QCM : Intégrales et mécanique des solides — 58 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pour un solide de masse volumique variable ρ(x,y,z)\rho(x,y,z), quelle expression donne sa masse ?

M(D)=∭D(x+y+z) dxdydzM(D)=\iiint_D (x+y+z)\,dxdydz
M(D)=∭DdxdydzM(D)=\iiint_D dxdydz
M(D)=∭Dρ(x,y,z) dxdydzM(D)=\iiint_D \rho(x,y,z)\,dxdydz
M(D)=ρV(D)M(D)=\rho V(D) avec une valeur moyenne de ρ\rho

$$M(D)=\iiint_D \rho(x,y,z)\,dxdydz$$

Explication

La masse s’obtient en intégrant la masse volumique sur tout le volume du solide. L’intégrale sans facteur de densité donne le volume, et la relation M(D)=ρV(D)M(D)=\rho V(D) exige une masse volumique constante.

2. Dans quel cas peut-on écrire M(D)=ρV(D)M(D)=\rho V(D) pour un solide ?

Lorsque ρ\rho est constante dans tout le solide
Lorsque ρ\rho dépend des coordonnées du point
Lorsque la forme du solide est décrite en coordonnées polaires
Lorsque le volume est calculé avec une densité égale à zéro

Lorsque $$\rho$$ est constante dans tout le solide

Explication

Le facteur ρ\rho peut être extrait de l’intégrale lorsque la masse volumique est constante. Si elle varie selon le point, il faut conserver ρ(x,y,z)\rho(x,y,z) à l’intérieur de l’intégrale triple.

3. Comment calcule-t-on la coordonnée xGx_G du centre d’inertie d’un solide de masse M(D)M(D) ?

xG=1M(D)∭Dxρ dxdydzx_G=\frac{1}{M(D)}\iiint_D x\rho\,dxdydz
xG=∭Dx dxdydzx_G=\iiint_D x\,dxdydz
xG=M(D)∭Dxρ dxdydzx_G=M(D)\iiint_D x\rho\,dxdydz
xG=1V(D)∭Dρ dxdydzx_G=\frac{1}{V(D)}\iiint_D \rho\,dxdydz

$$x_G=\frac{1}{M(D)}\iiint_D x\rho\,dxdydz$$

Explication

La coordonnée xGx_G est le moment pondéré par la masse volumique, divisé par la masse totale. Le volume ou la masse ne peuvent pas remplacer le facteur de normalisation approprié.

4. Quel terme diagonal apparaît dans la matrice d’inertie lorsque l’axe considéré est l’axe des xx ?

∭D(y2+z2)ρ dxdydz\iiint_D (y^2+z^2)\rho\,dxdydz
∭D(x2+y2)ρ dxdydz\iiint_D (x^2+y^2)\rho\,dxdydz
∭D(x2+z2)ρ dxdydz\iiint_D (x^2+z^2)\rho\,dxdydz
∭D−xyρ dxdydz\iiint_D -xy\rho\,dxdydz

$$\iiint_D (y^2+z^2)\rho\,dxdydz$$

Explication

Le moment d’inertie autour de l’axe des xx mesure la distance au carré dans le plan des coordonnées yy et zz. Les expressions contenant x2x^2 correspondent aux axes des yy ou des zz, tandis que −xy-xy est un terme extradiagonal.

5. Quelle démarche décrit le calcul d’une intégrale double sur un domaine donné ?

Remplacer le domaine par son contour, puis intégrer la fonction sur cette frontière
Calculer d’abord le volume total, puis dériver ce volume selon les deux variables
Fixer les deux variables, calculer une constante sur chaque section, puis la sommer
Déterminer les sections, intégrer sur chacune, puis intégrer selon la variable fixée

Déterminer les sections, intégrer sur chacune, puis intégrer selon la variable fixée

Explication

Le calcul consiste à découper le domaine en sections, à effectuer une intégrale simple sur chaque section, puis à intégrer les résultats par rapport à la variable restante. Les autres démarches ne décrivent pas la construction d’une intégrale double.

6. Que permet le théorème de Fubini-Tonelli pour une fonction continue sur un domaine borné fermé ?

Remplacer l’intégrale double par une intégrale sur le contour du domaine
Inverser l’ordre des intégrations en adaptant les bornes au même domaine
Intégrer la fonction sans tenir compte des sections horizontales ou verticales
Conserver les mêmes bornes après inversion, même si elles décrivent un autre domaine

Inverser l’ordre des intégrations en adaptant les bornes au même domaine

Explication

Le théorème permet de calculer l’intégrale en intégrant selon l’une ou l’autre variable, à condition que les bornes décrivent correctement le domaine. Inverser l’ordre ne dispense donc pas de transformer les bornes.

7. Lors d’un changement de variables polaires, par quelle expression l’élément de surface dxdydxdy est-il remplacé ?

r drdθr\,drd\theta
cos⁡θsin⁡θ drdθ\cos\theta\sin\theta\,drd\theta
drdθdrd\theta
r2 drdθr^2\,drd\theta

$$r\,drd\theta$$

Explication

Le jacobien du changement polaire vaut rr, d’où dxdy=r drdθdxdy=r\,drd\theta. Une simple substitution de xx et yy sans ce facteur ne donne pas le bon élément de surface.

8. Quelle formule représente correctement une intégrale double après passage en coordonnées polaires ?

∬Df(x,y) dxdy=∬Dpolairef(rsin⁡θ,rcos⁡θ) drdθ\iint_D f(x,y)\,dxdy=\iint_{D_{polaire}}f(r\sin\theta,r\cos\theta)\,drd\theta
∬Df(x,y) dxdy=∬Dpolairef(rcos⁡θ,rsin⁡θ) dxdy\iint_D f(x,y)\,dxdy=\iint_{D_{polaire}}f(r\cos\theta,r\sin\theta)\,dxd y
∬Df(x,y) dxdy=∬Dpolairef(r,θ) r2drdθ\iint_D f(x,y)\,dxdy=\iint_{D_{polaire}}f(r,\theta)\,r^2drd\theta
∬Df(x,y) dxdy=∬Dpolairef(rcos⁡θ,rsin⁡θ) rdrdθ\iint_D f(x,y)\,dxdy=\iint_{D_{polaire}}f(r\cos\theta,r\sin\theta)\,rdrd\theta

$$\iint_D f(x,y)\,dxdy=\iint_{D_{polaire}}f(r\cos\theta,r\sin\theta)\,rdrd\theta$$

Explication

Le changement polaire remplace les coordonnées par x=rcos⁡θx=r\cos\theta et y=rsin⁡θy=r\sin\theta, tout en introduisant le jacobien rr. Omettre ce facteur ou conserver dxdydxdy ne correspond pas au changement de variables.

9. Quelle caractéristique distingue une intégrale triple d’une intégrale double ?

Elle porte sur quatre variables et un domaine spatial
Elle porte sur trois variables et un domaine de l’espace
Elle porte sur deux variables et une surface plane
Elle porte sur une variable et une courbe orientée

Elle porte sur trois variables et un domaine de l’espace

Explication

Une intégrale triple intègre une fonction de trois variables sur un sous-ensemble de l’espace tridimensionnel. L’intégrale double, elle, ne concerne que deux variables.

10. Quelle démarche permet de calculer une intégrale triple en intégrant d’abord selon une variable fixée ?

Fixer deux variables, calculer une intégrale simple, puis multiplier par le volume
Projeter le domaine sur un plan, puis remplacer l’intégrale par une somme discrète
Calculer une intégrale simple sur une ligne, puis dériver le résultat obtenu
Calculer une intégrale double sur la section correspondante, puis intégrer le résultat

Calculer une intégrale double sur la section correspondante, puis intégrer le résultat

Explication

On fixe une variable, puis on évalue l’intégrale double sur la section du domaine associée à cette valeur. Le résultat dépend encore de la variable fixée et doit ensuite être intégré.

11. Quel élément de volume convient aux coordonnées cylindriques définies par x=rcos⁡θx=r\cos\theta et y=rsin⁡θy=r\sin\theta ?

r2sin⁡θ dr dθ dϕr^2\sin\theta\,dr\,d\theta\,d\phi
r dr dθ dzr\,dr\,d\theta\,dz
r2 dr dθ dzr^2\,dr\,d\theta\,dz
dr dθ dzdr\,d\theta\,dz

$$r\,dr\,d\theta\,dz$$

Explication

Le passage aux coordonnées cylindriques introduit le facteur jacobien rr, d’où l’élément r dr dθ dzr\,dr\,d\theta\,dz. Le facteur r2sin⁡θr^2\sin\theta appartient aux coordonnées sphériques.

12. Pour une pyramide droite homogène de base carrée de côté aa et de hauteur hh, quelles sont sa masse et la position de son centre d’inertie ?

M=ρa2h3M=\rho\frac{a^2h}{3} et zG=3h4z_G=\frac{3h}{4}, avec xG=yG=0x_G=y_G=0
M=ρa2h2M=\rho\frac{a^2h}{2} et zG=h3z_G=\frac{h}{3}, avec xG=yG=0x_G=y_G=0
M=ρa2h3M=\rho\frac{a^2h}{3} et zG=h4z_G=\frac{h}{4}, avec xG=yG=0x_G=y_G=0
M=ρa2hM=\rho a^2h et zG=h2z_G=\frac{h}{2}, avec xG=yG=0x_G=y_G=0

$$M=\rho\frac{a^2h}{3}$$ et $$z_G=\frac{h}{4}$$, avec $$x_G=y_G=0$$

Explication

Le volume de la pyramide vaut a2h3\frac{a^2h}{3}, donc sa masse homogène vaut ρa2h3\rho\frac{a^2h}{3}, et son centre d’inertie se situe à zG=h4z_G=\frac{h}{4}. La position h2\frac{h}{2} correspondrait à une répartition différente de la masse.

13. Dans un changement de variables associé à une application inversible de classe C1C^1, quel facteur doit accompagner l’intégrande ?

Le carré du déterminant du jacobien
La trace de la matrice jacobienne
La somme des dérivées partielles de l’application
La valeur absolue du déterminant du jacobien

La valeur absolue du déterminant du jacobien

Explication

La formule de changement de variables multiplie l’intégrande par ∣det⁡∇f(X)∣\left|\det\nabla f(X)\right|. Un simple remplacement des variables ne tient pas compte de la déformation des volumes.

14. Un solide homogène possède un plan de symétrie passant par un point AA. Que peut-on déduire concernant la coordonnée normale et l’axe correspondant ?

La coordonnée normale du centre d’inertie est nulle et l’axe normal est principal
La coordonnée normale du centre d’inertie est constante et l’axe normal est quelconque
La coordonnée normale du centre d’inertie est maximale et l’axe normal est tangent
La coordonnée normale du centre d’inertie est négative et l’axe normal est secondaire

La coordonnée normale du centre d’inertie est nulle et l’axe normal est principal

Explication

La symétrie annule les intégrales des produits de coordonnées associées au changement de signe de la coordonnée normale. Elle impose aussi une coordonnée nulle au centre d’inertie et fait de l’axe normal un axe principal.

15. Que se passe-t-il lorsqu’un solide possède deux plans de symétrie orthogonaux passant par AA ?

Le centre d’inertie appartient à leur axe commun et la matrice d’inertie est diagonale
Le centre d’inertie coïncide avec chacun des deux plans et la matrice d’inertie est scalaire
Le centre d’inertie est éloigné de leur axe commun et la matrice d’inertie est nulle
Le centre d’inertie appartient à leur intersection plane et la matrice d’inertie est antisymétrique

Le centre d’inertie appartient à leur axe commun et la matrice d’inertie est diagonale

Explication

Les deux symétries imposent que le centre d’inertie se trouve sur l’axe commun aux plans. Elles annulent également les termes non diagonaux appropriés de la matrice d’inertie.

16. Pour un solide possédant un axe de révolution (A,e⃗3)\left(A,\vec e_3\right), quelle propriété est correcte ?

Le centre d’inertie est dans un plan parallèle à l’axe et les intégrales de x12ρx_1^2\rho et x22ρx_2^2\rho sont différentes
Le centre d’inertie est à l’extérieur de l’axe et les intégrales de x12ρx_1^2\rho et x22ρx_2^2\rho sont nulles
Le centre d’inertie est dans un plan perpendiculaire à l’axe et les intégrales de x12ρx_1^2\rho et x22ρx_2^2\rho sont opposées
Le centre d’inertie est sur l’axe et les intégrales de x12ρx_1^2\rho et x22ρx_2^2\rho sont égales

Le centre d’inertie est sur l’axe et les intégrales de $$x_1^2\rho$$ et $$x_2^2\rho$$ sont égales

Explication

La révolution autour de (A,e⃗3)\left(A,\vec e_3\right) rend les directions transverses équivalentes. Le centre d’inertie appartient donc à l’axe, la matrice est diagonale et les deux intégrales quadratiques sont égales.

17. Qu’est-ce qu’un champ vectoriel défini sur l’espace affine ?

Une application qui associe une matrice carrée à chaque domaine
Une application qui associe une surface orientée à chaque vecteur
Une application qui associe un nombre réel à chaque point
Une application qui associe un vecteur de R3\mathbb R^3 à chaque point

Une application qui associe un vecteur de $$\mathbb R^3$$ à chaque point

Explication

Un champ vectoriel attribue à chaque point MM un vecteur V(M)V(M) de R3\mathbb R^3. L’association d’un nombre réel à chaque point définit plutôt un champ scalaire.

18. Qu’est-ce qu’un champ scalaire défini sur l’espace affine ?

Une application qui associe un vecteur V(M)V(M) à chaque point
Une application qui associe un nombre réel f(M)f(M) à chaque point
Une application qui associe un tenseur d’inertie à chaque surface
Une application qui associe trois coordonnées à chaque domaine

Une application qui associe un nombre réel $$f(M)$$ à chaque point

Explication

Un champ scalaire fournit une valeur réelle f(M)f(M) pour chaque point MM de l’espace affine. Un champ vectoriel fournirait au contraire un vecteur dépendant du point.

19. Quelle écriture représente une intégrale triple sur un domaine DD avec une notation mécanique du volume ?

∭(x,y,z)∈Df(x,y,z) dx dy dz=∫M∈Df(M) dH3(M)\iiint_{(x,y,z)\in D}f(x,y,z)\,dx\,dy\,dz=\int_{M\in D}f(M)\,dH^3(M)
∭(x,y,z)∈Df(x,y,z) dx dy dz=∫M∈Df(M) dH2(M)\iiint_{(x,y,z)\in D}f(x,y,z)\,dx\,dy\,dz=\int_{M\in D}f(M)\,dH^2(M)
∭(x,y,z)∈Df(x,y,z) dx dy dz=∫M∈D∇f(M) dH3(M)\iiint_{(x,y,z)\in D}f(x,y,z)\,dx\,dy\,dz=\int_{M\in D}\nabla f(M)\,dH^3(M)
∭(x,y,z)∈Df(x,y,z) dx dy dz=∫M∈Df(M) dM\iiint_{(x,y,z)\in D}f(x,y,z)\,dx\,dy\,dz=\int_{M\in D}f(M)\,dM

$$\iiint_{(x,y,z)\in D}f(x,y,z)\,dx\,dy\,dz=\int_{M\in D}f(M)\,dH^3(M)$$

Explication

La mesure dH3(M)dH^3(M) indique explicitement un élément de volume et permet d’écrire l’intégrale sur les points du domaine. La mesure dH2(M)dH^2(M) correspondrait à un degré dimensionnel différent.

20. Comment s’exprime l’intégrale triple d’un champ vectoriel V⃗(M)\vec V(M) sur un domaine DD ?

Comme une intégrale scalaire de la norme de V⃗(M)\vec V(M) sur le bord de DD
Comme le vecteur formé par les intégrales triples de ses trois composantes
Comme le gradient de l’intégrale triple du champ sur DD
Comme le produit des intégrales triples des trois composantes de V⃗(M)\vec V(M)

Comme le vecteur formé par les intégrales triples de ses trois composantes

Explication

L’intégrale vectorielle est ∫M∈DV⃗(M) dH3(M)\int_{M\in D}\vec V(M)\,dH^3(M) et se calcule composante par composante. Elle produit donc un vecteur dont chaque composante est une intégrale triple.

21. Sur le quart de disque unité défini par x≥0x\geq 0, y≥0y\geq 0 et x2+y2≤1x^2+y^2\leq 1, quelle méthode de changement de variables est la plus adaptée pour calculer ∬D11+x2+y2 dx dy\iint_D\frac{1}{1+x^2+y^2}\,dx\,dy ?

Les coordonnées cylindriques, car le domaine est un volume circulaire
Les coordonnées cartésiennes, car le domaine est un rectangle
Les coordonnées polaires, car le domaine est délimité par un cercle
Les coordonnées sphériques, car l’intégrande dépend de la distance

Les coordonnées polaires, car le domaine est délimité par un cercle

Explication

Les coordonnées polaires décrivent naturellement le quart de disque et transforment l’intégrande en une fonction de la variable radiale. Les coordonnées cartésiennes rectangulaires sont moins adaptées à cette frontière circulaire.

22. Quelle est la valeur de l’intégrale triple ∭Dx dx dy dz\iiint_D x\,dx\,dy\,dz sur le domaine x≥0x\geq 0, y≥0y\geq 0, z≥0z\geq 0 et x+y+z≤1x+y+z\leq 1 ?

112\frac{1}{12}
124\frac{1}{24}
18\frac{1}{8}
16\frac{1}{6}

$$\frac{1}{24}$$

Explication

L’intégration successive de la fonction xx sur le tétraèdre unité conduit à la valeur 124\frac{1}{24}. La valeur 16\frac{1}{6} correspond notamment au volume du domaine, sans tenir compte du facteur xx intégré.

23. Comment définit-on le centre d’inertie GG d’un solide de masse volumique ρ\rho ?

Par la moyenne pondérée des positions, avec la masse volumique comme poids
Par le point où la masse volumique atteint sa valeur maximale
Par la moyenne simple des positions des points matériels
Par le centre géométrique, indépendamment de la masse volumique

Par la moyenne pondérée des positions, avec la masse volumique comme poids

Explication

Le centre d’inertie est donné par l’intégrale des positions pondérées par ρ\rho, divisée par la masse totale du solide. Le centre géométrique peut différer lorsque la masse volumique n’est pas uniformément répartie.

24. Pour deux solides de masses m1m_1 et m2m_2, situés respectivement aux centres G1G_1 et G2G_2, quelle relation détermine le centre d’inertie GG de l’assemblage ?

OG→=m1OG1→−m2OG2→m1−m2\overrightarrow{OG}=\frac{m_1\overrightarrow{OG_1}-m_2\overrightarrow{OG_2}}{m_1-m_2}
OG→=m1OG1→+m2OG2→\overrightarrow{OG}=m_1\overrightarrow{OG_1}+m_2\overrightarrow{OG_2}
OG→=m1OG1→+m2OG2→m1+m2\overrightarrow{OG}=\frac{m_1\overrightarrow{OG_1}+m_2\overrightarrow{OG_2}}{m_1+m_2}
OG→=OG1→+OG2→2\overrightarrow{OG}=\frac{\overrightarrow{OG_1}+\overrightarrow{OG_2}}{2}

$$\overrightarrow{OG}=\frac{m_1\overrightarrow{OG_1}+m_2\overrightarrow{OG_2}}{m_1+m_2}$$

Explication

Le centre d’inertie est une moyenne des positions pondérée par les masses, puis normalisée par la masse totale. La moyenne géométrique simple ne convient que dans un cas particulier où les masses sont égales.

25. Un solide de masse m1m_1 possède un centre d’inertie G1G_1, puis une partie de masse m2m_2 et de centre G2G_2 est retirée ; quelle expression donne le centre d’inertie du solide restant ?

OG→=m1OG1→+m2OG2→m1+m2\overrightarrow{OG}=\frac{m_1\overrightarrow{OG_1}+m_2\overrightarrow{OG_2}}{m_1+m_2}
OG→=m2OG2→−m1OG1→m1+m2\overrightarrow{OG}=\frac{m_2\overrightarrow{OG_2}-m_1\overrightarrow{OG_1}}{m_1+m_2}
OG→=OG1→−OG2→m1−m2\overrightarrow{OG}=\frac{\overrightarrow{OG_1}-\overrightarrow{OG_2}}{m_1-m_2}
OG→=m1OG1→−m2OG2→m1−m2\overrightarrow{OG}=\frac{m_1\overrightarrow{OG_1}-m_2\overrightarrow{OG_2}}{m_1-m_2}

$$\overrightarrow{OG}=\frac{m_1\overrightarrow{OG_1}-m_2\overrightarrow{OG_2}}{m_1-m_2}$$

Explication

La partie retirée est représentée par une contribution de masse négative, ce qui explique la soustraction au numérateur et au dénominateur. La formule avec une somme correspond à l’assemblage de deux masses conservées.

26. Quelle relation associe correctement les théorèmes de Guldin au volume engendré par une surface et à la surface engendrée par un arc ?

H3(V)=2πRGLH1(L)H^3(V)=2\pi R_{G_L}H^1(L) et H2(S)=2πRGSH2(S)H^2(S)=2\pi R_{G_S}H^2(S)
H3(V)=2πRGSH2(S)H^3(V)=2\pi R_{G_S}H^2(S) et H2(S)=2πRGLH1(L)H^2(S)=2\pi R_{G_L}H^1(L)
H3(V)=πRGS2H2(S)H^3(V)=\pi R_{G_S}^2H^2(S) et H2(S)=πRGL2H1(L)H^2(S)=\pi R_{G_L}^2H^1(L)
H3(V)=RGSH2(S)H^3(V)=R_{G_S}H^2(S) et H2(S)=RGLH1(L)H^2(S)=R_{G_L}H^1(L)

$$H^3(V)=2\pi R_{G_S}H^2(S)$$ et $$H^2(S)=2\pi R_{G_L}H^1(L)$$

Explication

Le volume est égal à la longueur de la trajectoire du centre de gravité de la surface multipliée par son aire, tandis que l’aire engendrée dépend de la trajectoire du centre de gravité de l’arc. Les expressions avec un rayon au carré ne correspondent pas à ces théorèmes.

27. Quelle propriété caractérise un solide indéformable ?

La position de chaque point matériel reste fixe dans un repère extérieur
La distance entre deux points matériels reste constante au cours du temps
La masse volumique de chaque point matériel devient constante
La forme du solide change avec les forces qui lui sont appliquées

La distance entre deux points matériels reste constante au cours du temps

Explication

Un solide indéformable conserve les distances entre ses points matériels pendant son mouvement. Ses points peuvent cependant se déplacer dans un repère extérieur, contrairement à ce que suggère la deuxième proposition.

28. Pourquoi un repère orthonormé attaché à un solide indéformable reste-t-il orthonormé au cours du temps ?

Ses axes restent parallèles aux axes du repère extérieur
Les longueurs et les produits scalaires de ses vecteurs de base sont conservés
La transformation du solide modifie les angles mais conserve les longueurs
Ses vecteurs de base sont constamment immobiles dans l’espace

Les longueurs et les produits scalaires de ses vecteurs de base sont conservés

Explication

L’indéformabilité conserve les longueurs et les produits scalaires entre les vecteurs de base, donc leurs normes et leur orthogonalité. Le repère attaché peut tourner par rapport au repère extérieur sans perdre son caractère orthonormé.

29. Comment évoluent les coordonnées d’un point matériel exprimées dans le repère attaché à un solide indéformable ?

Elles sont proportionnelles à la masse du point matériel
Elles deviennent nulles lorsque le solide se translate
Elles restent constantes au cours du temps
Elles varient selon la rotation du repère extérieur

Elles restent constantes au cours du temps

Explication

Un point matériel est fixe relativement au repère attaché au solide, de sorte que ses coordonnées dans ce repère ne varient pas. Sa position dans un repère extérieur peut en revanche changer par translation ou rotation.

30. Quelle propriété vérifie la matrice OtO_t de la transformation linéaire associée à un solide indéformable ?

Elle est orthogonale et vérifie OtTOt=IO_t^{\mathsf T}O_t=I
Elle est symétrique et vérifie OtTOt=0O_t^{\mathsf T}O_t=0
Elle est triangulaire et vérifie OtTOt=OtO_t^{\mathsf T}O_t=O_t
Elle est singulière et vérifie OtTOt=IO_t^{\mathsf T}O_t=I

Elle est orthogonale et vérifie $$O_t^{\mathsf T}O_t=I$$

Explication

La relation OtTOt=IO_t^{\mathsf T}O_t=I exprime l’orthogonalité de la transformation et la conservation des produits scalaires. Une matrice singulière ne pourrait pas représenter une transformation qui conserve les longueurs.

31. Que représente le vecteur Ω⃗t\vec{\Omega}_t pour un solide SS par rapport à un repère fixe RR ?

L’accélération angulaire d’un point du solide
La vitesse de translation d’un point particulier du solide
La vitesse de rotation du solide ou de son repère attaché
La position angulaire d’un axe du repère attaché

La vitesse de rotation du solide ou de son repère attaché

Explication

Le vecteur Ω⃗t\vec{\Omega}_t décrit la rotation du solide ou du repère qui lui est attaché par rapport au repère fixe. La vitesse d’un point comprend aussi les effets de translation et ne se réduit donc pas à ce vecteur.

32. Dans quel repère la dérivée des vecteurs de base vérifie-t-elle de⃗idt∣R=Ω⃗t∧e⃗i\frac{d\vec e_i}{dt}\bigg|_R=\vec\Omega_t\wedge\vec e_i ?

Dans un repère lié au point étudié
Dans le repère attaché au solide
Dans un repère inertiel distinct de RR
Dans le repère fixe RR

Dans le repère fixe $$R$$

Explication

La relation donnée exprime la dérivée des vecteurs de base du repère attaché lorsqu’elle est calculée relativement au repère fixe RR. Dans le repère attaché, ces vecteurs de base sont constants et leur dérivée est nulle.

33. Un solide possède une vitesse V⃗(A/R)\vec V(A/R) au point AA et une vitesse de rotation Ω⃗t\vec\Omega_t. Quelle relation donne la vitesse de son point BB ?

V⃗(B/R)=V⃗(A/R)+BA→∧Ω⃗t\vec V(B/R)=\vec V(A/R)+\overrightarrow{BA}\wedge\vec\Omega_t
V⃗(B/R)=V⃗(A/R)+Ω⃗t∧AB→\vec V(B/R)=\vec V(A/R)+\vec\Omega_t\wedge\overrightarrow{AB}
V⃗(B/R)=V⃗(A/R)+AB→∧Ω⃗t\vec V(B/R)=\vec V(A/R)+\overrightarrow{AB}\wedge\vec\Omega_t
V⃗(B/R)=V⃗(A/R)−AB→∧Ω⃗t\vec V(B/R)=\vec V(A/R)-\overrightarrow{AB}\wedge\vec\Omega_t

$$\vec V(B/R)=\vec V(A/R)+\overrightarrow{AB}\wedge\vec\Omega_t$$

Explication

La vitesse de BB s’obtient en ajoutant à celle de AA le produit vectoriel de AB→\overrightarrow{AB} par Ω⃗t\vec\Omega_t. Inverser l’ordre des vecteurs ou changer le signe modifie le produit vectoriel et donne une relation différente.

34. Comment s’exprime la composition des vitesses d’un point MM appartenant à un solide SS, lorsque SS est étudié par rapport à RR via R1R_1 ?

V⃗(M∈S/R)=V⃗(M∈S/R1)−V⃗(M∈R1/R)\vec V(M\in S/R)=\vec V(M\in S/R_1)-\vec V(M\in R_1/R)
V⃗(M∈S/R)=V⃗(M∈S/R1)+V⃗(M∈R1/R)\vec V(M\in S/R)=\vec V(M\in S/R_1)+\vec V(M\in R_1/R)
V⃗(M∈S/R)=V⃗(M∈R1/R)−V⃗(M∈S/R1)\vec V(M\in S/R)=\vec V(M\in R_1/R)-\vec V(M\in S/R_1)
V⃗(M∈S/R)=V⃗(M∈S/R1)∧V⃗(M∈R1/R)\vec V(M\in S/R)=\vec V(M\in S/R_1)\wedge\vec V(M\in R_1/R)

$$\vec V(M\in S/R)=\vec V(M\in S/R_1)+\vec V(M\in R_1/R)$$

Explication

La vitesse relative à RR est la somme de la vitesse de MM par rapport à R1R_1 et de la vitesse de R1R_1 par rapport à RR. Une soustraction ou un produit vectoriel ne correspond pas à cette composition cinématique.

35. Laquelle de ces grandeurs constitue un champ scalaire plutôt qu’un champ vectoriel ?

La température
Le champ des accélérations
Le champ gravitationnel
Le champ des vitesses

La température

Explication

La température associe une valeur numérique à chaque point et constitue donc un champ scalaire. Les champs gravitationnel, des vitesses et des accélérations associent des vecteurs aux points de l’espace.

36. Quelle classification distingue correctement les champs physiques suivants ?

La température est vectorielle, tandis que le champ électrique est scalaire
La masse volumique est vectorielle, tandis que le champ magnétique est scalaire
La masse volumique est scalaire, tandis que le champ magnétique est vectoriel
Le champ des accélérations est scalaire, tandis que la température est vectorielle

La masse volumique est scalaire, tandis que le champ magnétique est vectoriel

Explication

La masse volumique est un champ scalaire, alors que le champ magnétique est un champ vectoriel. Les autres propositions inversent la nature des grandeurs citées.

37. Pour un solide décrit par les angles d’Euler ψ\psi, θ\theta et φ\varphi, quelle expression donne son vecteur vitesse de rotation ?

Ω⃗(S/R)=ψ˙ z⃗+φ˙ u⃗+θ˙ z⃗′\vec{\Omega}(S/R)=\dot{\psi}\,\vec z+\dot{\varphi}\,\vec u+\dot{\theta}\,\vec z'
Ω⃗(S/R)=ψ˙ z⃗+θ˙ u⃗+φ˙ z⃗′\vec{\Omega}(S/R)=\dot{\psi}\,\vec z+\dot{\theta}\,\vec u+\dot{\varphi}\,\vec z'
Ω⃗(S/R)=ψ z⃗+θ u⃗+φ z⃗′\vec{\Omega}(S/R)=\psi\,\vec z+\theta\,\vec u+\varphi\,\vec z'
Ω⃗(S/R)=φ˙ z⃗+θ˙ u⃗+ψ˙ z⃗′\vec{\Omega}(S/R)=\dot{\varphi}\,\vec z+\dot{\theta}\,\vec u+\dot{\psi}\,\vec z'

$$\vec{\Omega}(S/R)=\dot{\psi}\,\vec z+\dot{\theta}\,\vec u+\dot{\varphi}\,\vec z'$$

Explication

La vitesse de rotation totale est la somme des trois contributions associées aux dérivées temporelles des angles d’Euler selon les axes indiqués. Elle ne correspond pas à une simple combinaison des angles eux-mêmes ni à une permutation de leurs axes.

38. Pourquoi la vitesse de rotation totale d’un solide décrit par les angles d’Euler ne se réduit-elle pas à φ˙ z⃗′\dot{\varphi}\,\vec z' ?

Parce que φ˙ z⃗′\dot{\varphi}\,\vec z' représente une accélération et non une vitesse
Parce que le vecteur z⃗′\vec z' est toujours confondu avec le vecteur z⃗\vec z
Parce qu’elle comprend aussi les contributions de ψ˙ z⃗\dot{\psi}\,\vec z et de θ˙ u⃗\dot{\theta}\,\vec u
Parce que l’angle φ\varphi ne peut pas être utilisé dans la description d’Euler

Parce qu’elle comprend aussi les contributions de $$\dot{\psi}\,\vec z$$ et de $$\dot{\theta}\,\vec u$$

Explication

La vitesse de rotation totale additionne les contributions liées aux trois dérivées angulaires, notamment celles de ψ\psi et de θ\theta en plus de celle de φ\varphi. La contribution selon z⃗′\vec z' est donc réelle, mais elle ne constitue pas à elle seule le mouvement de rotation complet.

39. Quelle relation caractérise un torseur entre les moments pris en deux points quelconques A et B ?

T⃗(B)=T⃗(A)−BA→∧R⃗\vec{T}(B)=\vec{T}(A)-\overrightarrow{BA}\wedge\vec{R}
T⃗(B)=T⃗(A)+AB→⋅R⃗\vec{T}(B)=\vec{T}(A)+\overrightarrow{AB}\cdot\vec{R}
T⃗(B)=T⃗(A)+BA→∧R⃗\vec{T}(B)=\vec{T}(A)+\overrightarrow{BA}\wedge\vec{R}
T⃗(B)=T⃗(A)+AB→∧T⃗(A)\vec{T}(B)=\vec{T}(A)+\overrightarrow{AB}\wedge\vec{T}(A)

$$\vec{T}(B)=\vec{T}(A)+\overrightarrow{BA}\wedge\vec{R}$$

Explication

Un torseur satisfait la loi de transport T⃗(B)=T⃗(A)+BA→∧R⃗\vec{T}(B)=\vec{T}(A)+\overrightarrow{BA}\wedge\vec{R}, où R⃗\vec{R} est la résultante. L’emploi du produit scalaire ou l’inversion du vecteur de transport ne respecte pas cette structure.

40. Quelle égalité définit un champ vectoriel équiprojectif pour deux points A et B ?

T⃗(B)+AB→=T⃗(A)+BA→\vec{T}(B)+\overrightarrow{AB}=\vec{T}(A)+\overrightarrow{BA}
T⃗(B)⋅BA→=−T⃗(A)⋅AB→\vec{T}(B)\cdot\overrightarrow{BA}=-\vec{T}(A)\cdot\overrightarrow{AB}
T⃗(B)∧AB→=T⃗(A)∧AB→\vec{T}(B)\wedge\overrightarrow{AB}=\vec{T}(A)\wedge\overrightarrow{AB}
T⃗(B)⋅AB→=T⃗(A)⋅AB→\vec{T}(B)\cdot\overrightarrow{AB}=\vec{T}(A)\cdot\overrightarrow{AB}

$$\vec{T}(B)\cdot\overrightarrow{AB}=\vec{T}(A)\cdot\overrightarrow{AB}$$

Explication

L’équiprojectivité signifie que les projections des vecteurs aux points A et B sur la direction AB→\overrightarrow{AB} sont égales. La relation repose donc sur le produit scalaire avec le même vecteur AB→\overrightarrow{AB}.

41. Quelle relation logique lie l’équiprojectivité et la structure de torseur pour un champ vectoriel ?

Un champ est un torseur lorsqu’il est équiprojectif et constant.
Un champ est équiprojectif lorsqu’il possède une résultante nulle.
Un champ est un torseur si et seulement s’il est équiprojectif.
Un champ est équiprojectif lorsque ses moments sont tous parallèles.

Un champ est un torseur si et seulement s’il est équiprojectif.

Explication

L’équiprojectivité est une condition nécessaire et suffisante pour qu’un champ vectoriel soit un torseur. Elle n’est donc pas une conséquence unilatérale ni une condition liée à une résultante nulle.

42. Quelle expression donne la résultante du torseur cinétique d’un système matériel S ?

R⃗cineˊtique=m(S)Γ⃗(G)\vec{R}_{\mathrm{cinétique}}=m(S)\vec{\Gamma}(G)
R⃗cineˊtique=m(S)V⃗(G)\vec{R}_{\mathrm{cinétique}}=m(S)\vec{V}(G)
R⃗cineˊtique=m(S)g⃗\vec{R}_{\mathrm{cinétique}}=m(S)\vec{g}
R⃗cineˊtique=V⃗(G)∧Γ⃗(G)\vec{R}_{\mathrm{cinétique}}=\vec{V}(G)\wedge\vec{\Gamma}(G)

$$\vec{R}_{\mathrm{cinétique}}=m(S)\vec{V}(G)$$

Explication

La résultante cinétique est le produit de la masse du système par la vitesse de son centre d’inertie. La quantité m(S)Γ⃗(G)m(S)\vec{\Gamma}(G) correspond à la résultante dynamique, tandis que m(S)g⃗m(S)\vec{g} représente le poids.

43. Un système matériel possède une accélération du centre d’inertie Γ⃗(G)\vec{\Gamma}(G). Quelle résultante appartient à son torseur dynamique ?

R⃗dynamique=m(S)g⃗\vec{R}_{\mathrm{dynamique}}=m(S)\vec{g}
R⃗dynamique=m(S)V⃗(G)\vec{R}_{\mathrm{dynamique}}=m(S)\vec{V}(G)
R⃗dynamique=m(S)Γ⃗(G)\vec{R}_{\mathrm{dynamique}}=m(S)\vec{\Gamma}(G)
R⃗dynamique=Γ⃗(G)∧V⃗(G)\vec{R}_{\mathrm{dynamique}}=\vec{\Gamma}(G)\wedge\vec{V}(G)

$$\vec{R}_{\mathrm{dynamique}}=m(S)\vec{\Gamma}(G)$$

Explication

La résultante dynamique est obtenue en multipliant la masse par l’accélération du centre d’inertie. La vitesse du centre intervient dans la résultante cinétique, et le champ gravitationnel dans la résultante des efforts de pesanteur.

44. Comment s’exprime le moment au point A du torseur des efforts de pesanteur ?

M⃗pesanteur(A)=GA→∧P⃗(S)\vec{M}_{\mathrm{pesanteur}}(A)=\overrightarrow{GA}\wedge\vec{P}(S)
M⃗pesanteur(A)=AG→⋅P⃗(S)\vec{M}_{\mathrm{pesanteur}}(A)=\overrightarrow{AG}\cdot\vec{P}(S)
M⃗pesanteur(A)=m(S)V⃗(G)∧AG→\vec{M}_{\mathrm{pesanteur}}(A)=m(S)\vec{V}(G)\wedge\overrightarrow{AG}
M⃗pesanteur(A)=AG→∧P⃗(S)\vec{M}_{\mathrm{pesanteur}}(A)=\overrightarrow{AG}\wedge\vec{P}(S)

$$\vec{M}_{\mathrm{pesanteur}}(A)=\overrightarrow{AG}\wedge\vec{P}(S)$$

Explication

Le moment du poids au point A est le produit vectoriel du bras AG→\overrightarrow{AG} par la résultante de pesanteur P⃗(S)\vec{P}(S). Remplacer le produit vectoriel par un produit scalaire ou inverser l’ordre des points modifie le signe ou la nature du moment.

45. Quelle décomposition du moment cinétique au point A utilise l’opérateur d’inertie ?

σ⃗S(A)=mAG→∧V⃗(A)+L⃗A inertie(Ω⃗)\vec{\sigma}_S(A)=m\overrightarrow{AG}\wedge\vec{V}(A)+\vec{L}^{\,\mathrm{inertie}}_A(\vec{\Omega})
σ⃗S(A)=mAG→⋅V⃗(A)+L⃗A inertie(Ω⃗)\vec{\sigma}_S(A)=m\overrightarrow{AG}\cdot\vec{V}(A)+\vec{L}^{\,\mathrm{inertie}}_A(\vec{\Omega})
σ⃗S(A)=mGA→∧Γ⃗(A)+L⃗A inertie(V⃗)\vec{\sigma}_S(A)=m\overrightarrow{GA}\wedge\vec{\Gamma}(A)+\vec{L}^{\,\mathrm{inertie}}_A(\vec{V})
σ⃗S(A)=mV⃗(A)+AG→∧L⃗A inertie(Ω⃗)\vec{\sigma}_S(A)=m\vec{V}(A)+\overrightarrow{AG}\wedge\vec{L}^{\,\mathrm{inertie}}_A(\vec{\Omega})

$$\vec{\sigma}_S(A)=m\overrightarrow{AG}\wedge\vec{V}(A)+\vec{L}^{\,\mathrm{inertie}}_A(\vec{\Omega})$$

Explication

Le moment cinétique se décompose en une contribution de translation, mAG→∧V⃗(A)m\overrightarrow{AG}\wedge\vec{V}(A), et une contribution liée à la rotation, L⃗A inertie(Ω⃗)\vec{L}^{\,\mathrm{inertie}}_A(\vec{\Omega}). Les autres expressions changent le produit vectoriel, la grandeur cinématique ou la structure de l’opérateur.

46. Quelle propriété distingue l’opérateur d’inertie d’une application linéaire générale ?

Il est linéaire et symétrique.
Il est constant et orthogonal.
Il est affine et antisymétrique.
Il est scalaire et indépendant du point.

Il est linéaire et symétrique.

Explication

L’opérateur d’inertie est une application linéaire qui possède en plus une symétrie. Une application linéaire générale ne vérifie pas nécessairement cette propriété de symétrie.

47. Un point A a pour coordonnées $(a_1,a_2,a_3)$ dans un repère d’origine G. Quelle matrice intervient dans le théorème de Huygens pour passer de G à A ?

m(a12a1a2a1a3\a1a2a22a2a3\a1a3a2a3a32)m\begin{pmatrix}a_1^2& a_1a_2& a_1a_3\a_1a_2&a_2^2&a_2a_3\a_1a_3&a_2a_3&a_3^2\end{pmatrix}
m(a22+a32−a1a2−a1a3−a1a2a12+a32−a2a3−a1a3−a2a3a12+a22)m\begin{pmatrix}a_2^2+a_3^2&-a_1a_2&-a_1a_3\\-a_1a_2&a_1^2+a_3^2&-a_2a_3\\-a_1a_3&-a_2a_3&a_1^2+a_2^2\end{pmatrix}
m(a2a3−a1a2−a1a3−a1a2a1a3−a2a3−a1a3−a2a3a1a2)m\begin{pmatrix}a_2a_3&-a_1a_2&-a_1a_3\\-a_1a_2&a_1a_3&-a_2a_3\\-a_1a_3&-a_2a_3&a_1a_2\end{pmatrix}
m(a12+a22−a1a3−a2a3−a1a3a22+a32−a1a2−a2a3−a1a2a12+a32)m\begin{pmatrix}a_1^2+a_2^2&-a_1a_3&-a_2a_3\\-a_1a_3&a_2^2+a_3^2&-a_1a_2\\-a_2a_3&-a_1a_2&a_1^2+a_3^2\end{pmatrix}

$$m\begin{pmatrix}a_2^2+a_3^2&-a_1a_2&-a_1a_3\\-a_1a_2&a_1^2+a_3^2&-a_2a_3\\-a_1a_3&-a_2a_3&a_1^2+a_2^2\end{pmatrix}$$

Explication

Le théorème de Huygens ajoute à I(G,S)I(G,S) une matrice dont les termes diagonaux sont les sommes des carrés des deux coordonnées transversales et dont les termes hors diagonale sont des produits opposés. Les autres matrices ne respectent pas cette construction.

48. Pourquoi peut-on choisir des axes principaux d’inertie pour un solide décrit par une matrice d’inertie réelle symétrique ?

Parce que toute matrice symétrique réelle possède trois valeurs propres distinctes.
Parce que les produits d’inertie sont nécessairement nuls dans le repère initial.
Parce que la matrice d’inertie est diagonale dans n’importe quelle base.
Parce que toute matrice symétrique réelle possède une base orthonormée de vecteurs propres.

Parce que toute matrice symétrique réelle possède une base orthonormée de vecteurs propres.

Explication

Le théorème spectral garantit la diagonalisation d’une matrice symétrique réelle dans une base orthonormée, ce qui fournit les axes principaux d’inertie. Les valeurs propres ne sont pas forcément distinctes et la matrice n’est pas nécessairement diagonale dans le repère initial.

49. Quelle égalité exprime le principe fondamental de la dynamique appliqué à un solide S ?

Tdynamique(S)=Tcineˊtique(S)T_{\mathrm{dynamique}}(S)=T_{\mathrm{cinétique}}(S)
T_{\mathrm{efforts\ extérieurs\to S}(S)=T_{\mathrm{cinétique}}(S)+T_{\mathrm{dynamique}}(S)
T_{\mathrm{cinétique}}(S)=T_{\mathrm{efforts\ extérieurs\to S}(S)
T_{\mathrm{dynamique}}(S)=T_{\mathrm{efforts\ extérieurs\to S}(S)

$$T_{\mathrm{dynamique}}(S)=T_{\mathrm{efforts\ extérieurs\to S}(S)$$

Explication

Le PFD met en égalité le torseur dynamique et le torseur des efforts extérieurs appliqués au solide. Le torseur cinétique décrit le mouvement, mais il ne constitue pas le membre directement égal au torseur des efforts extérieurs.

50. Dans quelle situation le moment dynamique en un point A peut-il être obtenu par la dérivée temporelle du moment cinétique en A sans terme supplémentaire ?

Lorsque le moment cinétique reste constant dans le temps
Lorsque le solide possède une masse nulle
Lorsque V⃗(A)=0⃗\vec V(A)=\vec 0
Lorsque le point A coïncide avec un point quelconque du solide

Lorsque $$\vec V(A)=\vec 0$$

Explication

La formule générale contient le terme de transport V⃗(A)∧mV⃗(G)\vec V(A)\wedge m\vec V(G), qui disparaît lorsque le point A est immobile dans le référentiel considéré. La constance du moment cinétique ne supprime pas à elle seule ce terme de transport.

51. Quelle succession d’étapes correspond à une résolution du mouvement d’un solide par le PFD ?

Linéariser le mouvement, calculer les efforts, puis déduire les éléments géométriques des masses
Écrire le PFD, calculer les efforts, déterminer les vitesses, puis construire les torseurs
Déterminer les efforts, appliquer le PFD, puis calculer les vitesses et les torseurs nécessaires
Déterminer les vitesses, les masses géométriques, les torseurs, les efforts, puis appliquer le PFD

Déterminer les vitesses, les masses géométriques, les torseurs, les efforts, puis appliquer le PFD

Explication

La démarche part des vitesses et des éléments géométriques des masses, puis construit les torseurs cinétique et dynamique ainsi que celui des efforts extérieurs avant d’appliquer le PFD. La linéarisation intervient ensuite lorsque les mouvements sont petits.

52. Pour l’équation homogène a1y˙+a0y=0a_1\dot y+a_0y=0, quelle forme prend une solution lorsque r vérifie a1r+a0=0a_1r+a_0=0 ?

y(t)=A+rty(t)=A+rt
y(t)=Acos⁡(rt)+Asin⁡(rt)y(t)=A\cos(rt)+A\sin(rt)
y(t)=Aeat+rty(t)=Ae^{at}+rt
y(t)=Aerty(t)=Ae^{rt}

$$y(t)=Ae^{rt}$$

Explication

L’insertion d’une solution exponentielle conduit à la condition caractéristique a1r+a0=0a_1r+a_0=0, d’où la forme y(t)=Aerty(t)=Ae^{rt}. Une expression affine ne satisfait pas en général cette équation différentielle homogène.

53. Quel polynôme caractéristique est associé à l’équation a2y¨+a1y˙+a0y=0a_2\ddot y+a_1\dot y+a_0y=0 ?

Pcar(x)=a2x3+a1x2+a0xP_{\mathrm{car}}(x)=a_2x^3+a_1x^2+a_0x
Pcar(x)=a2+a1x2+a0xP_{\mathrm{car}}(x)=a_2+a_1x^2+a_0x
Pcar(x)=a2x2+a1x+a0P_{\mathrm{car}}(x)=a_2x^2+a_1x+a_0
Pcar(x)=a2x+a1+a0x2P_{\mathrm{car}}(x)=a_2x+a_1+a_0x^2

$$P_{\mathrm{car}}(x)=a_2x^2+a_1x+a_0$$

Explication

Le degré de chaque terme du polynôme correspond à l’ordre de la dérivée associée dans l’équation. Le coefficient de la dérivée seconde accompagne donc x2x^2, celui de la dérivée première accompagne xx, et le terme constant reste associé à a0a_0.

54. Quelle solution homogène correspond à une racine double r du polynôme caractéristique ?

y(t)=A1er1t+A2er2ty(t)=A_1e^{r_1t}+A_2e^{r_2t}
y(t)=A1cos⁡(rt)+A2sin⁡(rt)y(t)=A_1\cos(rt)+A_2\sin(rt)
y(t)=A1ert+A2t2erty(t)=A_1e^{rt}+A_2t^2e^{rt}
y(t)=A1ert+A2terty(t)=A_1e^{rt}+A_2te^{rt}

$$y(t)=A_1e^{rt}+A_2te^{rt}$$

Explication

Une racine double nécessite une seconde solution indépendante obtenue en multipliant l’exponentielle par t. Deux racines distinctes produisent au contraire deux exponentielles simples associées à des valeurs différentes.

55. Dans l’approximation ω≫Ω\omega\gg\Omega, quelle expression décrit le moment cinétique approximatif du volant au point G ?

σ⃗V(G)=Cωsin⁡ψ n⃗−AΩsin⁡θcos⁡ψ w⃗+Cω z⃗v\vec\sigma_V(G)=C\omega\sin\psi\,\vec n-A\Omega\sin\theta\cos\psi\,\vec w+C\omega\,\vec z_v
σ⃗V(G)=Aωcos⁡ψ n⃗+Aωsin⁡θsin⁡ψ w⃗+CΩ z⃗b\vec\sigma_V(G)=A\omega\cos\psi\,\vec n+A\omega\sin\theta\sin\psi\,\vec w+C\Omega\,\vec z_b
σ⃗V(G)=AΩsin⁡ψ n⃗−Cωsin⁡θcos⁡ψ w⃗+AΩ z⃗v\vec\sigma_V(G)=A\Omega\sin\psi\,\vec n-C\omega\sin\theta\cos\psi\,\vec w+A\Omega\,\vec z_v
σ⃗V(G)=Aωsin⁡ψ n⃗−Aωsin⁡θcos⁡ψ w⃗+CΩ z⃗v\vec\sigma_V(G)=A\omega\sin\psi\,\vec n-A\omega\sin\theta\cos\psi\,\vec w+C\Omega\,\vec z_v

$$\vec\sigma_V(G)=A\omega\sin\psi\,\vec n-A\omega\sin\theta\cos\psi\,\vec w+C\Omega\,\vec z_v$$

Explication

Avec les coefficients d’inertie diagonaux A,A,CA,A,C, chaque composante de la vitesse de rotation est pondérée par le coefficient correspondant, ce qui donne l’expression proposée. Les autres expressions échangent des coefficients d’inertie ou modifient les directions et les facteurs trigonométriques.

56. Quelle est l’expression approximative du moment dynamique du volant dans l’approximation ω≫Ω\omega\gg\Omega ?

δ⃗V(G)=CΩωcos⁡ψsin⁡θ n⃗+CΩωsin⁡ψ w⃗\vec\delta_V(G)=C\Omega\omega\cos\psi\sin\theta\,\vec n+C\Omega\omega\sin\psi\,\vec w
δ⃗V(G)=CΩωsin⁡ψ n⃗−CΩωcos⁡ψsin⁡θ w⃗\vec\delta_V(G)=C\Omega\omega\sin\psi\,\vec n-C\Omega\omega\cos\psi\sin\theta\,\vec w
δ⃗V(G)=AΩωcos⁡ψsin⁡θ n⃗+AΩωsin⁡ψ w⃗\vec\delta_V(G)=A\Omega\omega\cos\psi\sin\theta\,\vec n+A\Omega\omega\sin\psi\,\vec w
δ⃗V(G)=Cω2cos⁡ψsin⁡θ n⃗+Cω2sin⁡ψ w⃗\vec\delta_V(G)=C\omega^2\cos\psi\sin\theta\,\vec n+C\omega^2\sin\psi\,\vec w

$$\vec\delta_V(G)=C\Omega\omega\cos\psi\sin\theta\,\vec n+C\Omega\omega\sin\psi\,\vec w$$

Explication

Le moment dynamique approximatif comporte deux composantes proportionnelles à CΩωC\Omega\omega, selon n⃗\vec n et w⃗\vec w, avec les facteurs trigonométriques indiqués. Les autres expressions utilisent le mauvais coefficient d’inertie, une dépendance en ω2\omega^2 ou des facteurs angulaires incorrects.

57. Quel choix d’orientation du volant permet d’éviter que sa rotation perturbe le comportement du bus dans un virage ?

Choisir θ=ψ=0\theta=\psi=0, de sorte que z⃗v=z⃗b\vec z_v=\vec z_b
Choisir θ=π2\theta=\frac{\pi}{2} et ψ=0\psi=0, de sorte que l’axe soit transversal
Choisir θ=0\theta=0 et ψ=π2\psi=\frac{\pi}{2}, de sorte que l’axe soit longitudinal
Choisir θ=ψ=π4\theta=\psi=\frac{\pi}{4}, de sorte que l’axe soit incliné

Choisir $$\theta=\psi=0$$, de sorte que $$\vec z_v=\vec z_b$$

Explication

Lorsque θ=ψ=0\theta=\psi=0, l’axe du volant est aligné avec celui du bus et les moments perturbateurs dans la liaison pivot s’annulent approximativement. Une orientation inclinée conserve des composantes susceptibles d’exercer ces moments.

58. Pour un disque roulant sans glissement relié au point fixe H, quelle relation lie les vitesses angulaires θ˙\dot\theta et ψ˙\dot\psi ?

θ˙=RLψ˙\dot\theta=\frac{R}{L}\dot\psi
θ˙=−LRψ˙\dot\theta=-\frac{L}{R}\dot\psi
θ˙=LRψ˙\dot\theta=\frac{L}{R}\dot\psi
θ˙=−RLψ˙\dot\theta=-\frac{R}{L}\dot\psi

$$\dot\theta=-\frac{L}{R}\dot\psi$$

Explication

La condition de roulement sans glissement impose θ˙=−LRψ˙\dot\theta=-\frac{L}{R}\dot\psi et s’accompagne de V⃗(G)=Lψ˙ v⃗\vec V(G)=L\dot\psi\,\vec v. Le signe négatif traduit le sens opposé des deux rotations, tandis que le rapport géométrique est fixé par L/RL/R.

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Quelle est la formule de la masse d'un solide D de masse volumique ρ(x,y,z) ?

M(D)=∭Dρ(x,y,z) dxdydzM(D)=\iiint_D \rho(x,y,z)\,dxdydz

Comment calcule-t-on le volume d'un solide D ?

V(D)=∭DdxdydzV(D)=\iiint_D dxdydz

Quelle relation lie la masse et le volume pour une masse volumique constante ρ ?

M(D)=ρV(D)M(D)=\rho V(D)

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