QCM : Immunité innée et inflammation (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment l’histamine contribue-t-elle à la rougeur, à la chaleur et à l’œdème au foyer inflammatoire ?

Elle augmente la perméabilité vasculaire et réduit l’apport sanguin, provoquant l’œdème sans rougeur.
Elle dilate localement les vaisseaux et augmente leur perméabilité, favorisant l’apport sanguin et la sortie de plasma.
Elle contracte localement les vaisseaux et réduit leur perméabilité, limitant l’apport sanguin et la sortie de plasma.
Elle dilate les vaisseaux et diminue leur perméabilité, renforçant l’apport sanguin tout en retenant le plasma.

Elle dilate localement les vaisseaux et augmente leur perméabilité, favorisant l’apport sanguin et la sortie de plasma.

Explication

L’histamine provoque une vasodilatation qui augmente l’apport sanguin, ce qui contribue à la rougeur et à la chaleur; elle accroît aussi la perméabilité et favorise l’œdème. Une diminution de la perméabilité limiterait la sortie de plasma plutôt que de favoriser le gonflement.

2. Comment l’aspirine freine-t-elle la synthèse des prostaglandines à partir de l’acide arachidonique ?

Elle transforme l’acide arachidonique en prostaglandines sans intervention enzymatique
Elle bloque l’entrée de l’acide arachidonique dans les cellules inflammatoires
Elle se fixe sur le site actif d’une enzyme impliquée et empêche la transformation
Elle se fixe sur les prostaglandines produites et accélère leur dégradation

Elle se fixe sur le site actif d’une enzyme impliquée et empêche la transformation

Explication

L’aspirine se fixe sur le site actif d’une enzyme impliquée dans la synthèse des prostaglandines et empêche la transformation de l’acide arachidonique. Elle ne neutralise pas directement les prostaglandines déjà produites.

3. Lors d’une infection accompagnée de lésions cellulaires, quelles cellules peuvent phagocyter les agents infectieux et les débris ?

Les granulocytes et les lymphocytes recrutés, ainsi que les cellules épithéliales
Les granulocytes et macrophages recrutés et activés, ainsi que les cellules dendritiques
Les lymphocytes et les cellules dendritiques, ainsi que les cellules épithéliales lésées
Les macrophages et les lymphocytes activés, ainsi que les cellules endothéliales

Les granulocytes et macrophages recrutés et activés, ainsi que les cellules dendritiques

Explication

Les granulocytes et les macrophages recrutés et activés, de même que les cellules dendritiques, peuvent éliminer les agents infectieux et les débris par phagocytose. Les lymphocytes peuvent participer à la défense immunitaire, mais ils ne sont pas les cellules indiquées ici comme phagocytes.

4. Quelle séquence décrit le déclenchement de la réponse inflammatoire après la perception de signaux de danger ?

Les cellules résidentes s’activent, libèrent des médiateurs, puis favorisent le recrutement cellulaire, l’élimination du pathogène et la réparation.
Les cellules circulantes libèrent des médiateurs, puis inhibent les cellules résidentes et retardent la réparation.
Les cellules résidentes se désactivent, tandis que les médiateurs empêchent le recrutement et maintiennent la lésion.
Les médiateurs éliminent d’abord le pathogène, puis les cellules résidentes détectent les signaux de danger.

Les cellules résidentes s’activent, libèrent des médiateurs, puis favorisent le recrutement cellulaire, l’élimination du pathogène et la réparation.

Explication

Les signaux de danger activent les cellules immunitaires résidentes, qui libèrent des médiateurs chimiques contribuant au recrutement de cellules circulantes, à l’élimination du pathogène et à la réparation. Le recrutement n’est donc pas ce qui précède l’activation initiale des cellules résidentes.

5. Après digestion d’un élément phagocyté, quel élément une cellule dendritique expose-t-elle à sa surface pour participer à la reconnaissance immunitaire ?

Une molécule du CMH, présentée sur un fragment appelé antigène
Un phagolysosome intact, présenté sur une molécule du CMH
Un fragment spécifique appelé antigène, présenté sur une molécule du CMH
Un pseudopode, présenté comme antigène sur la membrane cellulaire

Un fragment spécifique appelé antigène, présenté sur une molécule du CMH

Explication

La cellule dendritique expose sur une molécule du CMH un fragment spécifique issu de la digestion, appelé antigène. Confondre le CMH avec l’antigène inverse leurs rôles : le CMH porte le fragment exposé.

6. Quelles cellules résidentes participent à l’immunité innée dans les tissus situés aux portes d’entrée de l’organisme ?

Les globules rouges, les plaquettes et les cellules endothéliales
Les cellules dendritiques, les mastocytes et les macrophages
Les granulocytes, les monocytes et les lymphocytes circulants
Les lymphocytes, les plasmocytes et les cellules épithéliales

Les cellules dendritiques, les mastocytes et les macrophages

Explication

Les cellules dendritiques, les mastocytes et les macrophages résident notamment dans la peau et les muqueuses. Les granulocytes et les monocytes, eux, circulent dans le sang et peuvent être recrutés vers les tissus.

7. Après une blessure, une réaction inflammatoire débute rapidement et s’atténue en peu de temps. Comment la caractériser ?

Comme une inflammation chronique, à déclenchement lent et de durée variable
Comme une inflammation aiguë, à déclenchement rapide et de durée assez brève
Comme une inflammation aiguë, à déclenchement lent et de durée prolongée
Comme une inflammation chronique, à déclenchement rapide et de durée assez brève

Comme une inflammation aiguë, à déclenchement rapide et de durée assez brève

Explication

L’inflammation aiguë débute rapidement après une blessure, une infection ou un traumatisme, et se déroule sur une période assez brève. Une inflammation chronique peut persister, ce qui ne correspond pas à la situation décrite.

8. Quels effets l’aspirine peut-elle exercer parmi les actions médicamenteuses courantes ?

Des effets antalgiques, antibiotiques et anticoagulants
Des effets antalgiques, anti-inflammatoires et antipyrétiques
Des effets anti-inflammatoires, antiviraux et antipyrétiques
Des effets antipyrétiques, antihistaminiques et antalgiques

Des effets antalgiques, anti-inflammatoires et antipyrétiques

Explication

L’acide acétylsalicylique, ou aspirine, possède des effets antalgiques, anti-inflammatoires et antipyrétiques. Un effet antibiotique ne fait pas partie des propriétés indiquées pour l’aspirine.

9. Quelle succession décrit correctement les étapes de la phagocytose ?

Adhésion, digestion dans un lysosome, ingestion dans un phagosome, rejet des déchets
Adhésion, ingestion dans un phagosome, rejet des déchets, digestion dans un phagolysosome
Ingestion, adhésion, rejet des déchets, digestion dans un phagosome
Adhésion, ingestion dans un phagosome, digestion dans un phagolysosome, rejet des déchets

Adhésion, ingestion dans un phagosome, digestion dans un phagolysosome, rejet des déchets

Explication

La phagocytose commence par l’adhésion, puis l’élément est ingéré, digéré après fusion avec des lysosomes et enfin rejeté sous forme de déchets. La proposition qui place le rejet avant la digestion inverse les deux dernières étapes.

10. Un agent infectieux rencontré pour la première fois déclenche une réponse innée chez un nouveau-né. Quelle caractéristique explique cette réponse ?

Elle apparaît après l’activation de l’immunité adaptative et garde la mémoire de l’agent.
Elle dépend d’un apprentissage précoce qui rend la réponse différente selon l’âge.
Elle se met en place après la première rencontre et s’améliore à chaque exposition.
Elle est héritée génétiquement et opérationnelle dès la naissance, sans apprentissage préalable.

Elle est héritée génétiquement et opérationnelle dès la naissance, sans apprentissage préalable.

Explication

L’immunité innée est héritée génétiquement, fonctionne dès la naissance et ne requiert pas d’apprentissage ni de rencontre antérieure avec l’agent infectieux. L’amélioration liée aux expositions répétées décrit plutôt une logique d’adaptation, et non le caractère stéréotypé de cette réponse innée.

11. Une personne cherche à distinguer trois types d’action médicamenteuse : réduire la douleur, diminuer l’inflammation et combattre la fièvre. Quelle association est correcte ?

Antalgique pour la douleur, anti-inflammatoire pour la fièvre, antipyrétique pour l’inflammation
Antalgique pour la fièvre, anti-inflammatoire pour la douleur, antipyrétique pour l’inflammation
Antalgique pour la douleur, anti-inflammatoire pour l’inflammation, antipyrétique pour la fièvre
Antalgique pour l’inflammation, anti-inflammatoire pour la fièvre, antipyrétique pour la douleur

Antalgique pour la douleur, anti-inflammatoire pour l’inflammation, antipyrétique pour la fièvre

Explication

Les antalgiques limitent la douleur, les anti-inflammatoires diminuent l’inflammation et les antipyrétiques combattent la fièvre. Attribuer la baisse de la fièvre aux anti-inflammatoires et l’action antipyrétique sur l’inflammation confond les effets recherchés.

12. Quelle répartition de l’immunité innée et de l’immunité adaptative caractérise les groupes d’organismes ?

Tous les organismes pluricellulaires disposent de l’immunité innée, tandis que l’adaptative est propre aux vertébrés.
L’immunité adaptative existe chez tous les organismes pluricellulaires, tandis que l’innée est propre aux vertébrés.
L’immunité innée concerne les vertébrés, tandis que l’adaptative caractérise les autres organismes pluricellulaires.
Tous les organismes pluricellulaires disposent des deux immunités, mais l’adaptative est plus développée chez les vertébrés.

Tous les organismes pluricellulaires disposent de l’immunité innée, tandis que l’adaptative est propre aux vertébrés.

Explication

L’immunité innée est utilisée par tous les organismes pluricellulaires, alors que l’immunité adaptative est présente chez les vertébrés. L’idée que tous les organismes pluricellulaires possèdent les deux immunités confond la distribution de l’immunité adaptative.

13. Quel événement marque le déclenchement de la réponse immunitaire adaptative après la présentation d’un antigène ?

La digestion de l’antigène par les lysosomes dans les cellules présentatrices
La fixation de l’antigène sur une molécule du CMH dans le tissu infecté
La migration des cellules présentatrices de l’antigène vers les ganglions lymphatiques proches
La libération des déchets phagocytés dans le tissu où l’infection a commencé

La migration des cellules présentatrices de l’antigène vers les ganglions lymphatiques proches

Explication

La migration des cellules présentatrices de l’antigène vers les ganglions lymphatiques les plus proches marque le déclenchement de la réponse adaptative. La présentation de l’antigène est une étape distincte et ne correspond pas à elle seule à ce signal de déclenchement.

14. Quels éléments coopèrent au sein du système immunitaire pour faire face aux dangers et préserver l’intégrité de l’organisme ?

Des organes, des anticorps et des neurones
Des tissus, des hormones et des enzymes
Des organes, des cellules et des molécules
Des cellules, des bactéries et des nutriments

Des organes, des cellules et des molécules

Explication

Le système immunitaire associe des organes, des cellules et des molécules qui coopèrent pour protéger l’organisme. Les hormones et les enzymes peuvent intervenir dans d’autres fonctions, mais ne constituent pas la définition donnée du système immunitaire.

15. Quel ensemble regroupe les principaux symptômes de l’inflammation aiguë ?

Rougeur, fièvre, fatigue et perte d’appétit
Pâleur, refroidissement, engourdissement et démangeaison
Rougeur, chaleur, gonflement et douleur
Chaleur, crampe, saignement et faiblesse musculaire

Rougeur, chaleur, gonflement et douleur

Explication

Les principaux signes locaux de l’inflammation aiguë sont la rougeur, la chaleur, le gonflement ou œdème, et la douleur. La fièvre et la fatigue peuvent accompagner certaines maladies, mais ne constituent pas cet ensemble de symptômes principaux.

16. Quel rôle jouent les PRR dans la reconnaissance innée des agents pathogènes ?

Ce sont des motifs moléculaires des agents pathogènes qui sont détectés par les cellules immunitaires.
Ce sont des cellules circulantes qui éliminent les agents pathogènes dans les tissus.
Ce sont des récepteurs membranaires des cellules immunitaires qui reconnaissent des motifs communs à plusieurs agents pathogènes.
Ce sont des médiateurs libérés par les cellules résidentes pour attirer les leucocytes sanguins.

Ce sont des récepteurs membranaires des cellules immunitaires qui reconnaissent des motifs communs à plusieurs agents pathogènes.

Explication

Les PRR sont des récepteurs membranaires des cellules immunitaires qui détectent des motifs moléculaires partagés par de nombreux agents pathogènes. Les motifs reconnus sont les PAMP, et non les PRR eux-mêmes.

17. Sur quelles stratégies complémentaires repose la réponse immunitaire ?

L’immunité innée et l’immunité adaptative
La défense locale et la défense nerveuse
La réponse inflammatoire et la réponse hormonale
L’immunité cellulaire et la défense mécanique

L’immunité innée et l’immunité adaptative

Explication

La réponse immunitaire repose sur deux stratégies complémentaires : l’immunité innée et l’immunité adaptative. La réponse inflammatoire participe aux défenses, mais ne remplace pas cette distinction entre les deux stratégies.

18. Quelle distinction décrit correctement les PAMP et les PRR ?

Les PAMP sont des leucocytes circulants, tandis que les PRR sont des molécules libérées par les agents pathogènes.
Les PAMP sont des médiateurs inflammatoires, tandis que les PRR sont des cellules résidentes des tissus.
Les PAMP sont des récepteurs des cellules immunitaires, tandis que les PRR sont des motifs des agents pathogènes.
Les PAMP sont des motifs associés aux agents pathogènes, reconnus par les PRR des cellules immunitaires.

Les PAMP sont des motifs associés aux agents pathogènes, reconnus par les PRR des cellules immunitaires.

Explication

Les PAMP sont des motifs moléculaires associés aux agents pathogènes, que les PRR reconnaissent; ces motifs peuvent être en surface ou à l’intérieur de l’agent. Inverser les deux termes confond le motif détecté avec le récepteur qui le détecte.

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De quoi se compose le système immunitaire ?

D’organes, de cellules et de molécules qui coopèrent.

Quelles sont les deux stratégies complémentaires de la réponse immunitaire ?

L’immunité innée et l’immunité adaptative.

Depuis quand l’immunité innée existe-t-elle environ ?

Depuis environ 800 millions d’années.

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