QCM : Histoire et évolution de l’école primaire — 36 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle transformation caractérise l’histoire de l’école primaire française ?

Le passage d’une instruction nationale et laïque à des apprentissages locaux contrôlés par les corporations
Le développement parallèle d’une éducation religieuse locale et d’un enseignement secondaire universitaire
Le remplacement d’un système public centralisé par des établissements religieux implantés dans les villages
Le passage d’une éducation locale, corporative et religieuse à un système national centralisé et étatisé

Le passage d’une éducation locale, corporative et religieuse à un système national centralisé et étatisé

Explication

L’école primaire française s’est construite progressivement en passant d’organisations locales, corporatives et religieuses à un système national placé sous l’autorité de l’État. Les établissements religieux ont joué un rôle important au départ, mais ils ne constituent pas l’aboutissement de cette évolution.

2. Quelle situation décrit le mieux l’enseignement en France avant la Révolution française ?

L’État contrôle principalement l’enseignement, tandis que l’alphabétisation concerne environ 37 % de la population
Les corporations urbaines contrôlent l’enseignement, tandis que l’alphabétisation concerne environ 37 % de la population
L’Église catholique organise une scolarisation générale, tandis que l’alphabétisation concerne environ 80 % de la population
L’Église catholique détient principalement l’enseignement, tandis que l’alphabétisation concerne environ 37 % de la population

L’Église catholique détient principalement l’enseignement, tandis que l’alphabétisation concerne environ 37 % de la population

Explication

Avant 1789, l’Église catholique possède principalement le monopole de l’enseignement et environ 37 % de la population est alphabétisée. Ce monopole religieux ne signifie donc pas que toute la population fréquente l’école.

3. Quelle caractéristique correspond à l’Ancien Régime en matière scolaire ?

Cette période s’étend de 1789 à 1799 et l’école relève principalement de la tutelle de l’État républicain
Cette période s’étend du XVIe au XVIIIe siècle et l’école fonctionne comme un service public étatisé
Cette période s’étend de 496 à 1789 et l’école relève principalement de la tutelle de l’Église catholique
Cette période s’étend de 496 à 1789 et l’école est organisée principalement par des institutions municipales

Cette période s’étend de 496 à 1789 et l’école relève principalement de la tutelle de l’Église catholique

Explication

L’Ancien Régime est présenté comme la période allant de 496 à 1789, durant laquelle l’Église catholique exerce principalement sa tutelle sur l’école. Il ne s’agit donc pas encore d’une école publique organisée par un État centralisé.

4. Que désigne l’expression « petites écoles » sous l’Ancien Régime ?

Des collèges urbains qui réservent l’enseignement aux enfants des familles nobles
Un réseau d’établissements religieux qui assure l’instruction jusque dans des villages reculés
Un ensemble d’écoles publiques communales qui impose une instruction gratuite dans chaque village
Des ateliers corporatifs qui forment les enfants aux métiers avant leur entrée en apprentissage

Un réseau d’établissements religieux qui assure l’instruction jusque dans des villages reculés

Explication

Les petites écoles sont des établissements religieux qui diffusent l’instruction, y compris dans des villages éloignés. Elles ne constituent pas un réseau public étatisé ni un système réservé aux milieux urbains ou privilégiés.

5. Quels apprentissages sont principalement proposés dans les écoles de l’Ancien Régime ?

La lecture, l’écriture, le calcul et le catéchisme
La grammaire, les sciences expérimentales, le dessin et la philosophie
Le calcul, l’histoire, les sciences naturelles et l’instruction militaire
La lecture, le latin, la géographie et la formation civique

La lecture, l’écriture, le calcul et le catéchisme

Explication

Les apprentissages fondamentaux comprennent la lecture, l’écriture et le calcul, auxquels s’ajoute le catéchisme religieux. Le catéchisme ne doit donc pas être confondu avec un apprentissage scolaire non religieux comme le calcul.

6. Quelle règle caractérise la fréquentation scolaire sous l’Ancien Régime ?

L’instruction est obligatoire mais payante, et les enfants commencent généralement le travail après leur scolarité
L’instruction n’est ni gratuite ni obligatoire, et des enfants peuvent être mis au travail dès 6 ou 7 ans
L’instruction est gratuite et obligatoire, tandis que le travail des jeunes enfants est encadré par l’école
L’instruction est gratuite mais non obligatoire, et les enfants commencent généralement le travail vers 12 ou 13 ans

L’instruction n’est ni gratuite ni obligatoire, et des enfants peuvent être mis au travail dès 6 ou 7 ans

Explication

Sous l’Ancien Régime, aucune gratuité ni obligation générale d’instruction n’est établie, et des enfants peuvent être employés dès 6 ou 7 ans. Cette situation s’oppose aux principes de scolarisation obligatoire et gratuite développés ultérieurement.

7. Quel changement la Révolution française entraîne-t-elle dans le domaine scolaire entre 1789 et 1799 ?

Elle confie l’organisation de l’enseignement aux corporations professionnelles urbaines
Elle transforme immédiatement toutes les écoles en établissements gratuits et obligatoires
Elle remet en cause le monopole de l’Église catholique sur l’enseignement
Elle renforce le monopole de l’Église catholique sur l’enseignement

Elle remet en cause le monopole de l’Église catholique sur l’enseignement

Explication

Entre 1789 et 1799, la Révolution française remet en cause le monopole exercé auparavant par l’Église catholique sur l’enseignement. Elle ne transforme toutefois pas immédiatement toutes les écoles en un système gratuit et obligatoire.

8. Comment Condorcet définit-il principalement l’instruction ?

Comme la formation des comportements destinée à faire respecter les règles de la collectivité
Comme l’accès aux connaissances favorisant l’émancipation et l’autonomie de l’individu
Comme la transmission de pratiques religieuses destinées à renforcer l’autorité de l’Église
Comme l’apprentissage d’un métier permettant l’insertion rapide dans la vie professionnelle

Comme l’accès aux connaissances favorisant l’émancipation et l’autonomie de l’individu

Explication

Pour Condorcet, l’instruction donne accès aux connaissances et contribue ainsi à l’émancipation et à l’autonomie de l’individu. La formation des comportements et des attitudes relève davantage de la notion d’éducation.

9. Quel est l’objectif principal de l’éducation dans la conception présentée ?

Former les comportements et les attitudes afin d’aider l’élève à devenir citoyen
Transmettre les apprentissages fondamentaux nécessaires à la lecture, à l’écriture et au calcul
Donner accès aux connaissances afin de développer l’autonomie intellectuelle de l’individu
Préparer l’élève à exercer rapidement un métier dans une organisation professionnelle

Former les comportements et les attitudes afin d’aider l’élève à devenir citoyen

Explication

L’éducation concerne la formation des comportements et des attitudes, notamment dans la perspective de faire de l’élève un citoyen. L’accès aux connaissances et l’émancipation intellectuelle correspondent plus directement à la définition de l’instruction.

10. Quelle priorité caractérise la politique éducative de Napoléon ?

Généraliser l’instruction primaire gratuite dans toutes les communes
Former des cadres militaires et administratifs grâce au secondaire et au supérieur
Réserver l’enseignement supérieur aux congrégations religieuses locales
Développer l’apprentissage professionnel pour les enfants des campagnes

Former des cadres militaires et administratifs grâce au secondaire et au supérieur

Explication

Napoléon privilégie le secondaire et le supérieur afin de former des militaires, des officiers, des fonctionnaires et des administrateurs. L’idée d’une généralisation du primaire gratuit correspond à une évolution ultérieure, et non à sa priorité éducative.

11. Quelle association décrit correctement les réformes scolaires de Napoléon ?

La suppression des examens et la fermeture des établissements secondaires
La gratuité du primaire et l’obligation scolaire pour tous
La création d’écoles de filles et la laïcisation des programmes
Le développement des lycées et la création du baccalauréat

Le développement des lycées et la création du baccalauréat

Explication

Napoléon développe les lycées et crée le baccalauréat pour structurer l’enseignement secondaire, tandis que le primaire reste sans obligation ni gratuité. La gratuité et l’obligation du primaire ne caractérisent donc pas ces réformes.

12. Que prévoit la loi Guizot de 1833 pour les communes de plus de 500 habitants ?

Ouvrir une école de filles financée par les familles et l’État
Ouvrir, entretenir et financer une école primaire de garçons
Remplacer l’école communale par une école confessionnelle agréée
Créer un lycée destiné aux futurs fonctionnaires municipaux

Ouvrir, entretenir et financer une école primaire de garçons

Explication

La loi Guizot impose aux communes dépassant 500 habitants d’ouvrir, d’entretenir et de financer une école primaire de garçons. L’obligation concernant une école de filles apparaît avec la loi Falloux de 1850, à partir d’un seuil différent.

13. Comment la loi Guizot traite-t-elle les frais de scolarité des enfants pauvres ?

Elle confie le paiement des études pauvres aux seules congrégations religieuses
Elle remplace les frais scolaires par une contribution obligatoire des parents
Elle maintient une école payante, mais fait prendre leurs frais en charge par les communes
Elle rend l’école primaire gratuite pour toutes les familles sans distinction de revenus

Elle maintient une école payante, mais fait prendre leurs frais en charge par les communes

Explication

La loi Guizot maintient le caractère payant de l’école, tout en obligeant les communes à prendre en charge les frais d’instruction des enfants pauvres. Cette aide ciblée ne transforme donc pas l’école en enseignement gratuit pour toutes les familles.

14. Quelle mesure la loi Falloux de 1850 impose-t-elle aux communes de plus de 800 habitants ?

Financer une école primaire de garçons et rendre les cours gratuits pour tous
Créer une école normale et supprimer les établissements confessionnels locaux
Abaisser le seuil des écoles de filles et ajouter la gymnastique aux programmes
Ouvrir une école de filles, avec la possibilité qu’une école confessionnelle remplisse ce rôle

Ouvrir une école de filles, avec la possibilité qu’une école confessionnelle remplisse ce rôle

Explication

La loi Falloux impose aux communes de plus de 800 habitants d’ouvrir une école de filles, tout en autorisant une école confessionnelle à tenir lieu d’école publique. L’abaissement du seuil à 500 habitants relève ensuite de l’action de Victor Duruy.

15. Quel changement la loi du 16 juin 1881 introduit-elle dans l’enseignement primaire public ?

Elle le rend gratuit en supprimant les rétributions scolaires payées par les parents
Elle le rend obligatoire en imposant la fréquentation d’une école publique
Elle le rend sélectif en réservant l’accès aux enfants les plus assidus
Elle le rend laïque en excluant toute instruction religieuse des familles

Elle le rend gratuit en supprimant les rétributions scolaires payées par les parents

Explication

La loi du 16 juin 1881 établit la gratuité de l’école primaire publique et supprime les paiements demandés aux parents. L’obligation d’instruction et la laïcité constituent d’autres principes ou d’autres étapes des lois républicaines.

16. Entre quels âges l’instruction devient-elle obligatoire pour les garçons et les filles en 1882 ?

De 7 à 14 ans
De 5 à 12 ans
De 6 à 16 ans
De 6 à 13 ans

De 6 à 13 ans

Explication

La loi de 1882 rend l’instruction obligatoire pour les garçons et les filles âgés de 6 à 13 ans. Elle impose une obligation d’instruction, mais ne fixe pas une obligation de fréquentation d’une école publique.

17. Dans quel cadre une famille peut-elle satisfaire l’obligation d’instruction instaurée en 1882 ?

À l’école publique, à l’école privée ou au domicile avec un parent ou un précepteur
Au domicile familial, à condition que l’enseignement soit assuré par un instituteur public
Dans une école privée confessionnelle, mais pas dans une école publique laïque
Dans une école publique contrôlée par la commune ou dans un lycée national

À l’école publique, à l’école privée ou au domicile avec un parent ou un précepteur

Explication

L’obligation porte sur l’instruction et peut être satisfaite dans une école publique, une école privée ou au domicile par les parents ou un précepteur. Elle ne signifie donc pas que chaque enfant doit fréquenter une école publique.

18. Quels principes forment le socle des lois scolaires de la IIIe République ?

La gratuité de tous les niveaux, l’internat obligatoire et la liberté des congrégations
La sélection scolaire, l’enseignement confessionnel et la formation professionnelle précoce
L’obligation de l’école publique, la gratuité du secondaire et l’uniformité pédagogique
La gratuité du primaire public, l’obligation de l’instruction et la laïcité de l’enseignement public

La gratuité du primaire public, l’obligation de l’instruction et la laïcité de l’enseignement public

Explication

Les trois principes sont la gratuité de l’enseignement primaire public, l’obligation de l’instruction et la laïcité de l’enseignement public. L’obligation concerne l’instruction, qui peut aussi être donnée dans le privé ou à domicile, et non une fréquentation imposée de l’école publique.

19. Quelle transformation caractérise la laïcisation des programmes de l’école publique ?

Le remplacement des savoirs scolaires par une formation professionnelle
Le remplacement du catéchisme par l’instruction civique et morale
La suppression de l’instruction morale au profit du catéchisme
L’ajout de cours religieux aux enseignements scientifiques

Le remplacement du catéchisme par l’instruction civique et morale

Explication

La laïcisation des programmes retire le catéchisme et l’enseignement religieux de l’école publique, tout en introduisant l’instruction civique et morale. L’ajout de cours religieux correspond donc à l’évolution inverse.

20. Que prévoit la loi Goblet de 1886 pour les écoles primaires publiques ?

Elle confie les classes publiques aux congrégations religieuses
Elle supprime l’instruction civique des programmes scolaires
Elle réserve l’enseignement aux personnels laïcs
Elle rend l’enseignement religieux obligatoire pour les élèves

Elle réserve l’enseignement aux personnels laïcs

Explication

La loi Goblet de 1886 réserve l’enseignement dans les écoles primaires publiques aux personnels laïcs. Elle ne renforce donc pas le rôle des congrégations religieuses dans ces écoles.

21. Quelle différence caractérise principalement l’enseignement des filles et celui des garçons au XIXe siècle ?

Les filles et les garçons reçoivent un enseignement identique, centré sur les sciences et les métiers
Les filles suivent surtout une formation professionnelle, tandis que les garçons apprennent principalement la gestion du foyer
Les garçons étudient surtout les travaux d’aiguille, tandis que les filles sont préparées aux emplois administratifs
Les filles reçoivent surtout une préparation au rôle familial, tandis que les garçons sont davantage formés pour l’école et le travail

Les filles reçoivent surtout une préparation au rôle familial, tandis que les garçons sont davantage formés pour l’école et le travail

Explication

L’enseignement des filles comprend notamment les travaux d’aiguille, l’économie domestique et la gestion du foyer, tandis que celui des garçons est plus scolaire et professionnel. L’idée d’un enseignement identique ne correspond donc pas à cette distinction sociale et scolaire.

22. Quel effet le certificat d’études primaires peut-il avoir pour les élèves qui l’obtiennent ?

Il remplace la formation professionnelle nécessaire aux métiers industriels
Il leur garantit l’entrée dans un lycée sans épreuve de sélection
Il peut leur permettre d’accéder à certains emplois administratifs subalternes
Il leur donne automatiquement accès aux professions universitaires

Il peut leur permettre d’accéder à certains emplois administratifs subalternes

Explication

Le certificat évalue plusieurs matières fondamentales et peut ouvrir l’accès à certains emplois administratifs subalternes. Il ne garantit ni l’entrée au lycée ni l’accès direct aux professions universitaires.

23. Comment l’école évolue-t-elle entre la Première Guerre mondiale et l’après-guerre ?

Elle mobilise les instituteurs pour le patriotisme, puis certains enseignants développent des idées pacifistes après 1918
Elle diffuse des idées pacifistes pendant la guerre, puis renforce l’éducation patriotique après 1918
Elle écarte les instituteurs de la mobilisation nationale et privilégie une formation professionnelle
Elle abandonne l’enseignement civique pendant la guerre et se concentre sur les apprentissages techniques

Elle mobilise les instituteurs pour le patriotisme, puis certains enseignants développent des idées pacifistes après 1918

Explication

Pendant la guerre, l’école mobilise les instituteurs et transmet le patriotisme et la défense de la patrie. Après 1918, une partie des enseignants développe toutefois des idées pacifistes, ce qui explique l’évolution décrite.

24. Que signifie le caractère dual du système scolaire français avant 1945 ?

Le primaire et le lycée accueillent des élèves issus des mêmes catégories sociales, mais selon des programmes différents
Le primaire accueille surtout les classes populaires, tandis que le lycée reçoit principalement les enfants favorisés
Les élèves passent généralement du primaire au lycée sans séparation liée à leur origine sociale
Le lycée est destiné aux classes populaires, tandis que le primaire prépare surtout les enfants des catégories favorisées

Le primaire accueille surtout les classes populaires, tandis que le lycée reçoit principalement les enfants favorisés

Explication

Le système dual sépare principalement les parcours selon l’origine sociale : le primaire concerne surtout les classes populaires et le lycée les catégories favorisées. Il ne s’agit donc pas d’une continuité scolaire commune à tous les élèves.

25. Quel objectif poursuit le projet d’école unique dans les années 1920-1930 ?

Remplacer l’enseignement général par une formation militaire commune aux élèves
Renforcer la distinction entre les parcours primaire et secondaire selon l’origine sociale
Réserver le lycée aux enfants des catégories favorisées tout en développant le primaire populaire
Mettre fin à la séparation entre l’école du peuple et l’école de la bourgeoisie

Mettre fin à la séparation entre l’école du peuple et l’école de la bourgeoisie

Explication

Le projet d’école unique cherche à unifier les parcours scolaires et à supprimer la séparation entre l’école du peuple et celle de la bourgeoisie. Le renforcement d’une distinction sociale entre les filières contredirait cet objectif.

26. Quelle réforme scolaire est menée sous la direction de Jean Zay entre 1936 et 1938 ?

Les classes de lycée deviennent gratuites et la sélection en sixième est supprimée
Les écoles normales sont supprimées et l’enseignement religieux devient prioritaire
La durée de l’instruction obligatoire est réduite et les méthodes magistrales sont renforcées
La durée de l’instruction obligatoire passe de 13 à 14 ans et des pédagogies plus actives sont développées

La durée de l’instruction obligatoire passe de 13 à 14 ans et des pédagogies plus actives sont développées

Explication

Entre 1936 et 1938, Jean Zay porte l’instruction obligatoire de 13 à 14 ans et favorise des pédagogies plus actives. La suppression des écoles normales relève du régime de Vichy, tandis que la gratuité progressive du lycée correspond à une autre mesure.

27. Quelle mesure figure parmi les propositions du plan Langevin-Wallon présenté en 1947 ?

Supprimer la gratuité de l’enseignement public
Limiter l’instruction obligatoire jusqu’à 16 ans
Réserver l’enseignement secondaire aux élèves sélectionnés
Porter l’instruction obligatoire jusqu’à 18 ans

Porter l’instruction obligatoire jusqu’à 18 ans

Explication

Le plan Langevin-Wallon propose notamment la gratuité, la prolongation de la scolarité et une instruction obligatoire jusqu’à 18 ans. L’âge de 16 ans correspond à la réforme Berthoin de 1959, et non à ce plan.

28. Quelle réforme porte l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans en France ?

La loi d’orientation de 1989
Le plan Langevin-Wallon de 1947
La réforme Berthoin de 1959
La réforme Fouchet de 1963

La réforme Berthoin de 1959

Explication

La réforme Berthoin, adoptée en 1959, élève l’obligation scolaire à 16 ans et contribue à la massification du secondaire. Le plan Langevin-Wallon proposait quant à lui une obligation jusqu’à 18 ans, sans être appliqué dans son ensemble.

29. Quelle distinction décrit correctement la massification et la démocratisation scolaires ?

La massification réduit les inégalités, tandis que la démocratisation augmente les effectifs scolarisés
La massification concerne les filles, tandis que la démocratisation concerne les établissements mixtes
La massification augmente les effectifs, tandis que la démocratisation réduit les inégalités de parcours
La massification organise les cycles, tandis que la démocratisation prolonge l’obligation scolaire

La massification augmente les effectifs, tandis que la démocratisation réduit les inégalités de parcours

Explication

La massification désigne l’augmentation du nombre d’élèves scolarisés, alors que la démocratisation cherche à rendre les parcours moins dépendants de l’origine sociale ou d’autres inégalités. Une hausse des effectifs ne garantit donc pas à elle seule une réduction des écarts de parcours.

30. Quel objectif caractérise l’école inclusive pour les élèves en situation de handicap ?

Les orienter vers une structure séparée afin de spécialiser leur enseignement
Réduire leur présence en classe pour privilégier des prises en charge extérieures
Leur proposer un programme identique sans tenir compte de leurs besoins
Maintenir leur participation à la vie scolaire ordinaire avec des adaptations appropriées

Maintenir leur participation à la vie scolaire ordinaire avec des adaptations appropriées

Explication

L’école inclusive cherche à scolariser les élèves en situation de handicap dans de bonnes conditions grâce à des aménagements, des équipements et des adaptations pédagogiques. Une séparation systématique contredit le principe de maintien dans la vie scolaire ordinaire.

31. Que garantit principalement la loi du 11 février 2005 concernant les enfants en situation de handicap ?

L’accès automatique à une structure spécialisée
L’absence d’aménagement dans les classes ordinaires
La fin de toute évaluation des apprentissages
Le droit à la scolarisation en milieu ordinaire

Le droit à la scolarisation en milieu ordinaire

Explication

La loi du 11 février 2005 affirme le droit des enfants en situation de handicap à être scolarisés en milieu ordinaire. Les aménagements constituent les moyens de rendre ce droit effectif, mais ils ne remplacent pas le principe juridique lui-même.

32. Quel était l’objectif principal de la création des zones d’éducation prioritaire en 1981 ?

Uniformiser les programmes sans tenir compte des caractéristiques des établissements
Réserver l’enseignement secondaire aux élèves ayant les meilleurs résultats
Remplacer les classes ordinaires par des structures spécialisées
Accorder davantage de moyens aux établissements accueillant les élèves les plus en difficulté

Accorder davantage de moyens aux établissements accueillant les élèves les plus en difficulté

Explication

Créées en 1981, les zones d’éducation prioritaire visent à attribuer davantage de moyens aux établissements confrontés à de fortes difficultés scolaires. Elles relèvent donc d’une logique de compensation des inégalités, et non de sélection ou de spécialisation systématique.

33. Que signifie placer l’élève au centre du système éducatif, selon la loi d’orientation de 1989 ?

Prendre en compte ses démarches et ses difficultés d’apprentissage en maintenant la transmission des connaissances
Remplacer les connaissances disciplinaires par des activités choisies selon les préférences de chacun
Évaluer les établissements sans considérer les besoins particuliers des élèves
Confier à l’élève la responsabilité de définir les objectifs nationaux de l’éducation

Prendre en compte ses démarches et ses difficultés d’apprentissage en maintenant la transmission des connaissances

Explication

La loi d’orientation de 1989 invite à considérer les démarches et les difficultés d’apprentissage de l’élève, sans renoncer à la transmission des connaissances. Cette orientation ne signifie donc pas abandonner les contenus scolaires.

34. Quel niveau appartient au cycle 3 de l’école primaire ?

La classe de CE1
La classe de CP
La petite section
La classe de 6e

La classe de 6e

Explication

Le cycle 3 est le cycle de consolidation et comprend le CM1, le CM2 et la 6e. La petite section relève du cycle 1, tandis que le CP et le CE1 appartiennent au cycle 2.

35. Que mesure principalement le programme PISA mis en place par l’OCDE ?

Le taux d’accès des adultes aux formations professionnelles nationales
Les compétences des élèves de 15 ans en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences
La maîtrise des programmes d’histoire par les élèves de l’école primaire
Les pratiques pédagogiques des enseignants sans évaluer les élèves

Les compétences des élèves de 15 ans en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences

Explication

PISA évalue principalement les compétences des élèves de 15 ans en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences afin de comparer les systèmes éducatifs. Il ne se limite donc ni à l’école primaire ni à l’observation des pratiques enseignantes.

36. Quelle modification intervient en 2019 concernant l’instruction obligatoire ?

Son début est relevé de 3 ans à 6 ans
Elle commence à l’âge de la toute petite section pour tous les enfants
Son début est abaissé de 6 ans à 3 ans
Elle est remplacée par une obligation limitée à l’école élémentaire

Son début est abaissé de 6 ans à 3 ans

Explication

En 2019, l’âge du début de l’instruction obligatoire est abaissé de 6 ans à 3 ans, ce qui renforce la reconnaissance de l’école maternelle. La toute petite section peut accueillir certains enfants avant 3 ans, mais elle ne définit pas l’âge légal général.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Histoire et évolution de l’école primaire.

Quel passage caractérise l'histoire de l'école primaire française ?

D'une éducation locale, corporative et religieuse à un système national, centralisé et étatisé.

Qui détenait le monopole de l'enseignement avant la Révolution française ?

L'Église catholique.

Quel pourcentage de la population française était alphabétisé avant la Révolution ?

Environ 37 %.

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