QCM : Histoire du bénévolat et du travail social — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue le bénévolat du travail social salarié dans leur construction historique ?

Le bénévolat s’exerce sous subordination hiérarchique, tandis que le travail social salarié relève d’une participation libre.
Le bénévolat est encadré par un contrat rémunéré, tandis que le travail social salarié dépend d’un engagement personnel.
Le bénévolat vise une qualification professionnelle, tandis que le travail social salarié repose sur une aide spontanée.
Le bénévolat est volontaire et non rémunéré, tandis que le travail social salarié repose sur un contrat de travail.

Le bénévolat est volontaire et non rémunéré, tandis que le travail social salarié repose sur un contrat de travail.

Explication

Le bénévolat repose sur une participation volontaire sans rémunération et a contribué à l’histoire du travail social. Le travail social salarié se distingue par l’existence d’un contrat de travail, et non par une aide spontanée.

2. Quels acteurs figuraient parmi les premiers intervenants auprès des personnes les plus démunies ?

Des fonctionnaires, des enseignants, des commerçants et des militaires
Des religieux, des notables, des patronages et des laïcs
Des industriels, des syndicats, des magistrats et des médecins
Des ouvriers, des journalistes, des élus et des ingénieurs

Des religieux, des notables, des patronages et des laïcs

Explication

Les premières formes d’aide étaient notamment portées par des religieux, des notables, des patronages et des laïcs. Les autres groupes proposés ne correspondent pas à l’ensemble des acteurs identifiés pour cette période.

3. Quelle situation illustre correctement la distinction entre une mission professionnelle de travail social et une activité bénévole ?

Un travailleur social aide un proche dans sa vie quotidienne, tandis qu’un bénévole exerce une mission définie par son employeur.
Un travailleur social intervient comme membre de sa famille, tandis qu’un bénévole assume les responsabilités d’un service professionnel.
Un travailleur social transmet des informations à titre personnel, tandis qu’un bénévole applique les obligations de son contrat de travail.
Un travailleur social accompagne une personne dans le cadre de ses missions, tandis qu’un bénévole lui apporte une aide sans fonction professionnelle.

Un travailleur social accompagne une personne dans le cadre de ses missions, tandis qu’un bénévole lui apporte une aide sans fonction professionnelle.

Explication

Une mission de travail social relève d’un cadre professionnel et doit être distinguée de l’aide familiale ou bénévole. L’accompagnement d’un proche ne définit pas, en lui-même, une mission professionnelle de travail social.

4. Sur quels principes repose principalement le bénévolat dans sa définition contemporaine ?

La bonne volonté et la non-réciprocité
La qualification obligatoire et l’évaluation contractuelle
La subordination hiérarchique et la rémunération
La prestation commerciale et la réciprocité financière

La bonne volonté et la non-réciprocité

Explication

Le bénévolat est fondé sur la bonne volonté de la personne et sur l’absence de réciprocité attendue. La subordination et la rémunération caractérisent plutôt le contrat de travail.

5. Quelle combinaison caractérise un contrat de travail ?

Une participation associative fondée sur la bonne volonté et dépourvue d’engagement contractuel
Une activité mise à disposition d’une autre personne sous subordination, en échange d’une rémunération
Une activité libre proposée à un groupe sans subordination ni contrepartie financière
Une aide personnelle apportée à un proche selon une relation de solidarité réciproque

Une activité mise à disposition d’une autre personne sous subordination, en échange d’une rémunération

Explication

Le contrat de travail associe la mise à disposition d’une activité, un lien de subordination et une rémunération. Une participation associative fondée sur la bonne volonté relève plutôt du bénévolat.

6. Quelle motivation était la plus fréquemment déclarée par les bénévoles en 2018 ?

Obtenir une rémunération, citée par 61 % des répondants
Mettre ses compétences au service du plus grand nombre, citée par 73 % des répondants
Faire avancer une cause, citée par 53 % des répondants
Aider les autres, citée par 77 % des répondants

Aider les autres, citée par 77 % des répondants

Explication

En 2018, aider les autres constituait la motivation la plus souvent déclarée, avec 77 %. Faire avancer une cause atteignait 53 %, tandis que la rémunération ne figurait pas parmi les motivations citées.

7. Comment les transformations du XIXe siècle ont-elles contribué à faire émerger de nouvelles situations de pauvreté ?

L’instabilité politique, les épidémies, l’industrialisation et l’exode rural ont créé de nouveaux besoins d’aide.
La stabilité politique, la baisse des maladies et le développement rural ont accru les besoins d’assistance.
L’industrialisation a supprimé les difficultés sociales tandis que les guerres ont favorisé l’autonomie économique des populations.
L’exode rural a réduit la pauvreté urbaine tandis que les épidémies ont principalement provoqué une croissance démographique.

L’instabilité politique, les épidémies, l’industrialisation et l’exode rural ont créé de nouveaux besoins d’aide.

Explication

Ces transformations ont produit de nouvelles formes de pauvreté auxquelles des initiatives d’aide ont tenté de répondre. L’exode rural a notamment contribué à accroître les difficultés dans les espaces urbains, et les épidémies correspondent à un risque sanitaire.

8. Quelle évolution de la population rurale est correctement présentée entre 1700 et 1921 ?

Elle passe de 83 % en 1700 à 69 % en 1872, puis à 54 % en 1921.
Elle reste proche de 83 % en 1700, 1872 et 1921.
Elle passe de 54 % en 1700 à 69 % en 1872, puis à 83 % en 1921.
Elle passe de 83 % en 1700 à 54 % en 1872, puis remonte à 69 % en 1921.

Elle passe de 83 % en 1700 à 69 % en 1872, puis à 54 % en 1921.

Explication

La part de la population rurale diminue progressivement, de 83 % en 1700 à 69 % en 1872, puis à 54 % en 1921. Cette évolution indique un recul de la population rurale plutôt qu’une stabilité ou une remontée.

9. Quelles formes pouvaient prendre les initiatives d’aide avant 1901 ?

Des tribunaux, hôpitaux militaires, écoles professionnelles et communes
Des administrations publiques, syndicats, mutuelles et entreprises commerciales
Des partis politiques, coopératives agricoles, banques et établissements pénitentiaires
Des congrégations, patronages, confréries, sociétés philanthropiques et ligues

Des congrégations, patronages, confréries, sociétés philanthropiques et ligues

Explication

Avant 1901, l’aide s’organisait notamment autour de congrégations, de patronages, de confréries, de sociétés philanthropiques et de ligues. Les autres réponses regroupent des institutions qui ne correspondent pas à cette typologie historique des initiatives d’aide.

10. Quelle évolution caractérise le rôle historique des patronages auprès des enfants ?

Ils assuraient principalement l’aide aux malades et la gestion d’hôpitaux urbains
Ils défendaient les intérêts professionnels des adultes dans des organisations syndicales
Ils réunissaient des donateurs pour financer des œuvres de bienfaisance non confessionnelles
Ils proposaient protection, jeux et prière, et ont partiellement inspiré les centres de loisirs

Ils proposaient protection, jeux et prière, et ont partiellement inspiré les centres de loisirs

Explication

Les patronages, d’abord religieux, encadraient les enfants par des activités de protection, de jeu et de prière, dont certains centres aérés et de loisirs sont des héritiers. L’aide aux malades relève plutôt des confréries, tandis que les deux autres réponses décrivent d’autres formes d’organisation.

11. Quel ensemble de conséquences humaines la Première Guerre mondiale entraîne-t-il en France ?

300 000 militaires tués, 1,4 million de civils morts, 600 000 blessés, 4,3 millions de veuves et 1 million d’orphelins
1,4 million de militaires tués, 4,3 millions de civils morts, 300 000 blessés, 1 million de veuves et 600 000 orphelins
1,4 million de militaires tués, 300 000 civils morts, 4,3 millions de blessés, 600 000 veuves et 1 million d’orphelins
900 000 militaires tués, 500 000 civils morts, 2 millions de blessés, 300 000 veuves et 600 000 orphelins

1,4 million de militaires tués, 300 000 civils morts, 4,3 millions de blessés, 600 000 veuves et 1 million d’orphelins

Explication

La guerre provoque en France 1,4 million de pertes militaires, 300 000 pertes civiles, 4,3 millions de blessés, 600 000 veuves et 1 million d’orphelins. Les autres propositions déplacent ou modifient les catégories et les chiffres associés à ce bilan.

12. Pourquoi les besoins sociaux accumulés après la Première Guerre mondiale favorisent-ils la professionnalisation du travail social ?

Ils orientent les actions sociales vers la distribution des bénéfices entre les intervenants
Ils réduisent les besoins sociaux et permettent aux institutions de limiter leurs interventions
Ils remplacent les interventions organisées par un engagement bénévole davantage informel
Ils conduisent à structurer l’offre, organiser les interventions et professionnaliser les pratiques

Ils conduisent à structurer l’offre, organiser les interventions et professionnaliser les pratiques

Explication

Dans un contexte économique et politique instable, l’accumulation des besoins impose de structurer l’offre et d’organiser les interventions, ce qui favorise la professionnalisation. Le bénévolat renvoie plutôt à un engagement non rémunéré et ne décrit pas ce processus de structuration professionnelle.

13. Comment l’article 1er de la loi de 1901 définit-il une association ?

Une organisation temporaire par laquelle des adhérents mutualisent leurs ressources pour rémunérer ses fondateurs
Une entreprise par laquelle plusieurs personnes réunissent leurs capitaux afin de distribuer régulièrement des bénéfices
Une institution publique par laquelle des agents coordonnent des activités d’intérêt général sous contrôle administratif
Une convention par laquelle au moins deux personnes mettent durablement en commun leurs connaissances ou leur activité dans un but sans partage des bénéfices

Une convention par laquelle au moins deux personnes mettent durablement en commun leurs connaissances ou leur activité dans un but sans partage des bénéfices

Explication

L’article 1er définit l’association comme une convention réunissant au moins deux personnes autour d’une mise en commun permanente de connaissances ou d’activité, dans un but autre que le partage des bénéfices. La distribution de bénéfices correspond plutôt à la logique d’une société commerciale.

14. Quelle distinction la loi de 1901 établit-elle entre la formation d’une association et sa capacité juridique ?

La formation exige une autorisation administrative préalable, tandis que la capacité juridique découle automatiquement de l’accord des membres
La formation dépend d’une reconnaissance publique, tandis que la capacité juridique résulte de la seule rédaction des statuts
La formation nécessite une déclaration préalable, tandis que la capacité juridique est acquise sans formalité complémentaire
La formation est libre sans autorisation ni déclaration préalable, mais la capacité juridique dépend du respect de l’article 5

La formation est libre sans autorisation ni déclaration préalable, mais la capacité juridique dépend du respect de l’article 5

Explication

L’article 2 permet de former librement une association sans autorisation ni déclaration préalable, mais la capacité juridique suppose le respect des dispositions de l’article 5. Confondre liberté de formation et acquisition de la capacité juridique constitue précisément l’erreur à éviter.

15. Quelle portée générale la loi de 1901 a-t-elle dans le monde associatif ?

Elle concerne les associations déclarées et dissout les groupements qui ne relèvent pas de son régime
Elle concerne les associations créées après 1901 et remplace les organisations constituées avant cette date
Elle concerne toutes les associations et structure le monde associatif sans faire disparaître les organisations antérieures
Elle concerne les associations confessionnelles et exclut les organisations philanthropiques non religieuses

Elle concerne toutes les associations et structure le monde associatif sans faire disparaître les organisations antérieures

Explication

La loi de 1901 s’applique à toutes les associations et structure le monde associatif, sans supprimer les organisations qui existaient auparavant. Elle ne se limite donc pas aux associations postérieures à son adoption et n’entraîne pas la disparition automatique des groupements antérieurs.

16. Dans quel contexte historique la loi de 1901 est-elle indissociable de la loi de 1905 ?

Dans un débat entre syndicats ouvriers et collectivités locales sur la création des administrations sociales
Dans une coopération entre mouvements religieux et militaires visant à réorganiser les services de santé
Dans une opposition entre associations philanthropiques et entreprises commerciales concernant la distribution des bénéfices
Dans un affrontement entre mouvements laïcs et religieux autour de la séparation de l’Église et de l’État

Dans un affrontement entre mouvements laïcs et religieux autour de la séparation de l’Église et de l’État

Explication

La loi de 1901 s’inscrit dans un contexte d’affrontement entre mouvements laïcs et religieux et doit être rapprochée de la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. Les autres situations ne correspondent pas au contexte politique et religieux associé à ces deux lois.

17. Quelle mesure l’Assemblée constituante adopte-t-elle le 21 août 1790 ?

Elle reconnaît aux citoyens le droit de former des sociétés libres.
Elle soumet les associations de plus de vingt personnes à une autorisation.
Elle interdit aux ouvriers de créer des associations professionnelles.
Elle reconnaît la liberté des syndicats et des sociétés de secours mutuels.

Elle reconnaît aux citoyens le droit de former des sociétés libres.

Explication

Le 21 août 1790, l’Assemblée constituante reconnaît aux citoyens le droit de s’assembler et de former des sociétés libres. La répression des associations ouvrières intervient avec la loi Le Chapelier du 14 juin 1791.

18. Quelle interdiction la loi Le Chapelier établit-elle le 14 juin 1791 ?

Elle interdit les associations non autorisées réunissant plus de vingt personnes.
Elle interdit les réunions publiques dépourvues d’armes dans les communes.
Elle interdit les sociétés de secours mutuels constituées entre travailleurs.
Elle interdit de rétablir les corporations et les associations d’ouvriers ou d’artisans d’un même métier.

Elle interdit de rétablir les corporations et les associations d’ouvriers ou d’artisans d’un même métier.

Explication

La loi Le Chapelier interdit de rétablir les corporations ainsi que les associations d’ouvriers ou d’artisans d’un même état ou profession. L’interdiction des associations non autorisées de plus de vingt personnes relève de l’article 291 du Code pénal de 1810.

19. Dans quel cas l’article 291 du Code pénal napoléonien de 1810 exige-t-il une autorisation ?

Lorsqu’une société de secours mutuels aide ses membres en difficulté.
Lorsqu’une association non autorisée réunit plus de vingt personnes.
Lorsqu’une société libre rassemble des citoyens pour une activité pacifique.
Lorsqu’un syndicat défend les intérêts d’une profession reconnue.

Lorsqu’une association non autorisée réunit plus de vingt personnes.

Explication

L’article 291 du Code pénal napoléonien interdit les associations non autorisées de plus de vingt personnes. Les autres situations renvoient à des formes d’association qui ne correspondent pas à cette règle précise.

20. Quelle évolution institutionnelle décrit la continuité de l’aide sociale en France ?

Des bureaux d’assistance aux bureaux de bienfaisance, puis aux corporations et aux centres communaux.
Des corporations professionnelles aux syndicats, puis aux sociétés de secours mutuels et aux associations agréées.
Des sociétés libres aux associations ouvrières, puis aux bureaux de charité et aux centres communaux.
Des bureaux de charité aux bureaux de bienfaisance, puis aux bureaux d’assistance et aux centres communaux d’action sociale.

Des bureaux de charité aux bureaux de bienfaisance, puis aux bureaux d’assistance et aux centres communaux d’action sociale.

Explication

L’aide sociale suit une continuité institutionnelle des bureaux de charité aux bureaux de bienfaisance en 1796, puis aux bureaux d’assistance des communes en 1893 et aux centres communaux d’action sociale en 1953. Les autres propositions mélangent cette évolution avec l’histoire des organisations professionnelles ou inversent les étapes.

21. Quelle association entre texte et date est correcte concernant les libertés associatives européennes et internationales ?

La Déclaration universelle des droits de l’homme date de 1948 et la Convention européenne des droits de l’homme de 1950.
La Déclaration universelle des droits de l’homme date de 1950 et la Convention européenne des droits de l’homme de 1948.
La Déclaration universelle des droits de l’homme date de 1953 et la Convention européenne des droits de l’homme de 1950.
La Déclaration universelle des droits de l’homme date de 1948 et la Convention européenne des droits de l’homme de 1953.

La Déclaration universelle des droits de l’homme date de 1948 et la Convention européenne des droits de l’homme de 1950.

Explication

En 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme proclame le droit de s’associer librement, tandis que la Convention européenne des droits de l’homme consacre la liberté de réunion et d’association en 1950. La confusion entre ces deux dates constitue l’erreur principale à éviter.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Histoire du bénévolat et du travail social.

Qu'est-ce que le bénévolat ?

Une activité volontaire et non rémunérée ayant contribué au travail social.

Quels groupes étaient premiers acteurs de l’aide aux démunis ?

Les religieux, notables, patronages et laïcs.

Que doit distinguer le travailleur social dans ses activités ?

Ses missions professionnelles des activités bénévoles de care, aide familiale ou information.

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