QCM : Procédure d’examen optométrique — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel enchaînement décrit correctement les cinq modules d’un examen optométrique complet ?

Examens préliminaires, vision de près, histoire de cas, réfractions, vision binoculaire et décision
Histoire de cas, vision binoculaire, réfractions, décision, vision de près et examens préliminaires
Histoire de cas et examens préliminaires, réfractions, vision de près, vision binoculaire, décision et prise en charge
Réfractions, histoire de cas, vision binoculaire, vision de près, décision et prise en charge

Histoire de cas et examens préliminaires, réfractions, vision de près, vision binoculaire, décision et prise en charge

Explication

L’examen complet progresse de l’histoire de cas et des examens préliminaires vers les réfractions, puis les visions de près et binoculaire, avant l’analyse décisionnelle et la prise en charge. Les autres enchaînements déplacent plusieurs modules et ne respectent pas cette organisation.

2. Quelle durée correspond aux examens préliminaires lorsqu’ils donnent des résultats normaux ?

Environ 7 à 12 minutes
Environ 20 à 25 minutes
Environ 13 à 18 minutes
Environ 2 à 5 minutes

Environ 7 à 12 minutes

Explication

Des examens préliminaires normaux durent généralement de 7 à 12 minutes. Une durée de 2 à 5 minutes est inférieure à l’intervalle attendu, tandis que les deux autres durées le dépassent.

3. Lorsqu’un patient décrit une gêne, quelle pratique distingue correctement la plainte principale de l’investigation clinique ?

Établir une liste de symptômes avant de demander la gêne ressentie
Utiliser une terminologie technique sans reprendre l’expression du patient
Conserver les mots du patient, puis les reformuler en termes techniques
Remplacer les mots du patient par un diagnostic dès le début de l’entretien

Conserver les mots du patient, puis les reformuler en termes techniques

Explication

La plainte principale est d’abord recueillie dans les mots du patient, puis reformulée techniquement pour guider l’investigation. Un diagnostic immédiat ou une terminologie technique non vérifiée risque de déformer la plainte exprimée.

4. Quelle méthode permet de caractériser correctement la plainte principale pendant l’anamnèse ?

La limiter à l’intensité ressentie et à la correction portée
La transformer en inventaire exhaustif de symptômes sans hiérarchie
La remplacer par les antécédents médicaux avant d’en analyser les circonstances
La centrer sur la gêne exprimée, puis préciser son début et son évolution

La centrer sur la gêne exprimée, puis préciser son début et son évolution

Explication

La plainte principale doit rester centrée sur la gêne du patient et être précisée selon son début, sa fréquence, ses circonstances, son intensité, ses déclencheurs, ses remèdes et son évolution. Un catalogue de symptômes perd le caractère central de la plainte et ne suit pas la méthode attendue.

5. Quel élément doit faire partie de l’histoire de santé recueillie chez le patient et dans sa famille ?

Les antécédents de glaucome et de diabète
La préférence pour une monture particulière
La fréquence de renouvellement des produits d’entretien
La distance habituelle entre le patient et son écran

Les antécédents de glaucome et de diabète

Explication

L’histoire de santé recherche les antécédents oculaires et systémiques personnels et familiaux, notamment le glaucome et le diabète. Les autres éléments concernent des habitudes ou des préférences, mais ne constituent pas des antécédents médicaux prioritaires.

6. Dans quel ordre mesure-t-on les acuités visuelles selon la procédure décrite ?

De loin uniquement, sans correction puis avec correction, d’abord en binoculaire puis en monoculaire
De près uniquement, avec correction puis sans correction, d’abord en monoculaire gauche puis en monoculaire droit
De loin et de près, sans correction puis avec correction, en monoculaire droit, monoculaire gauche et binoculaire
De près et de loin, avec correction puis sans correction, en binoculaire puis en monoculaire gauche et droit

De loin et de près, sans correction puis avec correction, en monoculaire droit, monoculaire gauche et binoculaire

Explication

Les acuités se mesurent de loin et de près, d’abord sans correction puis avec correction, selon l’ordre monoculaire droit, monoculaire gauche, puis binoculaire. Les autres procédures inversent la distance, la correction ou l’ordre des yeux.

7. Quelles conditions correspondent aux mesures normalisées de l’acuité visuelle ?

Une échelle à 5 m avec lumière directionnelle de loin et une échelle à 40 cm dans l’obscurité de près
Une échelle à 40 cm avec lumière ambiante de loin et une échelle à 5 m avec lumière directionnelle additive de près
Une échelle à 5 m avec lumière ambiante de loin et une échelle à 40 cm avec lumière directionnelle additive de près
Une échelle à 3 m avec lumière ambiante de loin et une échelle à 50 cm avec lumière directionnelle de près

Une échelle à 5 m avec lumière ambiante de loin et une échelle à 40 cm avec lumière directionnelle additive de près

Explication

La vision de loin utilise une échelle normalisée à 5 m avec la luminosité ambiante, tandis que la vision de près utilise une échelle à 40 cm avec une lumière directionnelle additive. Les autres propositions modifient les distances ou les conditions d’éclairage prescrites.

8. Un patient présente une acuité binoculaire égale à son meilleur résultat monoculaire, sans limitation apparente du test ; quelle interprétation est la plus appropriée ?

Cette égalité indique nécessairement une amétropie non corrigée
Cette égalité confirme une amélioration binoculaire habituelle
L’absence de gain traduit principalement une erreur de distance de mesure
L’absence du gain attendu peut révéler un problème binoculaire

L’absence du gain attendu peut révéler un problème binoculaire

Explication

Un gain binoculaire de 15 à 20 % est normalement attendu ; son absence peut donc signaler un problème binoculaire lorsque l’acuité maximale du test n’est pas atteinte. Elle ne confirme pas une amélioration habituelle et ne permet pas, à elle seule, de conclure à une amétropie.

9. Une acuité visuelle reste stable après l’utilisation d’un trou sténopéique ; quelle interprétation correspond à cette observation ?

Elle évoque principalement un problème réfractif
Elle évoque une amblyopie fonctionnelle
Elle évoque une amblyopie organique
Elle confirme une limitation due à l’éclairage de la salle

Elle évoque une amblyopie fonctionnelle

Explication

Une acuité stable au trou sténopéique évoque une amblyopie fonctionnelle. Une amélioration orienterait plutôt vers un problème réfractif, tandis qu’une diminution serait compatible avec une amblyopie organique.

10. Quel est le rôle principal du masquage dans l’évaluation de la vision binoculaire ?

Interrompre la fusion pour révéler les tropies et les phories
Observer les mouvements oculaires dans les neuf champs du regard
Évaluer l’acuité visuelle séparément pour chaque œil
Stimuler la fusion pour mesurer la réserve de convergence

Interrompre la fusion pour révéler les tropies et les phories

Explication

Le masquage interrompt la fusion binoculaire afin de mettre en évidence les déviations manifestes, ou tropies, et les déviations latentes, ou phories. Confondre ce test avec l’évaluation de la motilité oculaire revient à lui attribuer l’observation des mouvements dans les neuf champs du regard.

11. Lors d’un test de masquage, quelle observation correspond à la norme décrite en vision de près ?

Un mouvement nasal-temporal associé à une ésophorie de 4 à 6 dioptries prismatiques
Un léger mouvement temporo-nasal associé à une exophorie de 4 à 6 dioptries prismatiques
Une absence de mouvement associée à une exophorie inférieure à 3 dioptries prismatiques
Un mouvement vertical associé à une déviation horizontale supérieure à 6 dioptries prismatiques

Un léger mouvement temporo-nasal associé à une exophorie de 4 à 6 dioptries prismatiques

Explication

En vision de près, un léger mouvement temporo-nasal correspond à une exophorie située entre 4 et 6 dioptries prismatiques. La référence inférieure à 3 dioptries prismatiques concerne la vision de loin, et non la vision de près.

12. Quelle distinction décrit correctement les versions et les ductions lors de l’examen de la motilité oculaire ?

Les versions s’effectuent en binoculaire, tandis que les ductions s’examinent en monoculaire lorsqu’une anomalie est repérée
Les versions recherchent les phories, tandis que les ductions identifient les amplitudes de convergence au près
Les versions évaluent l’acuité, tandis que les ductions mesurent la fusion dans les neuf champs
Les versions s’effectuent en monoculaire, tandis que les ductions s’examinent en binoculaire dans tous les cas

Les versions s’effectuent en binoculaire, tandis que les ductions s’examinent en monoculaire lorsqu’une anomalie est repérée

Explication

Les versions observent les mouvements des deux yeux ensemble, alors que les ductions isolent le mouvement d’un œil, notamment lorsqu’une anomalie a été repérée. Les autres propositions attribuent à ces examens des objectifs liés à l’acuité, à la fusion ou à la convergence.

13. Comment une anomalie incomitante se distingue-t-elle d’une anomalie concomitante ?

Elle concerne la convergence au près, alors que l’anomalie concomitante concerne l’acuité visuelle
Elle reste stable selon le regard, alors que l’anomalie concomitante varie avec la direction
Elle varie selon la direction du regard, alors que l’anomalie concomitante reste stable
Elle apparaît en monoculaire, alors que l’anomalie concomitante apparaît en binoculaire

Elle varie selon la direction du regard, alors que l’anomalie concomitante reste stable

Explication

Une anomalie incomitante change selon la direction du regard, tandis qu’une anomalie concomitante conserve une déviation identique dans toutes les directions. La distinction repose donc sur la variation de la déviation avec le regard, et non sur le type de vision examinée.

14. Que mesurent respectivement le bris et le recouvrement lors de la mesure du PPC ?

Le bris mesure la convergence réflexe et le recouvrement mesure la convergence volontaire
Le bris mesure la convergence volontaire et le recouvrement mesure la convergence réflexe
Le bris mesure la motilité musculaire et le recouvrement mesure l’équilibre des phories
Le bris mesure l’acuité au près et le recouvrement mesure l’acuité à distance

Le bris mesure la convergence volontaire et le recouvrement mesure la convergence réflexe

Explication

Le PPC évalue la convergence au près en distinguant la convergence volontaire lors du bris et la convergence réflexe lors du recouvrement. Le bris correspond à la perte de fusion, tandis que le recouvrement correspond à sa récupération.

15. Quelle combinaison de résultats indique un PPC normal ?

Un bris à 6 cm et un recouvrement à 17 cm
Un bris à 9 cm et un recouvrement à 14 cm
Un bris à 7 cm et un recouvrement à 14 cm
Un bris à 8 cm et un recouvrement à 17 cm

Un bris à 7 cm et un recouvrement à 14 cm

Explication

Un bris à 7 cm respecte la limite de 8 cm, et un recouvrement à 14 cm respecte à la fois le double du bris et la limite de 16 cm. Les autres combinaisons dépassent soit la distance maximale du bris, soit la limite absolue ou relative du recouvrement.

16. Que signifie l’acronyme PERRLA lors de l’examen pupillaire ?

Les pupilles sont égales, rondes et réactives à l’accommodation, sans évaluation lumineuse
Les pupilles présentent une réaction consensuelle normale avec une accommodation dissociée
Les pupilles sont rondes, mais leur diamètre est évalué dans une seule condition lumineuse
Les pupilles sont égales, rondes et réactives à la lumière et à l’accommodation

Les pupilles sont égales, rondes et réactives à la lumière et à l’accommodation

Explication

PERRLA indique que les pupilles sont égales, rondes et réactives à la lumière ainsi qu’à l’accommodation, après les évaluations photopique et scotopique. La confusion avec PERRA vient du fait que cette autre conclusion ne porte que sur la réactivité à l’accommodation.

17. Dans quel ordre l’examen pupillaire est-il normalement réalisé ?

Évaluer l’accommodation, puis rechercher les réflexes consensuel, direct et alternant
Comparer les champs visuels, puis mesurer les diamètres et examiner le réflexe direct
Mesurer les diamètres, puis rechercher les réflexes direct, consensuel et alternant
Rechercher le réflexe alternant, puis mesurer les diamètres et tester l’accommodation

Mesurer les diamètres, puis rechercher les réflexes direct, consensuel et alternant

Explication

L’examen commence par la mesure du diamètre pupillaire de chaque œil, avant l’étude successive des réflexes direct, consensuel et alternant. Le réflexe consensuel concerne l’œil opposé à celui qui reçoit la lumière, ce qui le distingue du réflexe direct.

18. Que traduit une redilatation pupillaire au passage de la lumière pendant le réflexe alternant ?

Une réponse attendue lorsque la constriction pupillaire devient progressivement plus lente
Une réponse normale montrant que la pupille s’adapte à chaque changement lumineux
Une réponse compatible avec une pupille de Marcus Gunn négative
Une réponse anormale indiquant que la constriction n’est pas maintenue

Une réponse anormale indiquant que la constriction n’est pas maintenue

Explication

Lors du réflexe alternant, la constriction doit être immédiate et rester adaptée au déplacement de la lumière ; une redilatation à ce moment est anormale. Une pupille de Marcus Gunn négative correspond au résultat normal attendu, et non à une redilatation pathologique.

19. Quel examen évalue à la fois les annexes oculaires, la surface cornéenne, les milieux transparents et l’angle iridocornéen ?

Le champ visuel par confrontation
La biomicroscopie
L’ophtalmoscopie directe
La kératométrie

La biomicroscopie

Explication

La biomicroscopie permet d’examiner ces différentes structures et de rechercher notamment des cicatrices ou des cellules inflammatoires. La kératométrie mesure surtout l’astigmatisme cornéen, tandis que l’ophtalmoscopie et le champ visuel répondent à d’autres objectifs.

20. Quelle association décrit correctement l’ophtalmoscopie directe et le champ visuel par confrontation ?

L’ophtalmoscopie examine la rétine et la fixation, tandis que le champ visuel recherche un scotome
L’ophtalmoscopie étudie l’angle iridocornéen, tandis que le champ visuel teste la réaction pupillaire
L’ophtalmoscopie recherche un scotome, tandis que le champ visuel examine la rétine et la fixation
L’ophtalmoscopie mesure l’astigmatisme, tandis que le champ visuel évalue la transparence cornéenne

L’ophtalmoscopie examine la rétine et la fixation, tandis que le champ visuel recherche un scotome

Explication

L’ophtalmoscopie directe vérifie la rétine, les milieux transparents et la fixation fovéale, alors que le champ visuel par confrontation recherche un scotome monoculaire. La tache aveugle normale constitue une exception et ne doit pas être interprétée comme un scotome pathologique.

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Quels sont les cinq modules de l’examen optométrique complet ?

Histoire de cas, réfractions objectives et subjectives, vision de près, vision binoculaire, analyse décisionnelle et prise en charge.

Combien de temps dure au maximum l’anamnèse lors de l’examen ?

7 à 10 minutes.

Quelle est la durée normale des examens préliminaires dans l’examen optométrique ?

7 à 12 minutes.

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