux synchronisés de nombreuses cellules peuvent s’additionner.
L’EEG recueille l’activité d’une cellule pyramidale isolée.
Les signaux électriques s’additionnent lorsque les cellules déchargent à des moments différents.
Les cellules pyramidales concernées sont orientées parallèlement à la surface corticale.

Les signaux synchronisés de nombreuses cellules peuvent s’additionner.

Explication

L’EEG recueille l’activité simultanée d’un grand nombre de cellules pyramidales orientées perpendiculairement à la surface corticale. La synchronisation favorise l’addition des signaux, tandis que la désynchronisation tend à les annuler partiellement.

5. Quelles sont les réponses exactes au sujet des résolutions de l’EEG ?

Sa résolution spatiale atteint généralement l’ordre du millimètre.
L’EEG associe une faible résolution temporelle à une grande précision spatiale.
Sa résolution spatiale est faible, de quelques centimètres.
Sa résolution temporelle se situe habituellement autour de la seconde.
Sa résolution temporelle est de l’ordre de la milliseconde.

Sa résolution spatiale est faible, de quelques centimètres. · Sa résolution temporelle est de l’ordre de la milliseconde.

Explication

L’EEG possède une excellente résolution temporelle, de l’ordre de la milliseconde. En revanche, sa résolution spatiale est faible et se situe autour de quelques centimètres, contrairement aux valeurs proposées pour la seconde ou le millimètre.

6. Les équipements EEG comportent généralement :

Une disposition des électrodes fondée sur le système 10-20.
Des canaux destinés à enregistrer l’activité électrique cérébrale.
Des configurations comprenant notamment 32 ou 64 canaux.
Un raccordement des électrodes au cuir chevelu par un gel conducteur.
Des configurations pouvant atteindre 128 ou 256 canaux.

Une disposition des électrodes fondée sur le système 10-20. · Des canaux destinés à enregistrer l’activité électrique cérébrale. · Des configurations comprenant notamment 32 ou 64 canaux. · Un raccordement des électrodes au cuir chevelu par un gel conducteur. · Des configurations pouvant atteindre 128 ou 256 canaux.

Explication

Les équipements EEG comportent généralement 32, 64, 128 ou 256 canaux. Les électrodes suivent le système 10-20, sont reliées au cuir chevelu par un gel conducteur et enregistrent l’activité électrique cérébrale.

7. À propos de l’imagerie par résonance magnétique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle fournit des images limitées à une seule dimension du cerveau.
Elle emploie des ondes radio dans le processus d’imagerie.
Elle offre une résolution spatiale inférieure à celle de l’EEG.
Elle produit principalement des mesures de l’activité électrique corticale.
Elle utilise des champs magnétiques pour produire des images cérébrales.

Elle emploie des ondes radio dans le processus d’imagerie. · Elle utilise des champs magnétiques pour produire des images cérébrales.

Explication

L’IRM utilise des champs magnétiques et des ondes radio pour produire des images tridimensionnelles du cerveau. Elle fournit une résolution spatiale élevée, contrairement à l’EEG, et ne mesure pas principalement l’activité électrique corticale.

8. Concernant le mécanisme physique de l’IRM :

Le signal mesurable apparaît avant l’application de la radiofréquence.
La relaxation correspond à l’apport initial d’énergie par radiofréquence.
L’onde de radiofréquence retire de l’énergie aux protons excités.
Les protons d’hydrogène s’alignent dans un champ magnétique.
Le retour vers l’état initial empêche la production d’un signal mesurable.

Les protons d’hydrogène s’alignent dans un champ magnétique.

Explication

Les protons d’hydrogène s’alignent dans le champ magnétique, puis reçoivent de l’énergie grâce à une onde de radiofréquence. Leur retour vers l’état initial correspond à la relaxation et produit un signal mesurable.

9. Les caractéristiques respectives de l’IRM structurale et fonctionnelle comprennent :

L’IRM structurale renseigne principalement sur les variations d’activité cérébrale.
L’IRM fonctionnelle décrit la structure cérébrale sans activité mesurée.
L’IRM structurale décrit l’organisation anatomique du cerveau.
L’IRM fonctionnelle renseigne sur les variations d’activité cérébrale.
L’IRM fonctionnelle présente une résolution temporelle de l’ordre de la milliseconde.

L’IRM structurale décrit l’organisation anatomique du cerveau. · L’IRM fonctionnelle renseigne sur les variations d’activité cérébrale.

Explication

L’IRM structurale renseigne principalement sur l’organisation anatomique du cerveau, tandis que l’IRM fonctionnelle décrit les variations de son activité cérébrale. L’IRM fonctionnelle ne décrit donc pas la structure cérébrale sans activité mesurée. Sa résolution temporelle est de l’ordre de la seconde, et non de la milliseconde. Les deux modalités fournissent ainsi des informations distinctes.

10. Concernant le signal BOLD en IRM fonctionnelle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une hausse de désoxyhémoglobine augmente le signal BOLD régional.
Une diminution de désoxyhémoglobine dans une région activée augmente le signal BOLD.
Le niveau de désoxyhémoglobine influence le signal BOLD observé.
Une région activée peut présenter un signal BOLD plus élevé lorsque sa désoxyhémoglobine diminue.
Le signal BOLD est utilisé en IRM fonctionnelle.

Une diminution de désoxyhémoglobine dans une région activée augmente le signal BOLD. · Le niveau de désoxyhémoglobine influence le signal BOLD observé. · Une région activée peut présenter un signal BOLD plus élevé lorsque sa désoxyhémoglobine diminue. · Le signal BOLD est utilisé en IRM fonctionnelle.

Explication

L’IRM fonctionnelle repose sur le signal BOLD, qui dépend notamment de la désoxyhémoglobine. Dans une région activée, une diminution de celle-ci est associée à une augmentation du signal BOLD ; l’augmentation de désoxyhémoglobine proposée produit donc l’effet inverse.

11. Concernant les caractéristiques physiques des sons, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une fréquence plus élevée correspond à une hauteur plus aiguë.
La fréquence d’un son détermine sa hauteur perceptive.
Une fréquence plus élevée détermine une intensité sonore plus forte.
L’amplitude d’un son détermine son intensité perceptive.
Une amplitude plus importante correspond à une intensité sonore plus forte.

Une fréquence plus élevée correspond à une hauteur plus aiguë. · La fréquence d’un son détermine sa hauteur perceptive. · L’amplitude d’un son détermine son intensité perceptive. · Une amplitude plus importante correspond à une intensité sonore plus forte.

Explication

La fréquence détermine la hauteur, tandis que l’amplitude détermine l’intensité. Une fréquence élevée produit un son plus aigu et une amplitude élevée un son plus intense ; l’intensité ne dépend donc pas directement de la fréquence.

12. Parmi les propositions suivantes concernant la tonotopie cochléaire, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La tonotopie concerne les cellules ciliées plutôt que la transmission nerveuse.
Cette organisation dépend des fréquences auxquelles les cellules répondent.
La tonotopie décrit une organisation spatiale des cellules ciliées cochléaires.
La cochlée répartit spatialement les différentes fréquences sonores.
Le nerf auditif transmet le signal, mais ne définit pas la tonotopie cochléaire.

La tonotopie concerne les cellules ciliées plutôt que la transmission nerveuse. · Cette organisation dépend des fréquences auxquelles les cellules répondent. · La tonotopie décrit une organisation spatiale des cellules ciliées cochléaires. · La cochlée répartit spatialement les différentes fréquences sonores. · Le nerf auditif transmet le signal, mais ne définit pas la tonotopie cochléaire.

Explication

La tonotopie cochléaire est l’organisation spatiale des cellules ciliées selon leurs fréquences de réponse. Elle concerne la cochlée ; le nerf auditif assure ensuite la transmission du signal vers le cerveau.

13. Le trajet du signal auditif vers le cortex comprend :

Le signal auditif rejoint directement le cortex depuis la cochlée.
Le cortex auditif reçoit finalement le signal transmis par ces relais.
Le tronc cérébral intervient dans la transmission auditive.
Le signal passe de la cochlée au nerf auditif.
Le thalamus participe au relais vers le cortex auditif.

Le cortex auditif reçoit finalement le signal transmis par ces relais. · Le tronc cérébral intervient dans la transmission auditive. · Le signal passe de la cochlée au nerf auditif. · Le thalamus participe au relais vers le cortex auditif.

Explication

Le signal suit un trajet comprenant la cochlée, le nerf auditif, le tronc cérébral et le thalamus avant d’atteindre le cortex auditif. Il ne rejoint donc pas directement le cortex depuis la cochlée.

14. Concernant les régions périsylviennes du langage :

Le gyrus angulaire appartient aux régions périsylviennes du langage.
Le cortex auditif primaire appartient aux régions périsylviennes du langage.
Le gyrus temporal supérieur est inclus dans cet ensemble régional.
L’aire de Wernicke fait partie des régions périsylviennes du langage.
Le cortex moteur et l’aire de Broca y sont également compris.

Le gyrus angulaire appartient aux régions périsylviennes du langage. · Le cortex auditif primaire appartient aux régions périsylviennes du langage. · Le gyrus temporal supérieur est inclus dans cet ensemble régional. · L’aire de Wernicke fait partie des régions périsylviennes du langage. · Le cortex moteur et l’aire de Broca y sont également compris.

Explication

Les régions périsylviennes comprennent notamment le cortex auditif primaire, l’aire de Wernicke, le gyrus temporal supérieur, le gyrus angulaire, le cortex moteur et l’aire de Broca. Chaque structure citée appartient donc à cet ensemble.

15. Parmi les propositions suivantes concernant le faisceau arqué, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il désigne l’ensemble des régions périsylviennes du langage.
Il relie principalement les régions auditives aux régions prémotrices.
Il relie l’aire de Broca à l’aire de Wernicke.
Il constitue une composante majeure de la voie dorsale du langage.
Le faisceau arqué est constitué d’un ensemble d’axones cérébraux.

Il relie l’aire de Broca à l’aire de Wernicke. · Il constitue une composante majeure de la voie dorsale du langage. · Le faisceau arqué est constitué d’un ensemble d’axones cérébraux.

Explication

Le faisceau arqué est un ensemble d’axones reliant Broca et Wernicke, et il constitue une composante importante de la voie dorsale. Il ne correspond pas à toutes les régions périsylviennes et ne se définit pas par la liaison entre régions auditives et prémotrices.

16. Un patient présente des difficultés de compréhension lexico-sémantique et d’intégration phonologique. Concernant les voies du langage, quelles sont les propositions exactes ?

La voie dorsale contribue principalement à la compréhension lexico-sémantique.
La voie ventrale assure principalement l’intégration sensorimotrice phonologique.
Les deux voies présentent habituellement une dominance cérébrale droite.
La voie ventrale participe aux aspects lexico-sémantiques du langage.
La voie dorsale participe à l’intégration sensorimotrice et phonologique.

La voie ventrale participe aux aspects lexico-sémantiques du langage. · La voie dorsale participe à l’intégration sensorimotrice et phonologique.

Explication

La voie ventrale, à dominance gauche, participe à la compréhension et aux aspects lexico-sémantiques. La voie dorsale, également à dominance gauche, intervient dans l’intégration sensorimotrice et les aspects phonologiques ; les attributions inverses et la dominance droite sont incorrectes.

17. Concernant l’effet McGurk, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le son perçu peut être intermédiaire entre les informations visuelle et auditive.
Une articulation visuelle correspondant à un son A est présentée.
L’effet illustre une interaction entre les informations visuelles et auditives.
Le stimulus auditif présenté correspond à un son B différent.
La combinaison audiovisuelle peut produire la perception d’un son C.

Le son perçu peut être intermédiaire entre les informations visuelle et auditive. · Une articulation visuelle correspondant à un son A est présentée. · L’effet illustre une interaction entre les informations visuelles et auditives. · Le stimulus auditif présenté correspond à un son B différent. · La combinaison audiovisuelle peut produire la perception d’un son C.

Explication

L’effet McGurk apparaît lorsqu’un mouvement articulatoire visuel associé à A accompagne un son auditif B. Cette discordance peut produire la perception d’un son C intermédiaire et montre l’intégration des informations visuelles et auditives.

18. Concernant la répartition des analyses du langage dans le cortex temporal, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’analyse phonologique est principalement réalisée dans le gyrus temporal moyen.
L’analyse acoustique est principalement réalisée dans le sulcus temporal supérieur.
L’analyse lexico-sémantique est principalement réalisée dans le sulcus temporal supérieur.
L’analyse acoustique est principalement réalisée dans le gyrus temporal supérieur.
L’analyse lexico-sémantique est principalement réalisée dans le gyrus temporal inférieur.

L’analyse acoustique est principalement réalisée dans le gyrus temporal supérieur.

Explication

L’analyse acoustique se déroule principalement dans le gyrus temporal supérieur. L’analyse phonologique relève plutôt du sulcus temporal supérieur, tandis que l’analyse lexico-sémantique se fait dans le gyrus temporal moyen, plutôt à gauche. Le gyrus temporal supérieur ne constitue donc pas le site principal de l’analyse phonologique, le gyrus temporal moyen n’est pas le site principal de l’analyse acoustique et le gyrus temporal inférieur n’est pas le site principal de l’analyse lexico-sémantique.

19. Parmi les propositions suivantes concernant le phonème, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un phonème constitue une unité sonore élémentaire d’une langue.
Un phonème peut différencier le sens de deux mots.
Un phonème désigne une syllabe complète produite dans la parole.
Un phonème correspond à la plus petite unité porteuse d’un sens lexical.
La définition du phonème dépend du système linguistique considéré.

Un phonème constitue une unité sonore élémentaire d’une langue. · Un phonème peut différencier le sens de deux mots. · La définition du phonème dépend du système linguistique considéré.

Explication

Un phonème est la plus petite unité sonore capable de différencier le sens de mots dans une langue. Il s’agit donc d’une unité distinctive dépendant du système linguistique, et non d’une unité porteuse de sens lexical ni nécessairement d’une syllabe.

20. Un modèle de traitement phonologique est dit récursif lorsqu’il :

Intègre des informations provenant de niveaux supérieurs.
Fonctionne sans interaction entre les niveaux de traitement.
Réalise les étapes phonologiques selon une succession parallèle.
Fait interagir plusieurs sous-systèmes de traitement.
Répète les échanges jusqu’à l’accès lexico-sémantique.

Intègre des informations provenant de niveaux supérieurs. · Fait interagir plusieurs sous-systèmes de traitement. · Répète les échanges jusqu’à l’accès lexico-sémantique.

Explication

Un modèle récursif de traitement phonologique fait interagir plusieurs sous-systèmes et intègre des informations provenant de niveaux supérieurs. Il répète les échanges jusqu’à l’accès lexico-sémantique. Les étapes ne suivent donc pas une succession parallèle dépourvue de boucles entre les niveaux.

21. Concernant la compréhension de la langue des signes, quelles propositions sont exactes ?

Le cortex frontal inférieur traite principalement les informations lexicales signées.
Le gyrus temporal supérieur participe aux aspects morphologiques et syntaxiques signés.
La compréhension signée mobilise des régions visuelles et motrices, contrairement à l’entrée auditive orale.
Le gyrus temporal moyen postérieur intervient principalement dans les aspects moteurs signés.
Le cortex occipital contribue au traitement visuel de la langue des signes.

Le gyrus temporal supérieur participe aux aspects morphologiques et syntaxiques signés. · La compréhension signée mobilise des régions visuelles et motrices, contrairement à l’entrée auditive orale. · Le cortex occipital contribue au traitement visuel de la langue des signes.

Explication

Le gyrus temporal supérieur intervient dans les aspects morphologiques et syntaxiques, tandis que le cortex occipital traite les informations visuelles. Les aspects lexicaux relèvent du gyrus temporal moyen postérieur et les aspects moteurs du cortex frontal inférieur ; la langue des signes mobilise donc des régions visuelles et motrices plutôt qu’une entrée auditive.

22. Les premiers systèmes d’écriture se caractérisent par quelle(s) proposition(s) exacte(s) ?

Ils se sont développés plusieurs dizaines de milliers d’années avant notre ère.
Ils sont apparus environ 3000 ans avant notre ère.
Ils témoignent d’une origine du langage écrit remontant aux premiers humains.
Ils sont apparus environ 3000 ans après notre ère.
Ils rendent le langage écrit relativement récent dans l’histoire humaine.

Ils sont apparus environ 3000 ans avant notre ère. · Ils rendent le langage écrit relativement récent dans l’histoire humaine.

Explication

Les premiers systèmes d’écriture datent d’environ 3000 ans avant notre ère, ce qui situe le langage écrit tardivement dans l’histoire humaine. Les autres formulations avancent des dates incompatibles ou confondent l’ancienneté du langage humain avec celle de l’écriture.

23. À propos du recyclage neuronal, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il a été défini par Dehaene en 2005 comme une spécialisation motrice.
Il mobilise le substrat biologique d’une fonction cérébrale préexistante.
Il réutilise une fonction cérébrale préexistante pour une fonction culturelle nouvelle.
Il correspond à l’apparition spontanée d’une fonction culturelle indépendante du cerveau.
Il désigne la création d’un substrat biologique entièrement nouveau par la culture.

Il mobilise le substrat biologique d’une fonction cérébrale préexistante. · Il réutilise une fonction cérébrale préexistante pour une fonction culturelle nouvelle.

Explication

Le recyclage neuronal réutilise une fonction cérébrale préexistante et son substrat biologique pour créer une fonction culturelle nouvelle. Il ne correspond ni à une spécialisation motrice, ni à l’apparition d’une fonction culturelle indépendante du cerveau, ni à la création d’un substrat biologique entièrement nouveau. Cette notion est notamment associée à Dehaene en 2005.

24. Concernant le cortex strié, quelles propositions sont exactes ?

Ses neurones peuvent répondre à l’orientation des bords.
Il correspond principalement aux aires V4 et V5 spécialisées dans couleur et mouvement.
Il traite principalement les objets complexes dans le cortex temporal inférieur.
Son organisation topographique concerne principalement les informations de couleur.
Il comprend notamment les aires visuelles V1, V2 et V3.

Ses neurones peuvent répondre à l’orientation des bords. · Il comprend notamment les aires visuelles V1, V2 et V3.

Explication

Le cortex strié comprend notamment les aires V1, V2 et V3. Leurs neurones peuvent répondre à l’orientation des bords et aux directions du mouvement selon une organisation topographique. La couleur et le traitement des objets complexes relèvent plutôt d’autres régions, notamment V4 et le cortex temporal inférieur.

25. Une personne doit reconnaître un objet puis le localiser dans l’espace : quelles propositions décrivent correctement les voies visuelles mobilisées ?

La voie dorsale passe par V5 vers le cortex pariétal postérieur.
La voie dorsale est principalement consacrée à l’identification lexicale des objets.
La voie ventrale contribue à la reconnaissance des objets.
La voie ventrale passe par V4 vers le cortex temporal inférieur.
La voie dorsale passe par V4 vers le cortex temporal inférieur.

La voie dorsale passe par V5 vers le cortex pariétal postérieur. · La voie ventrale contribue à la reconnaissance des objets. · La voie ventrale passe par V4 vers le cortex temporal inférieur.

Explication

La voie ventrale passe par V4 vers le cortex temporal inférieur et soutient la reconnaissance des objets. La voie dorsale passe par V5 vers le cortex pariétal postérieur et les régions motrices, où elle contribue au traitement spatial et du mouvement ; elle n’est pas principalement lexicale.

26. La VWFA, ou aire de la forme visuelle des mots, correspond à quelle(s) proposition(s) exacte(s) ?

Elle participe à la reconnaissance visuelle des mots.
Elle assure principalement l’analyse auditive de la parole.
Elle désigne une aire temporale spécialisée dans la production orale.
Elle est proposée comme une région du gyrus fusiforme.
Elle appartient principalement au cortex moteur frontal inférieur.

Elle participe à la reconnaissance visuelle des mots. · Elle est proposée comme une région du gyrus fusiforme.

Explication

La VWFA est une région proposée du gyrus fusiforme impliquée dans la reconnaissance visuelle des mots. Elle ne correspond ni à une aire motrice frontale ni à une région principalement auditive ou dédiée à la production orale.

27. La connectivité de la VWFA est associée à quelles fonctions ?

Sa connectivité avec les régions langagières est associée au vocabulaire.
Elle est associée à la lecture des mots par ses connexions langagières.
Ses connexions avec les régions attentionnelles sont associées à l’attention visuo-spatiale.
Sa connectivité avec les régions motrices est associée au vocabulaire.
Ses connexions attentionnelles sont principalement associées à la perception auditive.

Sa connectivité avec les régions langagières est associée au vocabulaire. · Elle est associée à la lecture des mots par ses connexions langagières. · Ses connexions avec les régions attentionnelles sont associées à l’attention visuo-spatiale.

Explication

Les connexions de la VWFA avec les régions langagières sont associées au vocabulaire et à la lecture des mots. Sa connectivité avec les régions attentionnelles est liée à l’attention visuo-spatiale, et non principalement aux fonctions motrices ou auditives.

28. Concernant les voies de la lecture, quelles propositions sont exactes ?

Les deux voies appliquent le même traitement aux mots familiers et non familiers.
La voie dorsale décode les mots non familiers par conversion graphème-phonème.
La voie ventrale décompose principalement les mots familiers en graphèmes et phonèmes.
La voie dorsale reconnaît directement les mots familiers sans conversion graphème-phonème.
La voie ventrale reconnaît directement les mots familiers.

La voie dorsale décode les mots non familiers par conversion graphème-phonème. · La voie ventrale reconnaît directement les mots familiers.

Explication

La voie dorsale traite les mots non familiers par conversion des graphèmes en phonèmes, tandis que la voie ventrale reconnaît directement les mots familiers. Les propositions inversant ces fonctions ou attribuant un traitement identique aux deux voies sont donc incorrectes.

29. La lecture à haute voix et la lecture silencieuse recrutent quelles régions ?

La lecture à haute voix implique principalement l’insula plutôt que les régions auditives.
La lecture silencieuse implique davantage l’insula.
La lecture à haute voix recrute des régions auditives et motrices bilatérales.
La lecture silencieuse implique davantage les régions auditives.
Les deux formes de lecture mobilisent exactement les mêmes régions dans les mêmes proportions.

La lecture silencieuse implique davantage l’insula. · La lecture à haute voix recrute des régions auditives et motrices bilatérales.

Explication

La lecture à haute voix recrute des régions auditives et motrices bilatérales, tandis que la lecture silencieuse implique davantage l’insula. La lecture silencieuse n’implique donc pas davantage les régions auditives et ne reproduit pas exactement le profil régional de la lecture à haute voix.

30. Concernant l’onde N400, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La N400 est une onde positive apparaissant environ 600 ms après le stimulus.
La N400 apparaît principalement lors d’une incongruité syntaxique.
L’onde N400 est une réponse cérébrale de polarité négative.
La N400 survient environ 400 ms après la présentation du matériel linguistique.
La N400 peut être déclenchée par un mot ou une phrase sémantiquement incongru.

L’onde N400 est une réponse cérébrale de polarité négative. · La N400 survient environ 400 ms après la présentation du matériel linguistique. · La N400 peut être déclenchée par un mot ou une phrase sémantiquement incongru.

Explication

L’onde N400 est négative et apparaît environ 400 ms après la présentation d’un mot ou d’une phrase sémantiquement incongru. Elle concerne l’incongruité sémantique, tandis que l’incongruité syntaxique est associée à la P600, qui est positive et survient vers 600 ms.

31. Parmi les propositions suivantes concernant l’onde P600, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle apparaît environ 600 ms après la présentation d’un élément linguistique.
La P600 est principalement associée à une incongruité sémantique.
L’onde P600 présente une polarité positive dans les réponses cérébrales.
La P600 se distingue de la N400 par son lien avec le traitement syntaxique.
Elle est liée à un élément incompatible avec la structure syntaxique attendue.

Elle apparaît environ 600 ms après la présentation d’un élément linguistique. · L’onde P600 présente une polarité positive dans les réponses cérébrales. · La P600 se distingue de la N400 par son lien avec le traitement syntaxique. · Elle est liée à un élément incompatible avec la structure syntaxique attendue.

Explication

La P600 est une onde positive apparaissant environ 600 ms après un élément incongruent avec la structure syntaxique attendue. Elle est donc associée à la syntaxe, contrairement à la N400, qui signale une incongruité sémantique.

32. Le traitement syntaxique du langage écrit implique principalement :

Le gyrus frontal inférieur, incluant l’aire de Broca, intervient dans ce traitement.
Le traitement syntaxique dépend principalement de régions frontales de l’hémisphère droit.
Ces régions syntaxiques sont davantage représentées dans l’hémisphère cérébral droit.
Le sillon temporal supérieur participe au traitement syntaxique des énoncés écrits.
Le traitement syntaxique mobilise principalement le gyrus temporal moyen droit et le cortex occipital.

Le gyrus frontal inférieur, incluant l’aire de Broca, intervient dans ce traitement. · Le sillon temporal supérieur participe au traitement syntaxique des énoncés écrits.

Explication

Le traitement syntaxique implique notamment le sillon temporal supérieur et le gyrus frontal inférieur, dont l’aire de Broca. Ces régions sont principalement situées dans l’hémisphère gauche, et non dans les régions ou l’hémisphère proposés dans les autres formulations.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Neurosciences affectives et langage.

Qu'étudient les neurosciences affectives et sociales ?

Les mécanismes cérébraux sous-jacents aux émotions et à certains processus cognitifs.

Quels processus cognitifs les neurosciences affectives et sociales incluent-elles ?

La mémoire, l’attention, la perception et le langage.

Qu'est-ce que l'électroencéphalographie ?

Une technique non invasive enregistrant l'activité électrique cérébrale via des électrodes sur le cuir chevelu.

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