Fiche de révision : Handicap, inclusion et APAS

Plan du Cours

  1. Définitions et représentations du handicap
  2. Des sociétés anciennes à la médicalisation
  3. Éducation spécialisée et normalisation
  4. Modèle biomédical et rééducation
  5. Lois et responsabilité collective
  6. Intégration et classifications médicales
  7. Loi de 1957 et réadaptation
  8. CIH et intégration sociale
  9. CIF et modèle biopsychosocial
  10. Droits et compensation en 2005
  11. Empowerment et capabilités
  12. Approche holistique en APAS
  13. Inclusion et inégalités persistantes

Repères chronologiques

  1. 1656Est fondé l’Hôpital général, destiné à enfermer les pauvres, à les isoler et à exercer sur eux contrôle social et répression.
  2. 1674L’Hôtel des Invalides accueille des anciens combattants et des personnes invalides dans un lieu d’enfermement et de prise en charge.
  3. 1793Philippe Pinel affirme que les aliénés sont des malades et non des coupables à punir, et qu’ils méritent les égards dus à l’humanité souffrante.
  4. 9 avril 1898La loi sur les accidents du travail rend l’indemnisation automatique et forfaitaire, proportionnelle à la gravité de l’accident et à la perte de capacité de travail, principalement pour les ouvriers et salariés de l’industrie.
  5. 14 juillet 1905La loi sur l’assistance aux vieillards, infirmes et incurables protège les personnes vulnérables qui ne peuvent être productives dans la société industrielle.
  6. 1933Est créée l’Association des paralysés de France (APF).
  7. 1945Est créée la Sécurité sociale.
  8. 1948Naît l’Organisation mondiale de la santé et la CIM est utilisée pour classifier les maladies, les causes de décès et mesurer la morbidité à l’échelle mondiale.
  9. 1960Est créée l’Union nationale des associations de parents d’enfants inadaptés (UNAPEI).
  10. 1960Est créée l’Association locale de parents d’enfants inadaptés (ALPEI).

1. Définitions et représentations du handicap

Notions clés & Définitions

  • Handicap selon la CIF : Selon la CIF de l’OMS (2001), le handicap résulte de l’interaction entre des limitations fonctionnelles et des barrières environnementales ou comportementales.

★ À maîtriser

  • Ludwig Guttmann utilise le sport pour réhabiliter les blessés de guerre et organise des jeux considérés comme les premiers Jeux paralympiques modernes, avec une adaptation des règles et une place accordée à la performance.

  • Henri Dorvil (2001) affirme que le handicap est autant une construction sociale qu’une réalité médicale.

📌 Être porteur d’un handicap ne signifie pas être malade: une personne amputée peut vivre avec un handicap moteur tout en étant en bonne santé et en ayant une vie sociale et sportive.

  • Depuis la Seconde Guerre mondiale, les progrès médicaux ont réduit la mortalité et augmenté l’espérance de vie, mais aussi accru le nombre de personnes vivant avec un handicap, une maladie chronique ou des séquelles de santé.

Compléments

  • L’activité physique adaptée a toujours été plus ou moins présente, mais les programmes spécialisés du XIXe siècle privilégiaient la performance sportive plutôt que la santé.

  • À la fin du XIXe siècle, la prise en charge des soldats blessés vise à restaurer leur autonomie ou à réduire leur dépendance envers autrui.

  • En 1960 ont lieu les premiers Jeux paralympiques.

  • Les objectifs du sport adapté s’étendent du renforcement de la santé physique à celui de la santé mentale.

  • Pour Fougeyrollas (2016), le handicap qualifie l’infériorité intrinsèque de corps différenciés par des atteintes anatomiques, fonctionnelles ou comportementales et par leur inaptitude au travail; la catégorie sociale reconnue administrativement a des contours flous.

  • Le handicap peut concerner toute personne dont le corps diffère de la norme, notamment les personnes aveugles, amputées ou blessées à la guerre.

  • Stilker (2005), Fougeyrollas (2010) et Gardou (2010) présentent l’existence de corps différents comme une composante de toute société humaine.

  • Les perceptions du handicap varient selon les cultures et les sociétés, certaines cultures l’interprétant comme une force spirituelle choisie par Dieu.

  • Une personne en fauteuil roulant peut être en situation de handicap parce que l’absence de rampe ou d’ascenseur rend l’environnement inaccessible.

  • Les handicaps sont de plus en plus segmentés par des diagnostics médicaux liés aux soins, à la rééducation et à l’emploi adapté.

  • En 1980, l’OMS met en place la Classification internationale des déficiences, incapacités et handicaps (CIDH), reconnaissant que le diagnostic seul ne suffit pas à comprendre la situation vécue.

Astuce mémo

Déficience médicale ≠ situation de handicap créée par l’environnement

2. Des sociétés anciennes à la médicalisation

★ À maîtriser

  • Dans l’Antiquité, le handicap est souvent interprété comme un choix de Dieu ou le destin, et les personnes handicapées sont marginalisées, réduites à la mendicité ou, pour certains enfants, tuées.

Compléments

  • Au Moyen Âge, les personnes considérées comme différentes sont isolées hors de la société.

Astuce mémo

Rejet moral → enfermement → humanisation médicale

3. Éducation spécialisée et normalisation

Points essentiels

  • L’Institut des jeunes aveugles fondé par Valentin Haüy en 1784 contribue à structurer une éducation spécifique pour les personnes handicapées.

  • L’école à l’origine de l’Institut des jeunes sourds, fondée par l’abbé de l’Épée, est créée en 1760.

  • Michel Foucault (1961) décrit ces institutions comme participant à la « normalisation des corps jugés déviants ».

  • Lapie (2021) décrit le passage de la personne infirme, perçue comme une créature maudite, à l’homme malade réhabilité par la science et la compassion.

4. Modèle biomédical et rééducation

★ À maîtriser

  • À la fin du XIXe siècle, la Classification internationale des maladies (CIM), régulièrement mise à jour par l’OMS, recense les maladies et pathologies en leur attribuant un code unique, classé par organe, système ou type de pathologie.

📌 La CIM décrit la pathologie, mais ne rend pas compte des différences de degré et de conséquences fonctionnelles entre des personnes atteintes de la même maladie, comme un AVC.

  • Le modèle biomédical définit le handicap comme un manque ou un dysfonctionnement de la personne auquel il faut répondre par l’éducation, les soins, les prothèses, la rééducation ou l’assistance, selon Castel (1991), Foucault (1972) et l’OMS (1980).

  • Le modèle biomédical tend à ignorer les contextes sociaux, culturels et environnementaux qui différencient les situations de personnes ayant une même pathologie.

Compléments

  • Le modèle biomédical se développe avec la médecine moderne et se renforce après la Seconde Guerre mondiale; il repose sur une vision biologique et pathologique du corps, portée notamment par des médecins militaires, des rééducateurs et des orthopédistes.

  • Dans la période d’industrialisation, le handicap devient un enjeu de productivité et la rééducation vise notamment le retour au travail, selon Foucault (1972). - Histoire de la folie à l’âge classique

  • La gymnastique orthopédique préconise notamment la marche et l’haltérophilie légère, dans une approche mécanique qui instrumentalise le corps à des fins de productivité.

  • Gleyse (2006) décrit le sport de cette période comme une forme d’éducation physique corrective et surveillée. - Gleyse, J., L’instrumentalisation hygiéniste du corps

Astuce mémo

Industrialisation → corps réparé pour redevenir productif

5. Lois et responsabilité collective

Points essentiels

  • La loi du 9 avril 1898 reconnaît que le travail moderne comporte des risques devant être pris en charge collectivement et contribue à la reconnaissance juridique du handicap acquis ainsi qu’à l’idée de réparation et d’utilité sociale du corps accidenté.

📌 Le handicap acquis apparaît au cours de la vie, par exemple après un accident, tandis que le handicap congénital est présent dès la naissance.

  • Robert Castel écrit dans Les métamorphoses de la question sociale (1995) que le corps invalide devient un sujet de droits plutôt qu’un simple objet de charité.

  • La loi de 1905 répartit la protection entre l’État et les départements et met en place des commissions cantonales pouvant attribuer une aide ou un placement.

  • La loi de 1905 reconnaît un droit à l’assistance aux personnes invalides hors du cadre professionnel et constitue une prémisse de la protection sociale.

6. Intégration et classifications médicales

★ À maîtriser

  • En 1946, une nomenclature médico-psychiatrique classe les déficiences mentales selon le quotient intellectuel et oriente les enfants vers des structures spécialisées.

  • La nomenclature médico-psychiatrique renforce la séparation entre personnes dites « normales » et « pas normales », avec des termes stigmatisants et une vision déficitaire et déterministe qui ne prend pas en compte l’environnement, le potentiel éducatif ni l’affectivité de l’enfant.

Compléments

  • La nomenclature distingue les catégories suivantes :

    • « idiot profond »
    • « idiot ou débile profond »
    • « imbécile »
    • « débile moyen ou léger »
    • « arriéré léger »
  • Les catégories de la nomenclature médico-psychiatrique servent à orienter les enfants vers des classes de perfectionnement, des hôpitaux psychiatriques ou des instituts médico-éducatifs naissants.

  • En 1963 est fondée la Fédération sportive des handicapés physiques, qui prend le nom de Fédération française handisport en 1977, tandis que le sport est alors envisagé comme une thérapie visant un objectif fonctionnel.

  • Dorvil et Mayer (2001) résument la logique biomédicale en affirmant que la personne est jugée utile si elle peut être rééduquée et redevenir productive.

  • Avant 1980, l’OMS définit le handicap comme la conséquence d’un dommage corporel qui réduit les fonctions normales de l’individu.

7. Loi de 1957 et réadaptation

★ À maîtriser

  • La loi du 23 novembre 1957 met en place des politiques sociales de rééducation, de travail et de solidarité nationale envers les personnes handicapées.

  • La loi de 1957 accorde un statut légal aux personnes handicapées et leur ouvre des droits spécifiques à l’emploi et à l’insertion professionnelle.

Compléments

  • Le statut reconnu par la loi de 1957 ouvre l’accès à la rééducation professionnelle, à l’orientation en milieu ordinaire ou protégé, à des quotas d’emploi et à des établissements spécialisés.

📌 La loi de 1957 reste centrée sur l’insertion professionnelle et le modèle médical, sans intégrer suffisamment les dimensions éducative et sociale ni l’accessibilité.

  • La réadaptation de l’après-guerre mobilise les sports adaptés, les gymnastiques médicales et la natation thérapeutique, préfigurant l’ergothérapie.

  • Le sport paralympique naît en 1948 à Stoke Mandeville sous l’impulsion de Ludwig Guttmann.

  • Foucault (1972) et Castel (1991) décrivent l’enjeu de la réadaptation comme la réparation du corps afin de retrouver une place sociale.

  • Lantz (2014) souligne que l’APA reste alors un prolongement du soin, assigné à la norme de productivité. - Lantz, E.

8. CIH et intégration sociale

Notions clés & Définitions

  • Processus de production du handicap : Concept développé au Québec.

★ À maîtriser

  • En 1980, la Classification internationale des handicaps (CIH) formalise un modèle du handicap en trois niveaux.

📌 Le modèle de la CIH distingue la déficience, l’incapacité et le désavantage social : la déficience est une lésion ou anomalie organique, l’incapacité une réduction de capacité fonctionnelle et le désavantage une conséquence sociale de la déficience.

  • La loi d’orientation de 1975 prévoit la scolarisation des personnes en situation de handicap en milieu ordinaire, la reconnaissance de leurs droits et le développement de la solidarité nationale.

Compléments

  • Dans les années 1980, Michel Deschamps propose de parler de personnes en « situation de handicap » pour souligner le rôle de l’environnement dans la création des obstacles sociaux.

  • En 1987, une loi impose aux entreprises d’employer 6 % de personnes handicapées.

Astuce mémo

Déficience → incapacité → désavantage : de l’atteinte au retentissement social.

9. CIF et modèle biopsychosocial

Notions clés & Définitions

  • Modèle biopsychosocial : Situation résultant de l’interaction entre des dimensions biologique, psychologique et sociale, plutôt que caractéristique intrinsèque de la personne.
  • Capacité : Niveau maximal de performance qu’une personne peut atteindre dans un environnement standardisé, selon l’OMS (CIF, 2001).

★ À maîtriser

  • En 2001, l’OMS adopte officiellement la CIF, qui remplace la CIH, comme modèle biopsychosocial du fonctionnement et du handicap.

📌 La CIM décrit les maladies, tandis que la CIF décrit leur impact fonctionnel et complète la CIM sans la remplacer. - OMS, 2001

Compléments

  • George Engel propose le terme « biopsychosocial » en 1977 en réaction au modèle biomédical.

  • Fougeyrollas (1998) affirme que l’exclusion vient de l’absence d’inclusion par la société plutôt que du corps déficient lui-même.

  • Curnier (2003) présente l’APA comme une médiation relationnelle située au croisement du soin et de l’éducation. - Curnier, D., APA et inclusion, revue Corps et Culture

Astuce mémo

CIM décrit la maladie ; CIF décrit ses effets fonctionnels.

10. Droits et compensation en 2005

Notions clés & Définitions

  • Handicap : Code de l’Action Sociale des familles - Toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant, selon le Code de l’action sociale et des familles.

★ À maîtriser

  • La loi du 11 février 2005 reconnaît de nouveaux droits aux personnes handicapées et met en œuvre le principe d’égalité déjà inscrit dans la Constitution.

  • La loi de 2005 prévoit le projet personnalisé de scolarisation, l’accessibilité des établissements publics et des transports, l’obligation d’emploi, la non-discrimination et la prestation de compensation du handicap (PCH).

Compléments

  • La loi reconnaît des handicaps physiques, sensoriels, mentaux, psychiques et cognitifs, ainsi que ceux liés à un trouble de santé invalidant, notamment les TSA, les troubles spécifiques des apprentissages et les maladies chroniques comme le diabète, la sclérose en plaques ou l’obésité sévère.

  • La loi du 11 février 2005 garantit le droit à la compensation des conséquences du handicap, notamment pour les surcoûts liés aux livres scolaires en braille, au chien d’aveugle, au fauteuil spécialisé ou à l’auxiliaire de vie.

  • La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est créée par la loi de 2005.

  • La solidarité nationale garantit l’accès aux droits suivants : prévention, dépistage et soins, éducation, formation, orientation professionnelle et emploi, minimum de ressources et logement, déplacement, protection juridique, activités physiques et sportives, loisirs, tourisme et culture, information et technologies de l’information

  • Les actions de prévention comprennent : l’information, l’accompagnement et le soutien des familles et des proches, le soutien au développement de groupes, la formation et le soutien des professionnels, l’information et la sensibilisation du public

11. Empowerment et capabilités

Notions clés & Définitions

  • Empowerment : Processus par lequel une personne ou un groupe développe sa capacité d’agir sur sa vie, ses choix et son environnement.
  • Capabilité : Liberté réelle d’agir selon ce que l’on a raison de valoriser dans sa vie.
  • Capabilités : Ensembles de combinaisons alternatives de fonctionnements qu’une personne est en mesure d’atteindre, selon A. Sen (1992).

Points essentiels

  • Le terme « empowerment », issu de l’anglais « to empower », s’est développé dans les mouvements féministes des années 1970-1980, puis en santé publique et en travail social.

  • Dans l’approche de l’empowerment en santé, la personne handicapée devient actrice de sa santé, de ses mouvements et de son intégration au lieu que le professionnel agisse à sa place.

  • Le professionnel soutient l’empowerment en :

    • créant un cadre favorable
    • valorisant les capacités
    • respectant les choix de la personne
  • Une personne peut être physiquement capable d’agir tout en étant socialement empêchée si son environnement ne permet pas l’expression de ses capabilités.

  • Stiker (2009) présente le passage de la capacité à la capabilité comme une avancée politique qui situe le handicap sur les plans éthique et structurel, au-delà des dimensions médicale et sociale. - Stiker, H-J, Une autre pensée du handicap

  • Selon Nussbaum (2006), la justice sociale exige que chacun ait la possibilité réelle d’exercer ses choix de vie. - Nussbaum, M.

  • L’APAS développe les capabilités en : proposant des environnements adaptés, respectant les préférences individuelles, reconnaissant les ressources internes et sociales

  • Letz (2022) présente le sport comme un outil d’empowerment qui transforme les représentations sociales du handicap.

  • Les activités et dispositifs préconisés comprennent : la marche active, le vélo adapté, le yoga, les sports fédéraux aménagés, les projets coconstruits avec les bénéficiaires, l’intégration dans les clubs, les structures sport-santé, les réseaux associatifs FFH/FFSA

Astuce mémo

Capacité : pouvoir faire ; capabilité : liberté réelle de choisir et d’agir.

12. Approche holistique en APAS

Notions clés & Définitions

  • Approche holistique : Considération de la personne dans sa globalité, en prenant en compte ses dimensions corporelles, psychologiques, sociales et environnementales afin de coconstruire des pratiques motrices porteuses de sens et soutenant son projet de vie.

Points essentiels

  • En APAS, l’approche holistique refuse de réduire le corps à sa déficience ou à sa performance seule.

  • L’EAPA vise à : favoriser l’autonomie et l’empowerment, soutenir les capabilités, inscrire la pratique physique dans un projet global de santé et de qualité de vie

  • Berthelot et Gori (2021) affirment que l’APA s’adapte aux projets de vie plutôt qu’au handicap lui-même. - Berthelot, E et Gori, R.

  • Lantz (2014) décrit l’APA comme un levier de santé globale, d’identité et de lien social, plutôt que comme un outil de normalisation corporelle. - Lantz, E.

13. Inclusion et inégalités persistantes

★ À maîtriser

  • En 2023, seuls 30 % des bâtiments publics sont accessibles, selon le rapport IGAS 2023.

  • En 2023, 430 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés, soit 2,5 fois plus qu’en 2006, mais 44 % ne bénéficient pas d’un accompagnement complet, selon le ministère de l’Éducation nationale.

  • En 2023, le taux d’emploi des personnes handicapées est de 38 %, contre 66 % pour le reste de la population active, selon la Dares.

Compléments

  • En 2022, 20 % des personnes handicapées vivent sous le seuil de pauvreté, selon l’INSEE.

  • En 2022, 56 % des usagers estiment que les MDPH ne répondent pas correctement à leurs besoins, selon le baromètre de la CNSA.

  • Les obstacles persistants à l’inclusion comprennent : les budgets insuffisants, le manque de personnel formé, la bureaucratie des MDPH, les inégalités territoriales liées à la ruralité, la fracture numérique, les représentations sociales stigmatisantes

  • Stiker (2013) estime que les politiques d’inclusion restent souvent des injonctions symboliques plutôt que des pratiques effectives. - Stiker, H-J, Le handicap comme épreuve de la démocratie

  • Fougeyrollas (2005) affirme que l’inclusion réelle exige une transformation de l’ensemble des structures sociales, au-delà des lois.

  • L’APAS est présentée comme un espace de capabilité où les personnes peuvent retrouver une liberté d’agir, une reconnaissance sociale et une construction identitaire positive.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Handicap, inclusion et APAS avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une personne qui utilise un fauteuil roulant ne peut pas entrer dans un bâtiment dépourvu de rampe. Selon la CIF de l’OMS, quel élément contribue à sa situation de handicap dans ce cas ?

2. Une personne amputée est en bonne santé, pratique un sport et participe à la vie sociale, tout en rencontrant des limitations motrices. Quelle conclusion convient ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Handicap, inclusion et APAS avec 10 flashcards interactives.

Comment le handicap est-il interprété dans l’Antiquité ?

Comme un choix de Dieu ou le destin.

Quelle priorité guidaient les programmes spécialisés du XIXe siècle ?

La performance sportive plutôt que la santé.

Que cherchait à restaurer la prise en charge des soldats blessés à la fin du XIXe siècle ?

Leur autonomie ou une moindre dépendance envers autrui.

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