QCM : Liaisons fortes et orbitales moléculaires (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour comparer les ordres de liaison de He₂ et O₂, quelles propositions sont exactes ?

Dans O₂, l’ordre de liaison vaut 2 et les orbitales antiliantes occupées contiennent deux électrons.
Dans He₂, la compensation des électrons liants et antiliants donne un ordre nul.
L’ordre de liaison se calcule comme la moitié de la différence entre électrons liants et antiliants.
Dans O₂⁺, l’ordre de liaison vaut 2,5 et la longueur de liaison est de 1,21 Å.
Dans N₂⁺, l’ordre de liaison vaut 2,5 et la longueur de liaison est de 1,10 Å.

Dans O₂, l’ordre de liaison vaut 2 et les orbitales antiliantes occupées contiennent deux électrons. · Dans He₂, la compensation des électrons liants et antiliants donne un ordre nul. · L’ordre de liaison se calcule comme la moitié de la différence entre électrons liants et antiliants.

Explication

L’ordre de liaison vaut 12(ne− liants−ne− antiliants)\frac{1}{2}(n_{e^-\,liants}-n_{e^-\,antiliants}), ce qui explique l’ordre nul de He₂ lorsque les populations se compensent. Pour O₂, l’ordre est 2 et les orbitales antiliantes occupées contiennent deux électrons. O₂⁺ a un ordre de 2,5 et une longueur de 1,12 Å ; N₂⁺ a un ordre de 2,5 et une longueur de 1,12 Å.

2. Concernant la théorie de liaison de valence appliquée aux molécules polyatomiques :

La description des systèmes conjugués constitue une limite de la théorie de liaison de valence.
Dans un composé alcoolique, la liaison C–O est considérée comme indépendante plutôt que la liaison O–H.
Dans un composé alcoolique, la liaison O–H peut être traitée comme une liaison indépendante.
Dans un composé polyatomique, la théorie de liaison de valence considère la molécule comme un ensemble d’orbitales délocalisées.
La théorie de liaison de valence décrit correctement les systèmes conjugués grâce aux liaisons indépendantes.

La description des systèmes conjugués constitue une limite de la théorie de liaison de valence. · Dans un composé alcoolique, la liaison O–H peut être traitée comme une liaison indépendante.

Explication

La théorie de liaison de valence considère chaque molécule comme une suite de liaisons indépendantes et traite notamment la liaison O–H des fonctions alcool comme indépendante. Elle ne décrit pas correctement les systèmes conjugués. La liaison C–O n’est pas celle visée pour l’exemple de la fonction alcool, et la molécule n’est pas considérée comme un ensemble d’orbitales délocalisées.

3. Dans un amide, un atome d’azote non terminal lié à un carbone sp² porte un doublet libre ; quelles propositions sont exactes concernant cette situation et la polarité des liaisons ?

Le caractère ionique partiel d’une liaison est relié à la différence d’électronégativité des atomes.
La structure de l’amide est plane et la rotation autour de la liaison concernée est bloquée.
La participation du doublet libre à la délocalisation favorise la rotation autour de la liaison concernée.
Le caractère ionique partiel d’une liaison dépend de la somme des électronégativités des atomes.
Le doublet libre de l’azote peut participer à la délocalisation électronique.

Le caractère ionique partiel d’une liaison est relié à la différence d’électronégativité des atomes. · La structure de l’amide est plane et la rotation autour de la liaison concernée est bloquée. · Le doublet libre de l’azote peut participer à la délocalisation électronique.

Explication

Dans un amide, le doublet libre de l’azote lié au carbone sp² peut participer à la délocalisation, ce qui s’accompagne d’une structure plane et d’une rotation bloquée. Le caractère ionique partiel dépend de la différence d’électronégativité, et non de sa somme ; la délocalisation ne favorise donc pas la rotation dans cet exemple.

4. Un carbone passe d’une hybridation sp³ à sp² puis à sp : quelles propositions rendent compte de l’évolution de son caractère s et de la polarité de ses liaisons avec H ?

L’électronégativité du carbone vaut 2,5 en sp³, 2,8 en sp² et 3,1 en sp.
L’électronégativité du carbone vaut 3,1 en sp³, 2,8 en sp² et 2,5 en sp.
L’hydrogène terminal conserve une orbitale 1s et n’est pas hybridé.
Le caractère s augmente dans la série sp³, sp², sp, et l’électron est davantage retenu.
Le caractère s diminue de sp³ à sp² puis à sp, éloignant l’électron du noyau.

L’électronégativité du carbone vaut 2,5 en sp³, 2,8 en sp² et 3,1 en sp. · L’hydrogène terminal conserve une orbitale 1s et n’est pas hybridé. · Le caractère s augmente dans la série sp³, sp², sp, et l’électron est davantage retenu.

Explication

Le caractère s augmente de sp³ à sp² puis à sp ; l’électron est alors plus proche du noyau et plus retenu. Les électronégativités du carbone correspondantes sont 2,5, 2,8 et 3,1, tandis que l’hydrogène terminal reste non hybridé avec son électron en 1s. Les deux autres propositions inversent respectivement l’évolution du caractère s et les valeurs d’électronégativité.

5. Pour comparer les géométries de CH₄ et NH₃, cochez les propositions exactes :

Dans NH₃, l’angle expérimental vaut 107° et la géométrie moléculaire est pyramidale.
Dans CH₄, les quatre orbitales sp³ pointent vers les sommets d’un tétraèdre.
Dans CH₄, les orbitales sp³ sont coplanaires et séparées par des angles de 120°.
Dans NH₃, la géométrie expérimentale est tétraédrique et l’angle vaut 109°28′.
Dans CH₄, l’angle entre les directions des liaisons est de 109°28′.

Dans NH₃, l’angle expérimental vaut 107° et la géométrie moléculaire est pyramidale. · Dans CH₄, les quatre orbitales sp³ pointent vers les sommets d’un tétraèdre. · Dans CH₄, l’angle entre les directions des liaisons est de 109°28′.

Explication

Dans CH₄, les orbitales sp³ sont dirigées vers les sommets d’un tétraèdre et forment un angle de 109°28′. NH₃ présente une géométrie pyramidale avec un angle expérimental de 107°, et non une géométrie tétraédrique à 109°28′ ; la disposition coplanaire à 120° correspond à une autre hybridation.

6. À propos de l’hybridation des orbitales et de son application aux molécules polyatomiques :

L’hybridation associe des orbitales p et d afin d’orienter les liaisons au maximum.
Dans H₂O, deux doublets électroniques sont non liants autour de l’atome central.
Dans H₂O, un seul doublet électronique est non liant autour de l’atome central.
Le choix des orbitales hybrides vise à permettre la formation du maximum de liaisons.
L’hybridation combine des orbitales s et p pour orienter les orbitales hybrides vers davantage de liaisons.

Dans H₂O, deux doublets électroniques sont non liants autour de l’atome central. · Le choix des orbitales hybrides vise à permettre la formation du maximum de liaisons. · L’hybridation combine des orbitales s et p pour orienter les orbitales hybrides vers davantage de liaisons.

Explication

L’hybridation peut combiner des orbitales s et p afin d’orienter les orbitales hybrides pour permettre le maximum de liaisons. Dans H₂O, deux doublets sont non liants ; le nombre n’est pas un, et la combinaison décrite ici porte sur les orbitales s et p, non p et d.

7. Deux orbitales atomiques d’énergies voisines se recouvrent fortement et possèdent des symétries compatibles. Concernant leur combinaison :

Des orbitales d’énergies très éloignées se combinent plus facilement.
Des symétries incompatibles rendent la combinaison plus favorable.
Ces orbitales réunissent les conditions favorables à leur combinaison.
Un recouvrement faible favorise davantage la combinaison qu’un recouvrement important.
La combinaison de deux orbitales atomiques produit deux orbitales moléculaires.

Ces orbitales réunissent les conditions favorables à leur combinaison. · La combinaison de deux orbitales atomiques produit deux orbitales moléculaires.

Explication

Des énergies voisines, un recouvrement important et des symétries compatibles favorisent la combinaison. Deux orbitales atomiques donnent deux orbitales moléculaires ; un faible recouvrement, des symétries incompatibles ou des énergies éloignées ne favorisent pas cette combinaison.

8. À propos des molécules polyatomiques et de leur description par la théorie de liaison de valence, cochez les propositions exactes :

Le calcul des orbitales moléculaires polyatomiques pose un problème mathématique complexe.
La théorie de liaison de valence décrit la molécule comme un ensemble de liaisons interdépendantes.
Une molécule polyatomique comporte plus de deux atomes et plus d’une liaison.
Dans une molécule polyatomique, chaque électron subit l’influence d’un seul noyau.
La théorie de liaison de valence représente chaque liaison par deux orbitales atomiques.

Le calcul des orbitales moléculaires polyatomiques pose un problème mathématique complexe. · Une molécule polyatomique comporte plus de deux atomes et plus d’une liaison. · La théorie de liaison de valence représente chaque liaison par deux orbitales atomiques.

Explication

Une molécule polyatomique comporte plus de deux atomes et plus d’une liaison, et chaque électron subit l’influence de tous les noyaux. La théorie de liaison de valence traite la molécule comme une suite de liaisons indépendantes, chacune formée par deux orbitales atomiques ; le calcul des orbitales moléculaires polyatomiques est mathématiquement complexe.

9. Dans la série F₂, O₂, O₂⁺, N₂⁺ et N₂, quelles propositions sont exactes ?

N₂ possède un ordre de liaison de 2,5 et une longueur de liaison de 1,10 Å.
Lorsque l’ordre de liaison augmente dans cette série, la liaison tend à être plus courte.
O₂⁺ possède un ordre de liaison de 2 et une longueur de liaison de 1,21 Å.
Une augmentation de l’ordre de liaison dans cette série est associée à une énergie de dissociation plus faible.
F₂ possède un ordre de liaison de 1 et une longueur de liaison de 1,41 Å.

Lorsque l’ordre de liaison augmente dans cette série, la liaison tend à être plus courte. · F₂ possède un ordre de liaison de 1 et une longueur de liaison de 1,41 Å.

Explication

F₂ a un ordre de liaison de 1 et une longueur de 1,41 Å. Dans cette série, l’augmentation de l’ordre de liaison est associée à une liaison plus courte et à une énergie de dissociation plus élevée ; O₂⁺ a un ordre de 2,5, tandis que N₂ a un ordre de 3.

10. Concernant l’organisation des liaisons autour des carbones de l’acétylène, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les axes des liaisons autour de chaque carbone sont colinéaires et orientés à 180°.
Chaque carbone sp forme trois liaisons σ et une liaison π dans l’acétylène.
Les carbones de l’acétylène sont hybridés sp² et leurs axes forment des angles de 120°.
Chaque carbone sp forme deux liaisons σ et deux liaisons π dans l’acétylène.
Les deux liaisons π de la triple liaison résultent de recouvrements latéraux d’orbitales p.

Les axes des liaisons autour de chaque carbone sont colinéaires et orientés à 180°. · Chaque carbone sp forme deux liaisons σ et deux liaisons π dans l’acétylène. · Les deux liaisons π de la triple liaison résultent de recouvrements latéraux d’orbitales p.

Explication

Dans l’acétylène, chaque carbone est hybridé sp et forme deux liaisons σ et deux liaisons π ; la géométrie est colinéaire, à 180°. Les angles de 120° et l’hybridation sp² correspondent à l’éthylène, et non à l’acétylène.

11. Pour les orbitales moléculaires formées à partir des orbitales 1s de H₂, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La combinaison avec addition des orbitales atomiques 1s forme l’orbitale liante.
Une surface limite délimite un volume contenant environ 90 % de la probabilité électronique.
L’orbitale σ₁s est liante, tandis que l’orbitale σ*₁s est antiliante.
L’orbitale σ*₁s présente un plan nodal entre les noyaux, comme l’orbitale liante σ₁s.
La combinaison avec soustraction des orbitales atomiques 1s forme l’orbitale antiliante.

La combinaison avec addition des orbitales atomiques 1s forme l’orbitale liante. · Une surface limite délimite un volume contenant environ 90 % de la probabilité électronique. · L’orbitale σ₁s est liante, tandis que l’orbitale σ*₁s est antiliante. · La combinaison avec soustraction des orbitales atomiques 1s forme l’orbitale antiliante.

Explication

Dans H₂, l’addition des fonctions 1s donne l’orbitale liante et leur soustraction donne l’orbitale antiliante. Le plan nodal entre les noyaux caractérise l’orbitale antiliante, et une surface limite correspond à environ 90 % de probabilité de présence.

12. Quelles sont les propositions exactes au sujet de H₂ à l’état fondamental et à la distance d’équilibre ?

Les deux électrons occupent l’orbitale liante σ₁s, de plus basse énergie.
Les deux électrons de l’état fondamental occupent l’orbitale liante σ*₁s.
À la distance d’équilibre, l’état antiliant possède une énergie inférieure à celle de l’orbitale liante.
À l’état fondamental, les deux électrons occupent l’orbitale antiliante σ*₁s.
À la distance d’équilibre, l’énergie de H₂ est inférieure à celle des atomes séparés.

Les deux électrons occupent l’orbitale liante σ₁s, de plus basse énergie. · À la distance d’équilibre, l’énergie de H₂ est inférieure à celle des atomes séparés.

Explication

À l’état fondamental, les deux électrons remplissent l’orbitale liante σ₁s, qui est la plus basse en énergie. À la distance d’équilibre, l’énergie de H₂ est inférieure à celle des atomes séparés, tandis que l’état antiliant a une énergie supérieure à cette référence et à celle de l’orbitale liante.

13. Dans une molécule comportant une liaison C=C, quelles propositions décrivent correctement la liaison π et l’éthylène ?

La présence de la liaison π empêche la rotation autour de l’axe de la liaison C=C.
Chaque carbone de l’éthylène forme trois liaisons σ et une liaison π.
La liaison π provient du recouvrement latéral de deux orbitales p parallèles.
La liaison π résulte d’un recouvrement coaxial d’orbitales sp² et autorise la rotation.
Dans l’éthylène, les axes des orbitales sp² sont coplanaires et forment des angles de 120°.

La présence de la liaison π empêche la rotation autour de l’axe de la liaison C=C. · Chaque carbone de l’éthylène forme trois liaisons σ et une liaison π. · La liaison π provient du recouvrement latéral de deux orbitales p parallèles. · Dans l’éthylène, les axes des orbitales sp² sont coplanaires et forment des angles de 120°.

Explication

Le recouvrement latéral de deux orbitales p parallèles forme la liaison π, qui bloque la rotation autour de C=C. Dans l’éthylène, chaque carbone forme trois liaisons σ et une liaison π, avec des axes sp² coplanaires à 120° ; le recouvrement coaxial concerne les liaisons σ, non la liaison π.

14. Concernant les liaisons multiples carbone-carbone, quelles sont les propositions exactes ?

Une triple liaison correspond à la mise en commun de trois doublets d’électrons.
La distance d’une liaison C≡C est d’environ 1,34 Å et son énergie vaut 610 kJ·mol⁻¹.
La distance C–C vaut environ 1,54 Å, tandis que celle de C=C vaut 1,34 Å.
Une liaison C=C possède une énergie d’environ 810 kJ·mol⁻¹ et mesure 1,21 Å.
Une double liaison correspond à la mise en commun de deux doublets d’électrons.

Une triple liaison correspond à la mise en commun de trois doublets d’électrons. · La distance C–C vaut environ 1,54 Å, tandis que celle de C=C vaut 1,34 Å. · Une double liaison correspond à la mise en commun de deux doublets d’électrons.

Explication

Une double liaison met en commun deux doublets et une triple liaison en met en commun trois. Les distances C–C et C=C sont respectivement d’environ 1,54 Å et 1,34 Å ; les valeurs 1,34 Å et 610 kJ·mol⁻¹ correspondent à C=C, tandis que C≡C mesure environ 1,21 Å et vaut environ 810 kJ·mol⁻¹.

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Qu’est-ce qu’une orbitale moléculaire ?

Une solution de l’équation de Schrödinger moléculaire décrite par une fonction d’onde.

Que renseigne le carré de la fonction d’onde d’une orbitale moléculaire ?

La probabilité de présence des électrons.

Comment les orbitales moléculaires décrivent-elles la liaison chimique ?

Comme une mise en commun d’électrons.

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