QCM : Mesurer la biodiversité (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour établir un inventaire de la biodiversité d’un milieu, quelle définition faut-il retenir ?

L’ensemble des écosystèmes d’un territoire et des conditions physiques qui les caractérisent
Le nombre d’espèces présentes dans un milieu et leur répartition entre les habitats
Les êtres vivants d’un milieu, sans les relations entre espèces ni avec leur environnement
L’ensemble des êtres vivants, des écosystèmes où ils vivent et de leurs interactions entre eux et avec leur milieu

L’ensemble des êtres vivants, des écosystèmes où ils vivent et de leurs interactions entre eux et avec leur milieu

Explication

La biodiversité englobe les êtres vivants, leurs écosystèmes et les interactions entre espèces ainsi qu’avec leur milieu. La réduire au nombre d’espèces omet les autres composantes, tandis que les deux autres réponses excluent soit les interactions, soit les êtres vivants.

2. Une équipe recense de nombreuses espèces dans une forêt, mais constate que beaucoup d’espèces présentes sur Terre restent encore inconnues. Quelle conclusion correspond à ce constat ?

La biodiversité connue ne constitue qu’une faible partie des espèces présentes sur Terre
La biodiversité connue représente l’essentiel des espèces présentes sur Terre
Les espèces non répertoriées ne font plus partie de la biodiversité actuelle
La biodiversité recensée dans une forêt correspond à la diversité totale de la planète

La biodiversité connue ne constitue qu’une faible partie des espèces présentes sur Terre

Explication

Le nombre d’espèces présentes sur Terre est très grand et seule une faible partie est connue. Assimiler les espèces recensées à la diversité totale confond connaissance et présence, tandis qu’un inventaire local ne permet pas de conclure à l’échelle planétaire.

3. Lors d’un inventaire, une observatrice relève 12 espèces d’oiseaux dans un marais. Quelle mesure ce nombre représente-t-il ?

La richesse spécifique du marais
L’abondance relative des oiseaux du marais
La variation annuelle des populations du marais
L’effectif total des individus du marais

La richesse spécifique du marais

Explication

La richesse spécifique correspond au nombre d’espèces identifiées dans un milieu donné. Le nombre d’individus relève d’un effectif, leur proportion de l’abondance relative, et une variation annuelle exige des comparaisons dans le temps.

4. Dans un écosystème comptant 200 oiseaux, 50 appartiennent à une espèce donnée. Quelle mesure exprime la proportion de ces individus par rapport au total ?

La variation annuelle de cette espèce
La richesse spécifique de cette espèce
L’effectif total de cette espèce
L’abondance relative de cette espèce

L’abondance relative de cette espèce

Explication

L’abondance relative rapporte le nombre d’individus d’une espèce au nombre total d’individus de l’écosystème. La richesse spécifique compte des espèces, l’effectif est un nombre brut d’individus et une variation annuelle compare des périodes.

5. Pour suivre les oiseaux nicheurs, une observatrice reçoit un carré de 4 km² et doit effectuer le protocole de comptage prévu. Quelle démarche doit-elle adopter ?

Prospecter deux fois par an, rester immobile 5 minutes à chaque point et noter uniquement les individus vus
Prospecter deux fois par an, parcourir le carré pendant 5 minutes et noter les espèces et individus vus ou entendus
Prospecter une fois par an, rester immobile 10 minutes à chaque point et noter les espèces et individus vus ou entendus
Prospecter deux fois par an, rester immobile 5 minutes à chaque point et noter les espèces et individus vus ou entendus

Prospecter deux fois par an, rester immobile 5 minutes à chaque point et noter les espèces et individus vus ou entendus

Explication

Le protocole prévoit deux prospections annuelles dans un carré de 4 km², avec cinq minutes d’écoute immobile à chaque point et le décompte des oiseaux vus ou entendus. Une seule visite, un parcours mobile ou l’omission des oiseaux entendus ne respecte pas ce protocole.

6. Un suivi révèle une baisse des oiseaux comptés sur un site local. Quelle conclusion peut-on tirer au sujet d’un éventuel déclin des populations d’oiseaux en France ?

Ces données ne suffisent pas, car elles ne couvrent ni l’échelle nationale ni toutes les espèces
Ces données suffisent, car un site local représente l’ensemble des oiseaux de France
Ces données suffisent, car le comptage d’un site inclut toutes les espèces nationales
Ces données établissent un déclin national dès qu’une baisse locale est observée

Ces données ne suffisent pas, car elles ne couvrent ni l’échelle nationale ni toutes les espèces

Explication

Un comptage local ne permet pas de conclure à un déclin en France : il ne couvre ni l’ensemble du territoire national ni toutes les espèces. Généraliser à partir d’un seul site ou d’une couverture partielle confond portée locale et situation nationale.

7. Un échantillon d’eau prélevé dans un étang contient de l’ADN extracellulaire d’une espèce. Quelle conclusion est la mieux étayée sur la présence de cette espèce dans l’étang ?

Elle était présente depuis longtemps, car cet ADN persiste plusieurs années.
Elle était présente très récemment, car cet ADN se dégrade en quelques jours.
Elle était présente uniquement au moment précis du prélèvement.
Elle pourrait apparaître bientôt, car cet ADN annonce une colonisation future.

Elle était présente très récemment, car cet ADN se dégrade en quelques jours.

Explication

Dans le milieu aquatique, l’ADN extracellulaire se dégrade en quelques jours et indique donc une présence très récente. Une trace ancienne surestime sa persistance, une présence future inverse le sens de l’indice et une présence limitée à l’instant du prélèvement néglige la durée de dégradation.

8. Dans une mare, une espèce de poisson est très rare et se dissimule, ce qui rend son observation visuelle difficile. Quelle méthode est particulièrement utile pour la détecter ?

Le suivi des oiseaux nicheurs, qui détecte les espèces aquatiques discrètes.
L’observation directe, qui repère surtout les espèces abondantes et visibles.
La métagénomique, qui peut révéler des espèces rares ou difficiles à observer.
Le comptage visuel, qui établit la taille totale de chaque population.

La métagénomique, qui peut révéler des espèces rares ou difficiles à observer.

Explication

La métagénomique permet de détecter des espèces rares ou difficiles à observer. Le comptage visuel dépend de l’observation directe, l’estimation d’effectif n’est pas l’objectif ciblé ici et le suivi des oiseaux ne répond pas à la recherche de ce poisson.

9. Une équipe veut identifier les espèces présentes dans un prélèvement d’eau par métagénomique. Quel enchaînement d’étapes doit-elle suivre ?

Prélever, extraire l’ADN, le séquencer, identifier les espèces, puis l’amplifier.
Prélever, extraire l’ADN, l’amplifier, le séquencer, puis identifier les espèces.
Extraire l’ADN, prélever, l’amplifier, identifier les espèces, puis le séquencer.
Prélever, extraire l’ADN, le séquencer, l’amplifier, puis identifier les espèces.

Prélever, extraire l’ADN, l’amplifier, le séquencer, puis identifier les espèces.

Explication

La démarche commence par le prélèvement, puis comprend l’extraction, l’amplification et le séquençage de l’ADN avant l’identification des espèces. Inverser prélèvement et extraction, identifier avant le séquençage ou omettre l’amplification ne respecte pas cette succession.

10. Lors d’une étude, 120 individus sont marqués puis relâchés. Une seconde capture comprend 80 individus, dont 12 marqués. En supposant les proportions égales, quelle estimation de l’effectif total obtient-on ?

Environ 80 individus.
Environ 800 individus.
Environ 1 200 individus.
Environ 8 individus.

Environ 800 individus.

Explication

On utilise N=M×CRN=\frac{M\times C}{R}, soit N=120×8012=800N=\frac{120\times80}{12}=800. L’inversion du rapport donne un résultat trop faible, prendre le nombre recapturé comme effectif confond l’échantillon et la population, et multiplier par RR au lieu de diviser donne 1 200.

11. Dans une étude de capture-marquage-recapture, quelle description correspond au déroulement de la méthode ?

Marquer R individus lors de la première capture, puis compter M marqués parmi C recapturés.
Capturer M individus, les relâcher, puis considérer les C recapturés comme tous marqués.
Marquer M individus capturés, les relâcher, puis capturer C individus dont R sont marqués.
Capturer C individus, les marquer, puis relâcher R individus parmi ceux-ci.

Marquer M individus capturés, les relâcher, puis capturer C individus dont R sont marqués.

Explication

La méthode marque M individus lors de la première capture, les relâche, puis examine une seconde capture de C individus, parmi lesquels R portent le marquage. Marquer à la seconde capture inverse les étapes, confondre R et M déplace les rôles, et supposer que tous les recapturés sont marqués efface la distinction entre C et R.

12. Entre deux captures, des individus immigrent en grand nombre dans une population étudiée, tandis que les autres conditions restent satisfaites. Quelle conséquence cela a-t-il pour l’application de la méthode de capture-marquage-recapture ?

La méthode reste conforme, car des marques permanentes neutralisent les immigrations.
Une hypothèse de la méthode est violée, car l’immigration doit être négligeable.
La méthode est renforcée, car l’arrivée de nouveaux individus stabilise les proportions.
La méthode reste conforme, car une immigration importante rend les captures reproductibles.

Une hypothèse de la méthode est violée, car l’immigration doit être négligeable.

Explication

La méthode suppose que l’immigration et l’émigration sont négligeables entre les captures, afin que les proportions puissent être comparées de façon valide. La reproductibilité des captures est une autre hypothèse, la permanence des marques ne compense pas les mouvements de population et l’immigration ne stabilise pas nécessairement les proportions.

13. Au Burkina Faso, les estimations de la population d’Anopheles gambiae sont de 455 841 moustiques pendant la saison humide 2013 et de 44 286 pendant la saison sèche 2014. Quelle évolution ces résultats indiquent-ils ?

Une forte diminution entre les deux périodes
Une population globalement stable entre les deux périodes
Une forte augmentation entre les deux périodes
Une diminution suivie d’une remontée entre les deux périodes

Une forte diminution entre les deux périodes

Explication

L’estimation passe de 455 841 à 44 286 moustiques, ce qui indique une forte diminution. L’augmentation inverse le sens des valeurs, la stabilité néglige leur grand écart et la baisse suivie d’une remontée n’est pas montrée par ces deux estimations.

14. Pour une capture-marquage-recapture pendant une saison humide, 3 407 moustiques sont marqués, 5 887 sont capturés lors de la seconde capture et 44 de ces derniers sont marqués. Quelle estimation de la population obtient-on ?

Environ 3 407 moustiques
Environ 455 841 moustiques
Environ 13 220 moustiques
Environ 77 moustiques

Environ 455 841 moustiques

Explication

La méthode donne N=M×CR=3 407×5 88744≈455 841N=\frac{M\times C}{R}=\frac{3\,407\times5\,887}{44}\approx455\,841 moustiques. Le résultat d’environ 13 220 omet la division par RR, environ 77 divise par MM, et 3 407 reprend simplement le nombre initialement marqué.

15. Quelles étapes composent les grandes phases du cycle du parasite du paludisme ?

Phase dans le moustique, phase érythrocytaire et développement des schizontes mâles et femelles
Phase érythrocytaire, phase dans les hépatocytes et rupture des gamétocytes mâles et femelles
Phase hépatique, phase érythrocytaire et développement des gamétocytes mâles et femelles
Phase hépatique, phase dans le moustique et développement des mérozoïtes mâles et femelles

Phase hépatique, phase érythrocytaire et développement des gamétocytes mâles et femelles

Explication

Le cycle comprend une phase hépatique, une phase érythrocytaire et le développement des gamétocytes mâles et femelles. La phase dans le moustique ne remplace pas la phase hépatique, la rupture des schizontes n’est pas une phase de développement des gamétocytes, et les hépatocytes ne définissent pas la phase érythrocytaire.

16. Après la piqûre d’un moustique infecté, un patient présente des formes parasitaires qui se développent d’abord dans ses hépatocytes. Quelle succession décrit la suite de cette étape ?

Les sporozoïtes deviennent des schizontes, puis leur rupture libère des mérozoïtes dans le sang
Les mérozoïtes deviennent des schizontes, puis leur rupture libère des sporozoïtes dans le sang
Les sporozoïtes deviennent des schizontes, puis leur rupture libère des gamétocytes dans le sang
Les sporozoïtes deviennent des gamétocytes, puis leur rupture libère des mérozoïtes dans le sang

Les sporozoïtes deviennent des schizontes, puis leur rupture libère des mérozoïtes dans le sang

Explication

Après leur transmission par le moustique, les sporozoïtes infectent les hépatocytes et s’y développent en schizontes, dont la rupture libère des mérozoïtes dans le sang. Faire précéder les schizontes par des mérozoïtes inverse l’ordre, tandis que les gamétocytes ne sont pas libérés à cette étape.

17. Des mérozoïtes viennent d’être libérés dans le sang d’une personne infectée. Quelle étape du cycle peut ensuite conduire à l’infection d’un moustique lors d’un repas de sang ?

Les mérozoïtes infectent les globules rouges, où se développent des gamétocytes que le moustique peut ingérer
Les gamétocytes infectent les globules rouges, où se développent des mérozoïtes que le moustique peut ingérer
Les mérozoïtes infectent les hépatocytes, où se développent des gamétocytes que le moustique peut ingérer
Les mérozoïtes infectent les globules rouges, où se développent des sporozoïtes que le moustique peut ingérer

Les mérozoïtes infectent les globules rouges, où se développent des gamétocytes que le moustique peut ingérer

Explication

Les mérozoïtes infectent les globules rouges, où se développent les gamétocytes susceptibles d’être ingérés par un moustique. Les sporozoïtes se trouvent à une autre étape du cycle, les gamétocytes ne se développent pas dans les hépatocytes, et l’option sur les gamétocytes inverse l’ordre des formes parasitaires.

18. Un moustique ingère des gamétocytes pendant un repas de sang. Quelle succession d’étapes conduit à la présence de sporozoïtes dans ses glandes salivaires ?

Zygote, ookinète, oocyste dans les glandes salivaires, puis sporozoïtes après sa rupture
Ookinète, zygote, oocyste, puis sporozoïtes après rupture de l’oocyste
Zygote, ookinète, mérozoïtes, puis sporozoïtes après rupture des mérozoïtes
Zygote, ookinète, oocyste, puis sporozoïtes après rupture de l’oocyste

Zygote, ookinète, oocyste, puis sporozoïtes après rupture de l’oocyste

Explication

Dans le moustique, les gamétocytes donnent un zygote, puis un ookinète et un oocyste; la rupture de l’oocyste libère des sporozoïtes qui gagnent les glandes salivaires. L’ookinète ne précède pas le zygote, les mérozoïtes ne s’intercalent pas dans cette succession, et l’oocyste n’est pas formé dans les glandes salivaires.

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Que désigne la biodiversité ?

L’ensemble des êtres vivants, de leurs écosystèmes et de leurs interactions.

Quelle part des espèces terrestres la biodiversité connue représente-t-elle ?

Une faible partie des espèces présentes sur Terre.

Que mesure la richesse spécifique d’un milieu ?

Le nombre d’espèces identifiées dans ce milieu.

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