QCM : Liants et matériaux cimentaires (56 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels constituants forment le béton ?

Un liant minéral, des additifs et de l’eau
Un liant minéral, des granulats et de l’eau
Un liant organique, des granulats et de l’eau
Un liant minéral et des granulats, sans eau

Un liant minéral, des granulats et de l’eau

Explication

Le béton associe un liant minéral, des granulats — sable et gravier — et de l’eau. Les additifs ne remplacent pas les granulats, et l’eau fait bien partie de la composition.

2. Pour préparer un béton, une équipe dispose de ciment, de sable, de gravier et d’eau. Quelle combinaison correspond aux constituants du béton ?

Sable comme liant, ciment et gravier comme granulats, avec de l’eau
Ciment comme liant, sable et gravier comme granulats, sans eau
Ciment et eau comme liant, sable comme granulat, sans gravier
Ciment comme liant, sable et gravier comme granulats, avec de l’eau

Ciment comme liant, sable et gravier comme granulats, avec de l’eau

Explication

Le ciment constitue le liant minéral, tandis que le sable et le gravier sont les granulats; l’eau complète la composition. Prendre le sable pour le liant ou omettre l’eau ne respecte pas cette composition.

3. Quelle fonction caractérise un liant ?

Séparer des particules solides pour faciliter leur dispersion
Agglomérer des particules solides en une masse solide
Dissoudre des particules solides pour former un liquide
Colorer des particules solides sans les rassembler

Agglomérer des particules solides en une masse solide

Explication

Un liant sert à agglomérer en masse solide des particules solides sous forme de poudre ou de granulats. La séparation, la coloration ou la dissolution ne décrit pas cette fonction.

4. Un matériau de liaison est classé parmi les liants organiques plutôt que minéraux. À quelle distinction fondamentale cela correspond-il ?

Les liants se répartissent entre familles liquide et solide
Les liants se répartissent entre familles aérienne et hydraulique
Les liants se répartissent entre familles minérale et organique
Les liants se répartissent entre familles séchante et hydratante

Les liants se répartissent entre familles minérale et organique

Explication

Les deux grandes familles de liants sont les liants minéraux et les liants organiques. Les catégories aérienne et hydraulique sont des sous-familles minérales, tandis que le séchage et l’hydratation décrivent des modes de durcissement.

5. Une formulation contient de la chaux aérienne; quel processus de durcissement lui est associé ?

La carbonatation
L’hydratation
Le séchage
La réaction minéral-base

La carbonatation

Explication

La chaux aérienne durcit par carbonatation. Le séchage est associé à l’argile, l’hydratation à la chaux hydraulique, et la réaction minéral-base aux géopolymères.

6. Un matériau finement broyé est mélangé à l’eau et forme une pâte qui fait prise et durcit progressivement sous l’eau, sans exposition à l’air. Quelle catégorie le décrit ?

Un matériau simplement séchant
Un liant hydraulique
Un liant organique
Un liant aérien

Un liant hydraulique

Explication

Un liant hydraulique forme avec l’eau une pâte qui fait prise et durcit même à l’abri de l’air, notamment sous l’eau. Un liant aérien renvoie à une prise dépendant de l’exposition à l’air, le séchage n’explique pas ce durcissement et la matière décrite est inorganique.

7. Comment appelle-t-on la transformation de la pâte liquide en solide rigide par combinaison du ciment et de l’eau ?

La dissolution
Le séchage
L’hydratation
La prise initiale

L’hydratation

Explication

L’hydratation désigne la transformation de la pâte liquide en solide rigide par combinaison du ciment et de l’eau. La dissolution est une étape possible du mécanisme, tandis que la prise initiale et le séchage ne désignent pas cette transformation complète.

8. Dans un essai, les constituants anhydres libèrent des ions dans l’eau, puis des hydrates se forment et peuvent précipiter. Quel mécanisme est observé ?

La réaction à l’état solide
La précipitation directe des grains
La déshydratation du ciment
La chimie en solution

La chimie en solution

Explication

La chimie en solution passe par la dissolution des constituants anhydres en ions, puis par la formation et éventuellement la précipitation d’hydrates. La réaction à l’état solide se déroule directement à la surface des constituants sans passage en solution; la précipitation n’est pas immédiate et la déshydratation ne décrit pas ce mécanisme.

9. Après le mélange du ciment et de l’eau, les grains se dissolvent et la concentration ionique augmente. Quelle étape vient ensuite dans le mécanisme général d’hydratation ?

La formation de produits à la surface des grains
La diminution de la concentration ionique
La formation de complexes en solution
La précipitation des produits d’hydratation

La formation de complexes en solution

Explication

Après dissolution et augmentation de la concentration ionique, des complexes se forment en solution; ils précipitent lorsque la saturation est atteinte. La précipitation et la formation ultérieure à la surface des grains interviennent après cette étape, tandis qu’une baisse ionique n’est pas la séquence décrite.

10. Quel chercheur a déposé en 1824 le brevet portant sur la cuisson d’un mélange artificiel de calcaire et d’argile à l’origine du ciment Portland ?

Joseph Aspdin
James Parker
John Smeaton
Louis Vicat

Joseph Aspdin

Explication

Joseph Aspdin dépose en 1824 le brevet décrivant la cuisson d’un mélange artificiel de 80 % de calcaire et 20 % d’argile. Parker est lié au ciment Roman de 1796, Smeaton à l’observation de 1756 sur les matières argileuses, et Vicat à des recherches sur l’hydraulicité.

11. Dans une usine, le calcaire et l’argile sont broyés puis cuits pour obtenir le clinker. Quelle opération suit la cuisson avant le broyage final du ciment ?

Cuire le clinker avec le gypse avant le broyage de la farine
Ajouter du gypse, puis éventuellement d’autres ajouts
Broyer le clinker avant d’ajouter les matières premières
Ajouter l’argile au ciment après le broyage final

Ajouter du gypse, puis éventuellement d’autres ajouts

Explication

Après le broyage du calcaire et de l’argile en farine et leur cuisson en clinker, on ajoute du gypse et éventuellement d’autres ajouts avant le broyage du ciment. Ajouter le gypse avant la cuisson, omettre cet ajout ou déplacer l’argile après le broyage final ne respecte pas cette séquence.

12. Lors du suivi thermique d’une cuisson, une phase liquide C3A-C4AF apparaît entre 1 250 et 1 350 °C. Quelle transformation est indiquée ensuite, entre 1 350 et 1 450 °C ?

La formation du C3S
La décarbonatation
La formation de la phase liquide C3A-C4AF
La transformation des argiles

La formation du C3S

Explication

Après la formation de la phase liquide C3A-C4AF entre 1 250 et 1 350 °C, la formation du C3S a lieu entre 1 350 et 1 450 °C. La phase liquide précède cette étape, tandis que décarbonatation et transformation des argiles se déroulent dans des plages de température plus basses.

13. Lors de la fabrication d’un ciment Portland, quelle quantité de gypse faut-il ajouter pour réguler la prise, notamment en agissant sur le C3A ?

Une proportion variable sans rôle sur le C3A
De 3 à 5 %
De 6 à 8 %
De 1 à 2 %

De 3 à 5 %

Explication

Le gypse est ajouté à raison de 3 à 5 % afin de réguler la prise, notamment par son action sur la phase C3A. Les plages plus faibles ou plus élevées ne correspondent pas au dosage indiqué, et le gypse n’est pas dépourvu de rôle sur le C3A.

14. Deux bétons sont formulés de façon à mettre en évidence les contributions respectives du C3S et du C2S. Quelle interprétation de leur hydratation est correcte ?

Les deux phases s’hydratent à des vitesses comparables et contribuent aux résistances au même terme.
Le C2S s’hydrate plus vite et contribue davantage aux résistances à court terme ; le C3S contribue plutôt à moyen terme.
Le C3S s’hydrate plus vite et contribue davantage aux résistances à court terme ; le C2S contribue plutôt à moyen terme.
Le C3S s’hydrate plus lentement et contribue surtout aux résistances à moyen terme ; le C2S agit à court terme.

Le C3S s’hydrate plus vite et contribue davantage aux résistances à court terme ; le C2S contribue plutôt à moyen terme.

Explication

Le C3S s’hydrate plus rapidement, libère davantage de chaleur et produit plus de portlandite que le C2S ; il contribue aux résistances à court terme, tandis que le C2S intervient à moyen terme. L’attribution de la rapidité et de la chaleur au C2S les inverse, l’option sur les termes inverse leurs contributions mécaniques, et l’égalité des phases néglige leurs différences.

15. Un étudiant doit remettre dans l’ordre les étapes de l’hydratation du ciment Portland. Quelle séquence doit-il retenir ?

Induction ou période dormante, accélération, décélération, densification.
Pré-induction, induction ou période dormante, accélération, décélération, densification.
Pré-induction, induction ou période dormante, accélération, densification, décélération.
Pré-induction, accélération, induction ou période dormante, décélération, densification.

Pré-induction, induction ou période dormante, accélération, décélération, densification.

Explication

L’hydratation passe successivement par la pré-induction, l’induction ou période dormante, l’accélération, la décélération, puis la densification du ciment hydraté. Placer l’accélération avant l’induction inverse deux phases, placer la densification avant la décélération déplace l’étape finale, et commencer par l’induction omet la pré-induction.

16. Un fabricant envisage d’incorporer des additions minérales dans ses ciments. Quels sont les deux objectifs généraux de cette démarche ?

Réguler la prise du ciment et augmenter la proportion de clinker.
Réduire le coût des compositions et l’empreinte carbone des matériaux cimentaires.
Accroître la résistance initiale et accélérer la prise des matériaux cimentaires.
Augmenter le coût des compositions et réduire la durabilité des matériaux cimentaires.

Réduire le coût des compositions et l’empreinte carbone des matériaux cimentaires.

Explication

Les additions minérales sont introduites pour diminuer le coût des compositions et l’empreinte carbone des matériaux cimentaires. L’amélioration des propriétés peut être une fonction d’une addition, mais ne remplace pas ces deux objectifs généraux ; la régulation de la prise n’est pas l’objectif indiqué, et augmenter les coûts contredit le but économique.

17. Dans la formulation d’un béton, quel matériau correspond à la définition d’une addition minérale ?

Un agent de prise, ajouté au ciment pour maîtriser la réaction de la phase C3A.
Un liant principal, utilisé à la place du ciment pour assurer seul la cohésion du béton.
Un matériau minéral finement divisé, ajouté au béton pour améliorer certaines propriétés ou lui en conférer de particulières.
Un granulat minéral grossier, ajouté au béton pour former son squelette et limiter son retrait.

Un matériau minéral finement divisé, ajouté au béton pour améliorer certaines propriétés ou lui en conférer de particulières.

Explication

Une addition minérale est un matériau minéral finement divisé qui peut être ajouté au béton pour améliorer certaines propriétés ou lui conférer des propriétés particulières. Le granulat grossier n’est pas finement divisé, l’agent de prise correspond à une autre fonction, et la définition ne fait pas de l’addition un liant principal remplaçant le ciment.

18. Dans une formulation, une addition est quasiment inerte, tandis qu’une autre est une pouzzolane ou présente un caractère hydraulique latent. Comment les classer ?

Les deux additions sont de type I puisque leur finesse détermine leur classement.
Les deux additions sont de type II puisque leur origine minérale détermine leur classement.
L’addition inerte est de type II et la pouzzolane ou l’addition hydraulique latente est de type I.
L’addition inerte est de type I et la pouzzolane ou l’addition hydraulique latente est de type II.

L’addition inerte est de type I et la pouzzolane ou l’addition hydraulique latente est de type II.

Explication

Le type I regroupe les additions quasiment inertes, tandis que le type II comprend les pouzzolanes et les additions à caractère hydraulique latent. L’inversion des types constitue la confusion directe, et la finesse ou l’origine minérale ne suffit pas à classer les deux catégories de la même façon.

19. Un matériau siliceux finement divisé réagit avec le Ca(OH)2 libéré par l’hydratation du ciment Portland en présence d’eau. Quel produit caractérise cette réaction ?

Des composés stables ayant des propriétés hydrauliques.
Une couche protectrice qui ralentit la dissolution des grains anhydres.
Des carboaluminates de calcium hydratés issus de la réaction avec le C3A.
Des produits dépourvus de propriétés hydrauliques formés sans consommation de Ca(OH)2.

Des composés stables ayant des propriétés hydrauliques.

Explication

Une pouzzolane siliceuse ou aluminosiliceuse réagit en présence d’eau avec le Ca(OH)2 issu de l’hydratation du ciment Portland et forme des composés stables aux propriétés hydrauliques. La prise hydraulique latente désigne une autre notion, les carboaluminates sont associés à la réaction du filler calcaire avec le C3A, et la réaction pouzzolanique consomme bien du Ca(OH)2.

20. Lorsqu’on compare deux ciments normalisés, quel ensemble de caractéristiques peut servir à les distinguer ?

La finesse, la couleur, le conditionnement et le mode de transport
La résistance à 28 jours et la masse volumique du béton uniquement
La classe d’exposition, le dosage en eau et la géométrie de l’ouvrage
Le type, la classe de résistance, les ajouts, le temps de prise et d’autres propriétés

Le type, la classe de résistance, les ajouts, le temps de prise et d’autres propriétés

Explication

La caractérisation normalisée porte notamment sur le type, la classe de résistance, les ajouts et le temps de prise, ainsi que sur d’autres propriétés comme la montée en résistance et la résistance aux sulfates. La seule composition, les seules propriétés finales ou les caractéristiques de mise en œuvre ne couvrent pas cet ensemble.

21. Un ciment est désigné comme ciment pouzzolanique : quelle famille lui correspond ?

CEM III
CEM I
CEM II
CEM IV

CEM IV

Explication

La famille CEM IV désigne le ciment pouzzolanique. CEM II correspond au Portland composé, CEM III au ciment de haut-fourneau et CEM I au ciment Portland.

22. Pour un ouvrage exposé à des eaux sulfatées, quelle paire de critères chimiques permet de sélectionner un ciment résistant à cette exposition ?

C3A < 5 % et C4AF + 2 C3A < 20 %
C3A < 10 % et C3A + 0,27 C3S < 23,5 %
C3A < 10 % et C4AF + 2 C3A < 20 %
C3A < 5 % et C3A + 0,27 C3S < 23,5 %

C3A < 5 % et C4AF + 2 C3A < 20 %

Explication

La résistance aux eaux sulfatées exige C3A < 5 % et C4AF + 2 C3A < 20 %. Le seuil de 10 % de C3A et la combinaison avec C3S concernent le ciment résistant à l’eau de mer.

23. Quel procédé décrit correctement la production du plâtre hémihydraté, en distinguant les voies β et α ?

Calciner le gypse au-dessus de 1000 °C, à pression atmosphérique pour β et en autoclave pour α
Calciner le gypse sous 200 °C, en autoclave pour β et à pression atmosphérique pour α
Calciner le gypse sous 200 °C, à pression atmosphérique pour β et en autoclave pour α
Calciner le gypse au-dessus de 300 °C, à pression atmosphérique pour α et en autoclave pour β

Calciner le gypse sous 200 °C, à pression atmosphérique pour β et en autoclave pour α

Explication

Le plâtre est du sulfate de calcium hémihydraté obtenu par calcination du gypse à moins de 200 °C ; la voie à pression atmosphérique donne le plâtre β et celle en autoclave le plâtre α. L’inversion des conditions α/β et les températures plus élevées ne correspondent pas à cette préparation.

24. Pendant la prise d’un plâtre, quelle séquence de transformations conduit à la formation du gypse ?

Dissolution de l’hémihydrate, puis précipitation de cristaux de gypse
Précipitation de l’hémihydrate, puis dissolution des cristaux de gypse
Dissolution du gypse, puis précipitation de cristaux d’anhydrite
Précipitation de l’anhydrite, puis transformation en hémihydrate

Dissolution de l’hémihydrate, puis précipitation de cristaux de gypse

Explication

L’hydratation du plâtre passe par la dissolution des espèces, puis par la précipitation de cristaux de gypse, selon CaSO4·1,5H2O + 0,5H2O → CaSO4·2H2O. Inverser les étapes ou prendre l’anhydrite pour le produit final ne respecte pas ce mécanisme.

25. Un matériau à base de plâtre est placé durablement sous l’eau : quel comportement faut-il prévoir ?

Il reste stable sous l’eau, mais ne prend qu’après son retrait
Il durcit sous l’eau et reste stable si l’immersion est continue
Il prend sous l’eau, mais perd sa résistance après séchage
Il ne prend ni ne durcit sous l’eau et n’y est pas stable

Il ne prend ni ne durcit sous l’eau et n’y est pas stable

Explication

Les matériaux à base de plâtre ne prennent ni ne durcissent sous l’eau et ne sont pas stables à l’humidité ou sous l’eau. Leur prise par hydratation ne signifie pas qu’ils se comportent comme des liants hydrauliques résistants à l’immersion.

26. Dans un plâtre soumis à l’humidité, quel enchaînement décrit les deux mécanismes physiques de dégradation et leur effet ?

Le séchage transporte la matière, puis l’eau en surface accélère la prise et le fluage.
La précipitation transporte la matière, puis l’eau entre les cristaux bloque leur glissement et le fluage.
La dissolution transporte la matière, puis l’eau entre les cristaux facilite leur glissement et le fluage.
La dissolution transporte la matière, puis la contraction des cristaux provoque leur glissement et le fluage.

La dissolution transporte la matière, puis l’eau entre les cristaux facilite leur glissement et le fluage.

Explication

La dégradation associe la dissolution du gypse, qui entraîne un transport de matière, et l’intercalation d’eau, qui facilite le glissement des cristaux et le fluage. La précipitation inverse le premier mécanisme, la contraction n’est pas la cause du glissement et le séchage ne décrit pas l’intercalation.

27. Une équipe doit choisir un liant pour un élément extérieur comportant des pièces en acier. Quel bilan des liants à base de plâtre est pertinent pour ce chantier ?

Le plâtre convient à l’extérieur et sa nature acide peut corroder l’acier.
Le plâtre est inadapté à l’extérieur et sa nature acide peut corroder l’acier.
Le plâtre convient à l’extérieur et son séchage rapide peut corroder l’acier.
Le plâtre est inadapté à l’extérieur et sa nature neutre peut corroder l’acier.

Le plâtre est inadapté à l’extérieur et sa nature acide peut corroder l’acier.

Explication

Les liants à base de plâtre ne conviennent pas à l’extérieur et leur nature acide peut entraîner la corrosion de l’acier. La résistance au feu ne les rend pas adaptés aux conditions extérieures, et la corrosion est liée à leur caractère acide, non à un milieu neutre ou à une prise rapide.

28. Un fabricant utilise de l’anhydrite II provenant d’un sous-produit de la fabrication de l’acide fluorhydrique. Comment faut-il qualifier cette matière première ?

C’est de l’anhydrite III, une forme couramment utilisée d’anhydrite II.
C’est du gypse résiduaire, une forme couramment utilisée d’anhydrite II.
C’est de l’anhydrite naturelle, une forme couramment utilisée d’anhydrite II.
C’est de l’anhydrite résiduaire, une forme couramment utilisée d’anhydrite II.

C’est de l’anhydrite résiduaire, une forme couramment utilisée d’anhydrite II.

Explication

L’anhydrite résiduaire est le sous-produit de la fabrication de l’acide fluorhydrique, et l’anhydrite II est la forme majoritairement utilisée. L’anhydrite naturelle provient d’un gisement, tandis que l’anhydrite III et le gypse ne désignent pas cette matière première.

29. À 20 °C, une poudre d’anhydrite II s’hydrate lentement. Quelle interprétation relie correctement les solubilités mesurées et la faible réactivité de surface à cette lenteur ?

L’écart est faible : 3,5 g/L contre 2 g/L, et la faible réactivité de surface ralentit aussi l’hydratation.
L’écart est important : 3,5 g/L contre 2 g/L, et la faible réactivité de surface ralentit aussi l’hydratation.
L’écart est faible : 3,5 g/L contre 2 g/L, et la forte réactivité de surface ralentit aussi l’hydratation.
L’écart est faible : 2 g/L contre 3,5 g/L, et la faible réactivité de surface ralentit aussi l’hydratation.

L’écart est faible : 3,5 g/L contre 2 g/L, et la faible réactivité de surface ralentit aussi l’hydratation.

Explication

À 20 °C, l’anhydrite II a une solubilité de 3,5 g/L contre 2 g/L pour le gypse : l’écart est faible, ce qui contribue à la lenteur de l’hydratation, tout comme la faible réactivité de surface. Inverser les valeurs, qualifier l’écart d’important ou supposer une forte réactivité contredit ces facteurs.

30. Lors de l’hydratation d’une quantité d’anhydrite, quelle équation et quelle succession d’étapes décrivent la formation du produit hydraté ?

CaSO4+2H2O→CaSO4⋅2H2O\mathrm{CaSO_4 + 2H_2O \rightarrow CaSO_4\cdot 2H_2O}, avec dissolution puis précipitation de cristaux de gypse.
CaSO4+H2O→CaSO4⋅2H2O\mathrm{CaSO_4 + H_2O \rightarrow CaSO_4\cdot 2H_2O}, avec dissolution puis précipitation de cristaux de gypse.
CaSO4+2H2O→CaSO4⋅12H2O\mathrm{CaSO_4 + 2H_2O \rightarrow CaSO_4\cdot \frac{1}{2}H_2O}, avec dissolution puis précipitation de cristaux de gypse.
CaSO4+2H2O→CaSO4⋅2H2O\mathrm{CaSO_4 + 2H_2O \rightarrow CaSO_4\cdot 2H_2O}, avec précipitation puis dissolution de cristaux de gypse.

$$\mathrm{CaSO_4 + 2H_2O \rightarrow CaSO_4\cdot 2H_2O}$$, avec dissolution puis précipitation de cristaux de gypse.

Explication

L’anhydrite réagit avec deux molécules d’eau pour former du gypse hydraté : CaSO4+2H2O→CaSO4⋅2H2O\mathrm{CaSO_4 + 2H_2O \rightarrow CaSO_4\cdot 2H_2O}. Le processus passe par la dissolution d’espèces puis la précipitation de cristaux de gypse ; les autres réponses modifient la quantité d’eau, inversent les étapes ou donnent l’hémihydrate comme produit.

31. Un matériau est obtenu après calcination du calcaire. De quelle famille de produits relève-t-il par définition ?

Des produits de plâtre
Des calcaires bruts
Des produits désignés comme chaux
Des ciments Portland

Des produits désignés comme chaux

Explication

La chaux désigne les produits issus de la calcination du calcaire. Le calcaire brut n’a pas été calciné, tandis que le ciment Portland et le plâtre sont d’autres liants.

32. Un fabricant veut classer un produit issu de la calcination d’un calcaire contenant une certaine proportion d’argile. Quelle catégorie correspond à cette origine ?

Une chaux hydraulique naturelle NHL
Une chaux hydraulique HL
Une chaux aérienne classée par sa résistance
Une chaux aérienne CL ou DL

Une chaux hydraulique naturelle NHL

Explication

Les NHL proviennent de calcaires plus ou moins argileux. Les CL ou DL sont issues de calcaires purs à plus de 90 %, tandis que les HL sont fabriquées par mélange de constituants.

33. Dans une opération de fabrication, du calcaire est chauffé au-delà de la température de décarbonatation, puis de l’eau est ajoutée à la chaux vive obtenue. Quel enchaînement décrit correctement ces étapes ?

Calcination, puis carbonatation avec formation de calcite et dégagement de chaleur
Extinction, puis calcination avec formation de chaux vive et dégagement de chaleur
Carbonatation, puis extinction avec formation de calcaire et absorption de chaleur
Calcination, puis extinction avec formation de chaux éteinte et dégagement de chaleur

Calcination, puis extinction avec formation de chaux éteinte et dégagement de chaleur

Explication

La fabrication comprend d’abord la calcination du calcaire, puis l’extinction de la chaux vive par addition d’eau, qui forme de la chaux éteinte en dégageant de la chaleur. Inverser les étapes, substituer la carbonatation ou omettre la chaleur confond les mécanismes.

34. Dans deux éprouvettes de chaux aérienne, l’humidité du milieu diffère. Quel mécanisme de durcissement faut-il retenir, sachant que cette différence peut modifier la vitesse de réaction ?

L’hydratation du silicate bicalcique, suivie de la formation de calcite
La carbonatation de l’hydroxyde de calcium, dont la vitesse dépend de l’humidité
L’hydratation du silicate bicalcique, dont la vitesse dépend de l’humidité
Le séchage de l’eau, sans réaction de l’hydroxyde de calcium

La carbonatation de l’hydroxyde de calcium, dont la vitesse dépend de l’humidité

Explication

La chaux aérienne durcit par carbonatation de l’hydroxyde de calcium, et la vitesse de cette réaction dépend de l’humidité du milieu. L’hydratation du silicate bicalcique est associée au durcissement de la chaux hydraulique.

35. Une chaux hydraulique durcit dans une composition où interviennent l’eau et le dioxyde de carbone. Quels produits résultent des deux réactions de durcissement décrites pour cette chaux ?

Des C-S-H par carbonatation et de la calcite par hydratation du silicate bicalcique
Des C-S-H par hydratation du silicate bicalcique et de la calcite par carbonatation
De la calcite par carbonatation, sans formation de C-S-H par hydratation
De la calcite par hydratation du silicate bicalcique et des C-S-H par carbonatation

Des C-S-H par hydratation du silicate bicalcique et de la calcite par carbonatation

Explication

Le durcissement de la chaux hydraulique associe l’hydratation du silicate bicalcique, qui forme des C-S-H, à la carbonatation de l’hydroxyde de calcium, qui forme de la calcite. Confondre les produits ou omettre l’une des réactions inverse ou réduit ce mécanisme combiné.

36. Un concepteur choisit un matériau pour réduire l’impact environnemental d’un bâtiment, sans renoncer aux exigences d’usage. Quelle caractéristique correspond à un écomatériau ?

Une forte durabilité associée à une composition minérale sans autres critères
Une faible consommation d’énergie associée à des performances techniques réduites
Un faible coût de fabrication associé à une origine exclusivement naturelle
Un faible impact environnemental associé à des performances techniques et fonctionnelles

Un faible impact environnemental associé à des performances techniques et fonctionnelles

Explication

Un écomatériau vise à limiter sa répercussion environnementale tout en conservant ses performances techniques et fonctionnelles. Le faible coût, la réduction des performances ou une composition minérale ne définissent pas à eux seuls ce critère.

37. Pour fabriquer un béton de terre, une équipe mélange de l’argile, du limon, du sable et de l’eau ; le matériau résiste mal à l’eau. Quelle intervention répond au problème indiqué ?

Remplacer l’argile par du ciment comme liant du mélange
Ajouter du gravier pour supprimer la sensibilité à l’eau
Augmenter la quantité d’eau pour renforcer le mélange
Stabiliser le mélange pour améliorer sa tenue à l’eau

Stabiliser le mélange pour améliorer sa tenue à l’eau

Explication

Le béton de terre associe argile, limon, sable et eau, mais sa mauvaise tenue à l’eau appelle une stabilisation. Le ciment est le liant du béton de ciment, tandis que l’eau supplémentaire ou le gravier ne répondent pas au problème précisé.

38. Dans un liant argileux humide, les grains présentent une grande surface spécifique et des charges de surface. Quel effet ces caractéristiques favorisent-elles ?

La cohésion par friction des grains sans intervention de l’eau
La formation de nombreux ponts capillaires entre les grains
La diminution des zones d’interaction entre les grains d’argile
La cristallisation du liant par évaporation complète de l’eau

La formation de nombreux ponts capillaires entre les grains

Explication

La surface spécifique et les charges de surface de l’argile multiplient les zones d’interaction, favorisant les ponts capillaires qui assurent la cohésion. La cristallisation, la seule friction et la diminution des interactions ne décrivent pas ce mécanisme.

39. Un mélange de terre se fissure par retrait et reste sensible à l’eau. Quel ajout relève de la stabilisation inorganique des liants argileux ?

Ajouter un liant minéral, comme la chaux ou le silicate
Ajouter des fibres végétales pour remplacer le liant minéral
Ajouter de l’eau pour empêcher le retrait du matériau
Ajouter des granulats pour remplacer l’argile du mélange

Ajouter un liant minéral, comme la chaux ou le silicate

Explication

La stabilisation inorganique consiste à ajouter un liant minéral, par exemple de la chaux, du ciment, du plâtre ou du silicate, afin de réduire le retrait et la sensibilité à l’eau. Les fibres, l’eau et les granulats ne constituent pas l’ajout minéral décrit.

40. Une équipe veut élaborer un géopolymère destiné à un ciment à faibles émissions de CO2. Quelle combinaison de réactifs correspond à sa formation ?

Un oxyde d’aluminosilicate, un ciment Portland et un silicate alcalin
Un oxyde d’aluminosilicate, un hydroxyde alcalin et un silicate alcalin
Un oxyde de calcium, un hydroxyde alcalin et un acide silicaté
Un oxyde d’aluminosilicate, de l’eau et un granulat siliceux

Un oxyde d’aluminosilicate, un hydroxyde alcalin et un silicate alcalin

Explication

Les géopolymères sont obtenus par réaction entre un oxyde d’aluminosilicate, un hydroxyde alcalin et un silicate alcalin ; les ciments à faibles émissions de CO2 figurent parmi leurs applications. Les autres combinaisons substituent ou omettent un réactif requis.

41. Dans le modèle de Glukhovsky, quelle séquence décrit les trois étapes de formation des géopolymères ?

Destruction-coagulation, coagulation-condensation, condensation-cristallisation
Dissolution, équilibre de spéciation, formation du gel
Coagulation-cristallisation, destruction-condensation, dissolution-réorganisation
Destruction-condensation, coagulation-cristallisation, condensation-dissolution

Destruction-coagulation, coagulation-condensation, condensation-cristallisation

Explication

Le modèle de Glukhovsky décrit une succession de destruction-coagulation, de coagulation-condensation, puis de condensation-cristallisation. La dissolution, l’équilibre de spéciation et la formation du gel appartiennent au modèle en cinq étapes de Duxson.

42. Un granulat est désigné par la classe 4/12. Quelle interprétation des deux nombres est correcte ?

12 est la dimension inférieure et 4 la dimension supérieure
4 et 12 indiquent les proportions de grains fins et grossiers
4 est la dimension inférieure et 12 la dimension supérieure
4 indique la dimension supérieure et 12 la forme du granulat

4 est la dimension inférieure et 12 la dimension supérieure

Explication

Dans la désignation d/D, d correspond à la dimension inférieure et D à la dimension supérieure. L’inversion des dimensions confond les rôles de d et D ; les proportions et la forme ne sont pas codées par ce couple.

43. Un matériau granulaire présente une compacité de 0,72. Quelle est sa porosité, sachant que p+c=1p+c=1 ?

0,28
1,72
0,39
0,72

0,28

Explication

La relation donne p=1−cp=1-c, donc p=1−0,72=0,28p=1-0,72=0,28. La valeur 0,72 reprend la compacité, 1,72 résulte d’une addition et 0,39 provient d’un rapport qui n’intervient pas dans la relation.

44. Dans un essai Los Angeles, un granulat tourne avec des boulets dans un cylindre pendant 500 rotations. Quelle propriété l’essai évalue-t-il à partir des grains inférieurs à 1,6 mm ?

La résistance à la compression évaluée par la charge de rupture des grains
La résistance à l’usure par attrition mesurée lors d’un cycle en présence d’eau
La proportion de grains initiaux appartenant à la fraction inférieure à 1,6 mm
La résistance combinée à la fragmentation par chocs et à l’usure par frottements réciproques

La résistance combinée à la fragmentation par chocs et à l’usure par frottements réciproques

Explication

L’essai Los Angeles combine les chocs des boulets et les frottements réciproques, puis mesure les éléments fins produits après 500 rotations. L’attrition seule renvoie au Micro-Deval, tandis que la compression et la fraction initiale ne décrivent pas cet essai.

45. Quelle combinaison décrit les principales voies d’obtention des granulats ?

Extraction de roches massives, fusion de minerais ou fabrication de grains synthétiques
Lavage de sables marins, concassage de matériaux de démolition ou cuisson de calcaires
Exploitation de gisements alluvionnaires, traitement chimique de roches ou ajout de liants
Exploitation de gisements alluvionnaires, concassage de roches massives ou recyclage de démolition

Exploitation de gisements alluvionnaires, concassage de roches massives ou recyclage de démolition

Explication

Les granulats peuvent provenir de gisements de sables et graviers alluvionnaires, du concassage de roches massives ou du recyclage de matériaux de démolition. La fusion, la cuisson et l’ajout de liants ne font pas partie des voies énumérées.

46. Quelle résistance l’essai Micro-Deval est-il destiné à mesurer pour un granulat ?

La résistance à l’usure par attrition
La résistance à la variation de compacité
La résistance à la compression
La résistance à la fragmentation par chocs

La résistance à l’usure par attrition

Explication

Le Micro-Deval appréhende la résistance d’un granulat à l’usure par attrition. La fragmentation par chocs est associée à l’essai Los Angeles, tandis que la compression et la compacité sont d’autres caractéristiques.

47. Pour réaliser un essai Micro-Deval conforme au protocole, quelle préparation et quelles conditions faut-il retenir ?

Quatre échantillons identiques de fraction 4/12 mm, avec eau et billes d’acier dans un cylindre en rotation
Un échantillon de fraction 10/14 mm, avec eau et billes d’acier dans un cylindre fixe
Quatre échantillons identiques de fraction 10/14 mm, à sec et avec boulets dans un cylindre en rotation
Quatre échantillons identiques de fraction 10/14 mm, avec eau et billes d’acier dans un cylindre en rotation

Quatre échantillons identiques de fraction 10/14 mm, avec eau et billes d’acier dans un cylindre en rotation

Explication

Le protocole Micro-Deval prévoit quatre échantillons identiques de fraction 10/14 mm, soumis à l’usure avec de l’eau et des billes d’acier dans un cylindre en rotation. L’essai Los Angeles fait intervenir des boulets, et les conditions à sec, le cylindre fixe ou la fraction 4/12 mm ne correspondent pas au protocole.

48. Après un essai Micro-Deval, un laboratoire veut exprimer le degré d’usure du granulat. Quel résultat doit-il déterminer ?

La proportion d’éléments grossiers supérieurs à 1,6 mm produite pendant l’essai
La proportion d’éléments fins inférieurs à 1,6 mm présente avant l’essai
Le nombre de rotations nécessaire pour atteindre une usure donnée
La proportion d’éléments fins inférieurs à 1,6 mm produite pendant l’essai

La proportion d’éléments fins inférieurs à 1,6 mm produite pendant l’essai

Explication

Le degré d’usure est évalué par la proportion d’éléments fins de moins de 1,6 mm générés pendant l’essai. Les éléments supérieurs au seuil, la teneur initiale en fines et le nombre de rotations ne constituent pas le critère indiqué.

49. Par temps froid, un chantier utilise un adjuvant qui accélère la prise du béton, améliore ses résistances à court terme et augmente la chaleur d’hydratation. De quel adjuvant s’agit-il ?

Un retardateur
Un hydrofuge de masse
Un accélérateur de prise
Un accélérateur de durcissement

Un accélérateur de prise

Explication

Un accélérateur de prise accélère la prise, améliore les résistances à court terme et augmente la chaleur d’hydratation. L’accélérateur de durcissement vise le développement des résistances initiales, le retardateur ralentit le début de prise et l’hydrofuge limite la pénétration de l’eau.

50. Un adjuvant augmente la vitesse à laquelle les résistances initiales d’un béton se développent, mais le temps de prise reste inchangé. Quelle catégorie décrit cet effet ?

Un retardateur
Un accélérateur de prise
Un accélérateur de durcissement
Un hydrofuge de masse

Un accélérateur de durcissement

Explication

Un accélérateur de durcissement augmente la vitesse de développement des résistances initiales, avec ou sans modification du temps de prise. L’accélérateur de prise agit sur la prise, le retardateur augmente le temps avant le début de la transition vers l’état rigide et l’hydrofuge limite la pénétration d’eau.

51. Pour couler un ouvrage de grande masse, une équipe cherche un adjuvant qui retarde le début du passage du béton de l’état plastique à l’état rigide et régule la chaleur d’hydratation. Lequel convient ?

Un accélérateur de durcissement
Un accélérateur de prise
Un retardateur
Un hydrofuge de masse

Un retardateur

Explication

Un retardateur augmente le temps nécessaire avant le début de la transition vers l’état rigide et régule le dégagement de chaleur lié à l’hydratation. L’accélérateur de prise avance la prise, l’accélérateur de durcissement augmente la vitesse de développement des résistances et l’hydrofuge limite la pénétration de l’eau.

52. Un béton doit moins laisser pénétrer l’eau dans ses pores et ses capillaires, sans perdre ses qualités plastiques et esthétiques. Quel adjuvant répond à ce besoin ?

Un retardateur
Un entraîneur d’air
Un hydrofuge de masse
Un accélérateur de durcissement

Un hydrofuge de masse

Explication

L’hydrofuge de masse limite la pénétration de l’eau dans les pores et les capillaires sans altérer les qualités plastiques et esthétiques du béton. L’entraîneur d’air incorpore des bulles, tandis que les accélérateurs et le retardateur agissent sur la prise ou le développement des résistances.

53. Pendant le malaxage, un adjuvant incorpore une quantité contrôlée de fines bulles uniformément réparties, qui demeurent dans le béton après durcissement. De quel adjuvant s’agit-il ?

Un accélérateur de durcissement
Un entraîneur d’air
Un hydrofuge de masse
Un retardateur

Un entraîneur d’air

Explication

Un entraîneur d’air incorpore au malaxage des fines bulles contrôlées et uniformément réparties, qui subsistent après le durcissement. L’hydrofuge limite la pénétration d’eau, le retardateur agit sur le début de prise et l’accélérateur de durcissement agit sur les résistances initiales.

54. Dans un béton exposé au gel, l’eau présente dans les pores gèle et augmente de volume de 9 %. Quel rôle les bulles d’air entraîné jouent-elles face à cette expansion ?

Elles réduisent de 9 % le volume de l’eau gelée
Elles empêchent l’eau de pénétrer dans les capillaires
Elles servent de vases d’expansion
Elles accélèrent la prise du béton

Elles servent de vases d’expansion

Explication

Lorsque l’eau gèle, son volume augmente de 9 %; les bulles d’air entraîné offrent des vases d’expansion qui accommodent cette augmentation. Elles ne constituent pas un hydrofuge, ne réduisent pas le volume de l’eau gelée et n’accélèrent pas la prise.

55. Un laboratoire analyse un cru destiné à fabriquer du ciment Portland. Quelle composition respecte les proportions caractéristiques de ses quatre constituants principaux ?

77 à 83 % de CaCO₃, 13 à 14 % de SiO₂, 2 à 4 % d’Al₂O₃ et 1,5 à 3 % de Fe₂O₃
77 à 83 % de CaCO₃, 2 à 4 % de SiO₂, 13 à 14 % d’Al₂O₃ et 1,5 à 3 % de Fe₂O₃
1,5 à 3 % de CaCO₃, 13 à 14 % de SiO₂, 2 à 4 % d’Al₂O₃ et 77 à 83 % de Fe₂O₃
13 à 14 % de CaCO₃, 77 à 83 % de SiO₂, 2 à 4 % d’Al₂O₃ et 1,5 à 3 % de Fe₂O₃

77 à 83 % de CaCO₃, 13 à 14 % de SiO₂, 2 à 4 % d’Al₂O₃ et 1,5 à 3 % de Fe₂O₃

Explication

Le cru Portland contient majoritairement du carbonate de calcium, puis de la silice, de l’alumine et de l’oxyde ferrique dans les plages indiquées. La permutation entre silice et alumine confond leurs teneurs, l’attribution de la plus grande proportion au Fe₂O₃ échange son rôle avec celui du CaCO₃, et la dernière proposition inverse les proportions du CaCO₃ et du SiO₂.

56. Un ciment porte la désignation « 42,5 R ». À quoi correspondent les deux indications de résistance ?

42,5 indique la résistance minimale à 2 jours en MPa, et R une résistance rapide caractérisée à 28 jours
42,5 indique la résistance minimale à 28 jours en MPa, et R une résistance rapide caractérisée à 2 jours
42,5 indique la résistance minimale à 28 jours en MPa, et R une résistance rapide caractérisée à 7 jours
42,5 indique la résistance minimale à 28 jours en MPa, et R une résistance normale caractérisée à 2 jours

42,5 indique la résistance minimale à 28 jours en MPa, et R une résistance rapide caractérisée à 2 jours

Explication

La classe 42,5 exprime la résistance caractéristique minimale à 28 jours, tandis que R désigne une résistance rapide, évaluée à 2 jours. La première confusion échange les échéances, « résistance normale » correspond à N, et l’échéance de 7 jours concerne l’exception propre à la classe 32,5 N.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Liants et matériaux cimentaires.

Quels sont les composants du béton ?

Un liant minéral, des granulats et de l’eau.

À quoi sert un liant dans un mélange de particules solides ?

À agglomérer les particules en une masse solide.

Quelles sont les deux grandes familles de liants ?

Les liants minéraux et les liants organiques.

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Consultez la fiche de révision complète sur Liants et matériaux cimentaires.

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