QCM : Navigation spatiale et cognition — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la navigation spatiale chez un individu capable de se déplacer ?

Les processus permettant de déterminer et de maintenir une trajectoire vers un but
La perception des ressources disponibles autour d’un individu en déplacement
L’exploration successive de plusieurs lieux sans orientation vers une destination
La mémorisation des caractéristiques visuelles présentes dans un environnement

Les processus permettant de déterminer et de maintenir une trajectoire vers un but

Explication

La navigation spatiale regroupe les processus qui permettent de déterminer puis de maintenir un trajet vers la localisation d’un but. Elle ne se limite donc ni à percevoir l’environnement ni à explorer des lieux sans destination définie.

2. Chez quelles catégories d’êtres vivants la navigation spatiale existe-t-elle ?

Chez les espèces qui utilisent des repères visuels élaborés
Chez les espèces qui se déplacent pour rechercher de la nourriture
Chez toutes les espèces capables de se déplacer
Chez les espèces qui vivent dans des environnements terrestres

Chez toutes les espèces capables de se déplacer

Explication

La navigation spatiale existe chez toutes les espèces capables de se déplacer, car elle concerne l’orientation vers des localisations. Elle ne dépend pas d’un type particulier d’environnement, de sens ou de motivation.

3. Quel ensemble décrit correctement les fonctions adaptatives de la navigation spatiale ?

Explorer des territoires, modifier ses habitudes et éviter les obstacles
Identifier les prédateurs, mémoriser les odeurs et choisir un partenaire
Accéder aux ressources, retrouver des congénères et retrouver un abri
Maintenir son équilibre, contrôler sa vitesse et coordonner ses mouvements

Accéder aux ressources, retrouver des congénères et retrouver un abri

Explication

La navigation spatiale optimise l’accès aux ressources, facilite la retrouvaille des congénères et permet de retrouver un abri. Les autres ensembles décrivent des capacités ou des comportements associés, mais pas les fonctions indiquées ici.

4. Un animal estime sa position en utilisant les changements produits par ses propres déplacements : de quel type d’information s’agit-il ?

Une information allothetique
Une information idiothetique
Une information proximale
Une information distale

Une information idiothetique

Explication

L’information idiothetique provient du déplacement propre de l’individu et renseigne sur la position de son corps ainsi que sur ses changements de position. L’information allothetique, au contraire, provient de l’environnement.

5. Un individu s’oriente grâce à un son, une odeur ou un élément visuel de son environnement, sans que cette information dépende de ses mouvements : comment cette information est-elle qualifiée ?

D’information kinesthésique
D’information idiothetique
D’information vestibulaire
D’information allothetique

D’information allothetique

Explication

L’information allothetique provient de l’environnement et peut être visuelle, olfactive, auditive ou tactile, indépendamment des mouvements de l’individu. Les informations idiothetiques, elles, sont produites par le déplacement propre et ses conséquences corporelles.

6. Un voyageur se dirige vers un but en maintenant une relation particulière avec une statue située à proximité de celui-ci : quelle stratégie utilise-t-il ?

La route fondée sur une séquence motrice
La réorientation par un repère idiothetique
Le guidage par un objet saillant
La détection d’un élément environnemental éloigné

Le guidage par un objet saillant

Explication

Le guidage consiste à repérer un objet saillant proche du but, à réduire la distance qui le sépare de soi, puis à maintenir une relation égocentrique avec lui. Une route repose plutôt sur des instructions motrices comme tourner ou avancer selon une séquence.

7. Quelle description correspond à une route utilisée pour rejoindre un but ?

Le maintien d’une relation égocentrique avec un objet saillant proche du but
L’estimation de sa position à partir des déplacements effectués auparavant
L’utilisation d’un repère environnemental dont l’apparence change avec l’approche
Une instruction motrice, ou une séquence d’instructions lorsque le trajet est complexe

Une instruction motrice, ou une séquence d’instructions lorsque le trajet est complexe

Explication

Une route est une instruction motrice, par exemple tourner à gauche, ou une suite d’instructions lorsque le parcours comporte plusieurs étapes. Le maintien d’une relation avec un objet saillant relève du guidage, tandis que les deux autres réponses décrivent des types d’informations spatiales.

8. Quelle stratégie consiste à suivre au retour le même trajet que celui emprunté à l’aller ?

La réorientation géométrique à partir de repères externes
La stratégie du petit poucet, ou du fil d’Ariane
L’intégration du trajet fondée sur la direction et la distance
La représentation allocentrique des relations entre les lieux

La stratégie du petit poucet, ou du fil d’Ariane

Explication

La stratégie du petit poucet, aussi appelée stratégie du fil d’Ariane, repose sur la répétition du trajet parcouru à l’aller. L’intégration du trajet constitue un autre mécanisme, qui met à jour la position grâce aux informations produites par le mouvement.

9. Quel mécanisme met continuellement à jour la position par rapport au point de départ en utilisant la direction et la distance parcourues ?

Le repérage par indice saillant
La stratégie du petit poucet
L’intégration du trajet
La représentation égocentrique

L’intégration du trajet

Explication

L’intégration du trajet combine les informations produites par le mouvement afin d’estimer en continu la position par rapport au point de départ. La stratégie du petit poucet consiste plutôt à reprendre le même chemin en suivant ses indices.

10. Quelle distinction oppose correctement les représentations égocentriques et allocentriques ?

La représentation égocentrique décrit les relations entre les lieux, tandis que l’allocentrique dépend de la position de l’individu.
La représentation égocentrique dépend de la position de l’individu, tandis que l’allocentrique en est indépendante.
La représentation égocentrique est indépendante de l’observateur, tandis que l’allocentrique indique les actions à effectuer.
La représentation égocentrique utilise la géométrie de l’environnement, tandis que l’allocentrique décrit des mouvements personnels.

La représentation égocentrique dépend de la position de l’individu, tandis que l’allocentrique en est indépendante.

Explication

Une représentation égocentrique est organisée selon la position de l’individu et peut indiquer de tourner à droite puis d’avancer. Une représentation allocentrique décrit plutôt les relations entre les lieux, sans dépendre de cette position.

11. Que code principalement une représentation allocentrique de l’espace ?

La succession de mouvements nécessaires depuis la position actuelle de l’observateur
Les relations spatiales, la géométrie, les distances et les directions entre les lieux
Les indices visuels rencontrés dans l’ordre pendant un trajet particulier
La direction du regard et la posture adoptée par l’individu dans l’environnement

Les relations spatiales, la géométrie, les distances et les directions entre les lieux

Explication

La représentation allocentrique encode la structure de l’environnement, notamment les relations spatiales, sa géométrie, les distances et les directions. Elle ne se limite pas à une suite d’actions définies depuis la position actuelle de l’observateur.

12. Dans quel ordre se déroule le protocole d’apprentissage de la configuration spatiale décrit ici ?

Acquisition avec récompense centrale, test contrôle sans récompense, puis test d’expansion avec indices écartés
Acquisition avec récompense périphérique, test contrôle avec indices similaires, puis test d’expansion au centre
Acquisition avec indices écartés, test contrôle avec récompense centrale, puis test d’expansion sans indices
Acquisition sans récompense, test d’expansion avec récompense centrale, puis test contrôle avec indices écartés

Acquisition avec récompense centrale, test contrôle sans récompense, puis test d’expansion avec indices écartés

Explication

La phase d’acquisition associe quatre indices similaires à une récompense centrale, le test contrôle retire la récompense, puis le test d’expansion éloigne les indices pour évaluer la recherche au centre. Le test contrôle examine donc l’apprentissage sans récompense, tandis que l’expansion évalue la conservation de la configuration.

13. Comment les repères utilisés pour se réorienter diffèrent-ils entre un milieu fermé et un milieu ouvert ?

En milieu fermé, la géométrie aide à se réorienter, tandis qu’en milieu ouvert des compas externes guident l’orientation.
En milieu fermé, le soleil et la lune guident l’orientation, tandis qu’en milieu ouvert la géométrie suffit à retrouver son chemin.
En milieu fermé, la position du corps fournit un compas externe, tandis qu’en milieu ouvert les formes de l’espace disparaissent.
En milieu fermé, les distances entre les lieux sont ignorées, tandis qu’en milieu ouvert seuls les indices visuels proches sont utilisés.

En milieu fermé, la géométrie aide à se réorienter, tandis qu’en milieu ouvert des compas externes guident l’orientation.

Explication

Dans un milieu fermé, les informations géométriques de l’environnement permettent la réorientation. Dans un milieu ouvert, des compas externes comme le soleil, la lune ou le ciel peuvent fournir les repères nécessaires.

14. Quel rôle central l’hippocampe joue-t-il dans le cerveau des mammifères ?

Il associe des informations spatiales et non spatiales dans des représentations complexes.
Il déclenche les mouvements qui orientent directement l’individu dans son environnement.
Il code la couleur des objets indépendamment de leur position dans l’espace.
Il contrôle la production successive de réponses après plusieurs stimulations sensorielles.

Il associe des informations spatiales et non spatiales dans des représentations complexes.

Explication

L’hippocampe contribue à élaborer des associations complexes entre des informations spatiales et non spatiales. Il ne se réduit pas au codage d’un emplacement précis, fonction attribuée aux cellules de lieu.

15. Qu’est-ce qui caractérise une cellule de lieu ?

Elle associe des informations spatiales et non spatiales dans l’ensemble du cerveau.
Son activation dépend de la localisation spatiale de l’individu et survient dans une zone précise.
Son activation dépend de la signification d’un objet et survient après une série de réponses.
Elle s’active lorsque deux objets sont reconnus comme appartenant à une même catégorie.

Son activation dépend de la localisation spatiale de l’individu et survient dans une zone précise.

Explication

Une cellule de lieu s’active lorsque l’individu se trouve dans un endroit précis, son champ d’activation dépendant de la position spatiale. L’association générale entre informations spatiales et non spatiales relève plutôt du rôle de l’hippocampe.

16. Comment définit-on l’apprentissage sériel ?

Comme la mémorisation d’un seul stimulus présenté pendant une période prolongée.
Comme la production successive de réponses après la présentation de plusieurs stimuli.
Comme le regroupement d’objets partageant une apparence ou une fonction commune.
Comme la comparaison simultanée de deux objets afin d’identifier leur ressemblance.

Comme la production successive de réponses après la présentation de plusieurs stimuli.

Explication

L’apprentissage sériel consiste à produire une succession de réponses après la présentation successive ou simultanée de plusieurs stimuli. La comparaison de deux objets et leur regroupement catégoriel correspondent à d’autres processus.

17. Quelle séquence de picorage le pigeon doit-il apprendre pour obtenir de la nourriture ?

Les pastilles verte, bleue, rouge puis blanche.
Les pastilles bleue, blanche, verte puis rouge.
Les pastilles verte, rouge, blanche puis bleue.
Les pastilles blanche, rouge, bleue puis verte.

Les pastilles verte, bleue, rouge puis blanche.

Explication

Dans cette tâche d’apprentissage sériel, le pigeon doit picorer successivement les pastilles verte, bleue, rouge et blanche. Modifier l’ordre change la séquence apprise et ne correspond donc pas à la procédure décrite.

18. Que se passe-t-il lorsqu’un nouvel objet est ajouté à une série déjà apprise chez le capucin et chez le pigeon ?

Les deux animaux ajoutent le nouvel objet sans modifier leur représentation de la série.
Le capucin réapprend toute la série, tandis que le pigeon apprend l’ajout du nouvel objet.
Les deux animaux réapprennent toute la série avec le nouvel objet intégré.
Le capucin apprend l’ajout du nouvel objet, tandis que le pigeon réapprend toute la série.

Le capucin réapprend toute la série, tandis que le pigeon apprend l’ajout du nouvel objet.

Explication

Chez le capucin, l’ajout d’un objet entraîne un réapprentissage de toute la série, alors que le pigeon apprend seulement l’ajout final. Cette différence constitue une distinction entre leurs stratégies d’apprentissage sériel.

19. Dans un protocole d’appariement différé, que doit faire le participant après la disparition du premier objet ?

Maintenir mentalement sa représentation, puis choisir l’objet identique entre deux propositions.
Transformer le premier objet en une série de réponses, puis sélectionner la dernière proposition.
Répondre immédiatement au premier objet avant sa disparition, puis comparer les deux propositions.
Mémoriser les deux propositions, puis choisir celle qui appartient à la même catégorie.

Maintenir mentalement sa représentation, puis choisir l’objet identique entre deux propositions.

Explication

L’appariement différé présente brièvement un objet, impose un délai, puis demande de choisir son identique parmi deux objets. Le délai exige donc le maintien mental de la représentation, contrairement à une reconnaissance immédiate.

20. Quel effet une rotation plus importante d’un objet produit-elle sur le temps de réponse chez le pigeon et chez l’humain ?

Elle ne modifie pas la vitesse du pigeon, mais augmente le temps de réponse humain.
Elle augmente le temps de réponse du pigeon, mais ne modifie pas celui de l’humain.
Elle accélère les réponses des deux espèces lorsque l’angle devient plus grand.
Elle ralentit les réponses des deux espèces de manière comparable.

Elle ne modifie pas la vitesse du pigeon, mais augmente le temps de réponse humain.

Explication

Chez le pigeon, l’angle de rotation ne modifie pas la vitesse de réponse, tandis que chez l’humain un angle croissant augmente le temps de réponse. L’idée d’un ralentissement comparable des deux espèces confond leurs profils.

21. Qu’appelle-t-on catégorisation ?

La capacité de reconnaître un objet après une rotation sans ralentissement de la réponse.
La capacité de regrouper des objets différents selon des caractéristiques communes.
La capacité de produire une suite ordonnée de réponses après plusieurs stimuli.
La capacité de conserver une image mentale pendant un délai avant de répondre.

La capacité de regrouper des objets différents selon des caractéristiques communes.

Explication

La catégorisation consiste à grouper différents objets en fonction de caractéristiques communes. Le maintien d’une image mentale et la production d’une suite ordonnée relèvent respectivement de l’appariement différé et de l’apprentissage sériel.

22. Sur quel critère une catégorisation conceptuelle regroupe-t-elle les objets ?

Sur la position spatiale où les objets sont rencontrés.
Sur la signification ou la nature des objets.
Sur les fonctions que les objets remplissent.
Sur l’apparence visuelle que les objets présentent.

Sur les fonctions que les objets remplissent.

Explication

Une catégorisation conceptuelle rassemble les objets selon leurs fonctions. La nature ou la signification correspond à la catégorisation naturelle, tandis que l’apparence relève de la catégorisation perceptive.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que la navigation selon sa définition fondamentale ?

Un processus pour déterminer et maintenir un trajet vers un but.

Chez quelles espèces la navigation spatiale existe-t-elle ?

Chez toutes les espèces capables de se déplacer.

Quel avantage la navigation spatiale offre-t-elle pour l'accès aux ressources ?

Elle optimise l'accès aux ressources.

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