QCM : Histoire du travail social (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment l’ONU définit-elle le travail social en 1955 ?

Comme une organisation spécialisée dans l’éducation des enfants
Comme une adaptation réciproque des hommes et des structures
Comme une action visant à restaurer les liens familiaux
Comme une aide religieuse destinée aux personnes démunies

Comme une adaptation réciproque des hommes et des structures

Explication

Pour l’ONU, le travail social repose sur une adaptation réciproque entre les personnes et les structures sociales. La restauration des liens de réciprocité correspond plutôt à l’accent mis par Claude Dubar en 1972.

2. Quelle situation correspond à la définition du travail social proposée par Claude Dubar en 1972 ?

Une assistance religieuse accordée aux personnes privées de ressources
Une rupture des liens de réciprocité qui éloigne une personne de la vie sociale
Une transmission de normes culturelles par des activités collectives
Une adaptation des structures sociales aux besoins généraux de la population

Une rupture des liens de réciprocité qui éloigne une personne de la vie sociale

Explication

Claude Dubar associe le travail social à une action organisée contre la rupture ou la dégradation des liens de réciprocité. L’adaptation réciproque des hommes et des structures caractérise plutôt la définition de l’ONU.

3. Quelles sont les trois grandes activités regroupées sous l’appellation de travail social ?

La médecine sociale, l’enseignement général et l’action syndicale
Les services sociaux, l’éducation spécialisée et l’animation socioculturelle
La charité religieuse, l’aide familiale et la surveillance judiciaire
La protection juridique, l’assistance financière et la médiation politique

Les services sociaux, l’éducation spécialisée et l’animation socioculturelle

Explication

Le travail social comprend les services sociaux, l’éducation spécialisée et l’animation socioculturelle. Ces activités forment trois domaines distincts, qui ne doivent pas être confondus entre eux.

4. À partir du IVe siècle, quelle part de ses revenus l’Église consacre-t-elle à l’aide aux personnes pauvres, malades ou handicapées ?

Les trois quarts de ses revenus
Le quart de ses revenus
Le dixième de ses revenus
La moitié de ses revenus

Le quart de ses revenus

Explication

À partir du IVe siècle, l’Église consacre le quart de ses revenus à l’aide aux pauvres, aux malades et aux personnes handicapées. Cette pratique correspond à une organisation religieuse de l’assistance, et non à une institution publique moderne.

5. Quelle définition correspond le mieux à la notion de charité dans les pratiques anciennes d’aide ?

Une aumône et une volonté du bien d’autrui poursuivant un but religieux
Une relation fondée sur la parenté étendue au sein d’une société tribale
Une obligation civile de redistribution organisée par les autorités publiques
Une caisse communale destinée à soutenir les personnes dans le besoin

Une aumône et une volonté du bien d’autrui poursuivant un but religieux

Explication

La charité désigne usuellement l’aumône et la volonté du bien d’autrui dans un cadre poursuivant un but religieux. Une caisse communale relève plutôt de l’alimenta romaine, tandis que la parenté étendue caractérise les sociétés tribales.

6. Quelle évolution se développe aux XVIIIe et XIXe siècles dans le domaine de l’aide et de la solidarité ?

La laïcisation des institutions et l’apparition de la notion de solidarité
Le renforcement du monopole religieux et la disparition des institutions laïques
Le remplacement des institutions par des aides fondées sur la parenté étendue
La transformation de l’aumône en caisse communale dans toutes les sociétés

La laïcisation des institutions et l’apparition de la notion de solidarité

Explication

La Révolution française favorise un discours critique au sein de l’Église, la laïcisation des institutions et l’apparition de la notion de solidarité. Le mouvement décrit ne correspond donc pas à un renforcement du monopole religieux.

7. Quels enfants sont particulièrement concernés par les premières formes de relation d’aide ?

Les enfants qui bénéficient déjà d’une protection familiale stable
Les enfants qui participent régulièrement à la vie sociale
Les enfants qui respectent les normes de leur environnement
Les enfants qui ont perdu leur famille

Les enfants qui ont perdu leur famille

Explication

Les premières formes de relation d’aide visent notamment les enfants qui ont perdu leur famille, avant de s’étendre à d’autres publics. Les enfants bénéficiant d’une protection familiale stable ne constituent pas le groupe initialement ciblé par ces aides.

8. Dans le domaine des comportements sociaux, que désigne une norme ?

Un comportement qui transgresse les règles sociales communes
Une aide destinée aux personnes éloignées de leur famille
Un modèle ou une règle servant à mesurer la conformité d’un comportement
Une différence statistique observée parmi les membres d’un groupe

Un modèle ou une règle servant à mesurer la conformité d’un comportement

Explication

Une norme est un modèle ou une règle de conduite auquel on compare un comportement pour en évaluer la conformité. Un comportement qui transgresse les règles correspond plutôt à la déviance.

9. Comment peut-on caractériser la déviance dans une société ?

Comme une adaptation réciproque entre les personnes et les structures
Comme une aide organisée en faveur des enfants sans famille
Comme un écart à une norme, juridique, statistique ou comportementale
Comme une règle de conduite servant à mesurer la conformité

Comme un écart à une norme, juridique, statistique ou comportementale

Explication

La déviance désigne un écart à une norme et peut être juridique, statistique ou comportementale. La règle servant de référence pour évaluer la conduite est la norme, et non la déviance.

10. Quelle œuvre publiée en 1762 présente la vision novatrice de l’enfance et de son éducation proposée par Jean-Jacques Rousseau ?

La Maison des enfants
Le Contrat social
L’Enfant sauvage
Émile ou De l’éducation

Émile ou De l’éducation

Explication

Dans Émile ou De l’éducation, publié en 1762, Rousseau développe une conception novatrice de l’enfance et s’intéresse à son éducation. L’idée d’une éducation sans contrainte renvoie plutôt à Montessori.

11. Sur quel principe l’abbé de l’Épée s’appuie-t-il pour éduquer les personnes sourdes ?

La séparation des élèves selon leur niveau social
L’apprentissage prioritaire du latin écrit
La langue naturelle des personnes sourdes
La lecture labiale imposée à tous les élèves

La langue naturelle des personnes sourdes

Explication

L’abbé de l’Épée reconnaît les sourds comme des êtres humains et fonde son enseignement sur leur langue naturelle. La lecture labiale ne constitue pas le principe qui caractérise son approche dans ces éléments.

12. Quelle expérience menée par J. M. C. Itard a inspiré le livre de Lucie Malson et le film de François Truffaut ?

L’éducation de Victor de l’Aveyron
La création d’une école pour jeunes aveugles
L’éducation des enfants trouvés par le Saint-Esprit
L’enseignement des enfants sourds à Paris

L’éducation de Victor de l’Aveyron

Explication

Itard a tenté d’éduquer Victor de l’Aveyron, l’enfant sauvage, et a rédigé un mémoire sur cette expérience. Cette histoire a ensuite inspiré L’Enfant sauvage de Lucie Malson et le film de François Truffaut.

13. Quelle caractéristique définit l’éducation sans contrainte proposée par Maria Montessori ?

Elle impose un programme identique à chaque enfant
Elle organise l’apprentissage autour de sanctions régulières
Elle aide l’enfant à découvrir par lui-même
Elle confie principalement l’éducation à la famille

Elle aide l’enfant à découvrir par lui-même

Explication

La méthode Montessori est une approche ouverte qui considère l’éducation comme une aide à la vie et favorise la découverte autonome de l’enfant. Elle se distingue donc d’une pédagogie fondée sur des sanctions ou sur un programme uniforme.

14. Quelle évolution caractérise le passage de la charité au travail social public ?

Le passage des solidarités privées à l’intervention de l’État
Le remplacement des institutions publiques par les solidarités familiales
Le passage de l’aide sociale à la répression des personnes pauvres
La transformation des pratiques médicales en enseignement professionnel

Le passage des solidarités privées à l’intervention de l’État

Explication

L’histoire du travail social évolue progressivement d’une sphère privée, fondée sur la charité et la famille, vers une sphère publique marquée par l’intervention de l’État. Les solidarités familiales appartiennent donc au premier modèle, et non au second.

15. Quelle fonction faisait partie des missions attribuées aux hôpitaux généraux du XVIIe au XVIIIe siècle ?

Former des professionnels spécialisés de l’accompagnement social
Garantir une assurance individuelle contre les accidents
Accueillir les vieillards et les infirmes sans ressources
Organiser des élections locales pour les personnes pauvres

Accueillir les vieillards et les infirmes sans ressources

Explication

Les hôpitaux généraux accueillaient notamment les vieillards et les infirmes sans ressources, tout en remplissant diverses fonctions de contrôle et d’assistance. L’assurance contre les accidents appartient à une période législative ultérieure.

16. Que se produit-il en 1789 dans l’évolution des formes d’aide aux personnes en difficulté ?

Les secours publics sont déclarés une dette sacrée
Le Code du travail établit les premières protections sociales
La charité est remise en cause au profit de la solidarité
Le ministère du Travail est créé pour encadrer l’assistance

La charité est remise en cause au profit de la solidarité

Explication

En 1789, la charité est remise en cause au profit de la solidarité et les ateliers de la charité sont créés. La reconnaissance des secours publics comme dette sacrée intervient en 1793, tandis que les autres mesures datent du XXe siècle.

17. Quelle affirmation la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen formule-t-elle en 1793 au sujet de l’assistance ?

Les accidents du travail doivent être indemnisés par les employeurs
Les secours publics constituent une dette sacrée de la société
La charité privée doit remplacer les aides organisées par l’État
Les ateliers de la charité doivent être supprimés dans les communes

Les secours publics constituent une dette sacrée de la société

Explication

En 1793, la Déclaration affirme que les secours publics sont une dette sacrée et que la société doit assister les citoyens malheureux. Les ateliers de la charité relèvent de 1789 et les accidents du travail de la législation de 1898.

18. Quels publics sont notamment concernés par les cadres généraux d’assistance développés entre 1890 et 1920 ?

Les étudiants, les commerçants et les voyageurs étrangers
Les magistrats, les militaires et les responsables municipaux
Les tuberculeux, les vieillards et les familles nombreuses
Les artistes, les enseignants et les propriétaires ruraux

Les tuberculeux, les vieillards et les familles nombreuses

Explication

Entre 1890 et 1920, l’assistance se structure autour de publics tels que les tuberculeux, les vieillards, les infirmes, les incurables et les familles nombreuses. Les autres catégories proposées ne correspondent pas aux principaux cadres mentionnés.

19. Que marque l’année 1945 dans l’histoire du travail social ?

L’apparition des premières visiteuses intervenant au domicile
La naissance des hôpitaux généraux destinés aux publics marginaux
L’affirmation des droits sociaux par plusieurs dispositifs de protection
La création des ateliers de la charité pour les personnes pauvres

L’affirmation des droits sociaux par plusieurs dispositifs de protection

Explication

En 1945, la protection sociale, l’aide sociale et l’action sociale affirment les droits sociaux. Les ateliers de la charité datent de 1789, tandis que les hôpitaux généraux et les premières visiteuses relèvent de périodes antérieures.

20. Quels groupes investissent le travail social à ses débuts avant l’apparition des premières visiteuses dans les années 1900-1910 ?

Des médecins militaires, des magistrats et des enseignants retraités
Des ouvriers qualifiés, des commerçants et des élus locaux
Des aristocrates, des bourgeoises et des célibataires cultivées
Des religieux, des industriels et des fonctionnaires récemment diplômés

Des aristocrates, des bourgeoises et des célibataires cultivées

Explication

Au début du travail social, des aristocrates, des bourgeoises et des célibataires cultivées s’engagent dans ce métier, puis les premières visiteuses apparaissent dans les années 1900-1910. Les autres groupes ne correspondent pas à la composition sociale indiquée.

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Quelle définition du travail social donne l'ONU en 1955 ?

Une adaptation réciproque entre hommes et structures.

Selon Claude Dubar en 1972, que vise le travail social ?

Réduire la rupture ou dégradation des liens de réciprocité sociale.

Quand le travail social intervient-il selon Claude Dubar ?

Quand les personnes ne participent plus à la vie sociale selon les normes.

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