QCM : Ingénierie des anticorps polyclonaux et monoclonaux (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un patient produit des anticorps contre un agent infectieux et mobilise des lymphocytes T CD8 cytotoxiques contre des cellules infectées. Quelle association décrit correctement ces deux réponses ?

Les lymphocytes T CD8 relèvent de l’immunité cellulaire et les anticorps de l’immunité humorale.
Les lymphocytes T CD8 produisent les anticorps et les lymphocytes B détruisent les cellules infectées.
Les lymphocytes T CD8 relèvent de l’immunité humorale et les anticorps de l’immunité cellulaire.
Les lymphocytes T CD8 relèvent de l’immunité cellulaire et les anticorps de l’immunité innée.

Les lymphocytes T CD8 relèvent de l’immunité cellulaire et les anticorps de l’immunité humorale.

Explication

L’immunité cellulaire repose notamment sur les lymphocytes T CD8 effecteurs, tandis que l’immunité humorale repose sur les anticorps produits par les lymphocytes B. Inverser les deux réponses confond les catégories; attribuer les anticorps aux T CD8 confond les cellules; l’immunité innée n’est pas la réponse portée par les anticorps.

2. Dans quel organe les lymphocytes T provenant de la moelle osseuse se différencient-ils et mûrissent-ils ?

Dans le thymus.
Dans la rate.
Dans la moelle osseuse.
Dans les ganglions lymphatiques.

Dans le thymus.

Explication

Le thymus est le site de différenciation, d’éducation et de maturation des lymphocytes T issus de la moelle osseuse. La moelle osseuse est le site de maturation des lymphocytes B, tandis que la rate et les ganglions sont des organes lymphoïdes secondaires où les lymphocytes rencontrent les antigènes.

3. Un antigène intact est présenté à un lymphocyte B, tandis qu’un lymphocyte T doit reconnaître un peptide associé au CMH. Quelle distinction entre leurs récepteurs est correcte ?

Le BCR et le TCR reconnaissent directement des épitopes sur l’antigène entier.
Le BCR reconnaît un épitope présenté par le CMH, tandis que le TCR reconnaît directement l’antigène entier.
Le TCR reconnaît des épitopes sur l’antigène entier, tandis que le BCR reconnaît un épitope présenté par le CMH.
Le BCR reconnaît des épitopes sur l’antigène entier, tandis que le TCR reconnaît un épitope présenté par le CMH.

Le BCR reconnaît des épitopes sur l’antigène entier, tandis que le TCR reconnaît un épitope présenté par le CMH.

Explication

Le BCR, une immunoglobuline membranaire, peut reconnaître un épitope sur un antigène entier; le TCR reconnaît un épitope présenté par une molécule de CMH. La reconnaissance directe de l’antigène entier par le TCR et la présentation par le CMH au BCR inversent les spécificités; attribuer les deux modes directs efface cette distinction.

4. Un lymphocyte B capture un antigène avec son BCR, l’internalise et présente un peptide associé au CMH II. Quel événement permet alors son activation dans la voie thymo-dépendante ?

Le lymphocyte B s’active après la capture, sans reconnaissance par un lymphocyte T.
Un lymphocyte B reconnaît le complexe par son BCR et fournit costimulation et cytokines.
Un lymphocyte T CD8 reconnaît le complexe par son TCR et fournit costimulation et cytokines.
Un lymphocyte T CD4 reconnaît le complexe par son TCR et fournit costimulation et cytokines.

Un lymphocyte T CD4 reconnaît le complexe par son TCR et fournit costimulation et cytokines.

Explication

Dans la voie thymo-dépendante, un lymphocyte T CD4 reconnaît par son TCR le peptide présenté avec le CMH II, puis apporte des signaux de costimulation et des cytokines qui activent le lymphocyte B. L’absence d’aide T confond cette voie avec la voie thymo-indépendante; le BCR capture l’antigène, mais ne remplace pas la reconnaissance du complexe par le TCR.

5. Qu’est-ce qu’un sérum polyclonal ?

Un mélange d’anticorps produits par plusieurs clones de lymphocytes B et dirigés contre différents épitopes.
Un ensemble d’anticorps identiques produits par un seul clone de lymphocytes B contre un épitope.
Un mélange d’immunoglobulines d’une seule classe, toutes dirigées contre le même épitope.
Un ensemble d’anticorps ayant la même affinité, mais provenant de différentes classes d’immunoglobulines.

Un mélange d’anticorps produits par plusieurs clones de lymphocytes B et dirigés contre différents épitopes.

Explication

Un sérum polyclonal rassemble des anticorps issus de différents clones B, qui peuvent reconnaître plusieurs épitopes et différer par leur affinité et leur classe. À l’inverse, un anticorps monoclonal provient d’un seul clone et reconnaît un épitope donné.

6. À partir de combien de donneurs sains environ les immunoglobulines polyvalentes humaines sont-elles préparées ?

Environ 500 donneurs
Entre 500 et 1 000 donneurs
Plus de 5 000 donneurs
Plus de 50 000 donneurs

Plus de 5 000 donneurs

Explication

Ces immunoglobulines sont purifiées et concentrées à partir du plasma de plus de 5 000 donneurs sains sélectionnés. Le chiffre de 500 donneurs est inférieur à celui indiqué pour leur préparation.

7. Quel est le rôle des adjuvants lors de l’immunisation d’un animal pour produire des anticorps ?

Rendre un haptène immunogène sans l’associer à une protéine porteuse
Remplacer les rappels en déclenchant directement une réponse secondaire
Retenir les immunoglobulines pendant leur purification sur protéine A
Accroître la vitesse, l’intensité et la durée de la réponse immunitaire

Accroître la vitesse, l’intensité et la durée de la réponse immunitaire

Explication

Les adjuvants renforcent la réponse immunitaire et peuvent réduire la quantité d’antigène nécessaire. La protéine A sert à retenir les IgG lors d’une étape de purification, et non à stimuler l’immunisation.

8. Dans quels domaines les anticorps polyclonaux animaux sont-ils employés comme outils de détection ou d’analyse ?

En immunothérapie substitutive et en prévention des déficits immunitaires par administration d’IgIV
En diagnostic et en recherche, notamment par Western blot, ELISA, immunofluorescence et immunohistochimie
En production d’hybridomes, notamment pour la fusion des splénocytes avec des cellules de myélome
En sérothérapie d’urgence contre le tétanos, la diphtérie, la rage et les venins

En diagnostic et en recherche, notamment par Western blot, ELISA, immunofluorescence et immunohistochimie

Explication

Ces anticorps servent en diagnostic et en recherche, où ils peuvent être utilisés dans plusieurs méthodes de détection comme le Western blot et l’ELISA. La sérothérapie contre les toxines ou les venins est une autre indication des anticorps animaux, mais elle ne correspond pas à ces usages analytiques.

9. Quelle distinction caractérise la reconnaissance d’un antigène par un anticorps monoclonal issu d’un hybridome, comparativement à un sérum polyclonal animal ?

Il reconnaît plusieurs épitopes, tandis que le sérum polyclonal vise un seul épitope donné.
Il provient de plusieurs clones, tandis que le sérum polyclonal est issu d’un clone unique.
Il cible plusieurs classes d’antigènes, tandis que le sérum polyclonal se limite à une classe d’immunoglobulines.
Il reconnaît un épitope donné, tandis que le sérum polyclonal réunit des anticorps visant plusieurs épitopes.

Il reconnaît un épitope donné, tandis que le sérum polyclonal réunit des anticorps visant plusieurs épitopes.

Explication

L’hybridome produit un anticorps homogène issu d’un seul clone de lymphocyte B, dirigé contre un épitope donné. À l’inverse, un sérum polyclonal est un mélange d’anticorps de plusieurs clones, mais l’affirmation selon laquelle il viserait un seul épitope inverse cette distinction.

10. Pourquoi l’isolement d’un lymphocyte B spécifique, suivi de son clonage dans un système d’expression comme CHO ou HEK, permet-il d’obtenir un anticorps monoclonal caractérisé ?

Parce que les cellules clonées rendent l’anticorps indépendant de sa séquence variable.
Parce que les cellules clonées produisent un mélange d’anticorps dirigés contre plusieurs antigènes.
Parce que les cellules clonées changent la classe de l’anticorps à chaque culture.
Parce que les cellules clonées produisent un anticorps dont l’affinité peut être testée.

Parce que les cellules clonées produisent un anticorps dont l’affinité peut être testée.

Explication

Le clonage d’un lymphocyte B spécifique permet de produire l’anticorps correspondant, puis d’en tester l’affinité. À l’inverse, obtenir un mélange dirigé contre plusieurs antigènes ne découle pas de l’isolement d’une seule cellule B.

11. Un antigène véhiculé par le sang doit rencontrer des lymphocytes afin de déclencher une réponse adaptative. Quel organe contribue à cette rencontre ?

La rate, où les pathogènes sanguins rencontrent des lymphocytes concentrés dans la pulpe blanche
La moelle osseuse, où les antigènes sanguins rencontrent des lymphocytes T et B matures
Les ganglions lymphatiques, où les antigènes sanguins sont filtrés directement depuis le sang
Le thymus, où les antigènes sanguins rencontrent des lymphocytes B en cours de maturation

La rate, où les pathogènes sanguins rencontrent des lymphocytes concentrés dans la pulpe blanche

Explication

La rate active les lymphocytes au contact des pathogènes véhiculés par le sang, et sa pulpe blanche concentre les lymphocytes B et T. Les ganglions lymphatiques assurent aussi la rencontre avec des antigènes, mais ceux-ci y sont drainés par la lymphe, et non directement depuis le sang.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Ingénierie des anticorps polyclonaux et monoclonaux.

Quelles cellules portent l’immunité adaptative cellulaire ?

Les lymphocytes T cytotoxiques CD8.

Où mûrissent les lymphocytes B ?

Dans la moelle osseuse.

Qu’est-ce que le TCR reconnaît, et sous quelle forme ?

Un épitope présenté par une molécule de CMH.

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