QCM : Fondements des sciences de l’information (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans la conception de Cooley en 1909, que désigne la communication dans les relations humaines ?

Le mécanisme par lequel les relations humaines existent et se développent
L’échange de paroles entre des personnes en présence
Le système technique qui transmet des messages à distance
Le processus par lequel un média diffuse des nouvelles au public

Le mécanisme par lequel les relations humaines existent et se développent

Explication

Pour Cooley, la communication est le mécanisme qui fait exister et se développer les relations humaines, à travers de multiples formes d’expression. La transmission médiatique, la technique à distance et la parole seule réduisent cette portée.

2. Une chercheuse analyse une conversation en tenant compte simultanément des paroles, des gestes et des regards. Quelle conception de la communication mobilise-t-elle ?

Le processus produisant un effet sur le récepteur
Le système de relation entre émetteur et récepteur
L’interaction multimodale du modèle orchestral
La mise en commun d’une information partagée

L’interaction multimodale du modèle orchestral

Explication

Le modèle orchestral considère la communication comme une interaction intégrant plusieurs modes de comportement, comme la parole, les gestes et le regard. Le schéma émetteur-récepteur privilégie la relation, la mise en commun désigne une autre approche, et l’effet sur le récepteur caractérise une autre perspective.

3. Quelle propriété constitue la valeur principale d’une information, comprise comme donnée ou connaissance ?

Sa stabilité
Son volume
Sa pertinence
Sa véracité

Sa pertinence

Explication

La valeur principale de l’information, entendue comme donnée ou connaissance, est sa pertinence. La véracité, le volume et la stabilité du support ne désignent pas cette valeur principale.

4. Un document conserve une trace matérielle consultable à différents moments. Pour distinguer ses deux propriétés temporelles, quel élément relève de la stabilité ?

Le message constitué par une juxtaposition de traces
La transmission du message entre deux personnes
La pertinence des données contenues dans le document
Le support matériel qui porte la trace

Le support matériel qui porte la trace

Explication

La stabilité concerne le support matériel de la trace, tandis que la synchronie décrit le message comme juxtaposition de traces. La pertinence caractérise la valeur de l’information, et la transmission ne désigne pas l’une des deux propriétés temporelles du document.

5. En sciences humaines et sociales, que constitue une théorie ?

Une construction concrète destinée à représenter un phénomène particulier
Une réflexion sur l’activité humaine et la relation de l’être humain à son extérieur
Une description d’un objet extérieur sans conception de l’activité humaine
Une méthode de collecte fondée sur des questionnaires ou des entretiens

Une réflexion sur l’activité humaine et la relation de l’être humain à son extérieur

Explication

En sciences humaines et sociales, une théorie réfléchit à l’activité humaine et à la manière dont l’être humain observateur se situe par rapport à ce qui lui est extérieur. Un modèle est une construction concrète, tandis que le questionnaire est une modalité de recueil.

6. Une équipe étudie les usages du téléphone chez les jeunes. Avant de généraliser ses conclusions, quel contrôle méthodologique doit-elle effectuer ?

Généraliser les résultats dès que les réponses sont nombreuses
Vérifier la représentativité, les variations contextuelles et la possibilité de généraliser
Regrouper les réponses sans tenir compte des profils des participants
Privilégier les personnes les plus disponibles et extrapoler leurs réponses

Vérifier la représentativité, les variations contextuelles et la possibilité de généraliser

Explication

L’évaluation d’une enquête demande d’examiner la représentativité selon l’âge, le sexe et le contexte social, les variations liées au contexte, puis la possibilité de généraliser. La disponibilité ne garantit pas la représentativité, et un grand nombre de réponses ne suffit pas à justifier une généralisation.

7. Une chercheuse élabore, à partir d’une théorie, une représentation concrète destinée à étudier un phénomène précis. Comment cette construction se nomme-t-elle ?

Une enquête
Un modèle
Une théorie
Un phénomène

Un modèle

Explication

Un modèle est la partie concrète d’une théorie, construite pour un phénomène particulier et dans son prolongement. La théorie constitue la réflexion plus générale, l’enquête est une démarche de recherche et le phénomène est ce que le modèle aide à étudier.

8. Quelle transformation caractérise le passage de la société traditionnelle à la société moderne ?

La société moderne succède à la société traditionnelle et fonde l’ordre social sur la transcendance divine.
La société moderne succède à la société traditionnelle à une date précise et universellement établie.
La société moderne succède à la société traditionnelle et fonde l’ordre social sur la raison humaine.
La société traditionnelle succède à la société moderne et fonde l’ordre social sur la raison humaine.

La société moderne succède à la société traditionnelle et fonde l’ordre social sur la raison humaine.

Explication

La société moderne succède à la société traditionnelle, émerge entre les XVIe et XVIIIe siècles et fonde l’ordre social sur la raison humaine, sans que sa transition puisse être datée précisément. L’inversion des sociétés, la transcendance divine et la datation précise contredisent respectivement ces caractéristiques.

9. Dans une société où les personnes peuvent remettre en question le contenu d’un échange et où la communication vise la réciprocité, quel modèle de société ces traits caractérisent-ils ?

La société traditionnelle, où le contenu des échanges est peu mis en doute.
La société moderne, où la communication se veut égalitaire et réciproque.
La société moderne, où la communication dépend d’une origine sociale commune.
La société traditionnelle, où les échanges reposent sur des liens hérités.

La société moderne, où la communication se veut égalitaire et réciproque.

Explication

La société moderne associe liberté personnelle, communication égalitaire et réciproque, et possibilité de mettre le contenu en doute. Les liens hérités et le contenu peu contesté caractérisent la société traditionnelle, tandis que l’origine sociale commune y conditionne plutôt la communication.

10. Lors d’un échange professionnel entre personnes qui ne se comprennent pas immédiatement, quelle démarche favorise une communication moderne efficace ?

Imposer son propre code, vérifier la compréhension et conserver le même discours.
Écarter le contexte social, respecter les conventions et ajuster le discours.
Partager un code, respecter les conventions, poursuivre l’échange sans vérifier la compréhension.
Partager un code, respecter les conventions, vérifier la compréhension et ajuster le discours.

Partager un code, respecter les conventions, vérifier la compréhension et ajuster le discours.

Explication

Une communication moderne suppose un contexte social, un code et une compréhension partagés, le respect des conventions, la vérification de la compréhension et l’ajustement du discours. Poursuivre sans vérifier, imposer un code personnel ou écarter le contexte supprime une condition importante de cette démarche.

11. Pendant la guerre froide, une organisation améliore ses résultats en contrôlant mieux les informations dont elle dispose ; quelle relation cela illustre-t-il ?

La maîtrise de l’information peut renforcer l’efficacité.
La valeur de l’information demeure sans effet sur l’efficacité.
La maîtrise de l’information peut réduire l’efficacité.
La formalisation de la société de l’information renforce l’efficacité.

La maîtrise de l’information peut renforcer l’efficacité.

Explication

Dans le contexte de la guerre froide, une information maîtrisée renforce l’efficacité, même si la prise de conscience de la valeur de l’information a été tardive. La réduction ou l’absence d’effet inverse ce lien, tandis que la formalisation technologique désigne un autre aspect.

12. À quelle période les sciences de l’information et de la communication acquièrent-elles des références académiques, politiques et économiques, tandis que la formation de professionnels se développe ?

Au début du XXe siècle.
Au début du XIXe siècle.
Pendant la Seconde Guerre mondiale.
À la fin des années 1960.

À la fin des années 1960.

Explication

À la fin des années 1960, les sciences de l’information et de la communication acquièrent des références académiques, politiques et économiques, et la formation de professionnels se développe. Le début du XIXe siècle correspond aux premiers travaux, tandis que l’essor général de la discipline se situe au XXe siècle.

13. Une personne reçoit un message sans contenu informatif, tandis qu’une autre acquiert une connaissance grâce à un échange. Quelle relation entre information et communication décrit correctement ces situations ?

La connaissance suppose généralement une communication, mais la communication peut avoir lieu sans information.
La transmission d’un message suffit à produire une connaissance, même sans échange.
La communication suppose généralement une connaissance, mais l’information peut apparaître sans communication.
L’information et la communication fonctionnent sans relation de dépendance.

La connaissance suppose généralement une communication, mais la communication peut avoir lieu sans information.

Explication

L’information entendue comme connaissance suppose généralement une communication, alors que communiquer n’exige pas nécessairement de transmettre une information. Inverser ces conditions confond leurs rapports, assimiler tout message à une connaissance confond transmission et acquisition, et les déclarer indépendantes néglige la dépendance générale de l’information.

14. Une équipe organise un projet en élaborant d’abord une information, en la faisant ensuite circuler, puis en s’en servant. Quel ordre correspond au cycle de l’information proposé par Le Coadic ?

Construction, communication, usage.
Usage, communication, construction.
Communication, construction, usage.
Construction, usage, communication.

Construction, communication, usage.

Explication

Le cycle de Le Coadic suit l’ordre construction, communication, puis usage. Commencer par l’usage inverse la séquence, commencer par la communication omet la construction préalable, et placer l’usage avant la communication confond les étapes du cycle.

15. Dans une organisation, la quantité de messages augmente fortement alors que le temps disponible pour les transmettre se réduit. Quel phénomène résulte de cette combinaison ?

Un flot de communication.
Une raréfaction de la communication.
Une stabilisation des échanges.
Une baisse de la quantité d’information.

Un flot de communication.

Explication

L’explosion de la quantité d’information combinée à l’implosion du temps de communication produit un flot de communication. Une raréfaction ou une baisse de l’information inverse les tendances décrites, tandis qu’une stabilisation ne rend pas compte de leur combinaison.

16. Un service est créé après qu’une entreprise repère un besoin social précis. Quel type de déterminisme explique le mieux cette création ?

Le déterminisme social, car toute diffusion d’une technique révèle une demande.
Le déterminisme technique, car une innovation peut être développée sans besoin préalable.
Le déterminisme social, car la technique répond à un besoin de la société.
Le déterminisme technique, car le besoin social apparaît après la mise sur le marché.

Le déterminisme social, car la technique répond à un besoin de la société.

Explication

Le déterminisme social explique une technique par un besoin social auquel elle répond. L’évolution sans besoin préalable relève du déterminisme technique; une demande constatée après le lancement ne correspond pas au cas décrit, et la diffusion seule ne suffit pas à établir un besoin préalable.

17. Deux personnes interprètent différemment une phrase pourtant formulée dans la langue courante. Quelle propriété du code langagier aide à expliquer cette divergence ?

Il est très utilisé, mais ne porte pas le sens à lui seul et peut être ambigu.
Il fixe un sens unique dès que les interlocuteurs partagent la même langue.
Il transmet le sens directement, indépendamment de l’interprétation des interlocuteurs.
Il empêche toute compréhension lorsqu’une phrase admet plusieurs interprétations.

Il est très utilisé, mais ne porte pas le sens à lui seul et peut être ambigu.

Explication

Le code langagier est largement utilisé, mais il n’est pas en lui-même porteur de sens et peut être ambigu. Un sens fixe ou transmis directement néglige l’interprétation, tandis que l’absence de code partagé ou un signal non verbal ne sont pas nécessaires pour expliquer cette divergence.

18. Une responsable formule un message avec une intention précise, mais son collègue lui attribue une signification personnelle différente. Quand le message peut-il être considéré comme efficace ?

Lorsque les deux personnes construisent nécessairement une interprétation identique.
Lorsque le récepteur construit une signification personnelle à partir du message.
Lorsque le récepteur reçoit le message sans lui attribuer de signification.
Lorsque l’émetteur formule son intention, même si le récepteur n’interprète pas le message.

Lorsque le récepteur construit une signification personnelle à partir du message.

Explication

L’émetteur et le récepteur construisent le sens par deux opérations distinctes, et le message n’est efficace que si le récepteur construit une signification personnelle. Assimiler l’intention à la réception efface le rôle du récepteur; recevoir sans interpréter ne construit aucun sens, et l’identité des interprétations n’est pas requise.

19. Une caméra enregistre de la fumée sans qu’une personne cherche à la produire comme message; dans une autre situation, quelqu’un déclenche délibérément une alarme pour avertir ses collègues. Comment distinguer ces deux manifestations ?

La fumée et l’alarme sont des signaux, car elles peuvent être perçues.
La fumée est un signal; l’alarme est un indice non intentionnel.
La fumée est un indice; l’alarme est un signal délibérément produit.
La fumée et l’alarme sont des indices, car elles portent une information.

La fumée est un indice; l’alarme est un signal délibérément produit.

Explication

Un indice informe sans intention de produire cette information, tandis qu’un signal est délibérément produit; toute communication nécessite un signal. Inverser ces catégories confond leur intentionnalité, et la simple perception d’un phénomène ne suffit pas à en faire un signal.

20. Dans une affiche, une colombe évoque la paix et cette évocation prend le dessus sur la représentation de l’oiseau. Quelle analyse distingue correctement les deux niveaux de sens ?

L’oiseau et la paix sont deux dénotations de même niveau.
L’oiseau relève de la dénotation; la paix est une connotation qui peut la remplacer.
L’oiseau relève de la connotation; la paix est la dénotation de la colombe.
L’oiseau relève du signifiant; la paix est une dénotation secondaire.

L’oiseau relève de la dénotation; la paix est une connotation qui peut la remplacer.

Explication

La dénotation désigne directement la réalité — ici, l’oiseau — tandis que la connotation renvoie à une réalité secondaire, comme la paix; elle peut même supplanter la dénotation. Inverser les termes brouille les niveaux de sens, les traiter comme deux dénotations efface leur distinction, et le signifiant désigne la forme du signe.

21. Comment Kuhn définit-il un paradigme dans une communauté de chercheurs à une époque donnée ?

Une institution qui organise les recherches et forme une communauté
Un ensemble d’orientations, d’attitudes, d’objets et de méthodes jugé valable
Une théorie individuelle proposant une explication nouvelle d’un phénomène
Un ensemble de méthodes expérimentales partagé par plusieurs disciplines

Un ensemble d’orientations, d’attitudes, d’objets et de méthodes jugé valable

Explication

Pour Kuhn, un paradigme rassemble des orientations, attitudes, objets et méthodes qu’une communauté tient pour valables à une époque donnée. La théorie individuelle réduit sa portée, les seules méthodes en omettent des éléments, et l’institution confond un cadre intellectuel avec une organisation.

22. Une communauté de chercheurs constate que de nombreuses anomalies résistent aux explications de son cadre théorique. Selon le critère de Kuhn, quelle évolution devient possible ?

Le paradigme peut changer si les anomalies pèsent davantage que son pouvoir explicatif
Le paradigme se renforce parce que les anomalies confirment ses explications
Le paradigme change lorsque la communauté remplace ses méthodes de recherche
Le paradigme reste valable tant que ses explications couvrent quelques anomalies

Le paradigme peut changer si les anomalies pèsent davantage que son pouvoir explicatif

Explication

Un paradigme change lorsque le poids des anomalies l’emporte sur son pouvoir explicatif. Traiter les anomalies comme des confirmations inverse leur rôle, tandis que le remplacement des chercheurs ou la persistance de quelques explications n’est pas le critère indiqué.

23. Un moteur de recherche rapproche les termes d’indexation d’un document des termes d’une requête par un algorithme, sans étudier les attentes de la personne. À quel paradigme cette démarche correspond-elle ?

Au paradigme orienté acteur
Au paradigme classique orienté système
À une analyse des besoins en sciences sociales
Au paradigme orienté utilisateur

Au paradigme classique orienté système

Explication

Le paradigme classique orienté système fait correspondre langage d’indexation et requête au moyen d’un algorithme d’appariement, sans prendre l’humain pour objet. L’orientation utilisateur étudie l’interaction, tandis que l’orientation acteur s’intéresse à la construction du sens et aux objectifs sociaux.

24. Une équipe étudie comment une personne interprète une information pour atteindre un objectif social précis. Quelle conception de l’utilisateur adopte-t-elle ?

Un usager dont l’interaction avec l’interface est au centre de l’étude
Un ensemble de termes rapprochés par un algorithme d’indexation
Un destinataire dont les attentes déterminent la pertinence de l’appariement
Un acteur social qui interprète l’information et construit du sens

Un acteur social qui interprète l’information et construit du sens

Explication

Le paradigme orienté acteur conçoit l’information comme un processus d’interprétation et de construction du sens par un individu ou un groupe, et l’utilisateur comme un acteur social poursuivant un objectif précis. L’interaction avec l’interface relève de l’orientation utilisateur, tandis que l’appariement décrit l’approche système.

25. Dans une fabrique anglaise de la fin du XVIIIe siècle, la communication sert à coordonner le travail collectif. À quelle première étape théorique cette situation renvoie-t-elle ?

À la division du travail comme premier pas théorique
À la création d’un répertoire bibliographique collectif
À l’apparition des théories de la communication du XXe siècle
À la constitution d’un réseau universel de documentation

À la division du travail comme premier pas théorique

Explication

La division du travail constitue un premier pas théorique : la communication organise le travail collectif dans les fabriques anglaises dès la fin du XVIIIe siècle. Le réseau universel et le répertoire bibliographique concernent l’entreprise documentaire d’Otlet, et le XXe siècle désigne les théories dont les bases sont posées auparavant.

26. En quelle année l’institut d’Otlet devient-il le Mundaneum ?

En 1930
À la fin du XVIIIe siècle
En 1920
Au XVIIIe siècle

En 1920

Explication

L’institut d’Otlet devient le Mundaneum en 1920, conçu à la fois comme une idée, un réseau et un lieu. Le XVIIIe siècle et sa fin renvoient aux débuts des études de communication et à la division du travail, tandis que 1930 décale la date.

27. Quel objectif caractérise l’approche de l’École de Chicago en sociologie de la communication ?

Construire une science sociale empirique en étudiant les modes de communication à l’échelle microsociologique
Construire une science sociale théorique en étudiant les institutions à l’échelle macrosociologique
Mesurer les effets des médias de masse en écartant l’étude des interactions sociales
Décrire les systèmes politiques sans recueillir de données sur les pratiques de communication

Construire une science sociale empirique en étudiant les modes de communication à l’échelle microsociologique

Explication

L’École de Chicago vise une science sociale empirique et privilégie l’étude microsociologique des modes de communication. L’analyse macrosociologique confond les échelles, la spéculation écarte l’enquête empirique et l’étude limitée aux effets médiatiques réduit son projet.

28. Une enquête urbaine porte sur l’intégration d’immigrants aux États-Unis et compare le rôle des journaux à celui de la publicité municipale. À quel intérêt de recherche de l’École de Chicago correspond-elle ?

L’étude des communautés végétales et animales et de leurs relations avec leur environnement
L’étude des méthodes de terrain de Park dans les pratiques journalistiques des banlieues
L’étude de la ville, de l’intégration des immigrants et des fonctions distinctes des communications
L’étude quantitative des réactions des audiences aux messages de propagande politique

L’étude de la ville, de l’intégration des immigrants et des fonctions distinctes des communications

Explication

L’École de Chicago privilégie la ville, l’immigration et l’intégration, tout en étudiant les fonctions des journaux et la distinction entre information, propagande sociale et publicité municipale. Les communautés animales relèvent de l’écologie comparée, les pratiques journalistiques de banlieue renvoient à un autre aspect du travail de Park, et la mesure quantitative des audiences caractérise un autre courant.

29. Que désigne l’écologie humaine dans l’approche de l’École de Chicago ?

L’analyse des communautés humaines par le seul principe de compétition pour l’espace
La mesure des réactions humaines aux stimuli produits par les médias
L’observation des journaux comme principal milieu des communautés urbaines
L’application aux communautés humaines du schéma de l’écologie végétale et animale

L’application aux communautés humaines du schéma de l’écologie végétale et animale

Explication

L’écologie humaine transpose aux communautés humaines le schéma de l’écologie végétale et animale. La seule compétition ne définit pas cette transposition, l’étude des journaux est un autre objet de recherche, et les réactions aux stimuli relèvent du modèle Stimulus-Réponse.

30. Dans une communauté urbaine, la concurrence pour les ressources coexiste avec une division des tâches, tandis que les échanges aident à apaiser les désaccords et à partager les expériences. Quelle conception de la société cela illustre-t-il ?

Une coopération compétitive articulée à une communication qui régule les conflits et partage l’expérience
Une compétition qui organise la société sans rôle régulateur attribué à la communication
Un consensus sans compétition, fondé sur une répartition des tâches et des échanges d’expérience
Une division du travail qui régule les conflits, tandis que la compétition partage les expériences

Une coopération compétitive articulée à une communication qui régule les conflits et partage l’expérience

Explication

La société repose sur la compétition et la division du travail, formant une coopération compétitive, ainsi que sur la communication, qui régule les conflits et permet le partage de l’expérience. Un consensus sans compétition efface le premier principe, tandis que les autres formulations inversent ou écartent la fonction de la communication.

31. Quels chercheurs sont les quatre fondateurs de la Mass Communication Research, un courant fondé sur des mesures quantitatives ?

Lewin, Hovland, Turing et Haeckel
Lasswell, Lazarsfeld, Lewin et Hovland
Lasswell, Lazarsfeld, Park et Turing
Lasswell, Park, Haeckel et Lazarsfeld

Lasswell, Lazarsfeld, Lewin et Hovland

Explication

Les quatre fondateurs de la Mass Communication Research sont Lasswell, Lazarsfeld, Lewin et Hovland. Park et Haeckel sont associés à d’autres travaux, tandis que Turing est lié aux machines intelligentes.

32. Une équipe étudie l’influence médiatique en reconnaissant que les effets sur les récepteurs sont plus limités qu’on ne le croyait initialement, mais continue d’envisager les médias comme des instruments. Quelle évolution de la Mass Communication Research décrit-elle ?

Le rejet de l’étude quantitative des médias au profit d’une analyse des interactions en face à face
Le maintien de l’omnipotence des médias, malgré une reconnaissance accrue de leur rôle instrumental
L’abandon du rôle instrumental des médias au profit d’une audience considérée comme entièrement active
Le passage de l’omnipotence supposée des médias à une relativisation de leurs effets, sans abandon de leur rôle instrumental

Le passage de l’omnipotence supposée des médias à une relativisation de leurs effets, sans abandon de leur rôle instrumental

Explication

La Mass Communication Research passe d’une croyance initiale en l’omnipotence des médias à une relativisation de leurs effets, tout en continuant à les considérer comme des instruments. Le maintien de l’omnipotence ignore cette évolution, l’audience entièrement active abandonne le rôle instrumental, et le rejet du quantitatif contredit le fondement du courant.

33. Un gouvernement conçoit une campagne de diffusion comme un moyen de gérer les opinions, en traitant l’audience comme une cible amorphe qui réagit aux messages. Quel modèle correspond à cette conception ?

Le modèle Stimulus-Réponse, où les médias agissent sur une audience conçue comme une cible amorphe
Le modèle du double flux, où les messages passent par des relais interpersonnels
Une approche de l’audience active, où les récepteurs sélectionnent et interprètent les messages
La Mass Communication Research relativisée, où les récepteurs limitent les effets des médias

Le modèle Stimulus-Réponse, où les médias agissent sur une audience conçue comme une cible amorphe

Explication

Le modèle Stimulus-Réponse présente les moyens de diffusion comme des instruments de gestion gouvernementale des opinions et l’audience comme une cible amorphe répondant aux stimuli. La relativisation des effets, l’audience active et le passage par des relais décrivent des conceptions différentes.

34. Quelle contribution Alan Turing formule-t-il en 1936, en reliant le mécanisme du cerveau humain à la perspective d’un cerveau électronique ?

Le principe Stimulus-Réponse
Le principe de l’écologie humaine
Le principe des mesures quantitatives de l’audience
Le principe de la machine universelle

Le principe de la machine universelle

Explication

En 1936, Turing formule le principe de la machine universelle et établit un lien entre le mécanisme du cerveau humain et la voie vers un cerveau électronique. Les mesures quantitatives, l’écologie humaine et le modèle Stimulus-Réponse relèvent d’autres notions.

35. Une équipe analyse une campagne en examinant l’émetteur, le message, le support, les destinataires et les conséquences. Quelle formule de Lasswell organise ces cinq questions ?

Qui dit quoi par quel canal à qui et avec quel effet ?
Qui contrôle quel message pour quel public et dans quel contexte ?
Qui reçoit quoi de quel groupe et avec quelle intention ?
Quel média transmet quel effet à quel public et à quel coût ?

Qui dit quoi par quel canal à qui et avec quel effet ?

Explication

La formule de Lasswell articule l’émetteur, le contenu, le canal, le destinataire et l’effet. « À quel coût » renvoie à une préoccupation de gestion, tandis que les autres formulations déplacent ou omettent des éléments de la formule.

36. Une chercheuse classe l’analyse d’une campagne en cinq secteurs. Après le contrôle, le contenu et les supports, quels deux secteurs doit-elle encore examiner ?

Le groupe et les leaders
Les intentions et les coûts
L’audience et les effets
La persuasion et le divertissement

L’audience et les effets

Explication

Les cinq secteurs de Lasswell sont le contrôle, le contenu, les médias ou supports, l’audience et les effets. Les intentions, les coûts, les groupes ou le divertissement ne remplacent pas les deux secteurs manquants.

37. Quelles fonctions Lasswell attribue-t-il à la communication dans la société ?

Surveiller l’environnement, relier les composantes sociales et transmettre l’héritage social
Transmettre des messages, persuader les individus et gérer les médias
Surveiller les audiences, divertir les groupes et contrôler les supports
Relier les leaders, sélectionner les informations et mesurer les effets

Surveiller l’environnement, relier les composantes sociales et transmettre l’héritage social

Explication

Lasswell distingue la surveillance de l’environnement, la mise en relation des composantes de la société et la transmission de l’héritage social. Le divertissement est ajouté par Lazarsfeld et Merton, tandis que la mesure des audiences relève d’autres travaux.

38. Dans une communauté, les membres choisissent des informations qui confortent leurs convictions et se fient à des personnes influentes de leur groupe. Quel constat de Lazarsfeld cette situation illustre-t-elle ?

Les supports médiatiques déterminent directement les croyances de chaque individu
Les études d’audience séparent les messages des relations entre personnes
Les contacts personnels, le groupe et les leaders orientent la sélection des informations
La surveillance sociale explique à elle seule les choix d’information du groupe

Les contacts personnels, le groupe et les leaders orientent la sélection des informations

Explication

Lazarsfeld met en évidence le rôle des contacts personnels, du groupe d’appartenance, de la sélection d’informations qui renforce les croyances et des leaders d’opinion. L’exposition uniforme néglige ces médiations sociales, et la mesure des audiences ne décrit pas à elle seule ce mécanisme.

39. Dans une association, des personnes suivent les médias, puis partagent et interprètent les informations auprès de leurs groupes. Quel parcours correspond au modèle du double flux de Katz ?

Des groupes d’appartenance aux leaders, puis aux médias
Des médias aux leaders d’opinion, puis aux groupes d’appartenance
Des leaders d’opinion aux groupes, puis aux médias
Des médias aux groupes d’appartenance, puis aux leaders

Des médias aux leaders d’opinion, puis aux groupes d’appartenance

Explication

Dans le double flux, l’information passe d’abord des médias aux leaders d’opinion, puis des leaders aux groupes d’appartenance. Le parcours direct vers les groupes supprime le palier des leaders, et les autres parcours inversent l’ordre décrit.

40. Quel dispositif Hovland mobilise-t-il en 1949 pour étudier la persuasion dans une orientation behavioriste ?

Des observations des échanges entre leaders et groupes d’appartenance
Des expériences sur les réactions aux décisions prises en groupe
Des expériences menées pendant la guerre sur des films de propagande alliés
Des enquêtes quantitatives sur les audiences de la radio

Des expériences menées pendant la guerre sur des films de propagande alliés

Explication

En 1949, Hovland étudie la persuasion dans la continuité de Lasswell à partir d’expériences réalisées pendant la Deuxième Guerre mondiale sur des films de propagande alliés. Les enquêtes radio renvoient aux travaux de Lazarsfeld, le double flux à Katz et la décision de groupe à Lewin.

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Selon Cooley, que permet la communication aux relations humaines ?

Elle est le mécanisme par lequel les relations humaines existent et se développent.

Selon le modèle orchestral, comment la communication est-elle envisagée ?

Comme une interaction multimodale.

En sciences humaines et sociales, que conçoit une théorie sur l’activité humaine ?

La manière dont l’être humain, capable d’observation, se situe par rapport à ce qui lui est extérieur.

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