QCM : Madagascar et les sociétés de l’océan Indien (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition caractérise l’anthropologie comme discipline scientifique ?

Elle décrit les langues humaines sans examiner les pratiques ni les conceptions du monde.
Elle analyse surtout les institutions politiques et les échanges économiques entre sociétés.
Elle étudie l’humain dans sa globalité, ses comportements et ses représentations du monde.
Elle reconstitue principalement l’évolution des espèces à partir de leurs caractéristiques biologiques.

Elle étudie l’humain dans sa globalité, ses comportements et ses représentations du monde.

Explication

L’anthropologie étudie l’humain dans sa globalité, notamment ses comportements et ses représentations du monde. L’étude principalement biologique des espèces relève d’un autre domaine et ne rend pas compte de cette portée générale.

2. Comment les connaissances anthropologiques peuvent-elles aider une personne à mieux vivre avec des individus issus d’autres cultures ?

Elles favorisent l’abandon des différences culturelles au profit d’une manière commune de vivre.
Elles lui permettent de classer les cultures selon leur degré de ressemblance avec la sienne.
Elles l’amènent à interpréter les pratiques étrangères à partir de ses propres normes sociales.
Elles l’aident à prendre du recul par rapport à son propre cadre de référence et à observer l’autre plus neutralement.

Elles l’aident à prendre du recul par rapport à son propre cadre de référence et à observer l’autre plus neutralement.

Explication

Le décentrement aide à relativiser son propre cadre de référence et à observer autrui de manière plus neutre, ce qui favorise le vivre-ensemble. Interpréter les pratiques étrangères à partir de ses propres normes maintient précisément le biais que cette démarche cherche à réduire.

3. Quelle représentation distingue le rôle historique de l’océan Indien de celui longtemps attribué aux océans Atlantique et Pacifique ?

L’océan Indien relie ses riverains, tandis que l’Atlantique et le Pacifique ont été décrits comme des voies saisonnières.
L’océan Indien relie ses riverains, tandis que l’Atlantique et le Pacifique ont longtemps été décrits comme des barrières.
Les trois océans ont longtemps été considérés comme des voies de circulation comparables entre leurs riverains.
L’océan Indien sépare ses riverains, tandis que l’Atlantique et le Pacifique ont longtemps facilité leurs échanges.

L’océan Indien relie ses riverains, tandis que l’Atlantique et le Pacifique ont longtemps été décrits comme des barrières.

Explication

L’océan Indien est présenté comme un trait d’union entre ses riverains, contrairement à l’Atlantique et au Pacifique, longtemps décrits comme des barrières. La confusion la plus plausible inverse ces rôles en faisant de l’océan Indien une séparation.

4. Quelle configuration du peuplement de Madagascar est attestée jusqu’au VIIIe siècle ?

Le peuplement se concentre surtout sur le littoral, avec une présence indonésienne limitée aux côtes orientales de Madagascar.
Le peuplement couvre largement l’intérieur, avec une présence indonésienne attestée principalement sur les côtes sud-est de Madagascar.
Le peuplement se concentre surtout dans les hautes terres, avec une présence indonésienne limitée aux vallées du centre de l’île.
Le peuplement se concentre surtout sur le littoral, avec une présence indonésienne au nord-est, au nord-ouest et sur les rivages occidentaux de l’océan Indien.

Le peuplement se concentre surtout sur le littoral, avec une présence indonésienne au nord-est, au nord-ouest et sur les rivages occidentaux de l’océan Indien.

Explication

Jusqu’au VIIIe siècle, la population se trouve surtout sur le littoral et la présence indonésienne est attestée au nord-est, au nord-ouest ainsi que sur les rivages occidentaux de l’océan Indien. La limiter aux seules côtes orientales omet les zones occidentales également mentionnées.

5. Comment se constituent les Proto-Malgaches entre les VIIIe et XIe siècles ?

Par rapprochement entre des populations venues de l’Asie du Sud et des Indonésiens installés à Madagascar.
Par métissage entre des populations venues de la côte orientale d’Afrique et des groupes arabes établis sur l’île.
Par rapprochement entre des populations venues de la côte occidentale d’Afrique et des Indonésiens installés à Madagascar.
Par métissage entre des populations venues de la côte orientale d’Afrique et des Indonésiens installés à Madagascar.

Par métissage entre des populations venues de la côte orientale d’Afrique et des Indonésiens installés à Madagascar.

Explication

Les Proto-Malgaches se constituent par métissage de populations venues de la côte orientale d’Afrique et d’Indonésiens établis à Madagascar. Remplacer les populations africaines par des groupes arabes modifie l’un des deux ensembles à l’origine de ce métissage.

6. Quel ensemble de transformations est associé à la pénétration de l’intérieur de Madagascar et à la vazimbisation ?

Le développement des chefferies, l’extension des échanges côtiers et la généralisation de la métallurgie du fer.
Le renforcement des structures socio-politiques, l’essor de l’agriculture irriguée et la diffusion de la métallurgie du fer.
Le relâchement des structures socio-politiques, l’essor du commerce maritime et le maintien des techniques métallurgiques.
Le relâchement des structures socio-politiques, le recours à la chasse, à la pêche et à la cueillette, ainsi que l’oubli de la métallurgie du fer.

Le relâchement des structures socio-politiques, le recours à la chasse, à la pêche et à la cueillette, ainsi que l’oubli de la métallurgie du fer.

Explication

La pénétration de l’intérieur favorise la vazimbisation, marquée par un relâchement politique, des activités de chasse, de pêche et de cueillette, ainsi que l’oubli du travail du fer. Le maintien des techniques métallurgiques contredit directement l’un des changements associés à ce processus.

7. Une chefferie assimile progressivement des populations vazimba, d’abord par une compétition pacifique puis par la violence : quel processus décrit cette évolution ?

La tribalisation, c’est-à-dire le regroupement de populations en communautés régionales cloisonnées.
La souahilisation, c’est-à-dire la diffusion de pratiques culturelles sur les côtes orientales africaines.
La dévazimbisation, c’est-à-dire l’assimilation progressive des Vazimba par des chefferies.
La vazimbisation, c’est-à-dire la régression culturelle de populations installées dans l’intérieur.

La dévazimbisation, c’est-à-dire l’assimilation progressive des Vazimba par des chefferies.

Explication

La dévazimbisation désigne l’assimilation progressive des Vazimba par les chefferies, d’abord dans une compétition pacifique puis par la violence. La vazimbisation correspond plutôt à la régression culturelle des populations de l’intérieur, et non à leur assimilation par les chefferies.

8. Quels royaumes apparaissent entre les XIVe et XVe siècles dans un contexte d’accélération de la dévazimbisation et de troubles ?

Les royaumes sakalava à l’ouest et merina au centre.
Les royaumes betsimisaraka à l’ouest et merina au nord.
Les royaumes sakalava à l’est et betsimisaraka au centre.
Les royaumes merina à l’ouest et sakalava au centre.

Les royaumes sakalava à l’ouest et merina au centre.

Explication

Les royaumes sakalava naissent à l’ouest et les royaumes merina au centre, alors que la dévazimbisation s’accélère et que l’île connaît des troubles. Inverser leurs régions est une confusion plausible, mais ne correspond pas à leur implantation indiquée.

9. Quelle combinaison décrit les initiatives des Betsimisaraka et du royaume merina au XIXe siècle ?

Les Betsimisaraka lancent des expéditions périodiques dans les hautes terres, tandis que le royaume merina cherche à unifier l’île par l’expansion.
Les Betsimisaraka mènent une campagne d’expansion pour unifier l’île, tandis que le royaume merina lance des razzias périodiques aux Comores.
Les Betsimisaraka lancent périodiquement des expéditions et des razzias aux Comores et en Afrique orientale, tandis que le royaume merina cherche à unifier l’île par l’expansion.
Les Betsimisaraka organisent des razzias aux Comores et en Afrique occidentale, tandis que le royaume merina cherche à unifier l’île par l’expansion.

Les Betsimisaraka lancent périodiquement des expéditions et des razzias aux Comores et en Afrique orientale, tandis que le royaume merina cherche à unifier l’île par l’expansion.

Explication

Au XIXe siècle, les Betsimisaraka entreprennent périodiquement des expéditions et des razzias aux Comores et sur la côte orientale d’Afrique, tandis que les Merina poursuivent l’unification de l’île par l’expansion. Attribuer les razzias aux Comores au royaume merina confond les rôles des deux acteurs.

10. Entre quelles années Madagascar a-t-il été colonisé par la France après l’expansion merina et la montée de l’impérialisme européen ?

De 1500 à 1642
De 1896 à 1960
De 1642 à 1661
De 1885 à 1945

De 1896 à 1960

Explication

La colonisation française de Madagascar s’étend de 1896 à 1960, dans le contexte de l’expansion merina et de l’impérialisme européen. La période de 1642 à 1661 concerne plutôt la fondation et la relance de compagnies coloniales françaises.

11. Quelle évolution découle de l’échec de la politique française d’assimilation à Madagascar ?

Une intégration réussie de la population à la culture française s’impose
Une conscience nationale française se développe autour de l’assimilation
Une politique des races fondée sur l’anthropométrie disparaît immédiatement
Une conscience nationale liée à la malgachisation émerge

Une conscience nationale liée à la malgachisation émerge

Explication

L’assimilation visait à intégrer les populations à la culture française, mais son échec a contribué à l’émergence d’une conscience nationale liée à la malgachisation. L’intégration réussie à la culture française est donc contraire à l’évolution décrite.

12. Quelle caractéristique distingue la religion malgache traditionnelle quant aux intermédiaires entre l’être humain et le divin ?

Elle exige des prêtres comme intermédiaires permanents avec le divin
Elle fait des ancêtres les intermédiaires indispensables du culte
Elle confie aux livres saints la médiation entre l’être humain et le divin
Elle ne prévoit pas d’intermédiaire entre l’être humain et le divin

Elle ne prévoit pas d’intermédiaire entre l’être humain et le divin

Explication

La religion traditionnelle est décrite comme ne comportant pas d’intermédiaire entre l’être humain et le divin; les ancêtres relient plutôt les humains entre eux. Les ancêtres ne sont donc pas présentés comme des intermédiaires indispensables avec le divin.

13. Dans une communauté qui se conçoit comme une seule famille unie, que désigne le fihavanana ?

La reconnaissance du principe divin de la vie et de la mort
Le sacré reliant l’être humain au monde des esprits
La puissance spirituelle des ancêtres défunts
La solidarité et le lien social entre les membres

La solidarité et le lien social entre les membres

Explication

Le fihavanana désigne la solidarité et le lien social fondés sur l’idée que la société forme une seule famille unie. Le sacré reliant l’être humain au monde des esprits correspond plutôt au hasina.

14. Quels principes constituent les trois fondements de la religion malgache traditionnelle ?

Le principe divin de la vie et de la mort, l’immortalité des parties non matérielles et le sacré
La médiation des prêtres, l’existence d’un livre saint et la croyance en un messie
La création de l’univers, la séparation des vivants et des morts et le culte des sanctuaires
La solidarité familiale, l’ancestralisation des défunts et la pratique des secondes funérailles

Le principe divin de la vie et de la mort, l’immortalité des parties non matérielles et le sacré

Explication

Les trois principes sont la reconnaissance du principe divin de la vie et de la mort, la croyance en l’immortalité des parties non matérielles de l’être humain et la dimension du sacré. La médiation des prêtres et l’existence d’un livre saint ne font pas partie de ces principes.

15. Quelle distinction faut-il faire entre les Razana et Zanahary dans la religion malgache traditionnelle ?

Les Razana sont des esprits sans lien humain, tandis que Zanahary désigne un médiateur
Les Razana et Zanahary désignent deux noms équivalents du principe créateur
Les Razana sont des ancêtres humains défunts, tandis que Zanahary désigne Dieu
Les Razana sont des dieux créateurs, tandis que Zanahary désigne un ancêtre familial

Les Razana sont des ancêtres humains défunts, tandis que Zanahary désigne Dieu

Explication

Les Razana sont des humains défunts méritants dont la sagesse et la puissance spirituelle peuvent aider les vivants, tandis que Zanahary désigne Dieu. Les Razana ne sont donc pas des dieux créateurs.

16. Comment la représentation malgache distingue-t-elle les domaines qui composent l’univers ?

Le monde des vivants, le monde des ancêtres et un univers divin accessible par les sanctuaires
Le monde sensible, le monde invisible des esprits et un univers infini inaccessible et potentiellement dangereux
Le monde matériel, le monde des dieux et un univers réservé aux médiateurs spirituels
Le monde naturel, le monde des morts et un univers limité aux lieux de culte familiaux

Le monde sensible, le monde invisible des esprits et un univers infini inaccessible et potentiellement dangereux

Explication

La représentation distingue le monde sensible, le monde invisible des esprits et l’univers infini, inaccessible et potentiellement dangereux pour l’être humain. Un univers divin accessible par les sanctuaires ne correspond pas à cette description.

17. Quelle condition permet d’envisager l’ancestralisation d’un défunt ?

Avoir appartenu à une famille reconnue et reçu des funérailles élaborées
Avoir mené une vie tournée vers la sagesse et le service aux autres
Avoir été honoré par les vivants dès les premières cérémonies funéraires
Avoir occupé une fonction de médiateur entre les esprits et les humains

Avoir mené une vie tournée vers la sagesse et le service aux autres

Explication

L’ancestralisation suppose une vie orientée vers la sagesse et le service aux autres, et elle commence à être envisagée dès les funérailles. Des funérailles élaborées ou l’appartenance à une famille reconnue ne sont pas présentées comme des critères suffisants.

18. Quel ensemble correspond aux quatre groupes d’ancêtres distingués dans la représentation malgache ?

Les ancêtres connus, les fondateurs de sanctuaires, les esprits invisibles et les défunts sans famille
Les ancêtres familiaux, les dieux créateurs, les esprits de la nature et les médiateurs vivants
Les grands ancêtres communs, les prêtres, les défunts honorés et les esprits des sanctuaires
Les ancêtres familiaux, les grands ancêtres communs, les ancêtres perdus de mémoire et les défunts non ancestralises

Les ancêtres familiaux, les grands ancêtres communs, les ancêtres perdus de mémoire et les défunts non ancestralises

Explication

Les quatre groupes sont les ancêtres familiaux, les grands ancêtres communs, les ancêtres perdus de mémoire et les défunts dont l’ancestralisation n’a pas pu avoir lieu. Les esprits de la nature et les médiateurs vivants ne font pas partie de cette classification.

19. Que se passe-t-il au cours du famadihana ?

Les dépouilles des proches sont exhumées, enveloppées de nouveaux lambamena, puis leur mémoire est célébrée en famille.
Les proches se réunissent pour laver les tombeaux, offrir un repas aux ancêtres et demander leur protection.
Les dépouilles sont déplacées vers un tombeau neuf, puis les vivants échangent des vêtements en leur mémoire.
Les familles apportent des offrandes aux morts sans déplacer leurs dépouilles ni modifier leurs linceuls.

Les dépouilles des proches sont exhumées, enveloppées de nouveaux lambamena, puis leur mémoire est célébrée en famille.

Explication

Le famadihana comprend l’exhumation des dépouilles, leur enveloppement dans de nouveaux lambamena et une célébration familiale de la mémoire des défunts. Un simple rassemblement autour des tombeaux ne correspond pas à cette succession d’actions.

20. Quel rôle le famadihana peut-il jouer dans les relations entre les vivants et les défunts ?

Il établit la succession familiale et permet aux morts de demander aux vivants de respecter leurs dernières volontés.
Il renforce les liens entre les générations en demandant aux vivants de bénir les défunts réunis.
Il célèbre les ancêtres en famille, mais vise principalement à résoudre des différends entre communautés voisines.
Il rassemble la famille, peut rapprocher ses membres et permet aux vivants de solliciter la bénédiction des morts.

Il rassemble la famille, peut rapprocher ses membres et permet aux vivants de solliciter la bénédiction des morts.

Explication

Le famadihana réunit les membres de la famille, peut contribuer à leur réconciliation et permet aux vivants de solliciter la bénédiction des morts. Il ne s’agit pas d’une cérémonie où les vivants bénissent les défunts.

21. Dans certaines croyances malgaches et réunionnaises, comment peut-on interpréter les cheveux inhabituellement emmêlés d’un enfant ?

Comme un signe de présence ou d’élection spirituelle.
Comme une marque de deuil transmise par les proches de l’enfant.
Comme une preuve de maladie attribuée à une alimentation inadéquate.
Comme un signe de désobéissance appelant une correction familiale.

Comme un signe de présence ou d’élection spirituelle.

Explication

L’emmêlement inhabituel des cheveux peut être compris comme le signe d’une présence spirituelle ou d’une élection. L’interpréter comme une conséquence alimentaire ne rend pas compte de cette croyance.

22. Quelle définition du rituel correspond à la notion de passage ?

Le passage d’un état à un autre, par exemple du désordre à l’ordre ou de l’impur au pur.
La répétition d’un geste collectif destiné à conserver un état social inchangé.
La transmission d’une croyance d’une génération à l’autre par un récit familial.
La célébration d’un événement qui marque l’appartenance d’un groupe à un territoire.

Le passage d’un état à un autre, par exemple du désordre à l’ordre ou de l’impur au pur.

Explication

Un rituel peut être défini comme un passage d’un état à un autre, notamment du désordre à l’ordre ou de l’impur au pur. La transmission d’une croyance est un processus différent, même si elle peut s’accompagner de rites.

23. Quelle transformation caractérise le rituel des cheveux maillés ?

L’enfant passe de l’isolement à la vie collective par une cérémonie qui confirme son âge adulte.
L’enfant passe du désordre à l’ordre et de l’impur au pur, puis est intégré à une protection religieuse.
L’enfant passe de la maladie à la guérison grâce à une protection médicale et à une réintégration familiale.
L’enfant passe d’une tradition familiale à une autre en recevant un nouveau statut au sein du groupe.

L’enfant passe du désordre à l’ordre et de l’impur au pur, puis est intégré à une protection religieuse.

Explication

Le rituel marque le passage du désordre à l’ordre et de l’impur au pur, tout en intégrant l’enfant à une protection religieuse. Une guérison médicale ne décrit pas cette transformation rituelle.

24. Comment la maladie associée aux cheveux maillés est-elle comprise dans les traditions malbar et malgache ?

Elle est considérée comme un signe de colère ancestrale, sans lien avec une élection spirituelle.
Elle est comprise comme une épreuve sans portée spirituelle, suivie d’une guérison attribuée aux soins familiaux.
Elle est d’abord interprétée comme un rappel à l’ordre, puis comme un appel signalant une élection par un esprit.
Elle est interprétée comme une punition définitive qui exclut l’enfant de la protection des esprits.

Elle est d’abord interprétée comme un rappel à l’ordre, puis comme un appel signalant une élection par un esprit.

Explication

Dans ces traditions, la maladie est comprise comme un rappel à l’ordre, puis comme un appel marquant l’élection de l’enfant par un esprit. La réduire à une punition définitive écarte précisément cette dimension d’élection.

25. Comment les principales vagues de peuplement des Comores se sont-elles succédé ?

Des immigrants venus de l’est, des Bantous venus de l’ouest, puis des arrivées arabo-perses à partir du IXe siècle, surtout au XIIIe siècle.
Des immigrants venus de l’ouest, des Bantous venus de l’est, puis des arrivées arabes dès le Ve siècle.
Des Bantous venus de l’est, des immigrants venus de l’ouest, puis des arrivées arabo-perses à partir du XIIIe siècle.
Des arrivées arabo-perses d’abord, puis des immigrants de l’est et des Bantous de l’ouest à partir du XIIIe siècle.

Des immigrants venus de l’est, des Bantous venus de l’ouest, puis des arrivées arabo-perses à partir du IXe siècle, surtout au XIIIe siècle.

Explication

Le peuplement ancien associe des immigrants venus de l’est, des Bantous venus de l’ouest et des arrivées arabo-perses amorcées au IXe siècle, particulièrement importantes au XIIIe siècle. L’option qui inverse les provenances des deux premiers groupes ne correspond pas à cette répartition.

26. Quelle distinction caractérise les deux systèmes sociaux qui se superposent dans les sociétés anciennes des Comores ?

Les deux systèmes sont matrilinéaires, mais seul le système tribal est associé à une civilisation urbaine.
Le système tribal d’influence africaine est patrilinéaire, tandis que la civilisation urbaine d’influence arabe est matrilinéaire.
Le système tribal d’influence africaine est matrilinéaire, tandis que la civilisation urbaine d’influence arabe est patrilinéaire.
Les deux systèmes sont patrilinéaires, mais seule la civilisation urbaine est associée à une influence africaine.

Le système tribal d’influence africaine est matrilinéaire, tandis que la civilisation urbaine d’influence arabe est patrilinéaire.

Explication

Le système tribal associé à l’influence africaine est matrilinéaire, alors que la civilisation urbaine d’influence arabe est patrilinéaire. L’option qui attribue ces caractéristiques dans l’ordre inverse reprend précisément la confusion à éviter.

27. Quel rôle les Arabes ont-ils joué dans l’évolution politique et religieuse des Comores après l’arrivée des Shiraziens ?

Après leur arrivée pour le commerce, les Arabes ont contribué à la christianisation de l’archipel et à son organisation en républiques.
Après leur arrivée pour l’administration, les Arabes ont contribué à l’islamisation de l’archipel et à son organisation en sultanats.
Après leur arrivée pour le commerce, les Arabes ont contribué à l’islamisation de l’archipel et à son organisation en cités indépendantes.
Après leur arrivée pour le commerce, les Arabes ont contribué à l’islamisation de l’archipel et à son organisation en sultanats.

Après leur arrivée pour le commerce, les Arabes ont contribué à l’islamisation de l’archipel et à son organisation en sultanats.

Explication

Les Shiraziens sont d’abord venus pour le commerce, puis les Arabes ont contribué à l’islamisation et à l’organisation politique en sultanats. L’option qui remplace les sultanats par des cités indépendantes conserve une partie du rôle décrit, mais donne une organisation politique différente.

28. Quel monument mahorais, construit par le sultan Issa, est daté de 1538 et présenté comme le plus ancien de l’île ?

Les vestiges de Dembéni.
La mosquée de Tsingoni.
La mosquée de Moroni.
La mosquée de Mutsamudu.

La mosquée de Tsingoni.

Explication

La mosquée de Tsingoni, construite par le sultan Issa, date de 1538 et est présentée comme la plus ancienne mosquée de Mayotte. La mosquée de Moroni est un monument comorien distinct, associé à une autre île et à une autre date.

29. Quelle combinaison de facteurs est associée aux conflits entre les îles des Comores du XVe au XXIe siècle ?

Les rivalités entre familles arabes et la compétition pour les terres, les esclaves et les richesses.
Les rivalités entre familles africaines et la compétition pour les ports, les épices et les routes maritimes.
Les rivalités entre puissances européennes et la compétition pour les terres, les esclaves et les richesses.
Les rivalités entre familles arabes et la compétition pour les ports, les épices et les routes maritimes.

Les rivalités entre familles arabes et la compétition pour les terres, les esclaves et les richesses.

Explication

Les conflits insulaires sont liés aux rivalités entre familles arabes et à l’accès aux terres, aux esclaves et aux richesses. L’option qui substitue les ports, les épices et les routes maritimes aux ressources mentionnées propose d’autres enjeux.

30. À quelle date Andriantsouly cède-t-il Mayotte à la France, et dans quel but ?

Le 25 avril 1841, pour obtenir de l’aide face aux sultans comoriens.
Le 24 août 1840, pour obtenir de l’aide face aux sultans comoriens.
Le 25 avril 1841, pour obtenir une aide contre les raids des Sakalaves et des Betsimisaraka.
Le 24 août 1840, pour obtenir une aide contre les raids des Sakalaves et des Betsimisaraka.

Le 24 août 1840, pour obtenir de l’aide face aux sultans comoriens.

Explication

Andriantsouly cède Mayotte à la France le 24 août 1840 en échange d’une aide face aux sultans comoriens. Le 25 avril 1841 correspond à l’installation du protectorat français, et non à la date de la cession.

31. Quel événement se déroule à Mayotte le 25 avril 1841 ?

Le retrait d’Andriantsouly du Rocher de Mayotte après son repli à Sada.
La création d’un sultanat de Mayotte sous l’autorité du commandant Pierre Passot.
L’installation du protectorat français sous l’autorité du commandant Pierre Passot.
La cession de Mayotte à la France par Andriantsouly en échange d’une aide militaire.

L’installation du protectorat français sous l’autorité du commandant Pierre Passot.

Explication

Le protectorat français est installé à Mayotte le 25 avril 1841 sous l’autorité du commandant Pierre Passot. La cession par Andriantsouly a eu lieu plus tôt, le 24 août 1840.

32. Que révèle le premier recensement de Mayotte, réalisé en 1851, sur la population de l’île ?

Il dénombre 1 198 habitants, dont 898 Mahorais.
Il dénombre 6 898 habitants, dont 1 198 Mahorais.
Il dénombre 6 898 habitants, dont 1 198 étrangers.
Il dénombre 6 898 habitants, dont 1 198 Comoriens des autres îles.

Il dénombre 6 898 habitants, dont 1 198 Mahorais.

Explication

Le recensement de 1851 compte 6 898 habitants à Mayotte, parmi lesquels 1 198 Mahorais. La réponse qui attribue le groupe dénombré aux étrangers modifie la composition indiquée.

33. Quelle évolution politique se produit en 1886 concernant le protectorat français aux Comores ?

Il est remplacé par une autonomie administrative des quatre îles.
Il se limite à Mayotte et à Anjouan.
Il s’étend à l’ensemble des quatre îles de l’archipel.
Il s’étend à Madagascar et aux quatre îles comoriennes.

Il s’étend à l’ensemble des quatre îles de l’archipel.

Explication

En 1886, le protectorat français s’étend aux quatre îles des Comores. La réponse qui le limite à Mayotte et Anjouan ne correspond pas à cette extension à tout l’archipel.

34. Quel changement administratif marque l’année 1946 pour les Comores ?

Les Comores obtiennent leur autonomie administrative par rapport à Madagascar et Moroni devient leur capitale.
Les Comores sont rattachées administrativement à Madagascar et Dzaoudzi devient leur capitale.
Les Comores obtiennent leur autonomie administrative par rapport à Madagascar et Dzaoudzi devient leur capitale.
Les Comores deviennent indépendantes de la France et Moroni devient leur capitale.

Les Comores obtiennent leur autonomie administrative par rapport à Madagascar et Dzaoudzi devient leur capitale.

Explication

En 1946, les Comores obtiennent une autonomie administrative par rapport à Madagascar, et Dzaoudzi devient leur capitale. Moroni ne devient capitale que plus tard, en 1961.

35. Lors du référendum d’autodétermination de 1974, quel résultat distingue le vote de Mayotte de celui des trois autres îles ?

À Mayotte, 90 % votent non, tandis que les trois autres îles votent pour l’indépendance à 65 %.
À Mayotte, 65 % votent oui et 35 % non, tandis que les trois autres îles votent pour l’indépendance à 90 %.
À Mayotte, 65 % votent non et 35 % oui, tandis que les trois autres îles votent pour l’indépendance à 90 %.
À Mayotte, 65 % votent non et 35 % oui, tandis que les trois autres îles votent contre l’indépendance à 90 %.

À Mayotte, 65 % votent non et 35 % oui, tandis que les trois autres îles votent pour l’indépendance à 90 %.

Explication

Mayotte se distingue par 65 % de votes contre l’indépendance et 35 % en faveur, alors que les trois autres îles votent pour l’indépendance à 90 %. L’inversion des résultats du vote mahorais est la confusion la plus plausible, mais les pourcentages de oui et de non y sont inverses.

36. Comment la famille comorienne contribue-t-elle à l’organisation de la vie collective ?

Elle assure la cohésion du groupe, répartit les rôles selon le sexe et l’âge, et sert d’unité de production et de consommation.
Elle assure la cohésion du groupe et la consommation, tandis que la production relève des ménages séparés.
Elle organise les rôles selon le sexe et l’âge, mais sert principalement d’unité politique et religieuse.
Elle assure la cohésion du groupe, répartit les rôles selon le rang économique, et sert d’unité de production et d’échange.

Elle assure la cohésion du groupe, répartit les rôles selon le sexe et l’âge, et sert d’unité de production et de consommation.

Explication

La famille assure la cohésion collective, organise les rôles en fonction du sexe et de l’âge et constitue une unité de production et de consommation. La réponse qui remplace ces deux fonctions économiques par une fonction politique et religieuse ne reprend pas les caractéristiques indiquées.

37. Quelles dimensions expriment la parenté comorienne et quel rôle joue-t-elle pour l’individu ?

Le sang, l’alliance et la spiritualité, qui donnent à l’individu sa place dans la société.
Le sang, l’alliance et la profession, qui définissent les rôles familiaux selon le sexe.
Le sang, le voisinage et la spiritualité, qui déterminent principalement son activité économique.
L’alliance, la résidence et l’âge, qui donnent à l’individu son rang politique dans le village.

Le sang, l’alliance et la spiritualité, qui donnent à l’individu sa place dans la société.

Explication

La parenté s’exprime par le sang, l’alliance et la spiritualité, et situe l’individu dans la société. Le voisinage ne remplace pas l’alliance parmi les dimensions mentionnées.

38. Quelle association entre formes de filiation et héritages culturels caractérise la société comorienne ?

Les filiations matrilinéaire et patrilinéaire sont toutes deux associées à l’héritage arabo-perse.
Les filiations matrilinéaire et patrilinéaire sont toutes deux associées à l’héritage bantou.
La filiation matrilinéaire est associée à l’héritage arabo-perse et la filiation patrilinéaire à l’héritage bantou.
La filiation matrilinéaire est associée à l’héritage bantou et la filiation patrilinéaire à l’héritage arabo-perse.

La filiation matrilinéaire est associée à l’héritage bantou et la filiation patrilinéaire à l’héritage arabo-perse.

Explication

La société comorienne associe la matrilinéarité à un héritage bantou et la patrilinéarité à un héritage arabo-perse. La réponse qui inverse ces associations confond précisément les deux héritages.

39. Dans la répartition des rôles familiaux comoriens, qui transmet le nom aux enfants ?

L’homme transmet son nom aux enfants, tandis que la femme exerce un pouvoir sur l’espace de vie, les valeurs et l’éducation.
La femme transmet son nom aux enfants, tandis que l’homme exerce un pouvoir sur l’espace de vie et l’éducation.
L’homme transmet les valeurs et assure l’éducation, tandis que la femme transmet son nom aux enfants.
Les deux parents transmettent leur nom aux enfants, tandis que l’éducation relève des aînés.

L’homme transmet son nom aux enfants, tandis que la femme exerce un pouvoir sur l’espace de vie, les valeurs et l’éducation.

Explication

L’homme transmet son nom aux enfants, tandis que la femme exerce un pouvoir sur l’espace de vie, la transmission des valeurs et l’éducation. L’inversion des rôles attribue à tort la transmission du nom à la femme.

40. Que désignent les appellations Dola n’kou ou Houlola ha ada dans la Grande-Comore ?

Un mariage civil qui remplace les rites coutumiers dans la hiérarchie sociale.
Un petit mariage religieux qui marque le premier rite de passage de la vie adulte.
Une cérémonie villageoise qui attribue le septième échelon sans célébration matrimoniale.
Un mariage coutumier constituant le dernier rite de passage vers le sommet de la hiérarchie sociale.

Un mariage coutumier constituant le dernier rite de passage vers le sommet de la hiérarchie sociale.

Explication

Dola n’kou ou Houlola ha ada désigne le grand mariage coutumier, dernier rite de passage menant au sommet de la hiérarchie sociale, particulièrement dans la Grande-Comore. Le petit mariage religieux ne correspond pas à ce rite final.

41. Quelle différence distingue le grand mariage du mnadaho, ou petit mariage ?

Le grand mariage comprend la cérémonie religieuse devant le cadi et la dot, tandis que le mnadaho ajoute les festivités coutumières.
Le grand mariage comporte des festivités coutumières, tandis que le mnadaho comprend la cérémonie religieuse devant le cadi et le versement de la dot, sans festivités.
Le grand mariage et le mnadaho comportent les mêmes festivités, mais se distinguent par le versement de la dot.
Le grand mariage se limite à la cérémonie religieuse et à la dot, tandis que le mnadaho comporte plusieurs festivités coutumières.

Le grand mariage comporte des festivités coutumières, tandis que le mnadaho comprend la cérémonie religieuse devant le cadi et le versement de la dot, sans festivités.

Explication

Le grand mariage se distingue par ses festivités coutumières, alors que le mnadaho se limite à la cérémonie religieuse devant le cadi et au versement de la dot. La réponse qui attribue les festivités au petit mariage inverse la distinction.

42. Quel effet social le grand mariage produit-il sur la position de son titulaire ?

Il donne accès au sixième échelon, permettant de participer aux affaires du village sans s’exprimer en public.
Il donne accès au septième et plus haut échelon, permettant de participer aux affaires du village et de s’exprimer en public.
Il donne accès au plus haut échelon, mais réserve les affaires du village aux responsables religieux.
Il donne accès au septième échelon, permettant de participer aux affaires familiales sans intervenir publiquement.

Il donne accès au septième et plus haut échelon, permettant de participer aux affaires du village et de s’exprimer en public.

Explication

Le grand mariage donne accès au septième et plus haut échelon social, dont le titulaire peut participer aux affaires du village et donner son avis en public. La réponse qui limite son intervention aux affaires familiales omet précisément cette participation publique.

43. Que font les fiancés pendant les neuf journées du grand mariage ?

Ils préparent les repas des invités et distribuent eux-mêmes les présents aux familles.
Ils se rendent chez les parents de l’épouse pour y recevoir les cadeaux de leurs proches.
Ils parcourent les villages voisins afin d’inviter les familles aux cérémonies du mariage.
Ils restent dans la maison et reçoivent leurs amis, tandis que des femmes apportent des présents pour équiper leur ménage.

Ils restent dans la maison et reçoivent leurs amis, tandis que des femmes apportent des présents pour équiper leur ménage.

Explication

Durant ces neuf jours, les fiancés demeurent dans la maison et accueillent leurs amis, tandis que des femmes leur apportent des présents destinés au jeune ménage. Les visites dans les villages voisins ne constituent pas l’activité décrite pour cette période.

44. Quelle animation caractérise notamment les veillées des neuf journées du grand mariage ?

Une procession silencieuse où les fiancés avancent au rythme de cloches et de flûtes.
Des compétitions de tambours organisées après les cérémonies, sans chants ni veillées.
La danse du pilon appelée wadaha, accompagnée de chants et de musique de tam-tams et de tambours.
Des récitations accompagnées de luths, sans défilés ni danses collectives.

La danse du pilon appelée wadaha, accompagnée de chants et de musique de tam-tams et de tambours.

Explication

Les neuf journées comportent des veillées, des défilés, des chants et des danses au son des tam-tams et des tambours, notamment le wadaha. Les animations ne se limitent donc pas à des compétitions de tambours dépourvues de chants et de veillées.

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Qu’étudie l’anthropologie dans sa globalité ?

L’humain, ses comportements et ses représentations du monde.

À quelle période l’anthropologie est-elle apparue ?

À la fin du XIXe siècle.

Comment les connaissances anthropologiques aident-elles à observer l’autre ?

Elles permettent de se décentrer de son propre cadre de référence pour l’observer plus neutrement.

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Consultez la fiche de révision complète sur Madagascar et les sociétés de l’océan Indien.

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