QCM : Handicap, inclusion et APAS (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne qui utilise un fauteuil roulant ne peut pas entrer dans un bâtiment dépourvu de rampe. Selon la CIF de l’OMS, quel élément contribue à sa situation de handicap dans ce cas ?

Le diagnostic médical considéré indépendamment des obstacles rencontrés
L’interaction entre sa limitation fonctionnelle et l’absence d’aménagement
L’absence d’aménagement considérée indépendamment de sa situation
Sa limitation fonctionnelle considérée indépendamment de l’environnement

L’interaction entre sa limitation fonctionnelle et l’absence d’aménagement

Explication

La CIF comprend le handicap comme le résultat de l’interaction entre des limitations fonctionnelles et des barrières environnementales ou comportementales. Réduire la situation à la limitation néglige l’environnement, tandis que le diagnostic seul ne suffit pas à la caractériser.

2. Une personne amputée est en bonne santé, pratique un sport et participe à la vie sociale, tout en rencontrant des limitations motrices. Quelle conclusion convient ?

Sa participation sociale exclut qu’elle vive avec un handicap
Elle doit être considérée comme malade en raison de son handicap
Sa bonne santé signifie qu’elle ne présente aucune limitation
Elle peut vivre avec un handicap sans être malade

Elle peut vivre avec un handicap sans être malade

Explication

Le handicap ne signifie pas nécessairement être malade : une personne amputée peut être en bonne santé et mener une vie sociale et sportive tout en vivant avec un handicap moteur. Assimiler handicap et maladie confond deux notions distinctes.

3. Dans les représentations de l’Antiquité décrites ici, comment le handicap est-il souvent interprété, et quelle conséquence sociale touche fréquemment les personnes concernées ?

Comme une maladie à traiter, entraînant une prise en charge médicale
Comme un choix divin ou le destin, entraînant marginalisation ou mendicité
Comme une faute à punir, malgré les égards revendiqués par Pinel
Comme une différence à isoler hors de la société, selon une pratique médiévale

Comme un choix divin ou le destin, entraînant marginalisation ou mendicité

Explication

Dans l’Antiquité, le handicap est souvent rapporté à un choix de Dieu ou au destin, et les personnes concernées sont marginalisées, parfois réduites à la mendicité. L’isolement hors de la société est associé au Moyen Âge, tandis que Pinel défend une autre conception des aliénés.

4. En 1793, un responsable soutient que les aliénés doivent être punis parce qu’ils sont coupables. Quelle position de Philippe Pinel contredit directement cette affirmation ?

Les considérer comme des malades méritant les égards dus à l’humanité souffrante
Les enfermer comme des pauvres afin de les isoler et de les contrôler
Les considérer comme des coupables auxquels la punition est due
Les maintenir à l’écart parce qu’ils sont jugés différents de la société

Les considérer comme des malades méritant les égards dus à l’humanité souffrante

Explication

En 1793, Pinel affirme que les aliénés sont des malades et non des coupables à punir, et qu’ils méritent les égards dus à l’humanité souffrante. L’enfermement des pauvres à des fins de contrôle renvoie à l’Hôpital général fondé en 1656, et la culpabilité est précisément l’idée que Pinel rejette.

5. Que désigne la « normalisation des corps jugés déviants » dans l’analyse de Michel Foucault des institutions d’éducation spécialisée ?

Le fait que ces institutions remplacent l’éducation par une prise en charge médicale et des soins
Le fait que ces institutions cherchent à rapprocher les personnes handicapées des normes corporelles et sociales dominantes
Le fait que ces institutions organisent la séparation des personnes selon leurs capacités professionnelles
Le fait que ces institutions adaptent l’enseignement aux besoins individuels sans viser de conformité sociale

Le fait que ces institutions cherchent à rapprocher les personnes handicapées des normes corporelles et sociales dominantes

Explication

Foucault décrit ces institutions comme contribuant à façonner les corps considérés comme déviants afin de les rapprocher des normes établies. L’adaptation pédagogique peut faire partie de l’éducation spécialisée, mais elle ne rend pas compte de cette critique de la normalisation.

6. Quel organisme attribue à chaque maladie un code unique classé par organe, système ou type de pathologie ?

La Classification internationale du fonctionnement (CIF), adoptée par l’OMS en 2001
La Classification internationale des handicaps (CIH), qui distingue trois niveaux de retentissement
La Fédération française handisport, créée pour organiser les pratiques sportives adaptées
La Classification internationale des maladies (CIM), régulièrement mise à jour par l’OMS

La Classification internationale des maladies (CIM), régulièrement mise à jour par l’OMS

Explication

La CIM recense les maladies et pathologies en leur attribuant un code unique organisé par organe, système ou type de pathologie. La CIF porte plutôt sur le fonctionnement et les effets fonctionnels, et non sur le codage des maladies.

7. Quelle fonction la loi du 9 avril 1898 attribue-t-elle à la prise en charge collective des accidents du travail ?

Financer la rééducation des personnes handicapées pour faciliter leur retour à l’emploi
Reconnaître les risques du travail moderne et organiser la réparation des dommages subis par les salariés
Confier aux commissions cantonales l’attribution d’une aide ou d’un placement adapté
Garantir une aide aux personnes invalides indépendamment de leur parcours professionnel

Reconnaître les risques du travail moderne et organiser la réparation des dommages subis par les salariés

Explication

Cette loi établit que les risques liés au travail moderne doivent être pris en charge collectivement et contribue à la reconnaissance du handicap acquis ainsi qu’à la réparation. La loi de 1905 concerne plutôt l’assistance aux personnes invalides hors du cadre professionnel.

8. À quelle date la nomenclature médico-psychiatrique qui classe les déficiences mentales selon le quotient intellectuel est-elle établie ?

En 1948
En 1954
En 1946
En 1960

En 1946

Explication

Cette nomenclature est mise en place en 1946 pour classer les déficiences mentales selon le quotient intellectuel et orienter les enfants vers des structures spécialisées. L’année 1948 correspond notamment à la création de l’OMS et aux premiers Jeux paralympiques, pas à cette classification.

9. Quelle distinction décrit le mieux la différence entre le statut légal créé par la loi de 1957 et la réadaptation de l’après-guerre ?

La loi garantit l’accessibilité générale, tandis que la réadaptation vise surtout la participation éducative en milieu ordinaire.
La loi reconnaît des droits liés à l’emploi, tandis que la réadaptation cherche à restaurer le corps pour retrouver une place sociale.
La loi impose l’égalité dans tous les domaines, tandis que la réadaptation privilégie l’autonomie sans objectif professionnel.
La loi organise une compensation financière des dépenses quotidiennes, tandis que la réadaptation s’appuie sur le diagnostic des maladies.

La loi reconnaît des droits liés à l’emploi, tandis que la réadaptation cherche à restaurer le corps pour retrouver une place sociale.

Explication

La loi de 1957 confère un statut légal et ouvre des droits spécifiques à l’emploi et à l’insertion professionnelle, alors que la réadaptation mobilise notamment des pratiques thérapeutiques pour réparer le corps et favoriser le retour à une place sociale. L’accessibilité générale et l’égalité dans tous les domaines ne caractérisent pas cette loi, qui reste centrée sur l’insertion professionnelle et le modèle médical.

10. Qui a proposé, dans les années 1980, l’expression « personnes en situation de handicap » afin de souligner le rôle de l’environnement dans la création des obstacles sociaux ?

Henri-Jacques Stiker
Michel Deschamps
Robert Castel
Henri Dorvil

Michel Deschamps

Explication

Michel Deschamps a proposé cette expression pour mettre en évidence la contribution de l’environnement aux obstacles rencontrés par les personnes. Henri Dorvil est notamment associé à l’idée que le handicap est une construction sociale autant qu’une réalité médicale.

11. Quel effet majeur la CIF de 2001 produit-elle sur la manière d’analyser le handicap par rapport à la CIH ?

Elle adopte une approche biopsychosociale qui considère le handicap comme le résultat d’interactions entre plusieurs dimensions.
Elle recentre l’analyse sur les lésions organiques afin de préciser les diagnostics médicaux.
Elle définit le handicap comme une conséquence sociale indépendante du fonctionnement individuel.
Elle remplace la classification des maladies par une évaluation des capacités physiques.

Elle adopte une approche biopsychosociale qui considère le handicap comme le résultat d’interactions entre plusieurs dimensions.

Explication

L’adoption de la CIF par l’OMS en 2001 consacre un modèle biopsychosocial qui met en relation les dimensions biologiques, psychologiques et sociales. Contrairement à une approche centrée sur les lésions, elle ne réduit pas le handicap au diagnostic médical.

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Comment le handicap est-il interprété dans l’Antiquité ?

Comme un choix de Dieu ou le destin.

Quelle priorité guidaient les programmes spécialisés du XIXe siècle ?

La performance sportive plutôt que la santé.

Que cherchait à restaurer la prise en charge des soldats blessés à la fin du XIXe siècle ?

Leur autonomie ou une moindre dépendance envers autrui.

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