QCM : Introduction à la science politique (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’objet de la science politique, quelles sont les propositions exactes ?

La science politique exclut l’analyse des conflits et des élections de son champ.
La science politique étudie scientifiquement le pouvoir, les élections et les conflits.
La science politique se limite principalement aux institutions juridiques de l’État.
La science politique se distingue du droit constitutionnel par l’étude des comportements politiques.
La science politique analyse également l’appareil d’État dans une démarche scientifique.

La science politique étudie scientifiquement le pouvoir, les élections et les conflits. · La science politique se distingue du droit constitutionnel par l’étude des comportements politiques. · La science politique analyse également l’appareil d’État dans une démarche scientifique.

Explication

La discipline étudie scientifiquement le pouvoir, les élections, les conflits et l’appareil d’État. Elle ne se limite pas aux institutions juridiques et prend aussi en compte les comportements politiques, contrairement au droit constitutionnel.

2. À propos de la naissance institutionnelle de la science politique :

Émile Boutmy crée l’École libre des sciences politiques en 1872.
L’école vise notamment à former les futures élites administratives françaises.
Émile Boutmy fonde l’École libre des sciences politiques après 1945.
L’appellation Sciences Po est adoptée dès la fondation de l’école en 1872.
La création de cette école suit la défaite française de 1870 et la Commune de 1871.

Émile Boutmy crée l’École libre des sciences politiques en 1872. · L’école vise notamment à former les futures élites administratives françaises. · La création de cette école suit la défaite française de 1870 et la Commune de 1871.

Explication

Émile Boutmy fonde l’École libre des sciences politiques en 1872, dans le contexte de la défaite de 1870 et de la Commune de 1871. Elle forme les futures élites administratives ; le nom Sciences Po n’est adopté qu’en 1945.

3. Parmi les domaines étudiés par la science politique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle analyse principalement les mécanismes constitutionnels formels.
La science politique examine le vote et le comportement des citoyens.
La science politique étudie les partis politiques au-delà des textes juridiques.
Elle écarte les révolutions de l’analyse des phénomènes politiques.
Elle réserve son étude de la violence aux seules institutions étatiques.

La science politique examine le vote et le comportement des citoyens. · La science politique étudie les partis politiques au-delà des textes juridiques.

Explication

La science politique dépasse l’étude des textes juridiques et analyse notamment les partis, le vote et les comportements citoyens. Les mécanismes constitutionnels relèvent surtout du droit constitutionnel, tandis que la violence politique et les révolutions font bien partie de son champ.

4. Concernant le droit constitutionnel, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Son analyse porte principalement sur des mécanismes de nature juridique.
Le droit constitutionnel étudie les mécanismes constitutionnels et la distribution des pouvoirs.
Il examine la manière dont une constitution influence la compétition partisane.
Le droit constitutionnel analyse les effets institutionnels des règles constitutionnelles.
Il se distingue de la science politique par un champ plus centré sur les constitutions.

Son analyse porte principalement sur des mécanismes de nature juridique. · Le droit constitutionnel étudie les mécanismes constitutionnels et la distribution des pouvoirs. · Il examine la manière dont une constitution influence la compétition partisane. · Le droit constitutionnel analyse les effets institutionnels des règles constitutionnelles. · Il se distingue de la science politique par un champ plus centré sur les constitutions.

Explication

Le droit constitutionnel étudie les mécanismes constitutionnels, la distribution des pouvoirs et l’influence des constitutions sur la compétition partisane. Son approche est principalement juridique et plus centrée sur les règles institutionnelles que celle de la science politique.

5. Concernant la notion de « guerre des dieux », quelles sont les propositions exactes ?

La « guerre des dieux » oppose des religions et des idéologies concurrentes.
Elle renvoie à une concurrence limitée aux doctrines religieuses.
Elle suppose qu’un consensus rationnel établit le monopole d’une vérité.
Elle concerne aussi la compétition entre idées politiques ou morales.
Elle désigne une méthode scientifique permettant de départager les valeurs.

La « guerre des dieux » oppose des religions et des idéologies concurrentes. · Elle concerne aussi la compétition entre idées politiques ou morales.

Explication

La « guerre des dieux » désigne la lutte entre religions, idéologies et idées politiques ou morales pour le monopole de la vérité. Aucune méthode scientifique ne permet de trancher entre ces visions, et le phénomène ne se limite pas aux religions.

6. Le scepticisme se caractérise notamment par :

Le rejet de l’idée d’une vérité absolue et du dogmatisme.
L’adhésion au militantisme comme forme privilégiée d’engagement.
Une hiérarchisation des cultures selon leur degré de développement.
La référence des croyances à une époque ou à une société données.
Une méfiance envers les idéologies et les religions.

Le rejet de l’idée d’une vérité absolue et du dogmatisme. · Une méfiance envers les idéologies et les religions.

Explication

Le scepticisme exprime une méfiance envers les idéologies et les religions, ainsi qu’un rejet de la vérité absolue, du dogmatisme, du fanatisme, du militantisme et de l’engagement. La hiérarchisation culturelle et le rattachement des croyances à une époque ou une société relèvent respectivement de l’ethnocentrisme et du relativisme.

7. Parmi les caractéristiques du relativisme, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il établit une vérité culturelle unique applicable à toutes les sociétés.
Le relativisme rapporte les croyances à une époque et à une société données.
Il affirme la supériorité de la culture à laquelle appartient l’observateur.
Il refuse de hiérarchiser les cultures entre elles.
Il considère les valeurs comme relatives à leurs contextes historiques et sociaux.

Le relativisme rapporte les croyances à une époque et à une société données. · Il refuse de hiérarchiser les cultures entre elles. · Il considère les valeurs comme relatives à leurs contextes historiques et sociaux.

Explication

Le relativisme considère que les croyances et les valeurs dépendent d’une époque et d’une société données. Il refuse de hiérarchiser les cultures ; l’affirmation de la supériorité de sa propre culture correspond à l’ethnocentrisme.

8. Concernant la neutralité axiologique :

Elle maintient une distance envers les convictions morales ou religieuses.
Elle concerne l’activité scientifique qui étudie la société avec distance.
Elle distingue l’étude scientifique de la défense militante de valeurs.
Elle écarte les convictions politiques personnelles dans l’analyse scientifique.
Elle implique l’absence de jugements de valeur sur les événements étudiés.

Elle maintient une distance envers les convictions morales ou religieuses. · Elle concerne l’activité scientifique qui étudie la société avec distance. · Elle distingue l’étude scientifique de la défense militante de valeurs. · Elle écarte les convictions politiques personnelles dans l’analyse scientifique. · Elle implique l’absence de jugements de valeur sur les événements étudiés.

Explication

La neutralité axiologique caractérise l’activité scientifique et exige une distance à l’égard des convictions politiques, morales ou religieuses. Elle exclut les jugements de valeur et se distingue de l’engagement militant, qui défend des valeurs.

9. Parmi les propositions suivantes concernant le jugement de valeur et le rapport aux valeurs, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le jugement de valeur décrit les événements sans les apprécier.
Le rapport aux valeurs suppose un engagement moral dans l’analyse.
Le rapport aux valeurs consiste à promouvoir activement une conviction personnelle.
Le rapport aux valeurs permet d’observer un phénomène avec recul.
Le jugement de valeur évalue des individus selon ses propres valeurs.

Le rapport aux valeurs permet d’observer un phénomène avec recul. · Le jugement de valeur évalue des individus selon ses propres valeurs.

Explication

Le jugement de valeur consiste à évaluer selon ses propres valeurs, tandis que le rapport aux valeurs observe avec recul. Le rapport aux valeurs n’implique ni promotion militante ni engagement moral, et le jugement de valeur ne se limite pas à une description neutre.

10. Les caractéristiques des éthiques de la conviction et de la responsabilité comprennent :

L’éthique de la responsabilité assume les conséquences d’une action.
Une action moralement imparfaite peut relever de l’éthique de la responsabilité.
L’éthique de la conviction néglige le contexte de l’action.
L’éthique de la responsabilité s’adapte aux circonstances concrètes.
L’éthique de la conviction agit conformément à des valeurs personnelles.

L’éthique de la responsabilité assume les conséquences d’une action. · Une action moralement imparfaite peut relever de l’éthique de la responsabilité. · L’éthique de la conviction néglige le contexte de l’action. · L’éthique de la responsabilité s’adapte aux circonstances concrètes. · L’éthique de la conviction agit conformément à des valeurs personnelles.

Explication

L’éthique de la conviction suit les valeurs sans tenir compte du contexte ni des conséquences. L’éthique de la responsabilité s’adapte au contexte, assume les conséquences et peut accepter une action moralement imparfaite.

11. Concernant l’application de la neutralité axiologique à un cours de science politique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La science politique ne doit pas être confondue avec un débat d’opinions.
L’analyse scientifique doit être séparée des convictions personnelles.
La neutralité autorise à transformer l’analyse en débat moral.
L’étude scientifique gagne à privilégier les convictions religieuses.
Un cours de science politique doit défendre les opinions politiques de l’enseignant.

La science politique ne doit pas être confondue avec un débat d’opinions. · L’analyse scientifique doit être séparée des convictions personnelles.

Explication

La neutralité axiologique impose de ne pas mêler l’analyse scientifique aux convictions personnelles. Elle interdit également de confondre un cours de science politique avec un débat d’opinions ; les autres formulations réintroduisent une prise de position personnelle.

12. Concernant le politique, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le politique se limite aux institutions gouvernementales établies.
Le politique renvoie principalement aux activités ordinaires des partis.
Le politique désigne les mécanismes de création de l’ordre social.
Le politique concerne aussi les mécanismes de déstabilisation de l’ordre.
La politique désigne les fondements généraux de tout ordre social.

Le politique désigne les mécanismes de création de l’ordre social. · Le politique concerne aussi les mécanismes de déstabilisation de l’ordre.

Explication

Le politique renvoie aux mécanismes fondamentaux par lesquels l’ordre social se crée, se maintient ou se déstabilise. Il ne se réduit ni aux activités ordinaires des partis ni aux seules institutions, qui relèvent d’une approche plus étroite.

13. Parmi les propositions suivantes concernant les objets de la science politique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle exclut l’étude de la violence politique.
La science politique étudie les comportements des citoyens.
Elle analyse les partis politiques et les pratiques électorales.
Elle examine les mobilisations et le militantisme.
Elle se limite à l’étude des institutions gouvernementales.

La science politique étudie les comportements des citoyens. · Elle analyse les partis politiques et les pratiques électorales. · Elle examine les mobilisations et le militantisme.

Explication

La science politique étudie notamment les comportements citoyens, les partis, le vote, l’abstention, les mobilisations et le militantisme. Elle ne se limite pas aux institutions et prend aussi en compte les conflits et la violence politique.

14. Chez Max Weber, la puissance correspond à :

Toute chance de faire triompher sa propre volonté.
Une relation sociale pouvant comporter des résistances.
La recherche de l’obéissance d’un groupe déterminé.
Une volonté qui peut s’imposer malgré les résistances.
Une capacité dont la base peut prendre des formes variées.

Toute chance de faire triompher sa propre volonté. · Une relation sociale pouvant comporter des résistances. · Une volonté qui peut s’imposer malgré les résistances. · Une capacité dont la base peut prendre des formes variées.

Explication

Chez Weber, la puissance est toute chance de faire triompher sa volonté dans une relation sociale, même contre des résistances et quelle que soit la base de cette chance. La recherche de l’obéissance d’un groupe déterminé définit plutôt la domination.

15. Concernant la domination chez Max Weber, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle suppose un minimum de volonté d’obéir.
Elle peut s’appuyer sur des motifs variés d’obéissance.
Elle correspond à toute volonté victorieuse malgré les résistances.
La domination vise l’obéissance d’un groupe déterminé.
Elle repose sur l’obéissance imposée sans assentiment.

Elle suppose un minimum de volonté d’obéir. · Elle peut s’appuyer sur des motifs variés d’obéissance. · La domination vise l’obéissance d’un groupe déterminé.

Explication

La domination est la chance d’obtenir l’obéissance d’un groupe déterminé, selon des motifs variés et avec un minimum de volonté d’obéir. L’obéissance imposée sans assentiment relève de la contrainte, tandis que la volonté victorieuse malgré les résistances définit la puissance.

16. Les relations entre contrainte et légitimité se caractérisent par :

La légitimité s’appuie sur la persuasion et le consentement.
La contrainte s’appuie sur la force ou la violence.
La contrainte implique l’adhésion volontaire au pouvoir.
La légitimité favorise la stabilité du pouvoir.
La légitimité repose sur la peur des gouvernés.

La légitimité s’appuie sur la persuasion et le consentement. · La contrainte s’appuie sur la force ou la violence. · La légitimité favorise la stabilité du pouvoir.

Explication

La contrainte repose sur la force, la violence, la peur et l’obéissance imposée. La légitimité repose au contraire sur la persuasion, l’adhésion et le consentement, ce qui favorise la stabilité du pouvoir.

17. Dans quelles conditions un pouvoir peut-il s’inscrire dans la durée ?

Il doit obtenir une disposition minimale à l’obéissance.
Il doit susciter un minimum de volonté d’obéir.
Il doit maintenir l’obéissance par la violence permanente.
Il doit imposer ses décisions sans adhésion des individus.
Il doit supprimer toute forme de consentement des gouvernés.

Il doit obtenir une disposition minimale à l’obéissance. · Il doit susciter un minimum de volonté d’obéir.

Explication

Pour être durable, le pouvoir doit susciter un minimum de volonté d’obéir chez ceux auxquels il s’applique. La violence permanente, l’absence de consentement et l’imposition sans adhésion ne correspondent pas à cette condition de durabilité.

18. Concernant le pouvoir relationnel :

Il repose sur la maîtrise institutionnelle d’un ministère ou d’une administration.
Il correspond à la capacité d’obtenir d’un acteur une action qu’il n’aurait pas accomplie autrement.
Il mesure principalement la visibilité publique d’un dirigeant dans les médias.
Il désigne une fonction officielle attribuée à un chef d’État par la loi.
Il décrit l’autorité juridique détenue par un organe constitutionnel.

Il correspond à la capacité d’obtenir d’un acteur une action qu’il n’aurait pas accomplie autrement.

Explication

Le pouvoir relationnel désigne la capacité effective d’un acteur A à obtenir d’un acteur B une action que B n’aurait pas effectuée autrement. Une fonction officielle, une maîtrise administrative, une visibilité médiatique ou une autorité constitutionnelle relèvent d’autres dimensions du pouvoir.

19. Parmi les propositions suivantes concernant les approches institutionnelle et relationnelle, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’approche relationnelle analyse le pouvoir effectivement exercé dans les relations.
L’approche relationnelle recherche les détenteurs informels du pouvoir réel.
L’approche institutionnelle associe le pouvoir souverain aux micropouvoirs présents dans l’entreprise.
L’approche institutionnelle identifie le pouvoir à partir de fonctions officiellement reconnues.
L’approche institutionnelle s’appuie sur les fonctions légales des chefs d’État.

L’approche relationnelle analyse le pouvoir effectivement exercé dans les relations. · L’approche relationnelle recherche les détenteurs informels du pouvoir réel. · L’approche institutionnelle identifie le pouvoir à partir de fonctions officiellement reconnues. · L’approche institutionnelle s’appuie sur les fonctions légales des chefs d’État.

Explication

L’approche relationnelle analyse le pouvoir effectivement exercé dans les relations et recherche ses détenteurs informels. L’approche institutionnelle identifie, quant à elle, le pouvoir à partir de fonctions officiellement reconnues et de fonctions légales, notamment celles des chefs d’État. Le pouvoir souverain est institutionnel et visible, tandis que les micropouvoirs sont diffus et présents dans les relations ordinaires, notamment dans l’entreprise : les associer à l’approche institutionnelle est donc inexact.

20. Une demande est écartée avant même d’être formulée ou discutée : quelle notion décrit cette situation ?

Cette situation peut concerner une critique écartée avant son inscription à l’ordre du jour.
Cette situation correspond à une décision formelle prise après une discussion publique.
Cette situation décrit la mobilisation de ressources pour imposer une sanction.
Cette situation relève de la non-décision, car la demande est empêchée avant le débat.
Cette situation illustre l’empêchement d’une question avant l’adoption d’une décision.

Cette situation peut concerner une critique écartée avant son inscription à l’ordre du jour. · Cette situation relève de la non-décision, car la demande est empêchée avant le débat. · Cette situation illustre l’empêchement d’une question avant l’adoption d’une décision.

Explication

La non-décision consiste à empêcher qu’une question, une critique ou une demande soit formulée ou discutée avant toute décision. Une décision formelle après débat et l’utilisation de ressources pour imposer une sanction renvoient à d’autres mécanismes. L’exclusion d’une critique avant son inscription à l’ordre du jour correspond bien à une non-décision.

21. Concernant la mobilisation des biais, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle désigne la capacité d’obtenir une action qu’un acteur n’aurait pas accomplie autrement.
Elle correspond à l’identification du pouvoir par une fonction légale reconnue.
Elle vise à limiter l’expression d’un problème considéré comme gênant.
Elle consiste à utiliser des ressources pour empêcher quelqu’un de s’exprimer.
Elle peut empêcher une personne d’intervenir ou de soulever un problème gênant.

Elle vise à limiter l’expression d’un problème considéré comme gênant. · Elle consiste à utiliser des ressources pour empêcher quelqu’un de s’exprimer. · Elle peut empêcher une personne d’intervenir ou de soulever un problème gênant.

Explication

La mobilisation des biais utilise des ressources afin d’empêcher l’expression, l’intervention ou la mise en discussion d’un problème gênant. La capacité d’obtenir une action relève du pouvoir relationnel, tandis que l’identification par une fonction légale relève de l’approche institutionnelle. La limitation de l’expression d’un problème gênant correspond bien à la mobilisation des biais.

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Qu'étudie scientifiquement la science politique ?

Le pouvoir, les élections, les conflits et l’appareil d’État.

En quelle année Émile Boutmy a-t-il créé l’École libre des sciences politiques ?

En 1872.

Pourquoi Émile Boutmy a-t-il créé l’École libre des sciences politiques ?

Pour former les futures élites administratives françaises après 1870 et 1871.

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