QCM : Introduction à la sociologie (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment le choix rationnel et l’interactionnisme situent-ils le principe des conduites ?

Le choix rationnel le situe dans le déroulement des interactions, tandis que l’interactionnisme mobilise préférences et croyances
Le choix rationnel mobilise préférences, informations et croyances, tandis que l’interactionnisme le situe dans le déroulement des interactions
Le choix rationnel le rapporte aux rôles attendus, tandis que l’interactionnisme l’explique par les statuts des acteurs
Le choix rationnel l’explique par les normes intériorisées, tandis que l’interactionnisme le rapporte aux contraintes du système

Le choix rationnel mobilise préférences, informations et croyances, tandis que l’interactionnisme le situe dans le déroulement des interactions

Explication

Le choix rationnel explique les conduites par les préférences, les informations et les croyances des individus, tandis que l’interactionnisme met l’accent sur le déroulement interactionnel. Attribuer ce dernier principe au choix rationnel inverse les deux approches.

2. Quel effet l’affaiblissement des institutions tend-il à avoir sur la responsabilité individuelle ?

Il tend à remplacer les forces symboliques par des liens communautaires plus forts.
Il tend à réduire la responsabilité individuelle en rétablissant des statuts plus contraignants.
Il tend à renforcer la prise en charge institutionnelle des choix individuels.
Il tend à rendre les individus davantage responsables de leur propre destin.

Il tend à rendre les individus davantage responsables de leur propre destin.

Explication

Les institutions encadrent et accompagnent les individus par des forces symboliques et réelles ; leur affaiblissement tend à accroître la responsabilité de chacun face à son destin. L’idée que cet affaiblissement renforcerait la prise en charge institutionnelle va dans le sens contraire.

3. À quoi correspond la socialisation ?

À la manière dont les préférences personnelles déterminent les choix au sein d’un groupe
Au processus par lequel les individus apprennent la société et les conduites nécessaires à la vie en société
Au mécanisme par lequel une organisation répartit les tâches et coordonne les activités de ses membres
À l’ensemble des attentes que les individus formulent à l’égard des autres dans leurs relations

Au processus par lequel les individus apprennent la société et les conduites nécessaires à la vie en société

Explication

La socialisation est le processus d’apprentissage de la société et des comportements nécessaires à la vie en société. La répartition des tâches décrit plutôt le fonctionnement d’une organisation, pas cet apprentissage social.

4. Un changement dans la répartition des emplois entre catégories sociales modifie les possibilités de mobilité. Quel type de mobilité découle directement de cette transformation ?

La mobilité intergénérationnelle, qui compare les positions d’un individu à celles de ses parents
La mobilité structurelle, liée aux changements de la structure des catégories sociales et des emplois
La mobilité non structurelle, indépendante des changements de la structure sociale
La mobilité intragénérationnelle, qui suit les positions successives d’une personne

La mobilité structurelle, liée aux changements de la structure des catégories sociales et des emplois

Explication

La mobilité structurelle résulte des changements dans la structure des catégories sociales et des emplois. La mobilité non structurelle est, au contraire, indépendante de ces transformations.

5. Dans le modèle de classes de Marx, quelle distinction oppose les capitalistes aux prolétaires ?

Les capitalistes organisent les échanges, tandis que les prolétaires détiennent les biens de consommation
Les capitalistes se distinguent par leur prestige, tandis que les prolétaires se distinguent par leurs revenus
Les capitalistes vendent leur force de travail, tandis que les prolétaires possèdent les moyens de production
Les capitalistes possèdent les moyens de production, tandis que les prolétaires vendent leur force de travail

Les capitalistes possèdent les moyens de production, tandis que les prolétaires vendent leur force de travail

Explication

Les capitalistes possèdent les moyens de production et organisent le travail, alors que les prolétaires ne possèdent que leur force de travail. L’option qui inverse la possession des moyens de production et la vente de la force de travail renverse cette distinction.

6. Pourquoi Durkheim considère-t-il le suicide comme un fait social ?

Parce que chaque suicide exprime une interprétation subjective de la conduite des autres
Parce que le suicide résulte directement des préférences et des informations de chaque individu
Parce que les individus apprennent collectivement une même manière de penser le suicide
Parce que son risque varie avec l’intégration sociale et les contraintes, et qu’il présente des régularités statistiques

Parce que son risque varie avec l’intégration sociale et les contraintes, et qu’il présente des régularités statistiques

Explication

Durkheim traite le suicide comme un fait social en raison de ses régularités statistiques et de la variation du risque selon l’intégration sociale et la force des contraintes. Une interprétation subjective de la conduite d’autrui relève plutôt de la compréhension wébérienne de l’action.

7. Une personne estime qu’elle devrait pouvoir accéder à des biens dont disposent des personnes de position sociale comparable, mais constate qu’elle en possède moins. Quelle notion décrit la tension ressentie ?

La stratification sociale, qui organise les inégalités entre les individus
La mobilité structurelle, liée à la transformation de la composition des emplois
La frustration relative, liée à la comparaison entre biens détenus et biens attendus
La mobilité intergénérationnelle, qui compare les positions des parents et des enfants

La frustration relative, liée à la comparaison entre biens détenus et biens attendus

Explication

La frustration relative correspond à la tension entre les biens détenus et ceux que l’on pense pouvoir attendre au regard de sa position sociale, par comparaison avec autrui. La mobilité intergénérationnelle porte sur les différences de position entre générations, et non sur cette comparaison de biens.

8. Quelle opposition Ferdinand Tönnies établit-il entre communauté et société ?

La communauté repose sur des associations rationnelles, tandis que la société repose sur des liens personnels forts et hérités.
La communauté organise les intérêts individuels par contrat, tandis que la société fonde les statuts sur l’entraide.
La communauté privilégie l’entraide, les statuts et les liens forts, tandis que la société privilégie les intérêts individuels et les relations contractuelles.
La communauté privilégie les intérêts et les contrats, tandis que la société privilégie l’entraide et les statuts.

La communauté privilégie l’entraide, les statuts et les liens forts, tandis que la société privilégie les intérêts individuels et les relations contractuelles.

Explication

Pour Tönnies, la communauté se caractérise par l’entraide, les statuts et des liens forts, alors que la société est davantage fondée sur les intérêts individuels, les contrats et l’association. La réponse qui attribue les intérêts et les contrats à la communauté inverse ces deux formes de relations.

9. Une personne s’attend à ce que ses collègues l’aident, tandis que ceux-ci attendent d’elle qu’elle coordonne une tâche : quelle distinction s’applique ?

Le statut désigne les règles de l’organisation, et le rôle les préférences personnelles de chacun
Le statut correspond à ce que les autres attendent d’elle, et le rôle à ce qu’elle attend des autres
Le statut correspond à ce qu’elle attend des autres, et le rôle à ce que les autres attendent d’elle
Le statut désigne les actions de la personne, et le rôle les contraintes du système social

Le statut correspond à ce qu’elle attend des autres, et le rôle à ce que les autres attendent d’elle

Explication

Le statut renvoie aux comportements qu’un acteur peut attendre des autres, tandis que le rôle désigne ceux que les autres attendent de lui. Inverser ces deux directions constitue une confusion fréquente entre les notions.

10. Une personne choisit les moyens les plus efficaces pour atteindre un objectif auquel elle tient. Quelle forme d’action cette décision illustre-t-elle ?

Une action rationnelle en valeur, guidée par l’adhésion à des principes indépendamment des moyens.
Une action affective, orientée par les sentiments éprouvés au moment de décider.
Une action rationnelle en finalité, qui articule un but et le choix de moyens adéquats.
Une action traditionnelle, issue d’une habitude acquise et reproduite.

Une action rationnelle en finalité, qui articule un but et le choix de moyens adéquats.

Explication

L’action rationnelle en finalité est orientée vers un but et vers la sélection des moyens qui permettent de l’atteindre. L’action rationnelle en valeur se distingue par le fait qu’elle est guidée par des valeurs auxquelles l’acteur adhère.

11. Qu’est-ce qui caractérise une action sociale ?

Elle consiste en un comportement visible, même si l’acteur ne tient pas compte d’autrui
Elle tient compte du comportement d’autrui et possède une signification subjective pour celui qui agit
Elle correspond à une règle commune que les individus apprennent par la socialisation
Elle est déterminée par des contraintes extérieures et n’a pas de signification pour celui qui agit

Elle tient compte du comportement d’autrui et possède une signification subjective pour celui qui agit

Explication

Une action est sociale lorsque l’acteur tient compte du comportement des autres et qu’elle a un sens subjectif pour lui. L’explication par des contraintes extérieures correspond à la distinction associée à Durkheim, et non à cette définition de l’action sociale chez Weber.

12. Que désigne la stratification sociale ?

Une structure qui organise les inégalités entre les individus
Une hiérarchie fondée sur les différences de niveau scolaire
Un processus qui transforme les revenus en patrimoine familial
Un mécanisme qui répartit les individus selon leurs choix politiques

Une structure qui organise les inégalités entre les individus

Explication

La stratification sociale désigne l’organisation des inégalités entre les individus au sein d’une structure sociale. Une hiérarchie scolaire peut être une inégalité particulière, mais elle ne définit pas à elle seule la stratification sociale.

13. Quelle répartition des ressources entre les groupes les mieux dotés Thomas Piketty met-il en évidence ?

Les 10 % les mieux rémunérés perçoivent 25 à 30 % du revenu du travail, tandis que les 10 % les plus fortunés possèdent 50 à 90 % du patrimoine selon les sociétés
Les 10 % les mieux rémunérés perçoivent 25 à 30 % du patrimoine, tandis que les 10 % les plus fortunés possèdent 50 à 90 % du revenu du travail
Les 10 % les mieux rémunérés possèdent 50 à 90 % du revenu du travail, tandis que les 10 % les plus fortunés perçoivent 25 à 30 % du patrimoine
Les 10 % les mieux rémunérés perçoivent 50 à 90 % du revenu du travail, tandis que les 10 % les plus fortunés possèdent 25 à 30 % du patrimoine

Les 10 % les mieux rémunérés perçoivent 25 à 30 % du revenu du travail, tandis que les 10 % les plus fortunés possèdent 50 à 90 % du patrimoine selon les sociétés

Explication

Piketty distingue la concentration du revenu du travail, dont les 10 % les mieux rémunérés reçoivent 25 à 30 %, de celle du patrimoine, dont les 10 % les plus fortunés détiennent 50 à 90 % selon les sociétés. L’option qui attribue les parts les plus élevées au revenu du travail inverse les ordres de grandeur associés aux deux ressources.

14. Quelle idée fondamentale caractérise le holisme ?

La société se comprend en reconstruisant les actions individuelles qui la composent
Les identités se révèlent dans les échanges entre individus
La totalité sociale a priorité et ne se réduit pas à la somme de ses parties
Les faits sociaux sont continuellement produits au cours des interactions

La totalité sociale a priorité et ne se réduit pas à la somme de ses parties

Explication

Le holisme donne la priorité à la totalité et considère que le social est plus que la somme de ses parties. Partir des actions individuelles pour reconstruire la société correspond plutôt à l’individualisme méthodologique.

15. Quelle relation la théorie du capital humain de Gary Becker établit-elle entre éducation, salaire et croissance ?

Un surcroît d’éducation est associé à un surcroît de salaire et de croissance
Un surcroît d’éducation est associé à une baisse des salaires et de la croissance
Un surcroît de salaire est associé à une baisse de l’éducation et à une hausse de la croissance
Un surcroît de croissance est associé à une baisse des salaires et à une hausse de l’éducation

Un surcroît d’éducation est associé à un surcroît de salaire et de croissance

Explication

La théorie du capital humain de Becker associe un niveau d’éducation accru à un salaire supérieur et à davantage de croissance. L’option qui associe l’éducation à une baisse des salaires et de la croissance inverse les relations décrites.

16. Pour expliquer un phénomène collectif à partir des conduites et des actions des acteurs, quelle approche convient ?

L’interactionnisme
L’intégration systémique
L’individualisme méthodologique
Le holisme

L’individualisme méthodologique

Explication

L’individualisme méthodologique cherche à comprendre la société à partir des conduites et des actions des acteurs. Le holisme prend le point de départ inverse en privilégiant les structures et les faits sociaux antécédents.

17. Quel objet central la sociologie étudie-t-elle ?

Les institutions politiques et leurs règles, indépendamment des relations entre individus
Les êtres humains dans leur milieu social et les liens réciproques entre individus et milieux
Les changements économiques et leurs effets sur les ressources des sociétés
Les comportements individuels considérés sans tenir compte de leur environnement social

Les êtres humains dans leur milieu social et les liens réciproques entre individus et milieux

Explication

La sociologie s’intéresse aux êtres humains dans leur milieu social ainsi qu’aux liens réciproques entre les individus et ce milieu. L’étude des comportements isolés de leur environnement ne rend pas compte de cet objet relationnel.

18. Quelle caractéristique distingue l’approche de Weber sur la stratification sociale ?

Elle définit les positions sociales par les devoirs et les privilèges héréditaires
Elle classe les groupes selon leur opposition entre pureté et impureté
Elle prend en compte les dimensions économiques, le prestige et les chances d’accès aux biens
Elle ramène les différences de classe à la seule possession des moyens de production

Elle prend en compte les dimensions économiques, le prestige et les chances d’accès aux biens

Explication

Weber analyse la stratification à partir de dimensions économiques et du prestige, et distingue les classes par leurs chances typiques d’accéder aux biens. La possession des moyens de production est centrale dans l’analyse marxienne, mais ne résume pas l’approche de Weber.

19. Pour comprendre une action sociale dans une perspective wébérienne, que faut-il analyser ?

Les conséquences involontaires des actions sur l’organisation de la société
La façon dont les individus perçoivent et interprètent la conduite des autres
La fréquence statistique des comportements dans différents groupes sociaux
Les règles et les contraintes extérieures qui s’imposent aux individus

La façon dont les individus perçoivent et interprètent la conduite des autres

Explication

Pour Weber, comprendre l’action sociale suppose d’examiner comment les individus perçoivent et interprètent la conduite d’autrui. Les régularités statistiques sont pertinentes pour l’étude durkheimienne des faits sociaux, mais ne remplacent pas cette analyse du sens.

20. Dans une perspective interactionniste, que se passe-t-il lorsque des individus interagissent ?

Les individus manifestent des préférences préexistantes sans contribuer à produire les faits sociaux
Les identités se révèlent et les faits sociaux sont continuellement produits par les individus
Les structures déterminent les identités et les faits sociaux précèdent toute action individuelle
Les identités sont fixées avant les échanges et les faits sociaux demeurent indépendants des individus

Les identités se révèlent et les faits sociaux sont continuellement produits par les individus

Explication

Pour les interactionnistes, les identités se révèlent dans l’interaction et les individus produisent continuellement les faits sociaux. L’idée que ces faits sociaux restent indépendants des actions des individus contredit cette conception.

21. Que faut-il retrouver dans un mouvement social, en plus de la cause qu’il défend ?

Un adversaire, qui peut être une institution, l’État, un groupe social ou un système d’organisation.
Une institution chargée de financer l’action et de représenter tous ses participants.
Un accord préalable avec les acteurs visés, afin d’éviter toute conflictualité.
Un objectif de transformation culturelle, même en l’absence d’une cause défendue.

Un adversaire, qui peut être une institution, l’État, un groupe social ou un système d’organisation.

Explication

Un mouvement social suppose une cause défendue et un adversaire, lequel peut prendre plusieurs formes, de l’institution à un système d’organisation. Un accord préalable destiné à éviter le conflit ne remplace pas la présence d’un adversaire.

22. Quelle définition Erik Neveu donne-t-il d’un mouvement social ?

Une réaction individuelle spontanée face à une difficulté, sans revendication commune.
Une organisation qui administre les politiques publiques sans entrer en conflit.
Un rassemblement collectif fondé sur des intérêts communs, sans action organisée.
Un agir ensemble intentionnel organisé dans une logique de revendication.

Un agir ensemble intentionnel organisé dans une logique de revendication.

Explication

Pour Erik Neveu, un mouvement social est un agir ensemble intentionnel, organisé autour d’une revendication. Un rassemblement fondé sur des intérêts communs, mais dépourvu d’action organisée, ne correspond pas à cette définition.

23. Quelle transformation caractérise la modernité dans la représentation du monde et de l’individu ?

Elle affirme la singularité individuelle en maintenant une représentation du monde comme un ensemble cohérent et indifférencié.
Elle rompt avec l’idée d’un monde naturel et cohérent, différencie les domaines sociaux et affirme la singularité individuelle.
Elle renforce l’idée d’un monde naturel et cohérent, fusionne les domaines sociaux et subordonne l’individu au groupe.
Elle sépare les domaines sociaux, mais considère l’individu comme déterminé par une identité collective uniforme.

Elle rompt avec l’idée d’un monde naturel et cohérent, différencie les domaines sociaux et affirme la singularité individuelle.

Explication

La modernité rompt avec une vision du monde comme naturel et cohérent, tout en différenciant les domaines sociaux et en reconnaissant la singularité de l’individu. L’idée d’une identité individuelle entièrement subordonnée au groupe contredit cette affirmation de singularité.

24. Dans l’analyse sociologique, quelle distinction oppose l’objectivité à la subjectivité ?

L’objectivité renvoie à l’individu comme personnage social, tandis que la subjectivité renvoie à son « je » singulier.
L’objectivité correspond aux convictions intimes, tandis que la subjectivité correspond aux attentes collectives.
L’objectivité désigne les émotions personnelles, tandis que la subjectivité désigne les statuts et les rôles sociaux.
L’objectivité décrit les choix rationnels de l’individu, tandis que la subjectivité décrit les contraintes de son statut.

L’objectivité renvoie à l’individu comme personnage social, tandis que la subjectivité renvoie à son « je » singulier.

Explication

L’objectivité concerne l’emprise de la société sur les conduites, les statuts et les rôles, alors que la subjectivité porte sur la personnalité, le caractère et les émotions. Confondre l’objectivité avec les émotions personnelles inverse précisément cette distinction.

25. Dans l’analyse de Marx, qu’est-ce qui définit la position d’une classe sociale ?

La place occupée dans les rapports de production, notamment le rapport aux moyens de production
La conscience partagée d’appartenir à un groupe social aux intérêts communs
Le prestige associé aux titres et aux distinctions reçus dans la société
Le niveau de consommation et les biens auxquels les individus peuvent accéder

La place occupée dans les rapports de production, notamment le rapport aux moyens de production

Explication

Pour Marx, la classe sociale se définit par la place occupée dans les rapports sociaux de production et notamment par la possession du capital et des moyens de production. La conscience d’appartenir à une classe caractérise la classe pour soi, et non la position objective qui définit la classe en soi.

26. Quelle condition la mobilisation des ressources pose-t-elle à l’existence d’un mouvement social ?

Le mouvement doit éviter la coordination afin de préserver le caractère spontané de la protestation.
Le mouvement doit réunir des individus partageant une identité culturelle homogène.
Le mouvement doit s’appuyer sur une organisation, car il est conçu comme une entreprise de protestation.
Le mouvement doit obtenir la reconnaissance de l’État avant de pouvoir se constituer.

Le mouvement doit s’appuyer sur une organisation, car il est conçu comme une entreprise de protestation.

Explication

La mobilisation des ressources considère les mobilisations comme des entreprises de protestation et affirme qu’un mouvement social ne peut exister sans organisation. L’obtention préalable d’une reconnaissance de l’État n’est pas la condition définie par cette approche.

27. Un individu espère profiter des bénéfices d’une mobilisation, mais décide de ne pas y contribuer. Comment le décrit la notion de passager clandestin ?

Comme un organisateur qui coordonne les participants et répartit les tâches de l’action.
Comme un individu qui refuse les bénéfices d’une mobilisation parce qu’il en conteste la cause.
Comme un participant qui prend part à l’action afin d’obtenir ses bénéfices collectifs.
Comme un individu qui choisit rationnellement de ne pas participer tout en espérant bénéficier des résultats.

Comme un individu qui choisit rationnellement de ne pas participer tout en espérant bénéficier des résultats.

Explication

Le passager clandestin choisit rationnellement de ne pas participer à l’action collective tout en espérant profiter de ses bénéfices. Un gréviste qui prend part à l’action pour obtenir les bénéfices collectifs participe à la mobilisation et n’est donc pas un passager clandestin.

28. Une administration compare plusieurs solutions, en calcule les effets et les analyse avant d’agir. Quel processus cette démarche illustre-t-elle ?

La tradition, qui conduit à reprendre les pratiques héritées sans les soumettre à l’analyse.
Le désenchantement, qui consiste principalement à remplacer les rôles sociaux par des choix individuels.
La subjectivité, qui consiste à privilégier les émotions et le caractère de chaque personne.
La rationalisation, qui s’appuie sur la prévision, la comparaison, le calcul et l’analyse.

La rationalisation, qui s’appuie sur la prévision, la comparaison, le calcul et l’analyse.

Explication

La rationalisation consiste à prévoir, comparer, calculer et analyser afin d’agir le plus justement possible, en s’écartant notamment des traditions et des croyances. Reprendre une pratique héritée sans l’examiner relève plutôt de la tradition.

29. Une sociologue compare la position sociale des parents à celle de leurs enfants, puis suit l’évolution professionnelle d’une personne au cours de sa vie. Comment nommer ces deux analyses dans l’ordre ?

Mobilité structurelle, puis mobilité non structurelle
Mobilité intragénérationnelle, puis mobilité intergénérationnelle
Mobilité intergénérationnelle, puis mobilité intragénérationnelle
Analyse de recrutement, puis analyse de destinée

Mobilité intergénérationnelle, puis mobilité intragénérationnelle

Explication

La mobilité intergénérationnelle compare les positions sociales de parents et de leurs enfants, tandis que la mobilité intragénérationnelle suit les positions successives d’un même individu. L’ordre inverse confond la comparaison entre générations et l’évolution au cours d’une vie.

30. Quelle analyse distingue l’intégration systémique de l’intégration sociale ?

La première part des règles, cadres et valeurs imposés aux acteurs, tandis que la seconde part de leurs actions
La première étudie les interactions, tandis que la seconde mesure l’intériorisation des normes par socialisation
La première part des actions des acteurs, tandis que la seconde part des règles imposées par le système
La première explique les conduites par les préférences, tandis que la seconde les explique par les croyances

La première part des règles, cadres et valeurs imposés aux acteurs, tandis que la seconde part de leurs actions

Explication

L’intégration systémique analyse les actions à partir des règles, des cadres et des valeurs qui s’imposent aux acteurs ; l’intégration sociale part des actions des acteurs. L’option qui inverse ces points de départ reprend précisément la confusion entre les deux approches.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 71 flashcards sur Introduction à la sociologie.

Qu'étudie la sociologie ?

Les êtres humains dans leur milieu social et les liens réciproques entre individus et milieux.

Qu’est-ce qu’une action sociale ?

Une action humaine tenant compte du comportement des autres et dotée d’une signification subjective pour l’individu.

Selon Weber, qu’exige la compréhension de l’action sociale ?

Analyser comment les individus perçoivent et interprètent la conduite des autres.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la sociologie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM