QCM : Histoire de la psychologie clinique — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie littéralement le terme « psychologie » d’après son étymologie grecque ?

Une observation au chevet
Un traitement de la maladie
Un discours sur l’âme
Une mesure des comportements

Un discours sur l’âme

Explication

Le terme « psychologie » associe psyché, qui signifie âme, et logos, qui signifie discours. L’observation du malade au chevet relève de la clinique, et non de la psychologie.

2. Quel sens étymologique correspond au terme « clinique » ?

Le discours théorique consacré à l’âme
L’étude philosophique des causes premières
L’observation du malade à son chevet
La prescription de traitements médicaux

L’observation du malade à son chevet

Explication

La clinique vient du grec klinè, qui signifie lit, et désigne l’observation du malade à son chevet. Le discours sur l’âme correspond plutôt à la définition étymologique de la psychologie.

3. Quelle séquence décrit correctement les principales étapes de l’examen clinique ?

Palpation, prescription, interrogatoire et classement des symptômes
Interrogatoire, examen sensoriel, diagnostic et prescription
Diagnostic, prescription, interrogatoire et examen sensoriel
Observation collective, interprétation, traitement et archivage

Interrogatoire, examen sensoriel, diagnostic et prescription

Explication

L’examen clinique commence par l’interrogatoire, se poursuit par la palpation, l’observation et l’odorat, puis aboutit au diagnostic et à la prescription. Le diagnostic ne constitue donc pas la première étape de cette séquence.

4. Quels sont les deux courants à l’origine de la psychologie clinique ?

La médecine et la philosophie
La neurologie et la sociologie
La psychanalyse et la biologie
La psychiatrie et l’anthropologie

La médecine et la philosophie

Explication

La psychologie clinique trouve ses origines dans la médecine, art d’observer et de rétablir la santé, et dans la philosophie, science générale des êtres, des principes et des causes. La psychanalyse et la sociologie ne constituent pas les deux courants fondateurs indiqués ici.

5. Quelle posture caractérise la position clinique du psychologue ?

Une posture de distance, de silence et de neutralité
Une posture d’autorité, de jugement et de décision
Une posture d’humilité, de doute et d’incertitude
Une posture d’assurance, de contrôle et de certitude

Une posture d’humilité, de doute et d’incertitude

Explication

La position clinique implique l’humilité, le doute et l’incertitude, ainsi qu’une attitude tournée vers le patient vulnérable. Une certitude affirmée et une posture d’autorité s’éloignent de cette orientation clinique.

6. Comment Emmanuel Hirsh caractérise-t-il l’éthique associée à la position clinique ?

Comme une technique de classement des symptômes
Comme une méthode de certitude rationnelle
Comme une discipline de prescription médicale
Comme une « culture du doute »

Comme une « culture du doute »

Explication

Emmanuel Hirsh définit l’éthique comme une « culture du doute », ce qui relie directement la position clinique à une attitude éthique. Une certitude absolue contredit cette conception fondée sur le questionnement.

7. Quelle organisation du travail caractérise l’intervention du psychologue clinicien ?

Une observation en équipe suivie d’un entretien individuel
Un entretien individuel précédant toute observation collective
Une écoute isolée sans observation ni questionnement
Une prescription thérapeutique suivie d’une discussion en équipe

Une observation en équipe suivie d’un entretien individuel

Explication

Le psychologue clinicien observe d’abord en équipe, puis rencontre seul le patient, qu’il écoute, observe et questionne en mobilisant son propre psychisme. L’écoute individuelle ne remplace donc pas l’observation collective préalable.

8. Quelle contribution est attribuée à Pinel à la fin du XVIIIe siècle ?

Il crée un laboratoire de psychologie destiné à Janet
Il étudie les symptômes hystériques à la Salpêtrière
Il introduit l’hypnose pour démontrer l’origine psychique de l’hystérie
Il libère les aliénés de leurs chaînes et défend le traitement moral

Il libère les aliénés de leurs chaînes et défend le traitement moral

Explication

Pinel est associé à la libération des aliénés, au traitement moral de la folie et au classement des maladies mentales. L’hypnose et l’étude de l’hystérie à la Salpêtrière renvoient à Charcot, tandis que le laboratoire destiné à Janet est créé plus tard.

9. Comment Charcot concevait-il l’hystérie étudiée à la Salpêtrière en 1862 ?

Comme un trouble sensoriel dépourvu de toute dimension psychique
Comme une réaction morale produite par l’enfermement institutionnel
Comme une maladie organique causée par une lésion cérébrale identifiable
Comme une névrose fonctionnelle d’origine psychique, souvent liée à un traumatisme

Comme une névrose fonctionnelle d’origine psychique, souvent liée à un traumatisme

Explication

Charcot décrit l’hystérie comme une névrose fonctionnelle d’origine psychique et souvent associée à un traumatisme. Elle n’est donc pas définie comme une affection organique reposant sur une lésion identifiable.

10. Quel était le rôle de l’hypnose dans les travaux de Charcot sur l’hystérie ?

Provoquer une lésion temporaire afin d’identifier l’origine organique du trouble
Remplacer l’observation clinique par une interprétation exclusivement neurologique
Reproduire puis faire disparaître les symptômes pour montrer leur nature psychique
Administrer un traitement durable destiné à supprimer les symptômes hystériques

Reproduire puis faire disparaître les symptômes pour montrer leur nature psychique

Explication

Charcot utilisait l’hypnose pour reproduire puis faire disparaître les symptômes, afin de démontrer qu’ils avaient une nature psychique. Cette procédure servait donc principalement à établir leur mécanisme, plutôt qu’à constituer un traitement.

11. Sous quelle impulsion la psychologie clinique prend-elle son indépendance en 1925 ?

Sous l’impulsion de Janet
Sous l’impulsion de Lagache
Sous l’impulsion de Favez-Boutonnier
Sous l’impulsion de Ribot

Sous l’impulsion de Lagache

Explication

En 1925, Lagache joue un rôle décisif dans l’indépendance de la psychologie clinique. Favez-Boutonnier intervient plus tard, en 1958, lors de la reconnaissance de la psychologie clinique comme sous-discipline.

12. Quelle réalisation est associée à Lagache en 1947 ?

La fondation du premier laboratoire de psychologie clinique à Paris
La création de la première licence nationale de psychologie à Strasbourg
La reconnaissance de la psychologie clinique comme sous-discipline
La création de la première licence de psychologie à Clermont-Ferrand

La création de la première licence nationale de psychologie à Strasbourg

Explication

En 1947, Lagache détache la psychologie de la philosophie et crée à Strasbourg la première licence nationale de psychologie. La licence de Clermont-Ferrand appartient à la période de guerre, tandis que la reconnaissance comme sous-discipline est liée à Favez-Boutonnier en 1958.

13. Comment la maladie mentale contribue-t-elle à comprendre les processus psychiques normaux ?

Elle les rend plus visibles en mettant en relief leurs excès et leurs déficits
Elle les réduit à des symptômes indépendants du fonctionnement psychique
Elle les remplace par une description générale des comportements sociaux
Elle les explique principalement par les institutions qui organisent les soins

Elle les rend plus visibles en mettant en relief leurs excès et leurs déficits

Explication

La maladie mentale fonctionne comme une loupe : ses excès et ses déficits rendent plus perceptibles certains processus psychiques normaux. Elle ne se limite donc pas à une description sociale ou à une liste de symptômes séparés du fonctionnement psychique.

14. Un chercheur compare une capacité psychique ordinaire à ses formes excessives ou déficitaires observées dans la maladie mentale : quelle démarche adopte-t-il ?

Il utilise la maladie mentale comme révélateur du fonctionnement normal
Il considère la maladie mentale comme un phénomène sans lien avec la normalité
Il étudie la normalité sans mobiliser les manifestations psychopathologiques
Il interprète chaque déficit comme une preuve d’un fonctionnement psychique absent

Il utilise la maladie mentale comme révélateur du fonctionnement normal

Explication

Cette démarche utilise les manifestations excessives ou déficitaires de la maladie mentale pour mieux comprendre les processus psychiques ordinaires. Étudier la normalité sans ces contrastes ne permet pas de bénéficier de l’effet révélateur attribué à la maladie mentale.

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Que signifie le mot grec psyché dans psychologie ?

Âme.

Que signifie le mot grec klinè dans clinique ?

Lit.

Quelles étapes comprend l’examen clinique ?

Interrogatoire, palpation, observation, odorat, diagnostic, prescription.

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