QCM : Naissance de la psychologie clinique — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’étymologie de la psychologie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le mot psychologie peut être compris comme « discours de l’âme ».
Le terme psychologie associe psyché, signifiant âme, et logos, signifiant discours.
La clinique apprécie la maladie, tandis que la psychologie renvoie au discours de l’âme.
La psychologie désigne l’observation médicale de la maladie du patient.
Le terme psychologie provient de psyché, qui signifie maladie, et de logos, qui signifie traitement.

Le mot psychologie peut être compris comme « discours de l’âme ». · Le terme psychologie associe psyché, signifiant âme, et logos, signifiant discours. · La clinique apprécie la maladie, tandis que la psychologie renvoie au discours de l’âme.

Explication

La psychologie vient de psyché, l’âme, et de logos, le discours, ce qui signifie « discours de l’âme ». La clinique concerne l’observation de la maladie, et non la définition de la psychologie. Les associations avec la maladie ou le traitement sont donc erronées.

2. Parmi les propositions suivantes concernant Saint Augustin, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Sa réflexion participe aux origines philosophiques de la psychologie.
Saint Augustin a fondé la psychologie scientifique avec Melanchthon au XVIe siècle.
Sa pensée porte notamment sur la mémoire et la connaissance de soi.
Saint Augustin a défini la clinique comme observation sensorielle de la maladie.
Saint Augustin a développé une réflexion philosophique sur le désir.

Sa réflexion participe aux origines philosophiques de la psychologie. · Sa pensée porte notamment sur la mémoire et la connaissance de soi. · Saint Augustin a développé une réflexion philosophique sur le désir.

Explication

Saint Augustin a initié une pensée philosophique portant sur le désir, la mémoire et la connaissance de soi. Cette réflexion appartient aux origines philosophiques de la psychologie. La psychologie scientifique du XVIe siècle est associée à Melanchthon, tandis que l’observation sensorielle de la maladie relève de la clinique.

3. Concernant la définition de la clinique :

La clinique désigne la conclusion permettant ensuite de proposer un traitement.
La clinique correspond à une observation réalisée par le médecin.
Le médecin mobilise ses organes sensoriels pour apprécier la maladie.
La clinique porte sur l’appréciation de la maladie du patient.
Le diagnostic constitue l’observation sensorielle de la maladie du patient.

La clinique correspond à une observation réalisée par le médecin. · Le médecin mobilise ses organes sensoriels pour apprécier la maladie. · La clinique porte sur l’appréciation de la maladie du patient.

Explication

La clinique est une observation médicale de la maladie, réalisée grâce aux organes sensoriels du médecin. Le diagnostic est la conclusion tirée ensuite de l’examen et permettant de proposer un traitement. Il ne faut donc pas confondre l’observation clinique avec le diagnostic.

4. L’examen clinique comprend notamment :

Une conclusion diagnostique formulée avant le recueil des symptômes.
Une observation utilisant les organes sensoriels du médecin.
Un interrogatoire portant sur le début et l’évolution des symptômes.
Une exploration comprenant palpation, auscultation et identification des odeurs.
Une prescription thérapeutique réalisée avant l’examen du patient.

Une observation utilisant les organes sensoriels du médecin. · Un interrogatoire portant sur le début et l’évolution des symptômes. · Une exploration comprenant palpation, auscultation et identification des odeurs.

Explication

L’examen clinique commence par l’interrogatoire sur les symptômes et associe ensuite observation, palpation, auscultation et identification des odeurs. Le diagnostic et le traitement viennent après l’examen, ils n’en constituent pas les étapes initiales.

5. Un médecin dispose des résultats de l’examen clinique. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Le diagnostic sert ensuite de base à la mise en place du traitement.
Il utilise ces résultats pour poser un diagnostic.
Il met en place un traitement avant d’interpréter les résultats cliniques.
L’examen clinique permet directement de traiter le patient sans diagnostic.
Le traitement constitue l’étape qui permet ensuite de poser le diagnostic.

Le diagnostic sert ensuite de base à la mise en place du traitement. · Il utilise ces résultats pour poser un diagnostic.

Explication

Les résultats de l’examen clinique permettent au médecin de poser un diagnostic. Ce diagnostic précède et oriente ensuite la mise en place du traitement. Le traitement ne remplace donc pas le diagnostic et ne le précède pas dans cette séquence.

6. Concernant la pratique du psychologue clinicien, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le psychologue clinicien forme un lien thérapeutique sans interaction avec le patient.
Le psychologue clinicien travaille seul avec le patient lors de l’examen clinique.
Le psychologue clinicien réalise l’examen clinique avec plusieurs patients simultanément.
Le trio QEO signifie quantification, évaluation et orientation.
Le questionnement, l’écoute et l’observation soutiennent la démarche clinique.

Le psychologue clinicien travaille seul avec le patient lors de l’examen clinique. · Le questionnement, l’écoute et l’observation soutiennent la démarche clinique.

Explication

Le psychologue clinicien réalise l’examen clinique seul avec le patient et mobilise le trio QEO : questionnement, écoute et observation. Cette démarche s’intéresse au patient à travers les interactions et contribue à former un lien thérapeutique. QEO ne signifie pas quantification, évaluation et orientation.

7. Concernant la position clinique du psychologue, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle implique une posture d’humilité et de doute face au patient.
Elle repose sur la certitude du psychologue qui maîtrise tout le savoir.
Elle exclut toute situation d’inconfort dans la rencontre clinique.
Elle conduit le psychologue à se considérer comme l’expert de toute situation.
Elle consiste à appliquer ses connaissances sans se pencher vers le patient.

Elle implique une posture d’humilité et de doute face au patient.

Explication

La position clinique est une position d’humilité, de doute et d’inconfort, dans laquelle le psychologue se penche vers le patient. Elle s’oppose à une posture d’expert supposant une maîtrise complète du savoir. Les propositions fondées sur la certitude ou l’absence d’inconfort ne correspondent donc pas à cette position.

8. Le patient et le clinicien occupent, dans la rencontre clinique :

Le clinicien s’incline vers le patient dans une posture d’humilité.
Le patient se trouve en position de souffrance et de fragilité.
Le clinicien se tient dans une position d’expertise indépendante de la subjectivité.
La souffrance incline le clinicien, tandis que le patient s’incline volontairement vers lui.
Le patient adopte une position inclinée par une maîtrise complète du savoir.

Le clinicien s’incline vers le patient dans une posture d’humilité. · Le patient se trouve en position de souffrance et de fragilité.

Explication

Le patient est en position de souffrance et de fragilité. Le clinicien se penche volontairement vers lui dans une position inclinée marquée par l’humilité et la subjectivité. La maîtrise du savoir n’est pas attribuée au patient, et la posture clinique n’est pas indépendante de la subjectivité.

9. Pour aider le patient à penser sa vie, le psychologue clinicien :

Il dépasse ses connaissances et crée un lien avec le patient.
Il privilégie l’expertise théorique au détriment du lien thérapeutique.
Il aide le patient sans interaction personnelle dans la rencontre clinique.
Il s’appuie sur ses seules connaissances sans construire de relation.
Il fait de la position clinique une démarche technique dépourvue d’enjeu éthique.

Il dépasse ses connaissances et crée un lien avec le patient.

Explication

Pour aider le patient à penser sa vie, le psychologue doit dépasser ses seules connaissances et créer un lien avec lui. Cette relation fait de la position clinique une position éthique. Une démarche fondée sur le savoir seul ou dépourvue d’interaction ne correspond pas à cette conception.

10. Concernant les réformes de Philippe Pinel :

Les pratiques hospitalières antérieures sont présentées comme scandaleuses.
Philippe Pinel entreprend ces réformes humanitaires en 1885.
Les réformes de Pinel concernent principalement les troubles neurologiques organiques.
Philippe Pinel engage ses réformes humanitaires à Bicêtre en 1791.
Les réformes humanitaires de Pinel commencent à la Salpêtrière en 1791.

Les pratiques hospitalières antérieures sont présentées comme scandaleuses. · Philippe Pinel engage ses réformes humanitaires à Bicêtre en 1791.

Explication

Philippe Pinel engage à Bicêtre, en 1791, des réformes humanitaires de la prise en charge de la folie. Les pratiques antérieures sont décrites comme scandaleuses ; la Salpêtrière, 1885 et les troubles organiques ne correspondent pas à cette réforme.

11. Parmi les propositions suivantes concernant le traitement moral de Philippe Pinel, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il étend les concepts des sciences humaines aux malades mentaux.
Le traitement moral désigne une méthode réservée aux maladies neurologiques.
Il repose principalement sur l’étude des symptômes organiques.
Le traitement moral classe les maladies mentales selon des critères scientifiques.
Le traitement moral est considéré comme un précurseur de la psychothérapie.

Il étend les concepts des sciences humaines aux malades mentaux. · Le traitement moral est considéré comme un précurseur de la psychothérapie.

Explication

Le traitement moral est un précurseur de la psychothérapie et applique les sciences humaines aux malades mentaux. La classification scientifique, l’étude organique et la neurologie ne définissent pas ce traitement.

12. Les contributions attribuées à Philippe Pinel comprennent :

Il réserve les principes républicains aux médecins des établissements.
Il applique ces principes aux patients atteints de folie.
Il est considéré comme le père de la première classification des maladies mentales.
Il fonde la première classification des maladies neurologiques organiques.
Il applique les principes de liberté, d’égalité et de fraternité aux malades mentaux.

Il applique ces principes aux patients atteints de folie. · Il est considéré comme le père de la première classification des maladies mentales.

Explication

Pinel est associé à la première classification des maladies mentales et applique aux malades mentaux la liberté, l’égalité et la fraternité. Les maladies neurologiques et la restriction de ces principes aux médecins ne correspondent pas à son apport.

13. Concernant la définition de l’hystérie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’hystérie est une maladie nerveuse fonctionnelle ou une névrose.
Elle correspond à une maladie organique démontrée par des lésions constantes.
Elle est de nature psychique plutôt que de nature organique.
Elle est expliquée par des facteurs biologiques et des traumatismes.
Elle est associée à des facteurs psychologiques et à des traumatismes.

L’hystérie est une maladie nerveuse fonctionnelle ou une névrose. · Elle est de nature psychique plutôt que de nature organique. · Elle est associée à des facteurs psychologiques et à des traumatismes.

Explication

L’hystérie est décrite comme une maladie nerveuse fonctionnelle, de nature psychique et non organique. Elle est associée à des facteurs psychologiques et traumatiques ; les lésions constantes et l’explication par des facteurs biologiques sont incompatibles avec cette définition.

14. Parmi les propositions suivantes concernant les recherches de Charcot sur l’hystérie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Ses recherches sont notamment présentées lors des leçons du vendredi.
L’hypnose peut faire apparaître ou disparaître certains symptômes hystériques.
Charcot met en évidence l’intervention de facteurs psychologiques.
Ses démonstrations portent principalement sur des symptômes organiques expliqués par la neurologie.
Il utilise l’hypnose pour supprimer les lésions organiques observées.

Ses recherches sont notamment présentées lors des leçons du vendredi. · L’hypnose peut faire apparaître ou disparaître certains symptômes hystériques. · Charcot met en évidence l’intervention de facteurs psychologiques.

Explication

Charcot démontre l’importance de facteurs psychologiques et utilise l’hypnose pour modifier l’apparition des symptômes hystériques, notamment lors des leçons du vendredi. L’hypnose ne supprime pas des lésions organiques et la démonstration ne porte pas sur une explication organique des symptômes.

15. En 1885, quelle(s) proposition(s) concernant Freud et Charcot est(sont) exacte(s) ?

Freud élabore un tableau clinique sans examiner les symptômes en détail.
Freud observe principalement les symptômes moteurs de l’hystérie.
Freud rencontre Charcot en 1947 dans le cadre de la psychologie clinique.
Freud travaille avec Charcot en 1890 lors de stages cliniques.
Freud travaille avec Charcot en 1885 lors de stages.

Freud travaille avec Charcot en 1885 lors de stages.

Explication

En 1885, Sigmund Freud travaille avec Charcot lors de stages et comprend la nécessité d’observer dans le détail l’ensemble des symptômes de l’hystérie. Une observation principalement limitée aux symptômes moteurs, une rencontre en 1947 et un travail avec Charcot en 1886 sont erronés.

16. La maladie mentale peut contribuer à comprendre la norme parce qu’elle :

Elle permet d’étudier les processus normaux à partir de leurs fonctionnements ordinaires.
Elle conduit à considérer la maladie mentale comme étrangère aux processus psychiques.
Elle sert de loupe pour étudier certains processus psychiques normaux.
Elle interroge la norme à partir des excès, déficits ou ratés psychiques.
Elle désigne précisément ce qui est considéré comme normal dans une société.

Elle sert de loupe pour étudier certains processus psychiques normaux. · Elle interroge la norme à partir des excès, déficits ou ratés psychiques.

Explication

La maladie mentale fonctionne comme une loupe sur les processus psychiques normaux et permet d’interroger la norme. Cette analyse part des excès, déficits ou ratés ; elle ne se limite pas au fonctionnement ordinaire et ne définit pas directement la normalité.

17. À propos de Pierre Janet et de la psychologie clinique :

L’expression désigne un enseignement réclamé par les médecins.
Janet utilise cette expression pour désigner une formation philosophique.
Daniel Lagache emploie le premier cette expression en 1947.
Pierre Janet utilise l’expression « psychologie clinique » pour la première fois en 1890.
L’expression apparaît chez Janet en 1937 à Strasbourg.

L’expression désigne un enseignement réclamé par les médecins. · Pierre Janet utilise l’expression « psychologie clinique » pour la première fois en 1890.

Explication

Pierre Janet est le premier à utiliser l’expression « psychologie clinique » en 1890, pour désigner un enseignement demandé par les médecins. L’attribution à Lagache, la référence à la philosophie et les dates 1937 ou 1947 sont incorrectes.

18. Concernant la contribution de Daniel Lagache à la psychologie clinique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il propose une formation théorico-pratique distincte de la philosophie.
Sa formation maintient la psychologie clinique dans l’enseignement philosophique.
Il contribue principalement en séparant la théorie de la pratique clinique.
Son apport concerne surtout l’autonomie de la neurologie française.
Daniel Lagache contribue à l’autonomie de la psychologie clinique en France.

Il propose une formation théorico-pratique distincte de la philosophie. · Daniel Lagache contribue à l’autonomie de la psychologie clinique en France.

Explication

Lagache favorise l’autonomie et l’essor de la psychologie clinique en France grâce à une formation associant théorie et pratique. Cette formation se distingue de la philosophie ; elle ne sépare pas théorie et pratique et ne concerne pas principalement la neurologie.

19. La création de la première licence nationale de psychologie est caractérisée par :

Elle contribue à détacher la psychologie de la philosophie.
Elle constitue une première licence nationale de psychologie.
Elle intervient en 1947 sous l’impulsion de Daniel Lagache.
Elle participe à l’autonomisation institutionnelle de la psychologie.
Elle s’inscrit dans l’essor de la psychologie clinique en France.

Elle contribue à détacher la psychologie de la philosophie. · Elle constitue une première licence nationale de psychologie. · Elle intervient en 1947 sous l’impulsion de Daniel Lagache. · Elle participe à l’autonomisation institutionnelle de la psychologie. · Elle s’inscrit dans l’essor de la psychologie clinique en France.

Explication

En 1947, sous l’impulsion de Daniel Lagache, une première licence nationale de psychologie est créée. Cette étape détache la psychologie de la philosophie et participe à son autonomie institutionnelle ainsi qu’à l’essor de la psychologie clinique.

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Que signifie le terme « psychologie » ?

Discours ou langage de l’âme.

De quels mots grecs vient « psychologie » ?

Psyché (âme) et logie (discours).

Dans quelle tradition la psychologie était-elle pratiquée par les Anciens ?

Dans la tradition de Socrate.

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