QCM : Méthodes chimiques d’analyse — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le principe général du titrage, quelle proposition est exacte ?

Le réactif titré B réagit avec un réactif A de concentration connue.
Le titrage permet de déterminer une quantité, une masse ou une concentration du réactif titré.
Le réactif titrant possède une quantité de matière inconnue à déterminer.
Le titrage détermine la masse du réactif titrant à partir d’un solvant choisi.
Le réactif titré est préparé avec une concentration connue avant toute réaction.

Le titrage permet de déterminer une quantité, une masse ou une concentration du réactif titré.

Explication

Le titrage permet de déterminer la quantité de matière, la masse ou la concentration du réactif titré A grâce au réactif titrant B, dont la concentration est connue. Le réactif titrant n’est donc pas la grandeur recherchée, et les rôles de A et B ne sont pas inversés.

2. Concernant l’équivalence d’un titrage, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’équivalence correspond au mélange des réactifs dans les proportions stœchiométriques.
L’équivalence est définie par des volumes égaux de réactif titré et titrant.
L’équivalence est atteinte lorsque le réactif titrant est ajouté en large excès.
L’équivalence correspond au début de la réaction entre les deux réactifs.
À l’équivalence, les réactifs titré et titrant sont introduits selon l’équation bilan.

L’équivalence correspond au mélange des réactifs dans les proportions stœchiométriques. · À l’équivalence, les réactifs titré et titrant sont introduits selon l’équation bilan.

Explication

L’équivalence est atteinte lorsque les réactifs titré et titrant ont été mélangés dans les proportions stœchiométriques imposées par l’équation. Elle ne correspond ni à un excès de titrant, ni au début de la réaction, ni nécessairement à des volumes égaux.

3. Parmi les propositions suivantes concernant les quantités de matière à l’équivalence, laquelle est exacte ?

La relation d’équivalence compare directement les concentrations CAC_A et CBC_B.
La quantité de BB à l’équivalence est divisée par le coefficient aa.
La relation d’équivalence s’écrit n0(A)a=nE(B)b\frac{n_0(A)}{a}=\frac{n_E(B)}{b}.
À l’équivalence, les réactifs A et B sont mélangés dans des proportions égales.
La quantité initiale de AA est proportionnelle au coefficient bb.

La relation d’équivalence s’écrit $$\frac{n_0(A)}{a}=\frac{n_E(B)}{b}$$.

Explication

Pour l’équation aA+bB→cC+dDaA+bB\rightarrow cC+dD, l’équivalence vérifie n0(A)a=nE(B)b\frac{n_0(A)}{a}=\frac{n_E(B)}{b}. Les réactifs sont donc mélangés dans les proportions stœchiométriques, qui ne sont pas forcément égales. La relation porte sur les quantités de matière et non directement sur les concentrations.

4. Concernant la densité d’un liquide, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La masse volumique de l’eau est utilisée comme numérateur du rapport de densité.
La densité d’un liquide est une grandeur sans unité.
La densité s’exprime dans la même unité que la masse volumique du liquide.
La densité est le rapport de la masse volumique du liquide à celle de l’eau.
La densité compare la masse du liquide au volume de la solution obtenue.

La densité d’un liquide est une grandeur sans unité. · La densité est le rapport de la masse volumique du liquide à celle de l’eau.

Explication

La densité est définie par d=ρρeaud=\frac{\rho}{\rho_{eau}}, donc elle est le rapport de deux masses volumiques exprimées dans la même unité et ne possède pas d’unité. La masse volumique du liquide est au numérateur, tandis que la comparaison masse-volume décrit une concentration en masse, pas une densité.

5. Les relations caractérisant le titre massique et la concentration en masse comprennent :

Le titre massique s’exprime comme le rapport de la masse au volume de solution.
La concentration en masse rapporte la masse de soluté à la masse totale.
La concentration en masse s’écrit t(E)=m(E)Vsolutiont(E)=\frac{m(E)}{V_{solution}}.
Le titre massique s’exprime en grammes par litre de solution.
Le titre massique s’écrit Pm(E)=m(E)mtotP_m(E)=\frac{m(E)}{m_{tot}}.

La concentration en masse s’écrit $$t(E)=\frac{m(E)}{V_{solution}}$$. · Le titre massique s’écrit $$P_m(E)=\frac{m(E)}{m_{tot}}$$.

Explication

Le titre massique s’écrit Pm(E)=m(E)mtotP_m(E)=\frac{m(E)}{m_{tot}} : il compare deux masses et est sans unité. La concentration en masse s’écrit t(E)=m(E)Vsolutiont(E)=\frac{m(E)}{V_{solution}} et s’exprime par exemple en grammes par litre. Ces deux grandeurs ne possèdent donc pas la même unité.

6. Lors du titrage de l’acide citrique par les ions hydroxyde, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les ions hydroxyde constituent l’espèce titrante de concentration connue.
L’acide citrique AH3 est ajouté progressivement comme solution titrante.
L’acide citrique AH3 constitue l’espèce titrée de concentration inconnue.
La concentration des ions hydroxyde est la grandeur recherchée par le titrage.
Les deux espèces possèdent une concentration inconnue avant l’équivalence.

Les ions hydroxyde constituent l’espèce titrante de concentration connue. · L’acide citrique AH3 constitue l’espèce titrée de concentration inconnue.

Explication

Dans ce titrage, les ions hydroxyde HO− sont l’espèce titrante de concentration connue, tandis que l’acide citrique AH3 est l’espèce titrée dont la concentration est recherchée. Les rôles ne sont donc pas inversés et la concentration de HO− n’est pas la grandeur inconnue.

7. Quelle(s) équation(s) décrit(vent) la réaction de l’acide citrique avec les ions hydroxyde ?

La réaction s’écrit AH3(aq)+HO−(aq)→A3−(aq)+H2O(l)AH_3(aq)+HO^-(aq)\rightarrow A^{3-}(aq)+H_2O(l).
La réaction s’écrit AH3(aq)+3H2O(l)→A3−(aq)+3HO−(aq)AH_3(aq)+3H_2O(l)\rightarrow A^{3-}(aq)+3HO^-(aq).
La réaction s’écrit AH3(aq)+3HO−(aq)→A3−(aq)+3H2O(l)AH_3(aq)+3HO^-(aq)\rightarrow A^{3-}(aq)+3H_2O(l).
La réaction s’écrit 3AH3(aq)+HO−(aq)→A3−(aq)+H2O(l)3AH_3(aq)+HO^-(aq)\rightarrow A^{3-}(aq)+H_2O(l).
La réaction s’écrit AH3(aq)+3HO−(aq)→A3−(aq)+H2(l)AH_3(aq)+3HO^-(aq)\rightarrow A^{3-}(aq)+H_2(l).

La réaction s’écrit $$AH_3(aq)+3HO^-(aq)\rightarrow A^{3-}(aq)+3H_2O(l)$$.

Explication

L’acide citrique AH3 réagit avec trois ions hydroxyde selon AH3(aq)+3HO−(aq)→A3−(aq)+3H2O(l)AH_3(aq)+3HO^-(aq)\rightarrow A^{3-}(aq)+3H_2O(l). Les autres équations modifient le coefficient de HO−, inversent la réaction, déséquilibrent les espèces ou remplacent l’eau par une espèce différente.

8. À l’équivalence du titrage de AH3AH_3 par HO−HO^-, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

On vérifie la relation n0(AH3)1=nE(HO−)3\frac{n_0(AH_3)}{1}=\frac{n_E(HO^-)}{3}.
Le coefficient stœchiométrique de AH3AH_3 vaut trois dans l’équation bilan.
À l’équivalence, AH3 et HO− sont mélangés dans des proportions égales.
Le coefficient stœchiométrique de HO−HO^- vaut un dans l’équation bilan.
Les quantités de matière de AH3AH_3 et HO−HO^- sont égales à l’équivalence.

On vérifie la relation $$\frac{n_0(AH_3)}{1}=\frac{n_E(HO^-)}{3}$$.

Explication

L’équation bilan attribue le coefficient 1 à AH3 et le coefficient 3 à HO− : AH3(aq)+3HO−(aq)→A3−(aq)+3H2O(l)AH_3(aq)+3HO^-(aq)\rightarrow A^{3-}(aq)+3H_2O(l). À l’équivalence, on vérifie donc n0(AH3)1=nE(HO−)3\frac{n_0(AH_3)}{1}=\frac{n_E(HO^-)}{3}. Les réactifs sont mélangés selon ces proportions stœchiométriques, et leurs quantités de matière ne sont pas égales.

9. Concernant les méthodes de suivi d’un titrage, quelles sont les propositions exactes ?

La pH-métrie suit le titrage en mesurant le pH de la solution.
La conductimétrie repose sur la mesure de la température de la solution.
La pH-métrie peut suivre une réaction dépourvue de caractère acide-base.
La colorimétrie suit le titrage grâce à une variation de couleur du milieu.
La conductimétrie repère l’équivalence par un saut de pH.

La pH-métrie suit le titrage en mesurant le pH de la solution. · La colorimétrie suit le titrage grâce à une variation de couleur du milieu.

Explication

La colorimétrie repose sur une variation de couleur et la pH-métrie mesure le pH de la solution. La pH-métrie s’applique à une réaction acide-base et l’équivalence peut être repérée par un saut de pH. La conductimétrie mesure la conductivité et concerne une réaction faisant intervenir des ions ; son équivalence se repère par une rupture de pente, et non par un saut de pH.

10. La méthode des tangentes permet de repérer l’équivalence sur une courbe pH=f(Vtitrant) :

La première tangente est tracée après le saut et la seconde avant celui-ci.
Deux tangentes parallèles sont tracées de part et d’autre du saut de pH.
Une troisième parallèle équidistante est ensuite construite entre les tangentes.
L’intersection de cette troisième parallèle avec la courbe définit le point E.
La méthode utilise deux tangentes perpendiculaires au saut de pH.

Deux tangentes parallèles sont tracées de part et d’autre du saut de pH. · Une troisième parallèle équidistante est ensuite construite entre les tangentes. · L’intersection de cette troisième parallèle avec la courbe définit le point E.

Explication

La méthode utilise deux tangentes parallèles, avant et après le saut de pH, puis une troisième parallèle équidistante. L’intersection de cette troisième droite avec la courbe fournit le point équivalent ; les tangentes ne sont ni inversées dans leur rôle ni perpendiculaires.

11. Concernant la forme des courbes utilisées pour suivre un titrage, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La rupture conductimétrique comporte deux segments de droite.
La courbe pH-métrique se caractérise par deux segments de droite.
Une courbe pH-métrique exploitable présente un saut de pH.
La courbe conductimétrique doit présenter un saut de pH mesurable.
Une courbe conductimétrique exploitable présente une rupture de pente.

La rupture conductimétrique comporte deux segments de droite. · Une courbe pH-métrique exploitable présente un saut de pH. · Une courbe conductimétrique exploitable présente une rupture de pente.

Explication

En pH-métrie, l’équivalence est repérée grâce à un saut de pH. En conductimétrie, la courbe présente une rupture de pente formée de deux segments de droite ; elle ne se définit donc pas par un saut de pH, et la courbe pH-métrique n’est pas caractérisée par ces deux segments.

12. Lors d’un titrage suivi par conductimétrie, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le point équivalent se repère par un saut de pH sur la courbe.
Le point équivalent est obtenu par changement de couleur du milieu.
Le point équivalent correspond au maximum de conductivité observé.
Le point équivalent correspond au début du premier segment linéaire.
Le point équivalent correspond à l’intersection des deux segments de droite.

Le point équivalent correspond à l’intersection des deux segments de droite.

Explication

En conductimétrie, le point équivalent est déterminé par l’intersection des deux segments de droite de la courbe de conductivité. Il ne correspond ni à un maximum imposé, ni à un saut de pH, ni à un changement de couleur, ni au début d’un segment.

13. Concernant la composition d’un système au cours d’un titrage, quelles sont les propositions exactes ?

Elle permet de déterminer les espèces sans utiliser l’avancement.
Elle décrit l’évolution des différentes espèces pendant le titrage.
Elle consiste à déterminer les quantités de matière des espèces présentes.
Elle s’établit à partir de l’avancement de la réaction étudiée.
Elle correspond à la seule condition stœchiométrique de l’équivalence.

Elle décrit l’évolution des différentes espèces pendant le titrage. · Elle consiste à déterminer les quantités de matière des espèces présentes. · Elle s’établit à partir de l’avancement de la réaction étudiée.

Explication

La composition du système décrit les quantités de matière des différentes espèces et leur évolution à partir de l’avancement. Elle ne se réduit pas à la condition stœchiométrique de l’équivalence et sa détermination s’appuie précisément sur l’avancement.

14. Pour la réaction AH3+3HO−→A3−+3H2OAH_3+3HO^-\rightarrow A^{3-}+3H_2O, quelles sont les expressions exactes des quantités de matière à l’avancement xx ?

La quantité de matière de HO−HO^- vaut 1,50−x1,50-x mmol.
La quantité de matière d’eau formée vaut 3x3x mmol.
La quantité de matière de AH3AH_3 vaut 0,60−x0,60-x mmol.
La quantité de matière de A3−A^{3-} vaut 3x3x mmol.
La quantité de matière de HO−HO^- vaut 1,50−3x1,50-3x mmol.

La quantité de matière d’eau formée vaut $$3x$$ mmol. · La quantité de matière de $$AH_3$$ vaut $$0,60-x$$ mmol. · La quantité de matière de $$HO^-$$ vaut $$1,50-3x$$ mmol.

Explication

Les coefficients stœchiométriques donnent n(AH3)=0,60−xn(AH_3)=0,60-x, n(HO−)=1,50−3xn(HO^-)=1,50-3x et la formation de 3H2O3H_2O correspond à 3x3x mmol. La quantité de A3−A^{3-} vaut xx mmol, et celle de HO−HO^- ne diminue donc pas de xx seulement.

15. En conductimétrie, quelles propositions décrivent correctement l’influence d’une espèce ionique sur la conductivité ?

Une espèce ionique constante explique l’évolution observée.
Une espèce dont la quantité reste constante n’explique pas cette évolution.
Une augmentation de quantité ionique accroît la contribution à la conductivité.
Une diminution de quantité ionique réduit la contribution à la conductivité.
Une espèce ionique absente contribue à la conductivité mesurée.

Une espèce dont la quantité reste constante n’explique pas cette évolution. · Une augmentation de quantité ionique accroît la contribution à la conductivité. · Une diminution de quantité ionique réduit la contribution à la conductivité.

Explication

Une augmentation de la quantité d’une espèce ionique accroît sa contribution à la conductivité, tandis qu’une diminution la réduit. Une espèce dont la quantité reste constante n’explique pas l’évolution observée, et une espèce absente ne contribue pas à la conductivité mesurée.

16. Avant l’équivalence, lors du titrage de H3O+H_3O^+ par HO−HO^-, quelles propositions sont exactes ?

La pente dépend de la somme λ(Na+)+λ(HO−)\lambda(Na^+)+\lambda(HO^-).
Les ions H3O+H_3O^+ sont progressivement remplacés par des ions Na+Na^+.
La pente dépend de la différence λ(Na+)−λ(H3O+)\lambda(Na^+)-\lambda(H_3O^+).
La conductivité augmente car H3O+H_3O^+ remplace progressivement Na+Na^+.
Les ions HO−HO^- s’accumulent avant l’équivalence.

Les ions $$H_3O^+$$ sont progressivement remplacés par des ions $$Na^+$$. · La pente dépend de la différence $$\lambda(Na^+)-\lambda(H_3O^+)$$.

Explication

Avant l’équivalence, la pente est proportionnelle à λ(Na+)−λ(H3O+)\lambda(Na^+)-\lambda(H_3O^+), car les ions H3O+H_3O^+ sont remplacés par des ions Na+Na^+ moins conducteurs. La somme avec λ(HO−)\lambda(HO^-) caractérise la phase après l’équivalence, et les ions HO−HO^- ne s’y accumulent pas avant celle-ci.

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Qu'est-ce qu'un titrage en chimie ?

Une méthode pour déterminer nA, mA ou CA d'un réactif titré A.

Quelles conditions doit respecter la réaction support d'un titrage ?

Elle doit être totale et rapide.

Quelle est la forme générale de l'équation d'une réaction de titrage ?

aA+bB→cC+dDaA+bB\rightarrow cC+dD

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