QCM : Images et santé en SHS — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment les sciences humaines et sociales peuvent-elles améliorer la prise en charge des situations de santé ?

En privilégiant les traitements anciens considérés comme culturellement familiers
En intégrant leur dimension socio-historique pour affiner le diagnostic et adapter les thérapeutiques
En réduisant les problèmes de santé à leurs seules causes biologiques individuelles
En remplaçant l’examen clinique par une étude générale des comportements sociaux

En intégrant leur dimension socio-historique pour affiner le diagnostic et adapter les thérapeutiques

Explication

Les SHS éclairent la dimension socio-historique des situations de santé, ce qui permet d’affiner les diagnostics et de proposer des thérapeutiques mieux adaptées. Réduire la santé aux causes biologiques individuelles néglige précisément les facteurs sociaux et historiques étudiés par ces disciplines.

2. Pourquoi l’étude historique de la notion d’hygiène est-elle importante pour les professionnels de santé ?

Parce que l’hygiène a conservé une définition identique dans toutes les sociétés
Parce que les normes d’hygiène ont été élaborées indépendamment des rapports sociaux
Parce que les pratiques d’hygiène relèvent principalement des préférences personnelles des soignants
Parce que l’hygiène a pu être liée à des jugements moraux et à la stigmatisation des personnes pauvres

Parce que l’hygiène a pu être liée à des jugements moraux et à la stigmatisation des personnes pauvres

Explication

La notion d’hygiène a changé au cours de l’histoire et a parfois servi à associer pauvreté, saleté et faute morale. L’idée d’une définition stable et indépendante des rapports sociaux ne rend pas compte de cette évolution historique.

3. Quel effet la valorisation sociale du corps maigre peut-elle produire dans les sociétés occidentales ?

Elle peut réduire les troubles alimentaires en diversifiant les modèles corporels visibles
Elle peut transformer le risque cardiovasculaire en justification des discriminations liées au poids
Elle peut limiter les normes corporelles aux espaces médicaux sans influence numérique
Elle peut contribuer à des troubles du comportement alimentaire et être largement relayée sur les réseaux sociaux

Elle peut contribuer à des troubles du comportement alimentaire et être largement relayée sur les réseaux sociaux

Explication

La célébration du corps maigre participe à certaines problématiques médicales, notamment aux troubles du comportement alimentaire, et ce modèle circule largement sur les réseaux sociaux. Le risque cardiovasculaire lié au surpoids ne constitue pas en lui-même une légitimation de la grossophobie.

4. Que désigne le concept de genre dans les sciences sociales ?

Les différences anatomiques entre les corps féminins et masculins
Les rapports sociaux entre le féminin et le masculin
La répartition biologique des sexes à la naissance
Les préférences individuelles concernant l’apparence et le comportement

Les rapports sociaux entre le féminin et le masculin

Explication

En sciences sociales, le genre sert à analyser les rapports sociaux entre le féminin et le masculin. Il ne se réduit donc pas au sexe biologique, qui renvoie à une autre dimension de la différenciation des corps.

5. Pourquoi l’emploi de l’expression « la dame » en gynécologie ou lors d’une grossesse peut-il poser problème ?

Parce qu’il empêche les professionnels de distinguer les consultations médicales des consultations sociales
Parce qu’il transforme les consultations de grossesse en actes administratifs dépourvus d’examen clinique
Parce qu’il peut constituer une violence de genre envers des hommes et des femmes trans
Parce qu’il impose une terminologie médicale qui exclut les personnes âgées des soins gynécologiques

Parce qu’il peut constituer une violence de genre envers des hommes et des femmes trans

Explication

L’expression « la dame » présuppose une identité féminine et peut ainsi produire une violence de genre envers les hommes et les femmes trans concernés par ces soins. Les difficultés ne tiennent pas à une confusion entre consultation médicale et sociale, mais à une désignation inadaptée des personnes.

6. Quel rôle le médecin généraliste joue-t-il dans l’organisation des soins ?

Il coordonne les soins et la prévention en interaction avec les professions médicales, paramédicales et sociales
Il prend en charge les patients en remplacement des professions paramédicales et sociales
Il assure la prévention sans intervenir dans les parcours impliquant d’autres professions
Il intervient principalement après les spécialistes, lorsque les décisions thérapeutiques sont déjà arrêtées

Il coordonne les soins et la prévention en interaction avec les professions médicales, paramédicales et sociales

Explication

Le médecin généraliste occupe une position centrale dans la coordination des soins et de la prévention, en lien avec plusieurs catégories professionnelles. Il ne se substitue pas aux autres intervenants et son rôle ne se limite pas à une intervention tardive après les spécialistes.

7. Comment la socio-histoire de la santé articule-t-elle les approches historique et sociologique ?

Elle décrit les maladies actuelles sans examiner leur évolution ni leur contexte social
Elle remplace l’analyse historique par une comparaison statistique des populations contemporaines
Elle étudie les enjeux de santé dans le temps et leurs dimensions sociales
Elle se concentre sur les pratiques médicales sans prendre en compte les rapports sociaux

Elle étudie les enjeux de santé dans le temps et leurs dimensions sociales

Explication

La socio-histoire de la santé combine l’étude historique des enjeux de santé dans le temps avec l’analyse sociologique de leurs enjeux sociaux. Une approche limitée aux maladies actuelles ou aux seules pratiques médicales ne correspond pas à cette articulation.

8. Quelle séquence correspond le mieux à une recherche en sciences humaines et sociales ?

Définition d’une conclusion, sélection de données favorables, rédaction, puis recherche de publications compatibles
Collecte spontanée, publication rapide, choix ultérieur d’un terrain, puis vérification des résultats par des témoignages
Problématisation, état de l’art, définition du terrain ou corpus, collecte, analyse conceptuelle, évaluation par les pairs et publication
État de l’art, interprétation personnelle, diffusion des résultats, puis construction progressive de la problématique

Problématisation, état de l’art, définition du terrain ou corpus, collecte, analyse conceptuelle, évaluation par les pairs et publication

Explication

Une recherche en SHS suit une démarche structurée allant de la problématisation à l’état de l’art, au terrain ou corpus, à la collecte réglée des données, aux outils conceptuels, puis à l’évaluation par les pairs et à la publication. Commencer par une conclusion ou publier avant de construire la problématique inverse cette logique scientifique.

9. Quelle caractéristique décrit correctement les méthodes et la position épistémologique des sciences humaines et sociales ?

Elles mobilisent des méthodes qualitatives et quantitatives, dans des sciences socialement situées qui visent un idéal d’objectivité
Elles privilégient les méthodes qualitatives, car la quantification ne peut pas étudier les phénomènes sociaux
Elles renoncent à l’objectivité, puisque toute connaissance socialement située serait nécessairement subjective
Elles utilisent des méthodes quantitatives, car la position sociale des chercheurs n’influence pas la production des savoirs

Elles mobilisent des méthodes qualitatives et quantitatives, dans des sciences socialement situées qui visent un idéal d’objectivité

Explication

Les SHS peuvent associer méthodes qualitatives et quantitatives, tandis que les sciences sont socialement situées tout en tendant vers un idéal d’objectivité. La situation sociale des savoirs ne signifie donc ni que la quantification est impossible ni que toute recherche abandonne l’exigence d’objectivité.

10. Quelle caractéristique distingue le contrôle continu 3 des deux premiers contrôles continus ?

Il consiste en une analyse d’image écrite d’une heure portant sur l’ensemble des enseignements.
Il prend la forme d’un QCM de 45 minutes consacré au premier bloc de cours.
Il propose une épreuve de substitution organisée une semaine après l’épreuve principale.
Il évalue le deuxième bloc avec les cours magistraux et les travaux dirigés associés.

Il consiste en une analyse d’image écrite d’une heure portant sur l’ensemble des enseignements.

Explication

Le contrôle continu 3 est une analyse écrite d’image d’une heure portant sur l’ensemble des cours magistraux et des travaux dirigés. Le QCM de 45 minutes correspond au contrôle continu 1, tandis que les autres éléments renvoient au contrôle continu 2.

11. Dans l’analyse d’une pratique médicale, que recouvre la notion de « milieu » ?

L’espace hospitalier dans lequel le médecin examine et soigne les patients.
Le contexte historique, social, économique, politique et environnemental de la situation étudiée.
L’ensemble des instruments techniques mobilisés pour observer les structures du corps.
Le groupe professionnel chargé d’enseigner et d’appliquer les connaissances médicales.

Le contexte historique, social, économique, politique et environnemental de la situation étudiée.

Explication

Le milieu désigne l’ensemble du contexte historique, social, économique, politique et environnemental dans lequel un phénomène est observé. Il ne se réduit donc ni au lieu de soin, ni aux instruments, ni aux professionnels concernés.

12. Pourquoi l’anatomie occupe-t-elle une place structurante dans l’histoire de la médecine ?

Elle a principalement fourni un vocabulaire descriptif pour nommer les parties du corps.
Elle a organisé à la fois les connaissances, l’enseignement et les pratiques du soin.
Elle a développé des techniques d’imagerie capables de traverser les tissus vivants.
Elle a remplacé l’observation clinique par l’étude théorique des organes humains.

Elle a organisé à la fois les connaissances, l’enseignement et les pratiques du soin.

Explication

L’anatomie a historiquement structuré la médecine et le soin en organisant les savoirs, leur transmission et certaines pratiques médicales. La réduire à un vocabulaire descriptif néglige précisément cette fonction structurante.

13. Comment les anatomistes étudiaient-ils l’intérieur du corps avant l’apparition des technologies d’imagerie ?

Ils employaient des moulages tridimensionnels fabriqués à partir d’organes accessibles.
Ils déduisaient les structures internes par l’observation extérieure des patients vivants.
Ils utilisaient principalement des dessins réalisés à partir d’examens radiologiques non invasifs.
Ils recouraient à la dissection de cadavres pour observer directement les structures internes.

Ils recouraient à la dissection de cadavres pour observer directement les structures internes.

Explication

Avant le XXe siècle et les technologies permettant de voir à l’intérieur du corps, l’étude anatomique reposait sur la dissection de cadavres. Les examens radiologiques et les autres techniques non invasives sont apparus ultérieurement.

14. Quel changement caractérise la place de l’image dans l’éducation médicale depuis le XIXe siècle ?

Elle est devenue centrale grâce au dessin anatomique et à l’observation clinique des patients.
Elle a été réservée aux recherches spécialisées, à l’écart de la formation médicale.
Elle a perdu de l’importance au profit d’un enseignement fondé sur les textes médicaux.
Elle s’est limitée aux préparations conservées, sans lien avec l’examen des patients.

Elle est devenue centrale grâce au dessin anatomique et à l’observation clinique des patients.

Explication

Depuis le XIXe siècle, l’image et la visualisation occupent une place centrale dans l’éducation médicale, notamment par le dessin anatomique et l’observation clinique. Elles ne sont donc ni marginales dans la formation, ni limitées aux collections.

15. À quelle période les planches anatomiques se développent-elles comme supports majeurs des sciences médicales ?

Au Moyen Âge, avant l’essor des représentations anatomiques imprimées.
Au XIXe siècle, avec l’apparition de l’imagerie médicale dans les hôpitaux.
Au XXe siècle, lorsque les collections anatomiques remplacent les illustrations.
À partir du XVIe siècle, lorsqu’elles deviennent des fondements des sciences médicales.

À partir du XVIe siècle, lorsqu’elles deviennent des fondements des sciences médicales.

Explication

Les planches anatomiques se développent au XVIe siècle et deviennent alors des fondements des sciences médicales. Leur essor précède donc l’imagerie médicale moderne et ne correspond pas au remplacement des illustrations par les collections.

16. Quelle œuvre André Vésale publie-t-il à Bâle en 1543 ?

Un traité clinique consacré aux maladies observées dans les hôpitaux européens.
Un manuel de chirurgie décrivant les traitements des blessures de guerre.
Un catalogue de moulages présentant les organes humains en plusieurs dimensions.
De Humani corporis fabrica, ouvrage illustré qui renouvelle l’étude anatomique du corps.

De Humani corporis fabrica, ouvrage illustré qui renouvelle l’étude anatomique du corps.

Explication

André Vésale publie à Bâle en 1543 De Humani corporis fabrica, richement illustré de gravures sur bois en couleur. L’ouvrage révolutionne l’anatomie par une lecture naturaliste et technique du corps, plutôt que par une simple fonction illustrative.

17. Quelle fonction les préparations anatomiques, les moulages et les collections ajoutent-ils aux planches anatomiques ?

Ils servent principalement à conserver les instruments employés pendant les dissections.
Ils transforment les observations cliniques en images produites par des appareils médicaux.
Ils permettent une visualisation en plusieurs dimensions qui complète les représentations en deux dimensions.
Ils remplacent les illustrations en fournissant une description écrite des structures anatomiques.

Ils permettent une visualisation en plusieurs dimensions qui complète les représentations en deux dimensions.

Explication

Les préparations, moulages et collections complètent les planches en deux dimensions par des instruments de visualisation en plusieurs dimensions. Ils ne correspondent donc ni à de simples descriptions écrites, ni à des instruments de dissection, ni à des images issues d’appareils médicaux.

18. Que révèlent les pratiques historiques de constitution des collections anatomiques ?

Elles montrent que les collections provenaient principalement de donneurs ayant organisé leur don.
Elles révèlent des inégalités sociales de santé liées à l’utilisation de corps sans consentement.
Elles indiquent que les corps recueillis appartenaient surtout à des médecins et à des anatomistes.
Elles témoignent d’un accès équitable aux ressources anatomiques entre les différents groupes sociaux.

Elles révèlent des inégalités sociales de santé liées à l’utilisation de corps sans consentement.

Explication

Les collections anatomiques ont souvent utilisé, sans consentement, les corps de personnes condamnées, pauvres, prostituées ou mortes en couches, ce qui met en évidence des inégalités sociales de santé. Cette histoire ne correspond donc ni à un don principalement organisé, ni à une répartition équitable entre les groupes sociaux.

19. Quelle distinction décrit correctement les démarches clinique et anatomo-clinique au début du XIXe siècle ?

La démarche clinique étudie les cellules, tandis que la démarche anatomo-clinique examine les patients sains.
La démarche clinique observe les patients, tandis que la démarche anatomo-clinique relie les symptômes aux lésions organiques.
La démarche clinique analyse les organes isolés, tandis que la démarche anatomo-clinique classe les symptômes observés.
La démarche clinique relie les symptômes aux lésions, tandis que la démarche anatomo-clinique observe les patients.

La démarche clinique observe les patients, tandis que la démarche anatomo-clinique relie les symptômes aux lésions organiques.

Explication

La démarche clinique recueille des informations en examinant les patients, alors que la démarche anatomo-clinique met en relation les symptômes et les lésions organiques. Confondre ces deux démarches inverse précisément leur rôle respectif.

20. Quel rôle le microscope et les planches d’histologie acquièrent-ils au XIXe siècle ?

Ils servent principalement à remplacer les observations cliniques réalisées au chevet des patients.
Ils deviennent des instruments de communication et d’administration de la preuve dans les débats scientifiques.
Ils permettent surtout de suivre l’évolution des grossesses dans les établissements hospitaliers.
Ils sont utilisés pour produire des images médicales sans dépendre de l’électricité hospitalière.

Ils deviennent des instruments de communication et d’administration de la preuve dans les débats scientifiques.

Explication

Au XIXe siècle, le microscope et les planches d’histologie rendent les observations partageables et contribuent à établir la preuve dans les controverses scientifiques. Leur fonction ne consiste pas à remplacer l’examen clinique ni à assurer le suivi des grossesses.

21. Quel événement Wilhelm Röntgen présente-t-il le 28 décembre 1895 ?

La mise au point de l’IRM, illustrée par une image du cerveau de son épouse portant son alliance.
La création du scanner, illustrée par une coupe anatomique de la main de son épouse.
La découverte de l’échographie, illustrée par le suivi de grossesse de son épouse à l’hôpital.
La découverte des rayons X, illustrée par la radiographie de la main de son épouse portant son alliance.

La découverte des rayons X, illustrée par la radiographie de la main de son épouse portant son alliance.

Explication

Wilhelm Röntgen présente les rayons X le 28 décembre 1895 en montrant la main radiographiée de son épouse avec son alliance. L’IRM, l’échographie et le scanner correspondent à d’autres développements de l’imagerie médicale.

22. Quelle association entre une technique d’imagerie, sa période et son usage est correcte ?

L’IRM est principalement utilisée en gynécologie depuis les années 1970, tandis que le scanner se développe sans électricité hospitalière.
L’échographie se diffuse en gynécologie et pour les grossesses depuis les années 1970, tandis que l’IRM se développe dès les années 1990 sans radiation.
Le scanner apparaît dès les années 1990 pour les grossesses, tandis que l’échographie se diffuse au XIXe siècle sans radiation.
L’échographie se développe dès les années 1990, tandis que l’IRM sert au suivi des grossesses avec des rayons X.

L’échographie se diffuse en gynécologie et pour les grossesses depuis les années 1970, tandis que l’IRM se développe dès les années 1990 sans radiation.

Explication

Depuis les années 1970, l’échographie est particulièrement utilisée en gynécologie et pour le suivi des grossesses, tandis que le scanner apparaît à cette période et que l’IRM se développe dès les années 1990 sans radiation. Les autres associations déplacent les périodes, les usages ou les propriétés des techniques.

23. Pourquoi l’histoire de l’imagerie médicale peut-elle être étudiée comme celle de dispositifs sociotechniques ?

Parce qu’elle concerne principalement la valeur esthétique des images diffusées dans les établissements de soins.
Parce qu’elle repose sur des images produites sans matériel, sans organisation sociale et sans risque professionnel.
Parce qu’elle dépend de contraintes techniques et de risques, notamment la protection des radiologues contre les rayons.
Parce qu’elle décrit l’évolution des diagnostics en écartant les conditions de travail des professionnels.

Parce qu’elle dépend de contraintes techniques et de risques, notamment la protection des radiologues contre les rayons.

Explication

Les dispositifs d’imagerie associent des technologies, des organisations et des règles de sécurité, notamment la protection des radiologues exposés aux rayons. Réduire cette histoire à l’esthétique ou au diagnostic ignore les contraintes sociotechniques qui l’ont structurée.

24. Comment les images en santé peuvent-elles agir dans la société au-delà du diagnostic médical ?

Elles peuvent informer le public, mais elles n’ont pas de fonction dans les débats scientifiques ou le financement des actions.
Elles peuvent documenter les patients, mais leur rôle reste limité aux échanges entre médecins et aux décisions opératoires.
Elles peuvent établir une preuve, informer le public, promouvoir la prévention et donner une autorité médicale à des contenus commerciaux.
Elles peuvent promouvoir des produits, mais elles ne contribuent pas à la prévention ni à l’information des autorités.

Elles peuvent établir une preuve, informer le public, promouvoir la prévention et donner une autorité médicale à des contenus commerciaux.

Explication

Les images en santé servent à administrer la preuve, informer, prévenir, légitimer des contenus commerciaux et montrer l’action aux autorités ou aux financeurs. Leur circulation dépasse donc largement la communication interne entre médecins.

25. Dans quel ordre les cinq étapes d’une analyse d’image doivent-elles être réalisées ?

Description de l’image, présentation du thème, production et circulation, analyse argumentée, puis ouverture.
Production et circulation, description de l’image, présentation du thème, ouverture, puis analyse argumentée.
Description de l’image, analyse argumentée, présentation du thème, production et circulation, puis ouverture.
Présentation du thème, analyse argumentée, description de l’image, ouverture, puis production et circulation.

Description de l’image, présentation du thème, production et circulation, analyse argumentée, puis ouverture.

Explication

La méthode impose successivement la description, la présentation du thème, la production et la circulation, l’analyse argumentée, puis l’ouverture. L’interprétation argumentée ne doit donc pas précéder la description du document.

26. Que doit faire une description d’image correctement menée ?

Résumer le message général de l’image en privilégiant les connaissances historiques mobilisées par l’analyste.
Évaluer la portée sociale du document en sélectionnant les éléments qui confirment l’interprétation proposée.
Identifier de façon neutre et structurée le titre, la nature, la légende, la composition, les techniques et les éléments visibles.
Relier immédiatement les objets représentés aux intentions de l’auteur et au contexte politique de l’image.

Identifier de façon neutre et structurée le titre, la nature, la légende, la composition, les techniques et les éléments visibles.

Explication

La description recense méthodiquement les éléments visibles, comme les inscriptions, objets, chiffres et logos, sans les interpréter. Les intentions, le contexte et la portée sociale relèvent de l’analyse argumentée, qui intervient plus tard.

27. Comment une analyse argumentée doit-elle relier l’image et son contexte ?

Elle explique le contexte général sans revenir aux éléments représentés afin de préserver une interprétation indépendante.
Elle reprend la description en détail, puis ajoute une opinion personnelle sur la valeur esthétique et historique du document.
Elle mobilise les connaissances du cours, relie le contexte à l’image et appuie chaque argument sur des éléments visibles.
Elle énumère les objets et les inscriptions avant de les associer à plusieurs hypothèses non vérifiées sur l’auteur.

Elle mobilise les connaissances du cours, relie le contexte à l’image et appuie chaque argument sur des éléments visibles.

Explication

L’analyse argumentée interprète le document à l’aide des connaissances du cours en reliant réciproquement l’image et son contexte, avec des preuves visibles. Elle ne doit ni se limiter à redécrire l’image ni remplacer l’argumentation par un jugement esthétique.

28. Quelle ouverture convient à la fin d’une analyse d’image ?

Ajouter une liste de questions possibles afin de laisser ouvertes toutes les interprétations du document étudié.
Résumer les étapes précédentes en répétant les objets, les chiffres et les inscriptions déjà décrits dans l’image.
Donner une appréciation personnelle du document pour conclure l’analyse sur une prise de position explicite.
Déplacer le thème dans le temps, l’espace ou la société en développant un ou deux exemples, sans jugement.

Déplacer le thème dans le temps, l’espace ou la société en développant un ou deux exemples, sans jugement.

Explication

L’ouverture élargit le thème vers une autre période, un autre espace ou une autre dimension sociale en développant un ou deux exemples. Elle ne consiste ni en une liste de questions ni en un jugement personnel.

29. Pourquoi une photographie ne constitue-t-elle pas une preuve entièrement objective d’une situation ?

Parce que la photographie reproduit les événements avec un point de vue dépourvu de sélection
Parce que la photographie est apparue avant les premières campagnes de santé publique
Parce que la photographie ne peut enregistrer que des scènes imaginaires ou reconstituées
Parce que le cadrage et la mise en scène résultent de choix qui orientent ce qui est montré

Parce que le cadrage et la mise en scène résultent de choix qui orientent ce qui est montré

Explication

Une photographie dépend du cadrage et peut intégrer une mise en scène, deux éléments qui résultent de décisions humaines. L’idée d’une reproduction dépourvue de sélection confond donc l’impression d’objectivité avec une neutralité réelle.

30. Quel effet contreproductif peut produire une affiche de prévention qui stigmatise un public ou en invisibilise d’autres ?

Une diffusion plus large du message sans modification des comportements de santé
Une meilleure représentation des publics concernés et une participation accrue aux campagnes
Une baisse du dépistage accompagnée d’une recrudescence du VIH chez les 18-25 ans
Une hausse du dépistage accompagnée d’une diminution des contaminations chez les 18-25 ans

Une baisse du dépistage accompagnée d’une recrudescence du VIH chez les 18-25 ans

Explication

Une affiche mal ciblée peut stigmatiser certaines personnes ou en laisser d’autres de côté, ce qui peut réduire le recours au dépistage et favoriser une recrudescence du VIH chez les 18-25 ans. Une hausse du dépistage décrit l’effet inverse de celui qui est documenté.

31. Quelle distinction décrit correctement une campagne de publicité et une campagne de prévention ?

La publicité promeut un produit ou un contenu commercial, tandis que la prévention cherche à agir sur les comportements de santé
La publicité agit sur les comportements de santé, tandis que la prévention cherche à vendre un produit ou un contenu commercial
La publicité informe sur une maladie, tandis que la prévention valorise une marque auprès de consommateurs
La publicité cible les professionnels, tandis que la prévention s’adresse à un public sans objectif comportemental

La publicité promeut un produit ou un contenu commercial, tandis que la prévention cherche à agir sur les comportements de santé

Explication

La campagne de publicité poursuit un objectif commercial, alors que la campagne de prévention vise une évolution des comportements liés à la santé. La deuxième proposition inverse précisément ces deux finalités.

32. Que signifie l’envoi d’un courrier portant un timbre antituberculeux ?

Il règle une taxe postale supplémentaire destinée à accélérer la distribution du courrier
Il contribue au financement de la lutte contre la tuberculose et manifeste le soutien de l’expéditeur à cette cause
Il remplace le timbre postal ordinaire et garantit la gratuité de l’envoi
Il certifie que l’expéditeur ou le destinataire a été vacciné contre la tuberculose

Il contribue au financement de la lutte contre la tuberculose et manifeste le soutien de l’expéditeur à cette cause

Explication

Le timbre antituberculeux sert à financer la lutte contre la tuberculose et rend visible l’engagement de l’expéditeur. Il ne remplace pas le timbre postal ordinaire, car sa fonction est liée au soutien à la cause et non au paiement de l’acheminement.

33. Comment faut-il utiliser le timbre antituberculeux français pour envoyer une lettre ?

Il faut l’échanger au bureau de poste, car il constitue un justificatif de paiement
Il faut le coller à la place d’un timbre postal ordinaire, car il possède une valeur faciale
Il faut lui ajouter un timbre postal ordinaire, car il ne possède pas de valeur faciale
Il faut l’apposer après l’oblitération, car il sert à identifier le destinataire

Il faut lui ajouter un timbre postal ordinaire, car il ne possède pas de valeur faciale

Explication

Le timbre antituberculeux français n’a pas de valeur faciale et ne paie donc pas l’affranchissement. L’affirmation selon laquelle il remplace un timbre postal ordinaire repose sur la confusion entre soutien à une cause et paiement du courrier.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Images et santé en SHS.

Que permettent les sciences humaines et sociales en santé?

Elles permettent de considérer la dimension socio-historique des situations de santé.

Que comprend l’histoire sociale du sucre?

Un réseau mondial d’exploitation des esclaves pour la production de canne à sucre.

Quelle était la consommation de sucre au XIXe siècle?

Un signe de distinction sociale associé à l’aristocratie.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Images et santé en SHS.

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