Fiche de révision : Intégrales et mécanique des solides

Plan du Cours

  1. Masse centre et matrice d’inertie
  2. Intégrales doubles et Fubini-Tonelli
  3. Coordonnées polaires
  4. Intégrales triples et coordonnées
  5. Changements de variables et symétries
  6. Notations mécaniques des intégrales
  7. Exercices d’intégrales multiples
  8. Centre d’inertie et théorèmes de Guldin
  9. Solide indéformable et repères
  10. Vitesses, rotations et torseurs
  11. Champs vectoriels et scalaires
  12. Vecteur vitesse de rotation
  13. Torseurs et champs de moments
  14. Torseurs fondamentaux de la mécanique
  15. Matrice et opérateur d’inertie
  16. Principe fondamental et résolution
  17. Applications dynamiques et équations différentielles
  18. Dynamique du volant en virage

1. Masse centre et matrice d’inertie

Points essentiels

📐 Formule — La masse d’un solide D de masse volumique ρ(x,y,z) est M(D)=∭Dρ(x,y,z) dxdydzM(D)=\iiint_D \rho(x,y,z)\,dxdydz, et son volume est V(D)=∭DdxdydzV(D)=\iiint_D dxdydz.

📐 Formule — Pour une masse volumique constante ρ, la masse vérifie M(D)=ρV(D)M(D)=\rho V(D).

📐 Formule — Les coordonnées du centre d’inertie G sont xG=1M(D)∭Dxρ dxdydzx_G=\frac{1}{M(D)}\iiint_D x\rho\,dxdydz, yG=1M(D)∭Dyρ dxdydzy_G=\frac{1}{M(D)}\iiint_D y\rho\,dxdydz et zG=1M(D)∭Dzρ dxdydzz_G=\frac{1}{M(D)}\iiint_D z\rho\,dxdydz.

  • La matrice d’inertie dans une base orthonormée est symétrique et possède pour termes diagonaux ∭D(y2+z2)ρ dxdydz\iiint_D(y^2+z^2)\rho\,dxdydz, ∭D(x2+z2)ρ dxdydz\iiint_D(x^2+z^2)\rho\,dxdydz et ∭D(x2+y2)ρ dxdydz\iiint_D(x^2+y^2)\rho\,dxdydz, avec les termes extradiagonaux ∭D−xyρ dxdydz\iiint_D-xy\rho\,dxdydz, ∭D−xzρ dxdydz\iiint_D-xz\rho\,dxdydz et ∭D−yzρ dxdydz\iiint_D-yz\rho\,dxdydz.

Astuce mémo

Masse → centre d’inertie → rotation

2. Intégrales doubles et Fubini-Tonelli

Notions clés & Définitions

  • Intégrale double : Le volume compris entre le graphe de f et le plan (O,x,y), compté positivement là où f est positive et négativement là où f est négative.

★ À maîtriser

  • 🔄 Le calcul d’une intégrale double suit ces étapes:
    1. Déterminer les sections du domaine
    2. Calculer l’intégrale simple sur chaque section
    3. Intégrer le résultat par rapport à la variable fixée

📐 Formule — Si f est continue et D est un sous-ensemble borné fermé de R², le théorème de Fubini-Tonelli donne ∬Df(x,y) dxdy=∫A(∫Dxf(x,y) dy)dx=∫B(∫Dyf(x,y) dx)dy\iint_D f(x,y)\,dxdy=\int_A\left(\int_{D_x}f(x,y)\,dy\right)dx=\int_B\left(\int_{D_y}f(x,y)\,dx\right)dy.

Compléments

  • Sur le carré [0,π2]×[0,π2][0,\frac{\pi}{2}]\times[0,\frac{\pi}{2}], l’intégrale double ∬sin⁡(x+y) dxdy\iint \sin(x+y)\,dxdy vaut 2.

  • Sur le triangle de sommets (0,1), (-1,0) et (1,0), l’intégrale ∬D(x2+y2) dxdy\iint_D(x^2+y^2)\,dxdy vaut 13\frac{1}{3}.

Astuce mémo

Fixer x puis y, ou fixer y puis x

3. Coordonnées polaires

★ À maîtriser

  • Le changement de variables polaires remplace dxdy par r drdθr\,drd\theta, remplace x et y par rcos⁡θr\cos\theta et rsin⁡θr\sin\theta, puis transforme D en son domaine polaire.

📐 Formule — Le changement polaire s’écrit ∬Df(x,y) dxdy=∬Dpolairef(rcos⁡θ,rsin⁡θ) rdrdθ\iint_D f(x,y)\,dxdy=\iint_{D_{polaire}}f(r\cos\theta,r\sin\theta)\,rdrd\theta.

Compléments

  • Pour le quart d’anneau défini par 1≤x2+y2≤41\le x^2+y^2\le4, x≥0 et y≥0, le domaine polaire est [1,2]×[0,π2][1{,}2]\times[0,\frac{\pi}{2}].

  • Pour le quart d’anneau précédent, ∬D1x2+y2 dxdy=π2ln⁡2\iint_D\frac{1}{x^2+y^2}\,dxdy=\frac{\pi}{2}\ln 2.

Astuce mémo

Élément → fonction → domaine

4. Intégrales triples et coordonnées

Notions clés & Définitions

  • Intégrale triple : L’intégrale d’une fonction de trois variables sur un sous-ensemble de R³.

Points essentiels

  • 🔄 Le calcul d’une intégrale triple suit ces étapes:
    1. Fixer une variable
    2. Calculer l’intégrale double sur la section correspondante
    3. Intégrer le résultat par rapport à la variable fixée

📐 Formule — En coordonnées cylindriques, dxdydz=r drdθdzdxdydz=r\,drd\theta dz, avec x=rcos⁡θx=r\cos\theta et y=rsin⁡θy=r\sin\theta.

📐 Formule — En coordonnées sphériques, dxdydz=r2sin⁡θ drdθdϕdxdydz=r^2\sin\theta\,drd\theta d\phi, avec x=rsin⁡θcos⁡ϕx=r\sin\theta\cos\phi, y=rsin⁡θsin⁡ϕy=r\sin\theta\sin\phi et z=rcos⁡θz=r\cos\theta.

  • Une pyramide droite homogène de base carrée de côté a et de hauteur h a pour volume V=a2h3V=\frac{a^2h}{3}, masse M=ρa2h3M=\rho\frac{a^2h}{3} et centre d’inertie situé à zG=h4z_G=\frac{h}{4} avec xG=yG=0.

Astuce mémo

Cartésiennes → cylindriques → sphériques

5. Changements de variables et symétries

★ À maîtriser

📐 Formule — Pour une application inversible de classe C¹, la formule générale de changement de variables est ∭f(D)k(x) dx=∭Dk(f(X))∣det⁡∇f(X)∣ dX\iiint_{f(D)}k(x)\,dx=\iiint_D k(f(X))\left|\det\nabla f(X)\right|\,dX.

  • Si un plan passant par A est un plan de symétrie d’un solide homogène, les intégrales des produits de coordonnées associées au changement de signe de la coordonnée normale sont nulles, cette coordonnée du centre d’inertie est nulle et l’axe normal au plan est un axe principal d’inertie.

  • Si deux plans de symétrie orthogonaux passent par A, le centre d’inertie appartient à leur axe commun et la matrice d’inertie est diagonale dans le repère associé.

  • Si un solide possède un axe de révolution (A,e3), son centre d’inertie appartient à cet axe, sa matrice d’inertie est diagonale dans le repère associé et les intégrales de x1²ρ et x2²ρ sont égales.

Compléments

  • Pour les coordonnées sphériques, le jacobien vaut ∣det⁡∇f∣=r2sin⁡θ\left|\det\nabla f\right|=r^2\sin\theta.

  • Si un solide possède trois plans de symétrie orthogonaux passant par A, son centre d’inertie coïncide avec A.

Astuce mémo

Symétrie → intégrales croisées nulles → axes principaux

6. Notations mécaniques des intégrales

Notions clés & Définitions

  • Champ vectoriel : Application qui associe à chaque point M de l’espace affine un vecteur V(M) de R3.
  • Champ scalaire : Application qui associe à chaque point M de l’espace affine un nombre réel f(M).

★ À maîtriser

📐 Formule — Une intégrale triple s’écrit ∭(x,y,z)∈Df(x,y,z) dx dy dz=∫M∈Df(M) dH3(M)\iiint_{(x,y,z)\in D} f(x,y,z)\,dx\,dy\,dz=\int_{M\in D}f(M)\,dH^3(M), où dH3(M) désigne un élément de volume.

  • L’intégrale vectorielle d’un champ V(M) s’écrit ∫M∈DV⃗(M) dH3(M)\int_{M\in D}\vec V(M)\,dH^3(M) et équivaut au vecteur formé par les intégrales triples de ses trois composantes.

Compléments

📌 En mécanique, les coordonnées (x,y,z) d’un point M permettent d’écrire f(x,y,z)=f(M), et une intégrale triple peut s’écrire soit avec les coordonnées, soit comme une intégrale sur les points M du domaine.

Astuce mémo

dM reste ambigu, tandis que dH3(M) identifie explicitement un volume

7. Exercices d’intégrales multiples

Points essentiels

  • Sur le quart de disque unité x≥0, y≥0, x2+y2≤1, le changement de variables polaires permet de calculer l’intégrale ∬D11+x2+y2 dx dy=πlog⁡24\iint_D\frac{1}{1+x^2+y^2}\,dx\,dy=\frac{\pi\log 2}{4}.

  • Sur le domaine tétraédrique x≥0, y≥0, z≥0 et x+y+z≤1, l’intégrale triple ∭Dx dx dy dz\iiint_Dx\,dx\,dy\,dz vaut 124\frac{1}{24}.

Astuce mémo

Rectangulaire → quelconque → polaire/cylindrique → sphérique

8. Centre d’inertie et théorèmes de Guldin

Notions clés & Définitions

  • Centre d’inertie : Le centre d’inertie G d’un solide S de masse volumique ρ est défini par OG→=1m(S)∫Sρ OM→ dH3(M)\overrightarrow{OG}=\frac{1}{m(S)}\int_S\rho\,\overrightarrow{OM}\,dH^3(M), avec m(S)=∫Sρ dH3(M)m(S)=\int_S\rho\,dH^3(M).

★ À maîtriser

📐 Formule — Pour un assemblage de deux solides de masses m1 et m2 et de centres G1 et G2, le centre d’inertie vérifie OG→=m1OG1→+m2OG2→m1+m2\overrightarrow{OG}=\frac{m_1\overrightarrow{OG_1}+m_2\overrightarrow{OG_2}}{m_1+m_2}.

📐 Formule — Pour un solide obtenu en retirant une partie de masse m2 à un solide de masse m1, le centre d’inertie vérifie OG→=m1OG1→−m2OG2→m1−m2\overrightarrow{OG}=\frac{m_1\overrightarrow{OG_1}-m_2\overrightarrow{OG_2}}{m_1-m_2}.

📐 Formule — Les théorèmes de Guldin donnent H3(V)=2πRGSH2(S)H^3(V)=2\pi R_{G_S}H^2(S) pour le volume engendré par une surface et H2(S)=2πRGLH1(L)H^2(S)=2\pi R_{G_L}H^1(L) pour la surface engendrée par un arc.

📐 Formule — La vitesse et l’accélération du centre d’inertie d’un solide vérifient respectivement V⃗(G)=1m∫Sρ V⃗(M) dH3\vec V(G)=\frac{1}{m}\int_S\rho\,\vec V(M)\,dH^3 et Γ⃗(G)=1m∫Sρ Γ⃗(M) dH3\vec\Gamma(G)=\frac{1}{m}\int_S\rho\,\vec\Gamma(M)\,dH^3.

Compléments

📐 Formule — La dérivée particulaire permet de dériver une intégrale sur un solide indéformable en mouvement selon ∂∂t∫S(t)ρ h⃗ dH3=∫S(t)ρ dh⃗dt dH3\frac{\partial}{\partial t}\int_{S(t)}\rho\,\vec h\,dH^3=\int_{S(t)}\rho\,\frac{d\vec h}{dt}\,dH^3.

  • Pour un cône homogène de hauteur h et de rayon de base R, la masse vaut m=ρπR2h3m=\frac{\rho\pi R^2h}{3} et son centre d’inertie est situé à la distance 3h4\frac{3h}{4} du sommet sur l’axe de révolution.

Astuce mémo

Masse répartie → centre d’inertie ; révolution autour d’un axe → volume ou surface

9. Solide indéformable et repères

Notions clés & Définitions

  • Solide indéformable : Si la distance séparant les points matériels qui le constituent ne varie pas au cours du temps.

★ À maîtriser

  • Un repère orthonormé attaché à un solide indéformable reste orthonormé au cours du temps, car les longueurs et les produits scalaires entre ses vecteurs de base sont conservés.

  • Les coordonnées d’un point matériel dans le repère attaché au solide indéformable ne varient pas au cours du temps.

📐 Formule — La matrice O_t de la transformation linéaire d’un solide indéformable est orthogonale et vérifie OtTOt=IO_t^{\mathsf T}O_t=I.

📐 Formule — Pour un mouvement continu d’un solide indéformable, le déterminant de la transformation vaut toujours det⁡Lt=1\det L_t=1 et donc det⁡∇ft=1\det\nabla f_t=1.

Compléments

📐 Formule — La transformation linéaire associée à un solide indéformable vérifie MtNt→=Lt(M0N0→)\overrightarrow{M_tN_t}=L_t(\overrightarrow{M_0N_0}) et conserve les longueurs.

Astuce mémo

La translation déplace l’origine, la rotation transforme les axes

10. Vitesses, rotations et torseurs

Notions clés & Définitions

  • Vitesse de rotation : Le vecteur vitesse de rotation du solide S, ou du repère attaché au solide, par rapport au repère fixe R.
  • Torseur : Champ vectoriel T pour lequel il existe un vecteur R tel que T⃗(B)=T⃗(A)+BA→∧R⃗\vec T(B)=\vec T(A)+\overrightarrow{BA}\wedge\vec R pour tous les points A et B.

★ À maîtriser

📐 Formule — Les vecteurs de base du repère attaché vérifient de⃗idt∣R=Ω⃗t∧e⃗i\frac{d\vec e_i}{dt}\bigg|_R=\vec\Omega_t\wedge\vec e_i pour i=1,2,3.

📐 Formule — La vitesse d’un point B d’un solide vérifie V⃗(B/R)=V⃗(A/R)+AB→∧Ω⃗t\vec V(B/R)=\vec V(A/R)+\overrightarrow{AB}\wedge\vec\Omega_t.

📐 Formule — Les vitesses se composent selon V⃗(M∈S/R)=V⃗(M∈S/R1)+V⃗(M∈R1/R)\vec V(M\in S/R)=\vec V(M\in S/R_1)+\vec V(M\in R_1/R).

  • Le champ des vitesses d’un solide est un torseur appelé torseur cinématique, dont la résultante est le vecteur vitesse de rotation.

Compléments

📐 Formule — Les vitesses de rotation se composent selon Ω⃗(R2/R)=Ω⃗(R2/R1)+Ω⃗(R1/R)\vec\Omega(R_2/R)=\vec\Omega(R_2/R_1)+\vec\Omega(R_1/R).

📐 Formule — Pour une rotation autour d’un axe fixe Oz d’angle θ, le vecteur vitesse de rotation vaut Ω⃗(S/R)=θ˙ k⃗\vec\Omega(S/R)=\dot\theta\,\vec k.

📐 Formule — Avec les angles d’Euler ψ, θ et ϕ, la vitesse de rotation s’écrit Ω⃗(S/R)=ψ˙ z⃗+θ˙ u⃗+ϕ˙ z⃗′\vec\Omega(S/R)=\dot\psi\,\vec z+\dot\theta\,\vec u+\dot\phi\,\vec z'.

Astuce mémo

Repère → vitesse de rotation → vitesse des points → torseur

11. Champs vectoriels et scalaires

Points essentiels

  • Les exemples de champs vectoriels et scalaires sont:
    • le champ gravitationnel
    • le champ électrique
    • le champ magnétique
    • le champ des vitesses
    • le champ des accélérations
    • la température
    • la masse volumique

Astuce mémo

Champ vectoriel = vecteur en chaque point ; champ scalaire = nombre en chaque point

12. Vecteur vitesse de rotation

Points essentiels

📐 Formule — Le vecteur vitesse de rotation d’un solide décrit par les angles d’Euler vérifie Ω⃗(S/R)=ψ˙ z⃗+θ˙ u⃗+φ˙ z⃗′\vec{\Omega}(S/R)=\dot{\psi}\,\vec{z}+\dot{\theta}\,\vec{u}+\dot{\varphi}\,\vec{z}'.

Astuce mémo

Angles d’Euler : ψ autour de z, θ autour de u, φ autour de z′

13. Torseurs et champs de moments

Notions clés & Définitions

  • Torseur : Champ vectoriel vérifiant T⃗(B)=T⃗(A)+BA→∧R⃗\vec{T}(B)=\vec{T}(A)+\overrightarrow{BA}\wedge\vec{R} pour tous les points A et B, où R⃗\vec{R} est sa résultante.
  • Champ équiprojectif : Champ vectoriel vérifiant T⃗(B)⋅AB→=T⃗(A)⋅AB→\vec{T}(B)\cdot\overrightarrow{AB}=\vec{T}(A)\cdot\overrightarrow{AB} pour tous les points A et B.
  • Champ des moments : Défini par M⃗h(A)=∫SAM→∧h⃗(M) dH3(M)\vec{M}_{h}(A)=\int_S\overrightarrow{AM}\wedge\vec{h}(M)\,dH^3(M).

Points essentiels

  • Un champ vectoriel est un torseur si et seulement s’il est équiprojectif.

Astuce mémo

Résultante : translation globale ; moment : valeur locale du torseur

14. Torseurs fondamentaux de la mécanique

Points essentiels

📐 Formule — Le torseur cinétique a pour résultante R⃗cineˊtique=m(S)V⃗(G)\vec{R}_{\mathrm{cinétique}}=m(S)\vec{V}(G) et pour moment σ⃗S(A)=∫SAM→∧ρV⃗(M) dH3(M)\vec{\sigma}_S(A)=\int_S\overrightarrow{AM}\wedge\rho\vec{V}(M)\,dH^3(M).

📐 Formule — Le torseur dynamique a pour résultante R⃗dynamique=m(S)Γ⃗(G)\vec{R}_{\mathrm{dynamique}}=m(S)\vec{\Gamma}(G) et pour moment δ⃗S(A)=∫SAM→∧ρΓ⃗(M) dH3(M)\vec{\delta}_S(A)=\int_S\overrightarrow{AM}\wedge\rho\vec{\Gamma}(M)\,dH^3(M).

📐 Formule — Le torseur des efforts de pesanteur a pour résultante P⃗(S)=m(S)g⃗\vec{P}(S)=m(S)\vec{g} et pour moment au point A M⃗pesanteur(A)=AG→∧P⃗(S)\vec{M}_{\mathrm{pesanteur}}(A)=\overrightarrow{AG}\wedge\vec{P}(S).

Astuce mémo

C-D-P : cinétique, dynamique, pesanteur

15. Matrice et opérateur d’inertie

Notions clés & Définitions

  • Opérateur d’inertie : Application L⃗A inertie(u⃗)=∫SAM→∧(u⃗∧AM→)ρ dH3(M)\vec{L}^{\,\mathrm{inertie}}_A(\vec{u})=\int_S\overrightarrow{AM}\wedge(\vec{u}\wedge\overrightarrow{AM})\rho\,dH^3(M), qui est linéaire et symétrique.

★ À maîtriser

📐 Formule — Le moment cinétique au point A vérifie σ⃗S(A)=mAG→∧V⃗(A)+L⃗A inertie(Ω⃗)\vec{\sigma}_S(A)=m\overrightarrow{AG}\wedge\vec{V}(A)+\vec{L}^{\,\mathrm{inertie}}_A(\vec{\Omega}).

📐 Formule — Le théorème de Huygens donne I(A,S)=I(G,S)+m(a22+a32−a1a2−a1a3−a1a2a12+a32−a2a3−a1a3−a2a3a12+a22)I(A,S)=I(G,S)+m\begin{pmatrix}a_2^2+a_3^2&-a_1a_2&-a_1a_3\\-a_1a_2&a_1^2+a_3^2&-a_2a_3\\-a_1a_3&-a_2a_3&a_1^2+a_2^2\end{pmatrix} lorsque les coordonnées de A dans le repère d’origine G sont (a1,a2,a3)(a_1,a_2,a_3).

  • Toute matrice symétrique réelle est diagonalisable dans une base orthonormée, ce qui permet de choisir les axes principaux d’inertie.

Compléments

📐 Formule — Dans une base orthonormée, la matrice d’inertie est I(A,S)=(∫(x22+x32)ρdH3−∫x1x2ρdH3−∫x1x3ρdH3−∫x1x2ρdH3∫(x12+x32)ρdH3−∫x2x3ρdH3−∫x1x3ρdH3−∫x2x3ρdH3∫(x12+x22)ρdH3)I(A,S)=\begin{pmatrix}\int(x_2^2+x_3^2)\rho dH^3&-\int x_1x_2\rho dH^3&-\int x_1x_3\rho dH^3\\-\int x_1x_2\rho dH^3&\int(x_1^2+x_3^2)\rho dH^3&-\int x_2x_3\rho dH^3\\-\int x_1x_3\rho dH^3&-\int x_2x_3\rho dH^3&\int(x_1^2+x_2^2)\rho dH^3\end{pmatrix}.

Astuce mémo

Choix du point et de la base → moments, produits et axes principaux d’inertie

16. Principe fondamental et résolution

Points essentiels

📐 Formule — Le principe fondamental de la dynamique s’écrit T_{\mathrm{dynamique}}(S)=T_{\mathrm{efforts\ extérieurs\to S}(S).

📐 Formule — Pour un solide indéformable, le moment dynamique vérifie δ⃗S(A)=dσ⃗S(A)dt+V⃗(A)∧mV⃗(G)\vec{\delta}_S(A)=\frac{d\vec{\sigma}_S(A)}{dt}+\vec{V}(A)\wedge m\vec{V}(G).

  • L’étude du mouvement d’un solide par le PFD suit les étapes suivantes : déterminer les vitesses, les éléments géométriques des masses, le torseur cinétique, le torseur dynamique, le torseur des efforts extérieurs, puis appliquer le PFD et linéariser si les mouvements sont petits.

Astuce mémo

Vitesses → inertie → cinétique → dynamique → efforts → équations

17. Applications dynamiques et équations différentielles

★ À maîtriser

📐 Formule — Une équation différentielle linéaire homogène du premier ordre à coefficients constants a1y˙+a0y=0a_1\dot y+a_0y=0 admet les solutions y(t)=Aerty(t)=Ae^{rt}, où r est la racine de a1r+a0=0a_1r+a_0=0.

📐 Formule — Pour une équation différentielle linéaire du second ordre, le polynôme caractéristique associé à a2y¨+a1y˙+a0y=0a_2\ddot y+a_1\dot y+a_0y=0 est Pcar(x)=a2x2+a1x+a0P_{\mathrm{car}}(x)=a_2x^2+a_1x+a_0.

📌 Pour une racine double r du polynôme caractéristique, la solution homogène est y(t)=A1ert+A2terty(t)=A_1e^{rt}+A_2te^{rt}, tandis que pour deux racines distinctes r_1 et r_2 elle est y(t)=A1er1t+A2er2ty(t)=A_1e^{r_1t}+A_2e^{r_2t}.

Compléments

📐 Formule — Pour un disque lesté, l’équation du mouvement est (mDR22+mBb2)α¨=−mBbgcos⁡α\left(\frac{m_D R^2}{2}+m_Bb^2\right)\ddot\alpha=-m_Bbg\cos\alpha.

📐 Formule — Autour de l’équilibre stable du disque lesté, la linéarisation conduit à θ¨+ω2θ=0\ddot\theta+\omega^2\theta=0 avec ω2=mBbgmDR2/2+mBb2>0\omega^2=\frac{m_Bbg}{m_DR^2/2+m_Bb^2}>0.

18. Dynamique du volant en virage

Notions clés & Définitions

  • Énergie cinétique : Scalaire $$E_c(S)=\int_{M\in S}\frac12|\vec V(M)|^2\rho,dH^3

Points essentiels

📐 Formule — Dans le modèle du bus, la vitesse de rotation du bus est Ω⃗(B/Rg)=α˙ z⃗g\vec\Omega(B/R_g)=\dot\alpha\,\vec z_g et, lorsque α˙=ω\dot\alpha=\omega et φ˙=Ω\dot\varphi=\Omega avec ω≫Ω\omega\gg\Omega, le vecteur rotation du volant est approximativement Ω⃗(V/Rg)=ωsin⁡ψ n⃗−ωsin⁡θcos⁡ψ w⃗+Ω z⃗v\vec\Omega(V/R_g)=\omega\sin\psi\,\vec n-\omega\sin\theta\cos\psi\,\vec w+\Omega\,\vec z_v.

📐 Formule — Avec la matrice d’inertie diagonale de coefficients A,A,CA,A,C, le moment cinétique approximatif du volant en G est σ⃗V(G)=Aωsin⁡ψ n⃗−Aωsin⁡θcos⁡ψ w⃗+CΩ z⃗v\vec\sigma_V(G)=A\omega\sin\psi\,\vec n-A\omega\sin\theta\cos\psi\,\vec w+C\Omega\,\vec z_v.

📐 Formule — Dans l’approximation ω≫Ω\omega\gg\Omega, le moment dynamique du volant est approximativement δ⃗V(G)=CΩωcos⁡ψsin⁡θ n⃗+CΩωsin⁡ψ w⃗\vec\delta_V(G)=C\Omega\omega\cos\psi\sin\theta\,\vec n+C\Omega\omega\sin\psi\,\vec w.

📌 Pour éviter que la rotation du volant ne perturbe le comportement du bus dans le virage, il faut choisir θ=ψ=0\theta=\psi=0, ce qui impose z⃗v=z⃗b\vec z_v=\vec z_b et annule approximativement les moments exercés dans la liaison pivot.

📐 Formule — Pour le disque roulant relié au point fixe H, la condition de roulement sans glissement donne θ˙=−LRψ˙\dot\theta=-\frac{L}{R}\dot\psi, avec V⃗(G)=Lψ˙ v⃗\vec V(G)=L\dot\psi\,\vec v.

📐 Formule — L’équation du mouvement du disque soumis au couple moteur C est ψ¨=−C(t)mRL+RLJ+LRI\ddot\psi=\frac{-C(t)}{mRL+\frac{R}{L}J+\frac{L}{R}I}, où I=mR22I=\frac{mR^2}{2} et J=mR24J=\frac{mR^2}{4}.

📌 La condition de roulement sans glissement s’écrit ∥R⃗TI∥∥R⃗NI∥≤μ\frac{\|\vec R_{TI}\|}{\|\vec R_{NI}\|}\leq\mu et devient ∣(mL+J/L)a(I/R)(at+b)2+mg∣≤μ\left|\frac{(mL+J/L)a}{(I/R)(at+b)^2+mg}\right|\leq\mu.

  • À vitesse initiale positive, le roulement sans glissement est plus facile à maintenir lorsque la roue accélère, c’est-à-dire lorsque C<0C<0 et a>0a>0, que lorsqu’elle freine, c’est-à-dire lorsque C>0C>0 et a<0a<0.

📐 Formule — Pour un solide indéformable, la dérivée du moment cinétique au point A vérifie dσ⃗S(A)dt=m AG→∧Γ⃗(A)−V⃗(A)∧mV⃗(G)+I(A,S)Ω⃗˙+Ω⃗∧I(A,S)Ω⃗\frac{d\vec\sigma_S(A)}{dt}=m\,\overrightarrow{AG}\wedge\vec\Gamma(A)-\vec V(A)\wedge m\vec V(G)+I(A,S)\dot{\vec\Omega}+\vec\Omega\wedge I(A,S)\vec\Omega.

📐 Formule — Le moment dynamique au point A s’écrit δ⃗S(A)=m AG→∧Γ⃗(A)+I(A,S)Ω⃗˙+Ω⃗∧I(A,S)Ω⃗\vec\delta_S(A)=m\,\overrightarrow{AG}\wedge\vec\Gamma(A)+I(A,S)\dot{\vec\Omega}+\vec\Omega\wedge I(A,S)\vec\Omega.

📐 Formule — Pour un solide indéformable, l’énergie cinétique vérifie Ec(S)=12mV⃗(G)⋅V⃗(A)+12Ω⃗⋅σ⃗S(A)E_c(S)=\frac12m\vec V(G)\cdot\vec V(A)+\frac12\vec\Omega\cdot\vec\sigma_S(A) pour tout point A du solide.

📐 Formule — En prenant A=G, l’énergie cinétique devient Ec=12m∥V⃗(G)∥2+12Ω⃗⋅[I(S,G)]Ω⃗E_c=\frac12m\|\vec V(G)\|^2+\frac12\vec\Omega\cdot[I(S,G)]\vec\Omega.

📐 Formule — L’énergie cinétique d’un solide est égale à la moitié du comoment de son torseur cinématique et de son torseur cinétique : Ec(S)=12 Tcineˊmatique(S)⋅Tcineˊtique(S)E_c(S)=\frac12\,T_{cinématique}(S)\cdot T_{cinétique}(S).

📐 Formule — Pour un solide soumis à des efforts extérieurs quelconques, la puissance extérieure est Pext→S=Tcineˊmatique(S)⋅Tefforts exteˊrieurs→S(S)P^{ext\to S}=T_{cinématique}(S)\cdot T_{efforts\ extérieurs\to S}(S).

📐 Formule — Dans un référentiel galiléen, le théorème de l’énergie cinétique donne dEc(S)dt=Pext→S\frac{dE_c(S)}{dt}=P^{ext\to S} pour un solide indéformable.

Astuce mémo

Axe incliné → moments perturbateurs ; axe aligné → perturbation nulle

Tableaux de synthèse

Facteurs jacobiens des coordonnées

CoordonnéesSubstitutionÉlément de volume
Polairesx=r cosθ, y=r sinθr drdθ
Cylindriquesx=r cosθ, y=r sinθr drdθ dz
Sphériquesx=r sinθ cosφ, y=r sinθ sinφ, z=r cosθr² sinθ drdθdφ

Types de champs mécaniques

TypeValeur en chaque pointExemples
Champ vectorielVecteurGravitation, électricité, vitesse
Champ scalaireNombre réelTempérature, masse volumique

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Intégrales et mécanique des solides avec 58 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Pour un solide de masse volumique variable ρ(x,y,z)\rho(x,y,z), quelle expression donne sa masse ?

2. Dans quel cas peut-on écrire M(D)=ρV(D)M(D)=\rho V(D) pour un solide ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Intégrales et mécanique des solides avec 73 flashcards interactives.

Quelle est la formule de la masse d'un solide D de masse volumique ρ(x,y,z) ?

M(D)=∭Dρ(x,y,z) dxdydzM(D)=\iiint_D \rho(x,y,z)\,dxdydz

Comment calcule-t-on le volume d'un solide D ?

V(D)=∭DdxdydzV(D)=\iiint_D dxdydz

Quelle relation lie la masse et le volume pour une masse volumique constante ρ ?

M(D)=ρV(D)M(D)=\rho V(D)

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches