Hauteur = sol ; altitude = mer ; niveau de vol = référence standard.
★ À maîtriser
L’altimètre est un baromètre qui mesure la pression statique et la convertit en altitude selon la loi de pression ISA.
La conversion de pression en altitude par l’altimètre suppose une pression de référence définissant le zéro des altitudes et une distribution de température conforme à la loi ISA, rarement vérifiée en réalité.
Le code QNH désigne le calage permettant de connaître l’altitude par rapport au niveau de la mer.
Le code QFE désigne le calage de la pression à l’altitude du terrain, qui permet d’obtenir la hauteur au-dessus de celui-ci.
📌 Le calage standard de 1013,25 hPa sert aux vols en niveau de vol, et le terme QNE qui lui était associé n’existe plus dans la réglementation.
Compléments
Le calage altimétrique est une pression de référence affichée dans la fenêtre de Kollsman de l’altimètre.
Avec le QFE, un altimètre indique zéro lorsque l’avion est posé sur l’aéroport ; ce calage n’est pas interdit de manière générale et reste utilisé dans certains pays comme la Russie.
En vol VFR court et à basse altitude, le QNH est régulièrement recalé, tandis que les autres vols, notamment IFR, utilisent le calage standard en croisière.
Le QNH est la pression ramenée au niveau de la mer en supposant des conditions ISA, tandis que le QFF tient compte des conditions météorologiques réelles et est utilisé en météorologie, non en aéronautique.
📐 Formule - Dans la troposphère, l’altitude indiquée vérifie .
📌 La pression calculée pour une même altitude varie proportionnellement au calage altimétrique, tandis que la relation altitude-pression est non linéaire.
La règle approximative 1 hPa = 28 ft n’est valable qu’à basse altitude et doit être évitée pour les calculs d’ingénierie.
En descente, l’équipage affiche le QNH du terrain de destination avant le niveau de transition ; en montée, il affiche le calage standard avant l’altitude de transition.
QFE ramène à la piste ; QNH au niveau de la mer ; standard aux niveaux de vol.
★ À maîtriser
Compléments
Émettre vers le sol, recevoir l’écho, calculer la hauteur.
★ À maîtriser
📌 Le GNSS calcule une altitude géométrique indépendante de la pression et de la température, tandis que l’altimètre classique calcule une altitude barométrique.
Compléments
Le contrôle aérien conserve l’altitude barométrique notamment pour l’homogénéité entre avions, la disponibilité du signal satellite et la moindre précision verticale du GNSS.
EGNOS surveille et corrige le signal GNSS pour permettre des approches guidant l’avion jusqu’à 200 ft du sol.
GNSS géométrique ; altimètre barométrique.
★ À maîtriser
Compléments
📐 Formule - La formule de Saint-Venant donne , où .
L’approximation convient aux faibles Mach, avec une erreur restant sous 1 à 2 % jusqu’à environ M = 0,3, mais ne convient pas aux avions de ligne modernes.
Sur les avions modernes, l’ADC calcule la CAS à partir des pressions et l’envoie au PFD, bien que la vitesse affichée soit souvent appelée vitesse indiquée.
★ À maîtriser
📌 La relation entre EAS et CAS est , où le facteur de compressibilité f est inférieur ou égal à 1 et dépend de l’altitude-pression et de la vitesse.
📐 Formule - La vitesse sol est la somme vectorielle de la vitesse vraie et de la vitesse du vent, soit .
Compléments
📐 Formule - En navigation horizontale, la vitesse sol horizontale vérifie et sert à calculer les temps de vol et les heures d’arrivée.
Altitude et compressibilité réduisent l’EAS par rapport à la CAS ; le vent modifie la vitesse sol par rapport à la TAS.
En subsonique, le Mach se calcule directement à partir des pressions avec la formule de Saint-Venant ; en supersonique, une onde de choc droite précède le Pitot et le calcul utilise l’équation de Rayleigh.
La sonde de température mesure la température totale d’impact et non la température statique ; connaissant le Mach et , l’avion peut calculer la température statique.
Le VNE est la CAS à ne pas dépasser afin de protéger l’avion contre les charges structurelles et le flutter.
La VMO est une limite opérationnelle de CAS en basse altitude et la MMO une limite opérationnelle de Mach en haute altitude, toutes deux utilisées pour les jets.
La VNO délimite l’utilisation normale et la zone de prudence en aviation générale, tandis que la VNE est la vitesse à ne jamais dépasser.
La VS1 est la vitesse de décrochage en configuration lisse, tandis que la VS0 est la vitesse de décrochage en configuration d’atterrissage avec volets et train sortis, et elle est plus faible que la VS1.
La VFE est la vitesse maximale avec les volets sortis, chaque cran de volet ayant sa propre limite, et la VLO/VLE limite respectivement la sortie du train et le vol avec le train sorti.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
La synthèse anémobarométrique présente la pression statique et la différence entre pression totale et pression statique comme des paramètres mesurés par l’avion pour calculer d’autres paramètres barométriques et de vitesse.
La température réelle de l’air ne peut pas être mesurée directement en raison de la vitesse de l’avion ; la température d’impact totale est donc mesurée.
★ À maîtriser
📐 Formule - En palier rectiligne, le triangle des vitesses exprime la relation vectorielle .
📐 Formule - La dérive se calcule par et le cap vrai par .
📐 Formule - La vitesse sol se calcule par .
Compléments
📌 La dérive est positive lorsque la route est à droite de l’axe de l’avion, ce qui correspond à un vent venant de la gauche, et négative lorsque la route est à gauche, avec un vent venant de la droite.
📌 Le triangle des vitesses est une simplification valable sur de courtes distances et en palier, car la courbure de la Terre et les changements de vent limitent son exactitude.
📌 Avec la convention de l’angle au vent, un vent de face correspond à , un vent arrière à , et le vent est arrière lorsque .
📐 Formule - La composante effective du vent dans l’axe de la route vaut ; elle est positive pour un vent arrière et négative pour un vent de face.
📐 Formule - La composante traversière du vent, perpendiculaire à la route, vaut .
La TAS suit l’axe de l’avion, la GS suit la route au sol.
★ À maîtriser
📌 Le VFR repose sur le principe « voir et éviter », utilise des repères visuels et s’effectue obligatoirement en conditions VMC dans les espaces aériens qui le permettent.
📌 L’IFR permet le vol dans presque toutes les conditions météorologiques, repose sur les instruments et le contrôle aérien, et exige des qualifications particulières.
Compléments
📌 En France et en Europe, le VFR est possible dans les espaces non contrôlés de classe F et G ainsi que dans les espaces contrôlés de classe C, D et E.
📌 En VFR, le plan de vol est obligatoire dans les espaces C et D, lors d’un franchissement de frontière, d’un survol maritime ou d’une zone hostile, ainsi que de nuit hors vols locaux.
En VFR, le plan de vol est conseillé lorsqu’une opération SAR pourrait être nécessaire afin de faciliter et d’accélérer la localisation de l’appareil.
Les instruments essentiels en VFR sont :
En IFR, les pilotes scannent les instruments selon la séquence horizon, altitude, instrument de performance, horizon et exécutent les instructions du contrôle.
VFR : voir dehors ; IFR : suivre les instruments.
★ À maîtriser
Un système est un moyen de radionavigation s’il fournit au moins une donnée d’azimut ou de relèvement, de distance, ou d’écart par rapport à une route théorique.
Les moyens de radionavigation comprennent les systèmes au sol, dont l’ADF/NDB et le VOR pour la direction, le DME pour la distance et l’ILS pour l’atterrissage, ainsi que les systèmes par satellite GNSS.
La classification des approches par opération distingue le type A, avec DH ou MDH d’au moins 250 ft, du type B, avec DH inférieure à 250 ft ; cette distinction ne repose pas sur un seuil de visibilité.
Une approche NPA fournit uniquement un guidage latéral et utilise une MDA/MDH, une APV ajoute un guidage vertical sans respecter les normes ILS et utilise une DA/DH, tandis qu’une PA fournit un guidage latéral et vertical de haute précision avec une DA.
Les catégories ILS et leurs minima sont :
Le récepteur GNSS reçoit les informations de distance de quatre satellites et calcule la position par trilatération, tandis que le quatrième satellite permet de corriger la synchronisation horaire du récepteur.
Les approches GNSS et leurs caractéristiques sont :
Compléments
La navigation point-à-point de 1950 à 1990 suivait les balises au sol, produisant des trajectoires en zigzag et une précision dépendant de la station et de la distance.
En 1993, le GPS est déclaré opérationnel pour la défense, puis se généralise dans l’aviation civile dans les années 2000.
★ À maîtriser
Compléments
Une centrale inertielle comprend : trois accéléromètres mesurant les accélérations linéaires sur trois axes, trois gyromètres mesurant les vitesses de rotation en tangage, roulis et lacet, un calculateur de position et de vitesse
À l’alignement au parking, l’avion reste immobile 5 à 10 minutes ; la centrale recherche le nord géographique et détecte la gravité pour déterminer la verticale locale, tandis que les pilotes saisissent les coordonnées GPS du parking.
Une centrale inertielle classique dérive d’environ 1 à 2 NM par heure de vol en raison de l’accumulation des erreurs d’estime.
En vol, les calculateurs FMS comparent la position inertielle au GPS ou aux balises DME pour recaler la position et annuler la dérive.
Les avions de ligne incorporent deux à trois centrales inertielles dans leurs Air Data Reference Unit/System, essentielles en cas de perte du signal GNSS.
★ À maîtriser
Compléments
À bord, les radars servent à la météorologie et peuvent aussi assurer la détection, la navigation ou le suivi de terrain sur les aéronefs militaires.
Les modes de transpondeur cités sont :
📐 Formule - La portée radar approximative en milles nautiques vaut , où H et h sont les hauteurs de l’avion et de l’émetteur en pieds.
★ À maîtriser
📌 L’ADS-B dépend du GPS et son signal n’est pas crypté, ce qui le rend vulnérable au brouillage GPS et à la génération de faux avions.
Compléments
🔄 Le fonctionnement de l’ADS-B comprend : déterminer la position par GNSS, transmettre automatiquement les données une à deux fois par seconde, diffuser le paquet de données par le transpondeur, généralement en mode S sur 1090 MHz
Le paquet ADS-B peut contenir :
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1. Lors d’une approche, un pilote veut connaître la distance verticale entre l’avion et le relief situé directement sous lui. Quelle mesure convient ?
2. Un pilote doit connaître la distance verticale de son avion par rapport au niveau moyen des mers. Quelle grandeur et quelle méthode correspondent à ce besoin ?
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Quelle distance verticale définit la hauteur d’un avion ?
La distance entre l’avion et la surface du sol.
Quel instrument mesure directement la hauteur d’un avion ?
Le radioaltimètre.
Quelle distance verticale définit l’altitude d’un avion ?
La distance entre l’avion et le niveau moyen des mers.
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