QCM : Interactions écologiques et réseaux trophiques (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les effets des interactions entre espèces :

La compétition correspond à un coût pour chacune des deux espèces impliquées.
Le mutualisme bénéficie à une espèce sans effet sur son partenaire.
La prédation procure un bénéfice à la proie et un coût au prédateur.
Le commensalisme bénéficie à une espèce sans effet sur l’autre.
L’amensalisme procure un bénéfice à une espèce et coûte à l’autre.

La compétition correspond à un coût pour chacune des deux espèces impliquées. · Le commensalisme bénéficie à une espèce sans effet sur l’autre.

Explication

La compétition est une interaction négative pour les deux espèces, tandis que le commensalisme est positif pour l’une et neutre pour l’autre. En prédation, le prédateur bénéficie de l’interaction et la proie en subit le coût ; l’amensalisme est négatif/neutre et le mutualisme positif pour les deux.

2. Parmi les associations suivantes entre interactions et exemples, lesquelles sont exactes ?

Un ours qui pêche un saumon illustre une interaction de prédation.
La pollinisation illustre le commensalisme entre deux espèces partenaires.
L’herbe poussant sous un arbre illustre le neutralisme.
Des insectes utilisant des substrats différents illustrent l’amensalisme.
Une orchidée installée sur un arbre illustre le commensalisme.

Un ours qui pêche un saumon illustre une interaction de prédation. · Une orchidée installée sur un arbre illustre le commensalisme.

Explication

L’orchidée sur un arbre est un exemple de commensalisme, et l’ours qui capture un saumon illustre la prédation. La pollinisation est un mutualisme, les insectes utilisant des substrats différents illustrent le neutralisme, et l’herbe sous un arbre illustre l’amensalisme.

3. La compétition interspécifique correspond à une concurrence qui :

oppose des individus d’une même espèce pour une ressource disponible.
oppose des individus d’espèces différentes pour une même ressource limitante.
concerne des ressources abondantes sans effet sur les individus impliqués.
améliore la fécondité des individus qui partagent la ressource limitante.
peut réduire la croissance des individus concernés par la concurrence.

oppose des individus d’espèces différentes pour une même ressource limitante. · peut réduire la croissance des individus concernés par la concurrence.

Explication

La compétition interspécifique oppose des espèces différentes pour une ressource limitante, et elle peut réduire la croissance des individus concernés. La concurrence au sein d’une espèce est intraspécifique ; la compétition peut aussi diminuer la fécondité ou la survie, plutôt que les améliorer.

4. Lorsqu’un organisme défend un territoire contre une autre espèce, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Les agressions entre espèces constituent un exemple d’interférence.
L’interférence concerne l’usage indirect d’une ressource limitante commune.
La défense territoriale relève de la compétition directe par interférence.
L’exploitation correspond à une confrontation directe autour d’une ressource.
La défense territoriale relève de la compétition indirecte par exploitation.

Les agressions entre espèces constituent un exemple d’interférence. · La défense territoriale relève de la compétition directe par interférence.

Explication

La défense territoriale et les agressions sont des formes directes de compétition par interférence. À l’inverse, l’exploitation est indirecte et porte sur une ressource limitante commune, sans confrontation directe.

5. Les effets de la compétition sur la valeur sélective des individus comprennent :

La compétition peut réduire la valeur sélective en affectant plusieurs performances.
La croissance, la survie et la fécondité contribuent aux effets sélectifs de la compétition.
Une baisse de survie liée à la compétition réduit la valeur sélective individuelle.
Une diminution de la fécondité peut réduire la valeur sélective des individus.
Une croissance diminuée par la compétition réduit la valeur sélective des individus.

La compétition peut réduire la valeur sélective en affectant plusieurs performances. · La croissance, la survie et la fécondité contribuent aux effets sélectifs de la compétition. · Une baisse de survie liée à la compétition réduit la valeur sélective individuelle. · Une diminution de la fécondité peut réduire la valeur sélective des individus. · Une croissance diminuée par la compétition réduit la valeur sélective des individus.

Explication

La compétition diminue la valeur sélective en réduisant la fécondité, la survie ou la croissance. Ces trois composantes peuvent être affectées, séparément ou conjointement.

6. À propos de la niche potentielle :

Elle est distincte de la niche réalisée, qui intègre habitat et interactions.
Elle désigne l’espace occupé par une espèce dans un écosystème.
Elle décrit l’espace occupé par l’espèce au sein de son écosystème.
Elle correspond à l’habitat et aux interactions d’une espèce avec les autres.
Elle ne se définit pas par l’influence des interactions entre espèces.

Elle est distincte de la niche réalisée, qui intègre habitat et interactions. · Elle désigne l’espace occupé par une espèce dans un écosystème. · Elle décrit l’espace occupé par l’espèce au sein de son écosystème. · Elle ne se définit pas par l’influence des interactions entre espèces.

Explication

La niche potentielle désigne l’espace occupé par une espèce dans l’écosystème et se distingue de la niche réalisée, qui prend en compte l’habitat et les interactions. L’inclusion de l’habitat et des interactions dans la définition correspond donc à la niche réalisée.

7. Une espèce dont on décrit l’habitat et les effets de ses interactions avec les autres possède une niche :

réalisée, car sa définition tient compte de l’habitat de l’espèce.
réalisée, car cette notion associe l’habitat et les interactions biologiques.
potentielle, car cette notion intègre l’habitat et les interactions biologiques.
potentielle, car cette notion correspond à l’habitat et aux interactions.
réalisée, car les interactions avec les autres espèces entrent dans sa définition.

réalisée, car sa définition tient compte de l’habitat de l’espèce. · réalisée, car cette notion associe l’habitat et les interactions biologiques. · réalisée, car les interactions avec les autres espèces entrent dans sa définition.

Explication

La niche réalisée intègre à la fois l’habitat de l’espèce et l’influence des interactions avec les autres espèces. La niche potentielle désigne l’espace occupé par l’espèce dans l’écosystème, sans cette définition fondée sur l’habitat et les interactions.

8. Concernant le principe d’exclusion compétitive, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Deux espèces compétitrices peuvent coexister si leurs niches réalisées diffèrent.
La coexistence de compétiteurs exige une différenciation de leurs habitats seuls.
Deux espèces compétitrices coexistent lorsque leurs niches potentielles se différencient.
Sans différenciation des niches réalisées, la compétition peut exclure une espèce.
L’exclusion compétitive favorise l’espèce la moins efficace dans l’exploitation d’une ressource limitante.

Deux espèces compétitrices peuvent coexister si leurs niches réalisées diffèrent. · Sans différenciation des niches réalisées, la compétition peut exclure une espèce.

Explication

Le principe indique que des espèces compétitrices peuvent coexister si elles différencient leurs niches réalisées ; sinon, la compétition peut conduire à l’exclusion d’une espèce. Une différenciation des seuls habitats ou des niches potentielles ne suffit pas à établir la coexistence selon ce principe. Lors d’une exclusion compétitive, l’espèce la plus efficace dans l’exploitation d’une ressource limitante est favorisée, et non la moins efficace.

9. Selon Tilman, 1977, l’exclusion compétitive favorise :

l’espèce la plus efficace pour exploiter une ressource limitante.
l’élimination finale de l’espèce la moins apte à cette exploitation.
l’espèce qui exploite une ressource non limitante avec le plus d’efficacité.
le maintien de l’espèce moins efficace face à sa compétitrice.
l’espèce la moins apte à exploiter une ressource limitante.

l’espèce la plus efficace pour exploiter une ressource limitante. · l’élimination finale de l’espèce la moins apte à cette exploitation.

Explication

L’exclusion compétitive favorise l’espèce la plus efficace dans l’exploitation d’une ressource limitante et conduit à l’élimination de l’espèce moins apte. Elle ne favorise donc pas l’espèce moins efficace ni l’exploitation d’une ressource non limitante.

10. Concernant les effets de la compétition pour les ressources limitantes :

La compétition pour les ressources non limitantes structure principalement les communautés écologiques.
La présence de davantage de ressources limitantes peut favoriser la coexistence des espèces.
Une plus grande disponibilité de ressources limitantes renforce l’exclusion compétitive entre espèces.
La compétition pour des ressources limitantes contribue à structurer les communautés écologiques.
La multiplicité des ressources limitantes peut réduire le risque d’exclusion compétitive.

La présence de davantage de ressources limitantes peut favoriser la coexistence des espèces. · La compétition pour des ressources limitantes contribue à structurer les communautés écologiques. · La multiplicité des ressources limitantes peut réduire le risque d’exclusion compétitive.

Explication

La compétition pour les ressources limitantes participe à structurer les communautés. Davantage de ressources limitantes peut limiter l’exclusion compétitive et permettre la coexistence ; cela ne la renforce donc pas, et les ressources non limitantes ne sont pas le facteur décrit.

11. L’introduction de Bromus rubens dans le désert de Mojave est associée à :

Une diminution des flux de nutriments dans les sols et un habitat inchangé.
Des incendies et des changements de l’habitat dans le désert de Mojave.
Une hausse de la biodiversité native et une diminution des incendies dans le désert.
L’exclusion d’espèces natives et une réduction de la biodiversité locale.
Une espèce invasive originaire des régions désertiques d’Amérique du Nord.

Des incendies et des changements de l’habitat dans le désert de Mojave. · L’exclusion d’espèces natives et une réduction de la biodiversité locale.

Explication

Bromus rubens, originaire du bassin méditerranéen, est associée à l’exclusion d’espèces natives et à une réduction de biodiversité. Son introduction est également liée aux incendies, aux impacts sur les flux de nutriments et à un changement de l’habitat ; elle n’est pas originaire d’Amérique du Nord.

12. La prédation correspond à une interaction dans laquelle :

La prédation améliore la fécondité et la survie de la proie consommée.
La consommation par le prédateur réduit la croissance de la proie.
Le prédateur consomme sa proie ou une partie de celle-ci.
La consommation de la proie peut diminuer ses chances de survie.
La prédation peut réduire la fécondité de la proie concernée.

La consommation par le prédateur réduit la croissance de la proie. · Le prédateur consomme sa proie ou une partie de celle-ci. · La consommation de la proie peut diminuer ses chances de survie. · La prédation peut réduire la fécondité de la proie concernée.

Explication

La prédation implique la consommation de la proie, entière ou partielle, et peut réduire sa croissance, sa fécondité ou sa survie. Elle n’améliore donc pas la fécondité ni la survie de la proie.

13. Concernant les modes de consommation des prédateurs, herbivores, parasites et parasitoïdes :

Les parasites vivent dans leur hôte et consomment une partie de celui-ci.
Les parasitoïdes consomment leur proie, comme les prédateurs le font.
Les prédateurs consomment leur proie, tandis que les herbivores en consomment une partie.
Les parasites consomment leur proie après l’avoir capturée hors de son hôte.
Les herbivores vivent dans leur hôte en consommant une partie de celui-ci.

Les parasites vivent dans leur hôte et consomment une partie de celui-ci. · Les parasitoïdes consomment leur proie, comme les prédateurs le font. · Les prédateurs consomment leur proie, tandis que les herbivores en consomment une partie.

Explication

Prédateurs et parasitoïdes consomment leur proie, alors que les herbivores en consomment une partie. Les parasites vivent dans leur hôte et en consomment une partie ; ils ne sont pas décrits comme capturant une proie hors de l’hôte.

14. Le parasitisme se définit par une interaction dans laquelle :

Le parasite procure un bénéfice net à l’hôte dont il se nourrit.
Le parasite vit aux dépens de son hôte et se nourrit à son détriment.
L’hôte subit un détriment lié à l’alimentation du parasite.
Le parasite tire profit de l’interaction avec son hôte.
Les deux espèces bénéficient de l’alimentation du parasite.

Le parasite vit aux dépens de son hôte et se nourrit à son détriment. · L’hôte subit un détriment lié à l’alimentation du parasite. · Le parasite tire profit de l’interaction avec son hôte.

Explication

Dans le parasitisme, le parasite vit aux dépens de l’hôte et se nourrit à son détriment ; le parasite en tire donc profit. Une interaction bénéficiant aux deux espèces correspond à la confusion avec le mutualisme.

15. Au cours de leur cycle de vie, les parasites :

Sont liés à un ou plusieurs hôtes au cours de leur cycle.
Ne sont pas libres pendant au moins une partie de leur cycle de vie.
Effectuent leur cycle sans être liés à un organisme hôte.
Restent des organismes libres pendant chaque étape de leur cycle de vie.
Le développement des parasites présente un décalage phénologique avec l’activité de l’hôte.

Sont liés à un ou plusieurs hôtes au cours de leur cycle. · Ne sont pas libres pendant au moins une partie de leur cycle de vie.

Explication

Les parasites sont liés à un ou plusieurs hôtes et ne sont pas libres pendant au moins une partie de leur cycle de vie. Ils ne réalisent donc pas leur cycle sans organisme hôte et ne restent pas libres à chaque étape. Leur développement présente un parallélisme phénologique avec l’activité de l’hôte, plutôt qu’un décalage.

16. À propos des effets du parasitisme sur l’hôte et des caractéristiques du parasite :

Une régression ou une perte d’organes accompagne souvent le parasitisme.
Le parasitisme peut rendre l’hôte plus vulnérable sans le tuer nécessairement.
Les parasites présentent souvent une grande prolificité au cours de leur cycle.
Le parasitisme s’accompagne souvent d’un développement accru des organes de l’hôte.
Le parasitisme entraîne nécessairement la mort de l’hôte infecté.

Une régression ou une perte d’organes accompagne souvent le parasitisme. · Le parasitisme peut rendre l’hôte plus vulnérable sans le tuer nécessairement. · Les parasites présentent souvent une grande prolificité au cours de leur cycle.

Explication

Le parasitisme ne tue pas obligatoirement l’hôte, mais peut le rendre plus vulnérable ; il s’accompagne souvent d’une régression ou d’une perte d’organes et d’une grande prolificité du parasite. La mort de l’hôte n’est donc pas nécessaire, et la régression concerne les organes, non leur développement accru.

17. Parmi les propositions suivantes concernant le mutualisme et la symbiose, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Le mutualisme augmente la valeur sélective d’une seule des espèces associées.
Le mutualisme implique une association obligatoire ou permanente entre les espèces.
La symbiose est un mutualisme caractérisé par une association obligatoire ou permanente.
Un mutualisme peut correspondre à une exploitation réciproque entre les espèces.
La symbiose désigne tout mutualisme, qu’il implique ou non une association permanente.

La symbiose est un mutualisme caractérisé par une association obligatoire ou permanente. · Un mutualisme peut correspondre à une exploitation réciproque entre les espèces.

Explication

Le mutualisme apporte des avantages aux deux espèces et augmente leur valeur sélective. Il peut comporter des conflits et une exploitation réciproque, sans être nécessairement obligatoire ou permanent. La symbiose est un type de mutualisme caractérisé par une association obligatoire ou permanente, et ne désigne donc pas tout mutualisme.

18. Une interaction qui modifie la productivité à plusieurs niveaux d’un réseau trophique correspond à :

Une espèce clé de voûte détermine la productivité à plusieurs niveaux du réseau trophique.
Une cascade trophique influence la productivité à plusieurs niveaux du réseau trophique.
Une cascade trophique influence la productivité à un seul niveau du réseau trophique.
Un effet top-down modifie la productivité au sein d’un seul niveau trophique.
Un effet bottom-up influence la productivité à plusieurs niveaux du réseau trophique.

Une cascade trophique influence la productivité à plusieurs niveaux du réseau trophique.

Explication

Une cascade trophique est définie par son influence sur la productivité à plusieurs niveaux du réseau. L’espèce clé de voûte concerne l’intégrité et la stabilité de la communauté, tandis que les propositions sur les effets top-down et bottom-up ne définissent pas la cascade.

19. À propos de l’espèce clé de voûte, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Son activité détermine le contrôle des proies par les prédateurs du réseau.
Son abondance détermine la production primaire des niveaux trophiques supérieurs.
Son activité et son abondance déterminent l’intégrité et la stabilité de la communauté.
Son activité et son abondance déterminent la productivité à plusieurs niveaux trophiques.
Son activité et son abondance déterminent la force des interactions entre espèces.

Son activité et son abondance déterminent l’intégrité et la stabilité de la communauté.

Explication

Une espèce clé de voûte est caractérisée par l’influence de son activité et de son abondance sur l’intégrité et la stabilité de la communauté. Les autres propositions attribuent à cette définition des caractéristiques propres aux cascades, aux effets trophiques ou à la structure des interactions.

20. Dans un réseau où les prédateurs contrôlent l’abondance des proies, quelles propositions décrivent l’effet top-down ?

L’effet top-down correspond à l’influence des proies sur l’abondance des prédateurs.
Les répercussions vers les niveaux inférieurs caractérisent l’effet top-down.
L’effet top-down part de la production primaire et atteint les niveaux trophiques supérieurs.
Le contrôle de l’abondance des proies par les prédateurs relève de l’effet top-down.
L’effet top-down part des prédateurs et se répercute vers les niveaux trophiques inférieurs.

Les répercussions vers les niveaux inférieurs caractérisent l’effet top-down. · Le contrôle de l’abondance des proies par les prédateurs relève de l’effet top-down. · L’effet top-down part des prédateurs et se répercute vers les niveaux trophiques inférieurs.

Explication

L’effet top-down débute chez les prédateurs, qui contrôlent l’abondance des proies, puis se répercute vers les niveaux inférieurs. Le trajet de la production primaire vers les niveaux supérieurs caractérise l’effet bottom-up, et le sens proies-prédateurs inverse celui du top-down.

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Quels effets caractérisent compétition, amensalisme et neutralisme ?

Compétition : (−/−) ; amensalisme : (−/0) ; neutralisme : (0/0).

Quels effets caractérisent prédation, commensalisme et mutualisme ?

Prédation : (+/−) ; commensalisme : (+/0) ; mutualisme : (+/+).

Qu’est-ce que la compétition interspécifique ?

Une concurrence entre individus d’espèces différentes pour une même ressource limitante.

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