QCM : Mémoire et processus cognitifs — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans l’apprentissage procédural, que caractérise la phase autonome ?

Une exécution encore très dépendante de l’attention
Une exécution rapide, sans erreur et avec faible coût cognitif
Une verbalisation facile de toutes les étapes
Une absence totale d’automatisation

Une exécution rapide, sans erreur et avec faible coût cognitif

Explication

En phase autonome, l’habileté est exécutée rapidement, sans erreur et avec un faible coût cognitif, grâce à des connaissances procédurales. Elle est donc beaucoup plus automatisée que dans les phases précédentes.

2. Dans l’étude de Brainerd et ses collègues, quelle valence produit le plus de fausses reconnaissances ?

La valence négative
La valence neutre
La valence mixte
La valence positive

La valence négative

Explication

Les fausses reconnaissances sont les plus élevées pour la valence négative, supérieures à celles observées pour la valence neutre puis positive. Le cours indique aussi que les reconnaissances correctes suivent un autre gradient.

3. Quel est le principe central de la méthode des lieux ?

Associer des informations à des emplacements spatiaux dans un parcours mental
Transformer les mots en notes musicales pour mieux les retenir
Répéter une liste à voix haute jusqu’à saturation
Classer les informations selon leur niveau d’émotion

Associer des informations à des emplacements spatiaux dans un parcours mental

Explication

La méthode des lieux repose sur un parcours spatial mémorisé dans lequel on dépose des images liées aux informations à retenir. Le rappel se fait ensuite en parcourant mentalement ces lieux dans l’ordre.

4. Quel composant du modèle de Baddeley coordonne l’attention et l’activité des sous-systèmes ?

Le calepin visuospatial
L’administrateur central
Le buffer épisodique
La boucle phonologique

L’administrateur central

Explication

L’administrateur central est chargé de l’allocation de l’attention et de la coordination entre les composantes de la mémoire de travail. Les autres sous-systèmes traitent des contenus spécifiques, mais ne jouent pas ce rôle de contrôle.

5. Dans le paradigme de Lichtenstein et Slovic, quelle incohérence révèle un renversement de préférence ?

Choisir toujours le pari le plus risqué et l’évaluer moins cher
Donner la même réponse dans tous les formats de tâche
Préférer les pertes immédiates aux gains futurs
Choisir un pari à forte probabilité de gain, mais offrir un prix plus élevé pour un autre pari

Choisir un pari à forte probabilité de gain, mais offrir un prix plus élevé pour un autre pari

Explication

Un renversement de préférence apparaît lorsque les choix et les offres ne suivent pas le même ordre selon le format de la tâche. Le cours donne justement l’exemple d’un pari préféré en choix, mais évalué différemment en offre.

6. Dans l’expérience de Craik et Tulving, quelle tendance apparaît pour la reconnaissance des mots ?

Elle diminue lorsque le traitement devient plus profond
Elle augmente de l’apparence vers la phonologie puis vers le sens
Elle est identique quel que soit le type de traitement
Elle dépend uniquement de la vitesse de présentation

Elle augmente de l’apparence vers la phonologie puis vers le sens

Explication

Les résultats montrent une progression nette de la reconnaissance : traitement de l’apparence, puis de la phonologie, puis du sens. Cela illustre l’effet bénéfique d’un encodage plus profond.

7. Dans la méthode des lieux, quelle étape correspond au fait de retrouver les informations en suivant le parcours mental ?

Le surapprentissage
La perception
La consolidation
La restitution

La restitution

Explication

La méthode des lieux comporte la création du palais mental, le dépôt des informations et enfin la restitution en réactivant les lieux un par un. C’est cette dernière étape qui permet le rappel.

8. Que montre l’expérience de Kunst-Wilson et Zajonc en condition infraliminaire ?

La reconnaissance devient parfaite dès la première exposition
Les sujets ne réagissent ni en reconnaissance ni en affect
La reconnaissance reste au hasard, mais le jugement affectif favorise les stimuli déjà vus
Les stimuli nouveaux sont systématiquement préférés

La reconnaissance reste au hasard, mais le jugement affectif favorise les stimuli déjà vus

Explication

En condition infraliminaire, les sujets ne reconnaissent pas mieux les stimuli vus auparavant, mais ils les jugent plus favorablement. Cela montre que l’affect peut se former sans reconnaissance consciente.

9. Que propose la théorie de l’utilité espérée ?

Choisir l’option qui maximise l’utilité moyenne pondérée par les probabilités
Choisir l’alternative la plus récente vue par le décideur
Choisir l’option qui procure la réaction émotionnelle la plus intense
Choisir toujours l’option la plus probable quel que soit le gain

Choisir l’option qui maximise l’utilité moyenne pondérée par les probabilités

Explication

La théorie de l’utilité espérée est une norme de décision sous incertitude qui combine gains et probabilités. Elle recommande de maximiser l’utilité moyenne pondérée par les probabilités.

10. Que montrent les fausses reconnaissances pour des mots sémantiquement liés mais non présentés ?

Ils disparaissent dès qu’un mot est répété une fois
Ils ne peuvent jamais être confondus avec les mots présentés
Ils peuvent être reconnus à tort comme s’ils avaient été vus
Ils ne sont faux que dans les tâches de rappel libre

Ils peuvent être reconnus à tort comme s’ils avaient été vus

Explication

Les faux souvenirs sémantiques montrent qu’un mot absent peut être reconnu à tort parce qu’il appartient au même champ sémantique que les mots étudiés. La proximité associative augmente donc le risque d’erreur.

11. Quelle affirmation distingue le mieux la mémoire explicite de la mémoire implicite ?

La mémoire explicite concerne uniquement les habiletés motrices
La mémoire explicite est consciente et volontaire, alors que la mémoire implicite se manifeste sans souvenir conscient
La mémoire implicite exige toujours un rappel verbal détaillé
La mémoire explicite ne peut pas être évaluée par reconnaissance

La mémoire explicite est consciente et volontaire, alors que la mémoire implicite se manifeste sans souvenir conscient

Explication

La mémoire explicite implique un rappel conscient et volontaire, alors que la mémoire implicite se traduit par une facilitation sans souvenir conscient de l’influence antérieure. Cette distinction est fondamentale dans le cours.

12. Quel énoncé décrit le mieux la mémoire à long terme ?

Un processus qui transforme directement les perceptions en mouvements
Un système de stockage durable qui permet de conserver et de réactiver des informations
Un registre sensoriel très bref qui garde toutes les informations perçues
Un mécanisme réservé uniquement aux souvenirs verbalisables

Un système de stockage durable qui permet de conserver et de réactiver des informations

Explication

La mémoire à long terme est définie comme un système de stockage durable qui conserve l’information et permet sa réactivation lors de la récupération. Les autres propositions décrivent plutôt des systèmes sensoriels, moteurs ou une vision trop restrictive de la mémoire.

13. Que soutient la théorie de la profondeur de traitement ?

La mémoire dépend surtout du nombre de répétitions mécaniques
La qualité de la trace dépend du niveau de traitement à l’encodage, pas du temps passé à répéter
Le rappel est meilleur lorsque l’information est uniquement lue rapidement
Le stockage durable se produit sans aucun traitement sémantique

La qualité de la trace dépend du niveau de traitement à l’encodage, pas du temps passé à répéter

Explication

La profondeur de traitement met l’accent sur la nature du traitement effectué à l’encodage, notamment sémantique, plutôt que sur la simple durée de maintien. Plus le traitement est élaboré, meilleure est la mémorisation ultérieure.

14. Que désigne l’imagerie mentale ?

Une perception consciente amplifiée par l’attention
Une simulation interne d’une expérience perceptive ou motrice sans stimulation externe correspondante
Un automatisme moteur acquis par répétition
Une trace mnésique uniquement verbale et déclarative

Une simulation interne d’une expérience perceptive ou motrice sans stimulation externe correspondante

Explication

L’imagerie mentale consiste à simuler intérieurement une perception ou un mouvement sans stimulus externe. Elle ne se réduit ni à la mémoire déclarative ni à l’automatisme procédural.

15. Pourquoi la récupération répétée favorise-t-elle l’apprentissage à long terme ?

Parce qu’elle remplace l’encodage initial par une simple lecture
Parce qu’elle supprime tout besoin d’organisation du matériel
Parce qu’elle active des représentations associées et rend leur réutilisation ultérieure plus probable
Parce qu’elle élimine complètement les interférences

Parce qu’elle active des représentations associées et rend leur réutilisation ultérieure plus probable

Explication

Le testing réactive les informations et leurs liens sémantiques, ce qui consolide des connaissances flexibles et réutilisables. Le cours le présente comme plus efficace que la relecture pour l’apprentissage durable.

16. Pourquoi les styles d’apprentissage visuel, auditif et kinesthésique sont-ils considérés avec prudence ?

Parce qu’ils ne reposent pas sur un fondement scientifique solide pour expliquer les différences d’apprentissage
Parce qu’ils décrivent uniquement la mémoire à long terme
Parce qu’ils expliquent surtout les performances des champions de mémoire
Parce qu’ils ne concernent que les personnes ayant une synesthésie

Parce qu’ils ne reposent pas sur un fondement scientifique solide pour expliquer les différences d’apprentissage

Explication

Le cours présente les styles VAK comme un neuromythe : le format de présentation compte davantage que l’idée d’un profil fixe. Ils ne sont donc pas validés comme explication générale des différences d’apprentissage.

17. À quoi s’expliquent surtout les performances exceptionnelles des champions de mémoire ?

À un trouble neurologique favorisant le rappel
À un entraînement intensif et régulier de techniques de mémorisation
À une capacité innée de stockage illimitée
À une synesthésie systématique chez tous les champions

À un entraînement intensif et régulier de techniques de mémorisation

Explication

Les champions de mémoire obtiennent leurs résultats grâce à des techniques apprises, affinées et beaucoup pratiquées. Le cours insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une capacité magique ou nécessairement innée.

18. Dans le contraste entre effet de primauté et effet de récence, quel énoncé est correct ?

La primauté favorise le rappel des premiers items, alors que la récence favorise le rappel des derniers
Les deux effets disparaissent dès qu’une liste contient plus de dix éléments
Les deux effets concernent uniquement la reconnaissance immédiate
La primauté favorise le rappel des derniers items, alors que la récence favorise le rappel des premiers

La primauté favorise le rappel des premiers items, alors que la récence favorise le rappel des derniers

Explication

L’effet de primauté renvoie au meilleur rappel des premiers items, car ils ont davantage de temps pour être consolidés. L’effet de récence concerne les derniers items, encore disponibles à court terme.

19. Que prédit le principe du traitement approprié ?

Un encodage superficiel donne toujours les meilleurs résultats
La mémoire dépend seulement du temps total consacré à l’étude
La mémoire dépend de la correspondance entre le mode d’encodage et les exigences du test
Les indices de récupération n’influencent jamais la performance

La mémoire dépend de la correspondance entre le mode d’encodage et les exigences du test

Explication

Le traitement approprié affirme que la réussite dépend de l’adéquation entre ce qui a été encodé et ce qui est demandé au test. La correspondance entre encodage et récupération est donc centrale.

20. Quel est le rôle principal d’une représentation mentale dans le traitement de l’information ?

Servir de format interne pour encoder, stocker et réactiver l’information
Remplacer complètement l’environnement perceptif
Fournir uniquement une copie fidèle et permanente de la perception
Empêcher toute réutilisation de l’information perçue

Servir de format interne pour encoder, stocker et réactiver l’information

Explication

Une représentation mentale est un format interne qui rend l’information exploitable par le système cognitif, depuis l’encodage jusqu’à la récupération. Elle n’est ni une copie passive ni un simple écran contre l’environnement.

21. Quel mécanisme explique qu’un concept facilite le traitement d’un autre concept lié par le sens ?

La consolidation procédurale
La diffusion d’activation
La rétention sensorielle
Le renversement de préférence

La diffusion d’activation

Explication

La diffusion d’activation décrit la propagation de l’activation entre représentations sémantiques liées. Quand un concept est activé, les concepts proches deviennent plus accessibles et sont traités plus vite.

22. Quel résultat illustre le mieux un effet de transfert proche dans la pratique du testing ?

Une baisse générale des performances après récupération active
Un effet limité aux tâches purement motrices
Une amélioration sur de nouvelles questions très similaires à celles de l’apprentissage
Une amélioration uniquement sur les questions déjà vues mot à mot

Une amélioration sur de nouvelles questions très similaires à celles de l’apprentissage

Explication

Le testing améliore non seulement les anciennes questions, mais aussi des questions nouvelles mais proches du matériel appris, ce qui correspond à un transfert proche. Cette amélioration va au-delà de la simple répétition de l’item exact.

23. Quel type d’indice de récupération facilite le moins la récupération mnésique ?

Un indice rendu plus précis par la répétition
Un indice faible
Un indice identique au test
Un indice fort

Un indice faible

Explication

Le cours indique que les indices faibles déclenchent moins efficacement la récupération que les indices forts. La qualité de l’indice joue donc un rôle important dans la réussite au rappel.

24. Quel phénomène correspond au fait qu’une exposition répétée à un stimulus augmente l’attitude positive envers lui ?

La diffusion d’activation
Le traitement approprié
Le renversement de préférences
L’effet de simple exposition

L’effet de simple exposition

Explication

L’effet de simple exposition désigne le fait que la répétition d’un stimulus suffit souvent à le rendre plus agréable. Le cours cite même des effets obtenus avec des expositions très brèves.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Mémoire et processus cognitifs.

Mémoire à long terme — définition ?

Stockage durable d’informations accessibles en rappel.

Représentation mentale — rôle ?

Encode et stocke l’information pour traitement et récupération.

Encodage — processus ?

Transforme l’information perçue en format interne.

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Consultez la fiche de révision complète sur Mémoire et processus cognitifs.

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