📋 Plan du Cours
- Attitudes communication
- Évaluation positive/négative
- Interprétation des propos
- Questionnement en entretien
- Aide et conseil
- Compréhension reformulation
- Posture Rogersienne
- Usages de l’entretien
- Types d’entretien
- Entretien directif
- Entretien semi-directif
- Entretien non-directif
📖 1. Attitudes communication
🔑 Notions clés & Définitions
- Attitude d’évaluation (DUPOIRIER, 2026) : jugement positif ou négatif formulé par rapport à ce que l’autre exprime ou fait, créant une relation de dépendance ou de différence de statut. Elle peut bloquer la communication ou induire le discours de l’autre. La situation optimale est une attitude de non-évaluation.
- Attitude d’interprétation (DUPOIRIER, 2026) : verbalisation des raisons cachées ou sous-jacentes aux propos ou comportements de l’autre, renforçant une relation de dépendance basée sur la relation de savoir. Elle peut entraîner une relation de contre-dépendance si fausse, ou un mécanisme de défense si juste. La situation optimale est une attitude de non-interprétation.
- Attitude de questionnement (DUPOIRIER, 2026) : poser des questions pour permettre à l’interlocuteur de s’exprimer, créant ou renforçant une relation de dépendance fondée sur la relation de savoir. Elle peut conduire à une superficialité ou manipulation de l’expression, et la situation optimale est une attitude de non-questionnement systématique.
- Attitude d’aide ou de conseil (DUPOIRIER, 2026) : proposer des solutions ou éléments de solutions à l’autre, renforçant une relation de dépendance. Elle peut induire une centration sur la solution, réduire l’autonomie de l’interlocuteur, ou manipuler l’expression. La situation optimale est une attitude de non-conseil.
- Attitude de compréhension (DUPOIRIER, 2026) : manifester de l’intérêt sincère et écouter pour comprendre, souvent par reformulation, créant une relation de dépendance inversée. Elle favorise un climat de confiance et un approfondissement de l’expression, mais comporte un risque d’interprétation. La situation optimale est une attitude de compréhension (reformulation).
📖 2. Évaluation positive/négative
🔑 Notions clés & Définitions
- PORTER (1950) : dans ses travaux, il identifie l’attitude d’évaluation comme une tendance à formuler un jugement positif ou négatif sur ce que l’autre exprime ou fait, influençant la dynamique de la communication.
- Attitude d’évaluation : jugement positif ou négatif porté sur l’expression ou l’action de l’autre, créant ou renforçant une différence de statut entre les interlocuteurs (voir aussi "relation de dépendance").
- Effet de l’évaluation négative : elle induit un blocage dans la communication, empêchant une expression authentique et fluide de l’interlocuteur.
- Effet de l’évaluation positive : elle favorise l’induction du discours de l’autre, en valorisant ses propos et en facilitant l’expression.
- Point à retenir : une communication optimale se manifeste par une attitude de non-évaluation, évitant ainsi la création de dépendances ou de blocages liés aux jugements positifs ou négatifs.
📖 3. Interprétation des propos
🔑 Notions clés & Définitions
- Attitude d’interprétation : **(DUPORIER, 2026) : Comportement consistant à verbaliser à l’autre les raisons cachées ou sous-entendues derrière ses propos ou actions, visant à donner du sens à ce qui est exprimé.
- Relation de dépendance fondée sur la relation de savoir : **(DUPORIER, 2026) : Situation où la dépendance de l’interlocuteur à l’interprète est créée ou renforcée par la maîtrise supposée de connaissances ou de raisons cachées, établissant une hiérarchie basée sur le savoir.
- Conséquences d’une interprétation fausse ou juste : **(DUPORIER, 2026) : Une interprétation fausse peut générer une relation de contre-dépendance ou de malentendu, tandis qu’une interprétation juste peut servir de mécanisme de défense, renforçant la relation de dépendance ou de confiance.
- Mécanismes de défense liés à l’interprétation : **(DUPORIER, 2026) : La justification ou la rationalisation des propos par une interprétation peut agir comme un mécanisme de défense, protégeant l’interprète ou l’interlocuteur contre la vulnérabilité ou l’incertitude.
- Risques liés à l’interprétation dans la communication : **(DUPORIER, 2026) : Interpréter de manière incorrecte peut entraîner des malentendus, des relations de dépendance inappropriées, ou des blocages dans la communication, en altérant la compréhension mutuelle.
📝 Points essentiels
- L’attitude d’interprétation consiste à verbaliser les raisons cachées ou implicites derrière ce que l’autre dit ou fait, ce qui peut renforcer ou créer une relation de dépendance basée sur la relation de savoir (DUPORIER, 2026).
- Une interprétation fausse peut conduire à une relation de contre-dépendance ou à des malentendus, tandis qu’une interprétation juste peut agir comme un mécanisme de défense, protégeant la relation ou l’individu.
- La relation de dépendance liée à l’interprétation repose sur la maîtrise supposée du savoir, plaçant l’interprète dans une position de pouvoir ou de contrôle.
- Les mécanismes de défense liés à l’interprétation permettent à l’individu de se protéger contre l’incertitude ou la vulnérabilité, mais peuvent aussi renforcer des dynamiques de dépendance ou de manipulation.
- Le risque principal dans l’interprétation est la mauvaise compréhension, qui peut entraîner des malentendus, des blocages ou des relations déséquilibrées dans la communication.
💡 À retenir
L’attitude d’interprétation, en verbaliser les raisons cachées, peut renforcer la dépendance et la relation de savoir, mais comporte le risque de malentendus si elle est fausse ou inappropriée.
📖 4. Questionnement en entretien
🔑 Notions clés & Définitions
- Attitude de questionnement (ou enquête) : Comportement consistant à poser des questions à l’interviewé pour lui permettre de s’exprimer, créant une relation de dépendance fondée sur la relation de savoir (voir section 3).
- Relation de dépendance liée à la relation de savoir : Situation où l’interviewé dépend de l’interviewer pour l’accès à l’information ou à l’expression, renforcée par le questionnement systématique (voir section 3).
- Conséquences du questionnement systématique : Superficialité de l’expression, démobilisation cognitive, canalisation et manipulation de l’expression, limitant la profondeur et la sincérité du discours (voir section 3).
- Risques de superficialité et démobilisation cognitive : Le questionnement excessif peut conduire à une réponse peu approfondie, à une baisse de motivation de l’interviewé, et à une expression superficielle (voir section 3).
- Canalisation et manipulation de l’expression : Le questionnement peut orienter ou limiter la façon dont l’interviewé s’exprime, pouvant manipuler ou canaliser ses réponses pour obtenir des résultats spécifiques (voir section 3).
📝 Points essentiels
- Le questionnement systématique, s’il est utilisé de manière excessive ou non adaptée, peut nuire à la qualité de l’expression de l’interviewé en favorisant la superficialité et en démobilisant cognitivement.
- La relation de dépendance créée par le questionnement repose sur la relation de savoir, ce qui peut renforcer une asymétrie entre l’interviewer et l’interviewé.
- La canalisation et la manipulation de l’expression sont des risques liés à la technique du questionnement, pouvant biaiser les résultats de l’entretien.
- La posture optimale, notamment dans l’approche rogersienne, consiste à limiter le questionnement systématique pour favoriser un climat de confiance et une expression sincère (voir section 8).
- La maîtrise du questionnement doit viser à équilibrer la recherche d’informations et le respect de l’autonomie de l’interviewé, évitant la superficialité et la manipulation.
💡 À retenir
Le questionnement en entretien doit être utilisé avec précaution pour éviter la superficialité, la démobilisation cognitive, et la manipulation, tout en maintenant une relation de confiance basée sur la relation de savoir.
📖 5. Aide et conseil
🔑 Notions clés & Définitions
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Attitude d’aide ou de conseil : Comportement consistant à proposer à l’autre des solutions ou éléments de solutions en réponse à ce qu’il exprime, souvent dans une démarche d’intérêt pour lui (d’après DUPOIRIER, 2026). Elle implique une intervention visant à orienter ou guider la personne dans la résolution de ses problèmes.
-
Différenciation entre soutien affectif et solution pragmatique : Le soutien affectif (versant affectif) vise à rassurer, écouter et apporter une présence empathique sans nécessairement proposer de solutions concrètes. La solution pragmatique (versant solution-décision) consiste à proposer directement des solutions concrètes ou des décisions pour résoudre le problème (d’après DUPOIRIER, 2026).
-
Relation de dépendance créée par l’aide ou conseil : La relation où l’individu aidé devient dépendant du conseil ou de l’aide fournie, renforçant une différence de statut entre le donneur et le receveur, et pouvant limiter l’autonomie de la personne aidée (d’après DUPOIRIER, 2026).
📝 Points essentiels
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L’attitude d’aide ou de conseil consiste à proposer des solutions ou éléments de solutions en réponse à l’expression de l’autre, souvent dans une démarche d’intérêt (DUPOIRIER, 2026). Elle peut renforcer une relation de dépendance, où la personne aidée devient dépendante du conseil ou de l’aide fournie, ce qui peut limiter son autonomie.
-
La différenciation entre soutien affectif et solution pragmatique est cruciale : le soutien affectif rassure et accompagne sans proposer de solutions concrètes, tandis que le conseil vise à orienter vers une résolution précise (DUPOIRIER, 2026).
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La relation de dépendance induite par cette attitude peut entraîner des risques de manipulation ou de blocage, notamment si l’attitude rassurante est utilisée pour éviter de traiter le problème en profondeur ou pour maintenir la dépendance.
-
Une attitude d’aide ou de conseil peut conduire à une centration sur la solution, au détriment de l’analyse du problème, et peut également induire des comportements manipulatoires ou de blocage si elle est utilisée de manière rassurante ou paternaliste.
💡 À retenir
L’attitude d’aide ou de conseil, tout en étant souvent bien intentionnée, peut créer une dépendance et limiter l’autonomie de l’individu, surtout si elle privilégie la solution immédiate au détriment de l’analyse approfondie du problème ou si elle est utilisée de manière rassurante pour manipuler ou bloquer la communication.
🔑 Notions clés & Définitions
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Compréhension (voir posture Rogersienne) : Attitude consistant à manifester à l’autre qu’on s’intéresse sincèrement à ce qu’il dit, en l’écoutant pour tenter de le comprendre plutôt que de le juger. Elle se traduit concrètement par la reformulation, qui consiste à renvoyer à l’autre ce qu’il vient d’exprimer dans un souci de contrôle de la compréhension et d’incitation à l’approfondissement (Posture Rogersienne, 9).
-
Reformulation : Manifestation concrète de l’attitude de compréhension, qui consiste à reprendre ou à reformuler les propos de l’interlocuteur pour vérifier la compréhension, favoriser l’expression et stimuler l’approfondissement, tout en maintenant un climat de confiance.
-
Relation de dépendance inversée dans la reformulation : Lorsqu’on reformule, la dépendance relationnelle s’inverse, car celui qui reformule dépend de l’autre pour exprimer et clarifier ses propos. La reformulation implique donc une relation où l’interlocuteur dépend de l’intervenant pour faire comprendre ses idées (Posture Rogersienne, 9).
📝 Points essentiels
-
La reformulation est une technique clé pour instaurer un climat de confiance et encourager l’expression authentique de l’interlocuteur, en évitant l’évaluation, l’interprétation ou le questionnement systématique (Posture Rogersienne, 9).
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Elle permet de vérifier la compréhension mutuelle, d’éviter les malentendus et de favoriser un approfondissement de la communication, tout en maintenant une relation de dépendance inversée, où l’interlocuteur reste maître de ses propos.
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La reformulation doit être précise et fidèle, mais elle comporte un risque d’interprétation, car l’intervenant peut involontairement modifier ou déformer le sens initial des propos de l’interlocuteur. Il est donc essentiel d’être attentif à la formulation pour limiter ces risques.
-
Même si la reformulation favorise un climat relationnel positif, elle ne garantit pas l’absence d’interprétation, qui peut survenir si l’intervenant projette ses propres perceptions ou si la reformulation n’est pas fidèle.
💡 À retenir
La reformulation, en tant qu’expression concrète de l’attitude de compréhension, permet d’établir un climat de confiance et d’approfondir la communication, mais elle doit être utilisée avec vigilance pour éviter les risques d’interprétation.
📖 7. Posture Rogersienne
🔑 Notions clés & Définitions
- Acceptation inconditionnelle : principe selon lequel l’intervenant ou le chercheur accueille l’autre sans jugement, quelles que soient ses paroles ou ses comportements, favorisant ainsi un climat de confiance (voir principes fondamentaux).
- Neutralité bienveillante : attitude qui consiste à rester impartial et à considérer l’autre avec considération positive, sans intervenir de manière évaluative ou directive, pour encourager l’expression authentique (voir principes fondamentaux).
- Authenticité : capacité de l’intervenant ou du chercheur à être sincère, vrai, et à manifester un intérêt réel pour ce que l’autre exprime, sans masquer ses propres réactions ou intentions (voir principes fondamentaux).
- Empathie : aptitude à se mettre à la place de l’autre, à comprendre ses émotions et son point de vue en contrôlant ses propres réactions socio-affectives, afin de favoriser une communication sincère et profonde (voir principes fondamentaux).
- Climat de confiance : environnement relationnel créé par la posture rogersienne, permettant à l’individu de s’exprimer librement et en toute sécurité, essentiel pour une communication optimale (voir application en recherche et accompagnement psychologique).
📝 Points essentiels
- La posture rogersienne repose sur quatre principes fondamentaux : acceptation inconditionnelle, neutralité bienveillante, authenticité et empathie.
- Elle vise à instaurer un climat de confiance propice à une communication sincère et efficace, en évitant toute forme d’évaluation, d’interprétation, de questionnement systématique ou de conseil (voir principes fondamentaux).
- Cette approche est appliquée tant en recherche qu’en accompagnement psychologique, pour favoriser l’expression authentique de la personne et une meilleure compréhension mutuelle.
- La posture vise à réduire la dépendance relationnelle en inversant la relation de dépendance classique, notamment par la reformulation et l’écoute active (voir application en recherche et accompagnement psychologique).
💡 À retenir
La posture rogersienne consiste à créer un environnement de communication basé sur l’acceptation, la neutralité, l’authenticité et l’empathie, afin de favoriser une relation de confiance et une expression sincère.
📖 8. Usages de l’entretien
🔑 Notions clés & Définitions
- Usage exploratoire : Utilisation de l’entretien pour découvrir un phénomène ou un domaine peu connu, sans hypothèses préalables, afin d’orienter des recherches futures (voir section 12).
- Usage principal : Emploi de l’entretien pour répondre à une problématique précise, avec des objectifs clairs et une démarche structurée, souvent dans une phase de collecte de données approfondie (voir section 9).
- Usage complémentaire : Recours à l’entretien pour enrichir ou approfondir d’autres méthodes ou sources d’informations, en apportant des précisions ou en vérifiant des hypothèses (voir section 9).
- Impact sur la conduite de l’entretien : La nature de l’usage détermine la structure, le contrôle, et la flexibilité de l’entretien, influençant la formulation des questions, la liberté d’expression du sujet, et la relation entre l’intervieweur et l’interviewé (voir section 10-12).
- Objectifs et contextes : L’usage exploratoire vise à comprendre un domaine peu connu, le principal à répondre à une problématique précise, et le complémentaire à enrichir ou valider des données existantes. La sélection dépend du stade de la recherche et des besoins d’informations (voir section 9).
📝 Points essentiels
- L’usage exploratoire est souvent associé à une démarche ouverte, sans hypothèses strictes, pour découvrir des aspects nouveaux ou peu explorés (section 12).
- L’usage principal implique une démarche structurée, avec des questions préparées pour atteindre des objectifs précis, souvent dans une phase de collecte systématique (section 11).
- L’usage complémentaire intervient en complément d’autres méthodes, permettant d’approfondir ou de préciser les résultats obtenus par d’autres moyens (section 9).
- La conduite de l’entretien varie selon l’usage : l’entretien directif est adapté pour l’usage principal, tandis que l’entretien non-directif est privilégié pour l’exploratoire (sections 10-12).
- La nature de l’usage influence aussi la relation entre l’intervieweur et l’interviewé, notamment en termes de contrôle, de liberté d’expression, et de profondeur des réponses (section 10-12).
💡 À retenir
Les usages de l’entretien se différencient par leur objectif, leur degré de structure, et leur impact sur la conduite, permettant d’adapter la méthode à chaque étape de la recherche.
📖 9. Types d’entretien
🔑 Notions clés & Définitions
- Entretien directif (voir section 12) : Technique où le chercheur pose des questions précises, préparées à l’avance, regroupées par thèmes, avec peu de marge de manœuvre laissée au sujet. Il contrôle strictement le déroulement, nécessitant un travail préparatoire pour déterminer les questions.
- Entretien semi-directif (voir section 11) : Entretien où le guide de questions est préparé par thèmes, mais laissant une certaine liberté au sujet pour s’exprimer. Le chercheur peut relancer pour approfondir, favorisant une exploration plus souple.
- Entretien non-directif (voir section 12) : Forme d’entretien où le rôle de l’intervieweur est minimal, avec une question ouverte très large, sans contrôle strict, laissant le sujet s’exprimer librement. L’interviewer relance pour maintenir le discours.
- Possibilité de réalisation individuelle ou en groupe : Ces trois types d’entretien peuvent être conduits seul ou en groupe, selon les objectifs de la recherche.
- Caractéristiques générales : La rigidité ou la souplesse du cadre, la préparation préalable, le contrôle exercé par le chercheur, et la liberté d’expression du sujet varient selon le type d’entretien, influençant la nature des données recueillies.
📖 10. Entretien directif
🔑 Notions clés & Définitions
- Entretien directif : Méthode d’entretien caractérisée par une forme rigide où le chercheur pose des questions précises et ordonnées, contrôlant strictement le déroulement de l’échange. La préparation préalable est essentielle pour déterminer les questions à poser (voir section 12).
- Questions fermées : Questions dont la réponse est limitée à un choix précis, souvent oui/non ou à une liste de réponses, permettant un contrôle strict du contenu et du déroulement de l’entretien.
- Contrôle strict du déroulement : Approche où le chercheur guide entièrement l’entretien, en respectant un ordre précis des questions, limitant la liberté d’expression du sujet (voir section 11).
- Travail préparatoire : Phase préalable à l’entretien durant laquelle le chercheur élabore et organise les questions à poser, souvent regroupées par thèmes, pour assurer la cohérence et la rigueur de l’entretien (voir section 11).
- Exemples de questions fermées : Questions formulées pour obtenir des réponses précises et limitées, telles que « Avez-vous déjà rencontré des problèmes d’incivilité dans les transports en commun ? » ou « Combien de fois par mois utilisez-vous les transports en commun ? ».
📖 11. Entretien semi-directif
🔑 Notions clés & Définitions
- Questions préparées regroupées par thèmes : questions conçues à l’avance, organisées selon des sujets spécifiques, permettant d’aborder différents aspects du sujet tout en structurant l’entretien (voir exemple de guide d’entretien semi-structuré).
- Flexibilité laissée au sujet pour s’exprimer : capacité de l’interviewé à développer librement ses réponses, sans être contraint par des questions fermées ou strictes, favorisant une expression authentique et approfondie (voir entretien semi-directif).
- Relances possibles pour approfondir les thèmes : interventions de l’intervieweur visant à encourager l’interviewé à donner plus de détails ou à clarifier ses réponses, permettant d’approfondir la discussion tout en restant dans le cadre thématique (voir guide d’entretien semi-structuré).
- Exemple de question ouverte sur un thème : question formulée de manière large, laissant à l’interviewé la liberté d’expression, par exemple : « Parlez-moi de l’usage que vous faites des transports en commun. » (voir entretien semi-directif).
- Posture Rogersienne : approche basée sur l’écoute active, la non-évaluation, la compréhension et la neutralité bienveillante, visant à créer un climat de confiance favorable à une communication optimale (voir section 7).
📝 Points essentiels
- L’entretien semi-directif combine une préparation thématique avec une certaine liberté d’expression pour l’interviewé, ce qui permet d’aborder des sujets variés tout en laissant place à l’expression spontanée.
- La structure par thèmes facilite la cohérence de l’entretien tout en maintenant une flexibilité qui évite la rigidité du formalisme du directif.
- Les relances jouent un rôle clé pour approfondir ou clarifier les propos de l’interviewé, tout en respectant la liberté d’expression.
- La formulation de questions ouvertes est essentielle pour favoriser l’expression libre et éviter la superficialité ou la canalisation excessive.
- La posture Rogersienne, en privilégiant l’écoute active et la neutralité, est souvent adoptée dans ce type d’entretien pour instaurer un climat de confiance et encourager la sincérité.
💡 À retenir
L’entretien semi-directif est une méthode flexible qui allie préparation thématique et liberté d’expression, permettant d’approfondir les sujets tout en favorisant un climat de confiance propice à une communication riche et sincère.
📖 12. Entretien non-directif
🔑 Notions clés & Définitions
- Usage exploratoire (voir section 8) : Méthode d’entretien visant à explorer un sujet sans hypothèses préétablies, permettant au discours de se développer librement.
- Degré faible de contrôle par le chercheur : Approche où l’interviewer intervient peu, laissant le sujet s’exprimer de manière spontanée et autonome, favorisant la découverte de perceptions et de représentations.
- Question ouverte très générale : Question formulée de manière large, sans imposer de cadre précis, pour encourager le sujet à s’exprimer librement et en profondeur.
- Rôle de l’interviewer dans l’entretien : Relancer le discours, c’est-à-dire encourager la personne à poursuivre, approfondir ou clarifier ses propos, sans orienter ou juger.
- Posture Rogersienne (voir section 8) : Approche basée sur l’écoute active, la non-évaluation, la non-interprétation, la non-questionnement systématique, et la compréhension, afin de créer un climat de confiance propice à l’expression authentique.
📝 Points essentiels
- L’entretien non-directif est principalement utilisé en recherche qualitative pour explorer des perceptions, expériences ou représentations sans hypothèses a priori.
- La question ouverte très générale permet au sujet de s’exprimer librement, ce qui favorise la richesse et la spontanéité des données recueillies.
- Le rôle de l’interviewer est de relancer le discours, c’est-à-dire de stimuler l’expression sans influencer ou orienter le contenu, conformément à la posture Rogersienne (acceptation inconditionnelle, empathie, authenticité).
- La méthode repose sur la création d’un climat de confiance, où l’interviewé se sent libre de s’exprimer pleinement, facilitant ainsi une compréhension approfondie de ses points de vue.
- La faible intervention du chercheur limite le contrôle sur le contenu, ce qui nécessite une grande capacité d’écoute et de relance pour maintenir le discours.
💡 À retenir
L’entretien non-directif est une méthode exploratoire privilégiant la liberté d’expression du sujet, avec un faible contrôle du chercheur, pour recueillir des données riches et authentiques dans un climat de confiance.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Concepts principaux | Auteur | Remarques |
|---|
| Attitudes communication | Évaluation, interprétation, questionnement, aide, compréhension | Attitude d’évaluation (DUPORIER, 2026), attitude d’interprétation, attitude de questionnement, attitude d’aide, attitude de compréhension | DUPOIRIER (2026) | Favoriser la relation de non-évaluation, non-interprétation, non-questionnement, non-conseil, et privilégier la compréhension. |
| Évaluation positive/négative | Jugement, blocage, valorisation | Effet de l’évaluation négative, effet de l’évaluation positive | PORTER (1950) | La non-évaluation favorise une communication fluide. |
| Interprétation des propos | Verbalisation des raisons cachées, dépendance de savoir | Relation de dépendance, mécanismes de défense, risques de malentendus | DUPOIRIER (2026) | La maîtrise du savoir peut renforcer ou fragiliser la communication. |
| Questionnement en entretien | Pose de questions, dépendance, superficialité | Canalisation, manipulation, démobilisation cognitive | DUPOIRIER (2026) | Limiter le questionnement systématique pour préserver la sincérité. |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre attitude d’évaluation et attitude de compréhension : la première juge, la seconde écoute sincère.
- Croire que tout questionnement est nuisible : il est utile s’il est modéré et bien ciblé.
- Confondre interprétation juste et interprétation fausse : la première peut aider, la seconde induit des malentendus.
- Sous-estimer l’impact de l’évaluation positive : elle peut favoriser l’expression, mais aussi créer une dépendance.
- Confondre attitude d’aide et attitude de conseil : l’aide vise à soutenir, le conseil peut imposer une solution.
- Ignorer la relation de dépendance créée par le questionnement ou l’interprétation.
- Penser que la posture Rogersienne implique l’absence totale de questionnement : elle privilégie la posture d’écoute active et non-directive.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de l’attitude d’évaluation selon DUPOIRIER (2026) et ses effets sur la communication.
- Savoir expliquer la différence entre attitude d’interprétation et attitude de compréhension, avec leurs risques et avantages.
- Identifier les effets positifs et négatifs du questionnement systématique en entretien, en référence à DUPOIRIER (2026).
- Maîtriser la notion d’attitude d’aide ou de conseil, et ses limites dans la relation d’aide.
- Connaître la définition de l’attitude de non-évaluation et ses bénéfices pour la communication.
- Comprendre la relation de dépendance liée à la maîtrise du savoir dans l’interprétation et le questionnement.
- Savoir citer PORTER (1950) sur l’effet de l’évaluation dans la dynamique de communication.
- Identifier les risques de manipulation et de superficialité liés au questionnement excessif.
- Expliquer la posture Rogersienne en termes d’attitudes et de techniques d’entretien.
- Connaître les différents types d’entretien : directif, semi-directif, non-directif, avec leurs usages et limites.
- Savoir différencier un entretien directif d’un entretien semi-directif.
- Vérifier la maîtrise des pièges fréquents liés aux attitudes communication et aux techniques d’entretien.
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