QCM : Histoire institutionnelle de l’EPS — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’école unique dans le système scolaire ?

Un système commun qui démocratise l’accès tout en sélectionnant les élites
Un modèle uniforme qui renonce aux orientations différenciées entre les élèves
Un réseau spécialisé qui réserve les études longues aux meilleurs élèves
Une organisation séparée qui répartit les élèves selon leur origine sociale

Un système commun qui démocratise l’accès tout en sélectionnant les élites

Explication

L’école unique repose sur une structure scolaire commune qui élargit l’accès à l’éducation tout en conservant une sélection des élites. Elle ne supprime donc pas les orientations différenciées, contrairement à l’idée d’un modèle totalement uniforme.

2. Comment fonctionne la conception pyramidale du recrutement scolaire en France ?

Elle réserve l’accès aux études secondaires aux élèves issus des milieux favorisés
Elle privilégie l’orientation professionnelle avant l’entrée dans l’enseignement primaire
Elle organise une progression identique pour tous sans tenir compte des résultats scolaires
Elle combine l’élargissement de l’accès à l’école et la répartition des élèves selon leurs résultats

Elle combine l’élargissement de l’accès à l’école et la répartition des élèves selon leurs résultats

Explication

La conception pyramidale associe démocratisation de l’accès et sélection des élèves selon leurs résultats et leurs orientations. Elle ne correspond donc ni à un parcours identique pour tous ni à une restriction sociale de l’accès scolaire.

3. Quelle mesure caractérise la réforme Berthoin du 6 janvier 1959 ?

La création des collèges d’enseignement secondaire et la suppression des collèges d’enseignement général
La création du collège unique et la redéfinition de l’école comme lieu d’égalisation des chances
La création d’un cycle d’observation de deux ans et la prolongation de la scolarité jusqu’à 16 ans
Le maintien du concours d’entrée en sixième et le développement des petits lycées

La création d’un cycle d’observation de deux ans et la prolongation de la scolarité jusqu’à 16 ans

Explication

La réforme Berthoin instaure un cycle d’observation de deux ans, supprime notamment le concours d’entrée en sixième et prolonge la scolarité jusqu’à 16 ans. La création des collèges d’enseignement secondaire relève de la réforme Fouchet-Capelle.

4. Qu’a créé la réforme Fouchet-Capelle en 1963 ?

Un cycle d’observation de deux ans, tandis que le concours d’entrée en sixième est rétabli
Le collège unique, tandis que les collèges d’enseignement technique sont intégrés aux lycées
Les classes primaires des lycées, tandis que les petits lycées deviennent des collèges
Les collèges d’enseignement secondaire, tandis que les collèges d’enseignement technique sont maintenus

Les collèges d’enseignement secondaire, tandis que les collèges d’enseignement technique sont maintenus

Explication

La réforme Fouchet-Capelle crée les collèges d’enseignement secondaire, supprime les collèges d’enseignement général et les petits lycées, mais maintient les collèges d’enseignement technique. Le collège unique appartient à la réforme Haby de 1975.

5. Quelle transformation la loi Haby du 11 juillet 1975 introduit-elle dans l’organisation scolaire ?

Elle crée les collèges d’enseignement secondaire et maintient les petits lycées
Elle supprime les collèges d’enseignement technique et rétablit le concours en sixième
Elle crée le collège unique et associe l’école à l’égalisation des chances
Elle prolonge la scolarité jusqu’à 16 ans et instaure un cycle d’observation

Elle crée le collège unique et associe l’école à l’égalisation des chances

Explication

La loi Haby crée le collège unique et redéfinit l’école comme un lieu d’égalisation des chances, au-delà de la seule transmission des savoirs. La prolongation de la scolarité et le cycle d’observation avaient été introduits par la réforme Berthoin.

6. De quelle administration l’EPS relève-t-elle entre 1959 et 1966 ?

Du ministère de la Culture, puis d’un secrétariat chargé des activités scolaires
Du ministère de la Santé, avant son rattachement progressif à l’Éducation nationale
Du secteur de la Jeunesse et des Sports, d’abord comme sous-secrétariat puis comme ministère
Du ministère de l’Éducation nationale, avec une direction sportive autonome

Du secteur de la Jeunesse et des Sports, d’abord comme sous-secrétariat puis comme ministère

Explication

Entre 1959 et 1966, l’EPS est administrée en dehors du ministère de l’Éducation nationale, d’abord par le sous-secrétariat à la Jeunesse et aux Sports, puis par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette évolution concerne son rattachement administratif, non une direction interne à l’Éducation nationale.

7. Quel changement la circulaire du 1er juin 1961 apporte-t-elle aux activités physiques scolaires ?

Elle réserve les activités sportives aux éducateurs fédéraux intervenant dans les établissements
Elle transforme la demi-journée de plein air en demi-journée de sport orientée vers la compétition
Elle convertit les séances d’EPS en entraînements spécialisés pour les seuls élèves sélectionnés
Elle remplace la demi-journée de sport par une sortie de plein air centrée sur la découverte

Elle transforme la demi-journée de plein air en demi-journée de sport orientée vers la compétition

Explication

La circulaire de 1961 remplace la demi-journée de plein air par une demi-journée de sport orientée vers la compétition. Elle ne limite pas cette évolution à des élèves sélectionnés ni à des éducateurs fédéraux.

8. Quelles sont les trois étapes sportives organisées par la circulaire du 21 août 1962 pour structurer l’EPS ?

Initiation, entraînement et compétition
Découverte, spécialisation et professionnalisation
Observation, sélection et classement
Échauffement, performance et récupération

Initiation, entraînement et compétition

Explication

La circulaire du 21 août 1962 organise l’EPS autour de l’initiation, de l’entraînement et de la compétition. La spécialisation et la professionnalisation relèvent davantage d’une logique de formation sportive avancée que de cette organisation scolaire.

9. Quelle définition de la santé les instructions officielles de 1967 donnent-elles dans le cadre de l’EPS ?

La capacité à adapter ses réactions et ses comportements au monde extérieur, à s’habituer à l’effort et à se dépasser
Le maintien d’un équilibre corporel grâce à la répétition régulière d’exercices physiques
L’absence de maladie et la conservation d’un niveau physique stable au cours de la scolarité
La capacité à atteindre une performance élevée dans plusieurs activités sportives

La capacité à adapter ses réactions et ses comportements au monde extérieur, à s’habituer à l’effort et à se dépasser

Explication

En 1967, la santé est définie comme une capacité d’ajustement aux conditions extérieures, d’accoutumance à l’effort et de dépassement de soi. La performance sportive élevée ne constitue pas le critère central de cette définition.

10. Quelle distinction les instructions officielles de 1967 établissent-elles entre l’EPS et les activités sportives ?

L’EPS se limite à l’apprentissage technique, alors que les activités sportives développent la formation générale
L’EPS désigne la pratique sportive, tandis que les activités sportives définissent les objectifs éducatifs
Les activités sportives et l’EPS poursuivent des finalités identiques dans des cadres institutionnels différents
Les activités sportives servent de moyens à une éducation plus large portée par l’EPS

Les activités sportives servent de moyens à une éducation plus large portée par l’EPS

Explication

Les activités sportives sont considérées comme des moyens utilisés par l’EPS, qui possède une finalité éducative plus large. Réduire l’EPS à l’apprentissage technique confond précisément l’éducation avec les pratiques qui la servent.

11. Quelle évolution caractérise le sport scolaire entre 1958 et 1975 ?

Les fédérations scolaires disparaissent au profit d’une organisation sportive unique
L’Association du sport scolaire et universitaire cesse d’exister avant la fin de cette période
Le nombre de licenciés des fédérations scolaires passe de 585 000 à 1,8 million
Le nombre de licenciés des fédérations scolaires passe de 1,8 million à 585 000

Le nombre de licenciés des fédérations scolaires passe de 585 000 à 1,8 million

Explication

Entre 1958 et 1975, les fédérations scolaires triplent leur nombre de licenciés, de 585 000 à 1,8 million. Cette progression ne correspond ni à une diminution des effectifs ni à la disparition des fédérations.

12. Quelle organisation la loi Mazeaud de 1975 crée-t-elle dans le domaine du sport scolaire et universitaire ?

L’Association du sport scolaire et universitaire et l’Union sportive de l’enseignement primaire
L’Union nationale du sport scolaire et la Fédération nationale du sport universitaire
L’Union nationale du sport scolaire et l’Association du sport scolaire et universitaire
La Fédération nationale du sport universitaire et l’Union générale du sport scolaire

L’Union nationale du sport scolaire et la Fédération nationale du sport universitaire

Explication

La loi Mazeaud de 1975 crée l’UNSS et la FNSU. L’ASSU avait été créée auparavant, en 1963, tandis que les autres associations citées ne correspondent pas à cette création législative.

13. Pourquoi l’école unique peut-elle produire de l’échec scolaire ?

Elle différencie fortement les parcours en fonction des origines sociales et des résultats scolaires
Elle remplace les contenus scolaires par une formation principalement centrée sur les activités sportives
Elle impose des structures et des savoirs identiques à des publics qui nécessitent des adaptations
Elle réserve les apprentissages fondamentaux aux élèves déjà capables de suivre le rythme scolaire

Elle impose des structures et des savoirs identiques à des publics qui nécessitent des adaptations

Explication

L’école unique peut produire de l’échec lorsqu’elle uniformise les structures et les savoirs malgré la diversité des besoins des élèves. Une forte différenciation des parcours décrit une logique contraire à cette uniformisation.

14. Quelle mesure s’inscrit dans la politique engagée par Savary en 1981 pour lutter contre l’échec scolaire et démocratiser qualitativement l’école ?

La création de l’Association du sport scolaire et universitaire
La création des zones d’éducation prioritaires
La création de la Charte nationale des programmes
La création de la Fédération nationale du sport universitaire

La création des zones d’éducation prioritaires

Explication

En 1981, Savary engage une politique de lutte contre l’échec scolaire et de démocratisation qualitative, notamment avec la création des zones d’éducation prioritaires. La Charte nationale des programmes date de 1992, tandis que l’ASSU et la FNSU relèvent de l’histoire du sport scolaire.

15. Quelle est la fonction principale des UFRSTAPS créées en 1984 ?

Rétablir une heure supplémentaire consacrée aux associations sportives scolaires
Évaluer au baccalauréat les performances et les progrès des lycéens
Mettre en place une formation universitaire commune en sciences et techniques des activités physiques et sportives
Organiser la recherche pédagogique nationale sur l’enseignement de l’éducation physique et sportive

Mettre en place une formation universitaire commune en sciences et techniques des activités physiques et sportives

Explication

Les UFRSTAPS ont été créées pour établir une formation universitaire unique dans le domaine des activités physiques et sportives. La recherche pédagogique relevait plutôt de la cellule EPS créée en 1981 à l’Institut national de recherches pédagogiques.

16. Quelle orientation les instructions officielles de 1985 et 1986 donnent-elles à l’éducation physique et sportive ?

Renforcer l’entraînement fédéral, la compétition interétablissements, le recrutement et la détection sportive
Accroître la sélection sportive, la performance compétitive, le classement et la spécialisation technique
Privilégier la recherche pédagogique, la formation universitaire, la certification et la gestion administrative
Développer les capacités motrices, les compétences, la personnalité, la santé et l’autonomie

Développer les capacités motrices, les compétences, la personnalité, la santé et l’autonomie

Explication

Ces instructions élargissent les finalités de l’EPS aux capacités motrices, aux compétences, à la personnalité, à la santé, à la sécurité, à la solidarité, à la responsabilité et à l’autonomie. Une orientation centrée sur la sélection compétitive ne rend pas compte de cette diversité éducative.

17. Dans les apprentissages de l’EPS en 2015, comment les connaissances, les capacités et les attitudes interviennent-elles ?

Elles constituent directement des compétences indépendantes de toute mobilisation organisée
Elles remplacent les compétences en devenant les seuls objectifs des apprentissages
Elles servent principalement à mesurer la participation et les progrès au baccalauréat
Elles sont mobilisées comme des ressources pour construire des compétences

Elles sont mobilisées comme des ressources pour construire des compétences

Explication

En 2015, les connaissances, les capacités et les attitudes sont des ressources que l’élève mobilise afin de construire des compétences. Les assimiler directement aux compétences confond les ressources et leur organisation dans l’action.

18. Quels éléments la réforme du baccalauréat de 1983 évalue-t-elle en contrôle continu en EPS ?

La performance, les niveaux d’habileté, les connaissances, la participation et les progrès
La recherche pédagogique, la formation universitaire, la certification et la pratique associative
La santé, la sécurité, la solidarité, la responsabilité et l’autonomie des élèves
La citoyenneté, l’intégration, l’égalité des chances, la santé et la vie associative

La performance, les niveaux d’habileté, les connaissances, la participation et les progrès

Explication

La réforme de 1983 prévoit un contrôle continu portant sur la performance, les niveaux d’habileté, les connaissances, la participation et les progrès. Les autres ensembles proposés correspondent à des finalités éducatives ou à des missions du sport scolaire plutôt qu’aux critères indiqués pour cette évaluation.

19. Pourquoi la troisième heure d’association sportive est-elle rétablie en 1981 ?

Pour rattacher l’association sportive à une politique sportive nationale
Pour remplacer les apprentissages d’EPS par une pratique compétitive organisée
Pour articuler le sport scolaire avec l’éducation physique et sportive
Pour réserver le sport scolaire aux élèves engagés dans la compétition

Pour articuler le sport scolaire avec l’éducation physique et sportive

Explication

Le rétablissement de la troisième heure vise à rapprocher et articuler le sport scolaire avec l’EPS. Il ne s’agit pas de revenir à une conception principalement intégrée à une politique sportive nationale.

20. Que reconnaît la loi Avice de 1984 au sujet de l’association sportive scolaire ?

Elle constitue un dispositif d’évaluation des compétences motrices
Elle relève principalement du développement sportif national
Elle assure la formation universitaire aux activités physiques et sportives
Elle participe aux missions de l’école

Elle participe aux missions de l’école

Explication

La loi Avice inscrit l’association sportive dans les missions de l’école, ce qui lui confère une portée éducative et scolaire. La rattacher principalement au développement sportif national correspond davantage à une conception antérieure.

21. Quelles dimensions la charte du sport scolaire de 1993 réaffirme-t-elle ?

La réduction du sport scolaire à l’entretien physique, à la sécurité et aux progrès individuels
Le rôle citoyen et social du sport scolaire, notamment pour la responsabilité et l’égalité des chances
La priorité donnée à la performance sportive, à la sélection, au classement et à la spécialisation
La fonction universitaire des associations sportives, centrée sur la formation et la recherche

Le rôle citoyen et social du sport scolaire, notamment pour la responsabilité et l’égalité des chances

Explication

La charte de 1993 réaffirme le rôle citoyen et social du sport scolaire, en lien avec la responsabilité, l’intégration, l’égalité des chances et l’éducation à la santé. Le réduire à la performance ou à l’entretien physique néglige ses missions sociales et éducatives.

22. Quelle conception du sport scolaire correspond à ses missions éducatives ?

Privilégier l’entraînement spécialisé, limiter les pratiquants et dissocier le sport des apprentissages
Faire du sport un objet d’éducation, l’adapter à l’enfant, accueillir largement et favoriser la vie associative
Utiliser le sport comme loisir encadré, sans objectif éducatif ni participation à la vie collective
Soumettre l’enfant aux exigences sportives, sélectionner les plus performants et développer la compétition

Faire du sport un objet d’éducation, l’adapter à l’enfant, accueillir largement et favoriser la vie associative

Explication

Le sport scolaire doit éduquer par le sport, s’adapter à l’enfant, accueillir le plus grand nombre et développer l’apprentissage de la vie associative. Une organisation fondée sur la sélection et la soumission de l’enfant aux exigences sportives inverse cette priorité éducative.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Histoire institutionnelle de l’EPS.

Qu'est-ce que désigne l'école unique ?

Un système scolaire commun visant à démocratiser l'accès et sélectionner les élites.

Quelle conception du recrutement scolaire le système éducatif français met-il en place ?

Une conception pyramidale fondée sur la démocratisation et la sélection.

Sur quels principes repose la conception pyramidale du recrutement scolaire français ?

Sur la démocratisation et la sélection simultanées.

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