★ À maîtriser
Compléments
Se décentrer → mieux comprendre l’autre → mieux vivre ensemble
★ À maîtriser
L’océan Indien est présenté comme une aire majeure de civilisation et un trait d’union entre ses riverains, à la différence des océans Atlantique et Pacifique, longtemps décrits comme des barrières.
Jusqu’au VIIIe siècle, Madagascar est peuplée surtout sur son littoral, où la présence indonésienne est attestée sur les côtes nord-est et nord-ouest et sur les rivages occidentaux de l’océan Indien.
Entre les VIIIe et XIe siècles, les Proto-Malgaches se constituent par métissage entre des populations venues de la côte orientale d’Afrique et des Indonésiens installés à Madagascar.
Compléments
La voie Sabéenne est un courant marin reliant, dans les deux sens selon les saisons, la côte orientale d’Afrique à la Chine par le sud de l’Arabie, l’Inde, le Sri Lanka et l’Indonésie.
Jusqu’au VIIIe siècle, un circuit commercial ouest-est exporte jusqu’aux confins de la Chine de l’ivoire, des écailles de tortue et surtout des esclaves.
Entre les VIIIe et XIe siècles, le peuple et la langue malgaches se forment, et les apports ultérieurs enrichissent le lexique sans modifier sensiblement les traits fondamentaux de la langue.
L’océan Indien comme une voie maritime reliant l’Asie à l’Afrique
★ À maîtriser
À Madagascar, la pénétration de l’intérieur favorise la vazimbisation, associée au relâchement des structures socio-politiques, à la chasse, à la pêche et à la cueillette, ainsi qu’à l’oubli de la métallurgie du fer.
Entre les XIVe et XVe siècles naissent les royaumes sakalava à l’ouest et merina au centre, dans un contexte d’accélération de la dévazimbisation et de troubles dans l’île.
Au XIXe siècle, les Betsimisaraka entreprennent périodiquement des expéditions et des razzias aux Comores et sur la côte orientale d’Afrique, tandis que le royaume merina mène une campagne d’expansion pour unifier l’île.
Compléments
Au Xe siècle, les comptoirs arabes remplacent ceux des Indonésiens sur les côtes orientales d’Afrique, tandis que l’islamisation et la souahilisation progressent sur ces côtes et aux Comores.
À partir du XVIIIe siècle, l’insécurité et la traite favorisent le regroupement des populations malgaches en tribus relativement cloisonnées et le développement de particularismes régionaux, notamment linguistiques.
📌 Le cours oppose les populations côtières, en contact avec les étrangers et associées à la navigation, aux populations des hauts plateaux, notamment les Mérinas, qui dominent de nombreuses tribus.
Wak-Wak, Vazimba, chefferies, royaumes
★ À maîtriser
Après l’expansion merina et la montée de l’impérialisme européen, Madagascar est colonisé par la France de 1896 à 1960.
La colonisation française met en œuvre une politique d’assimilation et une politique des races fondée sur l’anthropométrie, mais l’assimilation échoue et une conscience nationale liée à la malgachisation émerge.
Compléments
En 1500, les Portugais s’implantent au nord de Madagascar, à Diego-Suarez, et nomment la grande île l’île Saint-Laurent.
En 1642, Louis XIII fonde la Compagnie de l’Orient, puis Colbert relance la colonisation avec la Compagnie des Indes en 1661.
En 1686, Louis XIV réunit Madagascar sous la couronne de France, mais l’expansion coloniale française cesse pendant 75 ans en raison notamment du paludisme et des attaques locales.
En 1931, l’Empire colonial français présente à l’Exposition universelle de Paris des personnes venues de ses colonies.
Royaumes malgaches en expansion face aux ambitions française et anglaise
La religion malgache traditionnelle est ancrée dans la nature et ne comporte ni messie, ni livre saint, ni intermédiaire entre l’homme et le divin; les ancêtres relient les humains entre eux.
La religion malgache traditionnelle repose sur trois principes :
📌 Dans la religion malgache traditionnelle, les ancêtres, ou Razana, ne sont pas des dieux : ce sont des humains défunts méritants dont la sagesse et la puissance spirituelle peuvent aider les vivants.
★ À maîtriser
La représentation malgache distingue le monde sensible, le monde invisible des esprits et l’univers infini, inaccessible et potentiellement dangereux pour l’homme.
Tout défunt ne devient pas ancêtre : l’ancestralisation suppose une vie orientée vers la sagesse et le service aux autres, et commence à être envisagée dès les funérailles.
Le cours distingue quatre groupes d’ancêtres :
Compléments
Le famadihana est une cérémonie de secondes funérailles qui renouvelle les liens entre les vivants et les ancêtres familiaux.
Les sanctuaires malgaches se trouvent notamment dans la nature, près d’une cascade, d’une source, d’un arbre, d’une grotte ou d’un rocher, et servent à rester en contact avec la nature et les ancêtres.
Les ombiasy sont des prêtres et prêtresses qui communiquent avec le monde invisible, interprètent ses messages et servent l’équilibre et la santé de la communauté; ils commencent généralement leur fonction vers la cinquantaine après une longue formation.
★ À maîtriser
🔄 Le famadihana suit plusieurs étapes : exhumer les dépouilles des proches, les envelopper dans de nouveaux linceuls appelés lambamena, célébrer leur mémoire en famille
Le famadihana réunit la famille, peut contribuer à réconcilier ses membres et permet aux vivants de solliciter la bénédiction des morts.
Compléments
Le famadihana est habituellement organisé entre juin et septembre et revient souvent à intervalles de cinq ou sept ans.
Les festivités du famadihana peuvent durer deux jours et entraîner des dépenses importantes, notamment pour nourrir les invités; le vary be menaka, riz imbibé d’huile accompagné de viande de zébu, est cité comme repas de fête.
Le cours indique que les difficultés économiques et l’influence chrétienne contribuent à la raréfaction du famadihana, certaines familles renouvelant désormais les linceuls lors d’un enterrement.
Exhumer, envelopper de lambamena, célébrer et renouer les liens
★ À maîtriser
Compléments
📌 Dans la tradition malgache, les êtres de la nature sont associés aux cheveux noués des enfants, tandis qu’à La Réunion cette emprise est souvent attribuée aux ancêtres; dans les pratiques malbares, le rituel peut être lié à une divinité hindoue.
Le sévé mayé est un rite de naissance pratiqué à La Réunion sur des enfants d’un an passé, principalement dans les communautés malgaches et malbares, avec des modalités différentes selon les traditions.
Les mères malgaches peuvent pratiquer le rite des cheveux maillés à la cascade Niagara lorsque l’enfant a six mois, tandis que chez les Malbars il est généralement accompli par un prêtre après l’âge d’un an.
🔄 Le rite des cheveux maillés suit trois moments :
Nœud de cheveux : signe d’emprise spirituelle, puis rite de protection
★ À maîtriser
Compléments
Les parents consultent un devin pour identifier l’esprit tenu pour responsable, qui peut être un ancêtre paternel ou maternel, ou une divinité hindoue.
🔄 Le rituel décrit suit ces étapes :
📌 Dans le code malgache, le nœud de cheveux se situe à la base de la nuque, tandis que dans le code indien il se situe au sommet du crâne.
Désordre, coupe, purification, apaisement
★ À maîtriser
Les Comores comprennent Grande Comore (Ngazidja), Anjouan (Ndzouani), Mohéli (Mwali) et Mayotte (Maore), situées dans le canal du Mozambique à environ 300 km de l’Afrique et de Madagascar.
Le peuplement ancien des Comores associe des immigrants venus de l’est, des Bantous venus de l’ouest et, à partir du IXe siècle puis surtout du XIIIe siècle, des arrivées arabo-perses.
📌 Une civilisation urbaine et patrilinéaire d’influence arabe se superpose au système tribal et matrilinéaire d’influence africaine.
Compléments
Les Shiraziens arrivent d’abord pour le commerce, puis les Arabes contribuent à l’islamisation de l’archipel et à son organisation politique en sultanats.
La mosquée de Moroni date de 1427.
Matrilinéarité africaine et patrilinéarité arabo-perse
★ À maîtriser
À Mayotte, la mosquée de Tsingoni, construite par le sultan Issa, date de 1538 et est présentée comme la plus ancienne mosquée de l’île.
Du XVe au XXIe siècle, les conflits entre les îles des Comores sont liés aux rivalités entre familles arabes et à l’accès aux terres, aux esclaves et aux richesses.
Compléments
Les poteries retrouvées à Dembéni sont :
À partir du XVIe siècle, les Sakalaves et les Betsimisaraka effectuent des raids dans les îles Comores et capturent des femmes et des hommes pour les réduire en esclavage.
En 1793, des razzias malgaches détruisent Tsingoni et des populations malgaches s’installent dans le sud de Mayotte.
En échange de la cession, Andriantsouly reçoit une aide militaire, une rente annuelle de 1 000 piastres et la prise en charge de l’éducation de ses enfants à La Réunion par le gouvernement français.
La France cherche à renforcer sa présence dans l’océan Indien, à disposer d’un port dans le canal du Mozambique et à se positionner face aux Anglais et aux Allemands.
Rivalités entre sultans → recherche d’une protection française
En 1851, le premier recensement de Mayotte dénombre 6 898 habitants, dont 1 198 Mahorais.
En 1886, le protectorat français s’étend à l’ensemble des quatre îles des Comores.
Lors du référendum d’autodétermination de 1974, trois îles votent pour l’indépendance à 90 %, tandis qu’à Mayotte 65 % votent non et 35 % oui.
Mayotte française, protectorat, autonomie, indépendances séparées
★ À maîtriser
La famille comorienne assure la cohésion du groupe, organise les rôles selon le sexe et l’âge et constitue une unité de production et de consommation.
La parenté comorienne s’exprime par le sang, l’alliance et la spiritualité, et donne à l’individu sa place dans la société.
📌 La société comorienne associe une filiation matrilinéaire d’héritage bantou à une filiation patrilinéaire d’héritage arabo-perse.
Compléments
L’éducation des enfants dans les valeurs de l’islam commence à l’école coranique vers l’âge de 3 ou 4 ans.
Le grand mariage, ou Anda, confère un statut de notabilité ainsi que la reconnaissance et le respect des plus jeunes.
La femme transmet les valeurs, l’homme transmet son nom
★ À maîtriser
📌 Le mariage coutumier, ou grand mariage, se distingue du mnadaho, ou petit mariage, qui ne comporte pas de festivités hormis la cérémonie religieuse devant le cadi et le versement de la dot.
Compléments
Le grand mariage comprend :
Dans la coutume décrite, le marié quitte la maison de sa mère pour rejoindre celle de sa femme ou de sa belle-famille, et l’homme s’installe chez son épouse.
Les grands mariages renforcent les liens familiaux, interclaniques et de voisinage, et favorisent une redistribution des ressources entre participants.
Demande, préparation, rituel, sacrifice, festin
★ À maîtriser
Compléments
Les présents comprennent :
Les neuf journées sont ponctuées de veillées, défilés, chants et danses au son des tam-tams et des tambours, dont la danse du pilon appelée wadaha.
Après le grand mariage, l’époux peut porter une écharpe de soie brodée et une canne au pommeau d’argent ciselé comme signes de son nouveau rang.
Un cortège de présents accompagne neuf jours de fêtes et de danses
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