QCM : Neuropsychologie cognitive et mémoire — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude principal de la neuropsychologie ?

Les altérations des fonctions cognitives
Les mécanismes de la cognition animale
Le développement des capacités motrices
La structure cérébrale normale

Les altérations des fonctions cognitives

Explication

La neuropsychologie étudie les fonctions cognitives lorsqu’elles sont altérées, notamment après une lésion ou une maladie. La description de la structure cérébrale normale relève davantage des neurosciences.

2. Quel objectif correspond à la neuropsychologie lorsqu’une lésion cérébrale entraîne des difficultés cognitives ?

Définir et prendre en charge les déficits cognitifs
Décrire la cognition normale sans proposer de prise en charge
Étudier les apprentissages scolaires indépendamment du cerveau
Mesurer la structure cérébrale sans évaluer le comportement

Définir et prendre en charge les déficits cognitifs

Explication

La neuropsychologie vise à identifier et à prendre en charge les déficits cognitifs liés notamment à une lésion cérébrale ou à une maladie chronique. L’étude de la cognition normale constitue plutôt le domaine privilégié de la psychologie cognitive.

3. Quelles étapes permettent au neuropsychologue de définir un déficit cognitif ?

Une imagerie cérébrale suivie d’un entretien sans tests
Une anamnèse suivie d’un bilan composé de plusieurs tests
Une comparaison scolaire suivie d’une évaluation motrice
Une observation du comportement suivie d’une seule mesure cérébrale

Une anamnèse suivie d’un bilan composé de plusieurs tests

Explication

Le neuropsychologue commence par recueillir l’anamnèse, puis réalise un bilan constitué d’une juxtaposition de tests. Une imagerie cérébrale seule ne suffit donc pas à définir le déficit cognitif.

4. Quelle activité relève de la psychologie cognitive lorsqu’elle étudie la cognition humaine normale ?

Mesurer la progression d’une maladie chronique
Comprendre un texte et en extraire le sens
Décrire la structure anatomique d’une aire cérébrale
Identifier les séquelles cognitives d’une lésion cérébrale

Comprendre un texte et en extraire le sens

Explication

La psychologie cognitive étudie la cognition normale à travers des activités comme comprendre et lire. L’identification des séquelles d’une lésion correspond davantage à la neuropsychologie.

5. Que permet d’établir une corrélation entre deux phénomènes ?

L’absence de toute variable parasite dans l’étude
La cause directe de l’un par l’autre
La force de leur association sans prouver une causalité
L’effet d’une variable indépendante sur une variable dépendante

La force de leur association sans prouver une causalité

Explication

Une corrélation indique le lien et la force de l’association entre deux phénomènes. Elle ne permet pas, à elle seule, de conclure que l’un cause l’autre ; cette question relève de l’expérimentation.

6. Quelle interprétation correspond à un coefficient de corrélation de Pearson égal à 0,6-0,6 ?

Une association positive entre les deux phénomènes
Une preuve expérimentale que l’un cause l’autre
Une association négative entre les deux phénomènes
Une absence complète de relation entre les deux phénomènes

Une association négative entre les deux phénomènes

Explication

Un coefficient de Pearson compris entre 1-1 et 00 est négatif ; 0,6-0,6 indique donc une association négative. Cette valeur ne constitue pas une preuve de causalité expérimentale.

7. Dans une expérience évaluant l’effet du nombre d’heures de sommeil sur un score de mémoire, quelle est la variable dépendante ?

Le score obtenu au test de mémoire
Le nombre d’heures de sommeil imposé
La salle dans laquelle le test est réalisé
L’âge des participants recrutés

Le score obtenu au test de mémoire

Explication

La variable dépendante est la conséquence mesurée, ici le score au test de mémoire. Le nombre d’heures de sommeil constitue la variable indépendante manipulée par le chercheur.

8. Quel dispositif permet d’étudier une relation causale entre deux variables ?

Comparer deux groupes sans contrôler leurs caractéristiques
Observer deux phénomènes associés sans modifier les conditions
Recueillir des opinions et calculer une fréquence de réponse
Faire varier une variable indépendante et mesurer une variable dépendante

Faire varier une variable indépendante et mesurer une variable dépendante

Explication

La méthode expérimentale étudie la causalité en faisant varier la variable indépendante puis en mesurant ses effets sur la variable dépendante. Une simple observation d’associations ne permet pas d’isoler un effet causal.

9. Comment William James définit-il l’attention en 1890 ?

Le déplacement automatique du regard vers la stimulation la plus forte
La perception simultanée et approfondie de plusieurs messages
La prise de possession claire et vive d’un objet ou d’une pensée
La mémorisation durable de toutes les informations présentes

La prise de possession claire et vive d’un objet ou d’une pensée

Explication

Pour William James, l’attention consiste à sélectionner clairement et vivement un objet ou une pensée parmi plusieurs éléments simultanés. Cette sélection permet de traiter certains éléments plus efficacement que les informations ignorées.

10. Quelle situation montre que l’orientation du regard et celle de l’attention peuvent être dissociées ?

Fermer les yeux pour supprimer toute orientation attentionnelle
Regarder directement la zone correspondant à son attention
Déplacer les yeux afin de suivre chaque élément présenté
Fixer une zone tout en portant son attention sur une autre

Fixer une zone tout en portant son attention sur une autre

Explication

L’attention peut être dirigée vers une zone différente de celle fixée par les yeux, ce qui dissocie orientation du regard et orientation attentionnelle. Regarder directement la zone pertinente ne constitue donc pas l’exemple de dissociation recherché.

11. Comment une personne peut-elle suivre une conversation dans un environnement très bruyant ?

En mémorisant chaque parole prononcée dans la pièce
En orientant nécessairement son regard vers chaque interlocuteur
En traitant avec la même précision tous les messages entendus
En sélectionnant le message pertinent et en ignorant les autres

En sélectionnant le message pertinent et en ignorant les autres

Explication

L’effet cocktail party illustre la sélection du message pertinent parmi plusieurs conversations ou bruits concurrents. Le traitement attentionnel ne consiste pas à analyser avec la même précision tous les messages présents.

12. Dans une tâche de filature avec écoute dichotique, que détectent généralement les participants dans l’oreille ignorée ?

Des changements de voix ou de type sonore sans retenir le contenu
Le passage entre les langues avec une mémorisation précise
Les arguments principaux tout en oubliant les caractéristiques vocales
Le sens détaillé du message et les mots présentés

Des changements de voix ou de type sonore sans retenir le contenu

Explication

Dans l’oreille ignorée, les participants peuvent détecter des changements de voix ou le passage entre musique, texte et bruit. Ils se souviennent généralement peu du contenu du message ou d’un changement de langue.

13. Quelle définition décrit le mieux la mémoire ?

Un mécanisme servant à transformer chaque perception en mouvement automatique
Un système consacré à l’analyse immédiate des stimulations présentes
Un ensemble de compétences permettant de retenir, conserver et retrouver des informations acquises
Une capacité permettant de produire des réponses sans conserver d’informations antérieures

Un ensemble de compétences permettant de retenir, conserver et retrouver des informations acquises

Explication

La mémoire regroupe plusieurs compétences liées à la rétention, à la conservation et à la récupération d’informations ou de représentations déjà acquises. Elle ne se réduit donc ni aux réponses automatiques ni au traitement des seules stimulations présentes.

14. Quel enchaînement décrit correctement la mémorisation d’un épisode ?

Stockage, récupération immédiate, puis encodage de l’information
Récupération, encodage secondaire, puis stockage de courte durée
Manipulation, oubli progressif, puis reconnaissance d’une information
Encodage, stockage dans le temps, puis récupération ultérieure

Encodage, stockage dans le temps, puis récupération ultérieure

Explication

La mémorisation comprend successivement l’encodage de l’information, son stockage dans le temps et sa récupération ultérieure. La récupération ne correspond pas à l’apprentissage initial, mais à l’accès à une information déjà encodée.

15. Quelle association entre système de mémoire et fonction est correcte ?

Mémoire sémantique : se rappeler un épisode personnel précis
Mémoire épisodique : conserver des connaissances générales sur le monde
Mémoire procédurale : exprimer consciemment un fait appris
Mémoire de travail : manipuler brièvement une information en cours

Mémoire de travail : manipuler brièvement une information en cours

Explication

La mémoire de travail maintient brièvement une information tout en permettant sa manipulation. Les épisodes vécus relèvent de la mémoire épisodique, les connaissances générales de la mémoire sémantique et les savoir-faire automatisés de la mémoire procédurale.

16. Que désigne la mémoire déclarative ?

Des habiletés exprimées par des automatismes sensorimoteurs
Des épisodes personnels accessibles sans formulation consciente
Des connaissances dont le souvenir peut être explicite et conscient
Des informations maintenues brièvement pendant leur manipulation

Des connaissances dont le souvenir peut être explicite et conscient

Explication

La mémoire déclarative regroupe les connaissances pouvant être rappelées de manière explicite et consciente, selon le mode « knowing that ». Les automatismes sensorimoteurs appartiennent plutôt à la mémoire procédurale.

17. Quel exemple illustre le mieux la mémoire procédurale ?

Savoir faire du vélo grâce à un automatisme sensorimoteur
Maintenir mentalement un numéro pendant la résolution d’un problème
Connaître la capitale d’un pays sans penser à un épisode précis
Se rappeler le lieu d’un voyage personnel datant de l’année passée

Savoir faire du vélo grâce à un automatisme sensorimoteur

Explication

La mémoire procédurale concerne les savoir-faire exprimés dans des automatismes cognitifs et sensorimoteurs, comme faire du vélo. Les autres exemples renvoient respectivement aux mémoires épisodique, sémantique et de travail.

18. Quel profil mnésique Henry Gustav Molaison a-t-il présenté après l’ablation de foyers épileptiques ?

Une perte des automatismes sensorimoteurs et une conservation des faits récents
Une conservation des souvenirs anciens et une amélioration de l’apprentissage nouveau
Une amnésie rétrograde modérée et une amnésie antérograde sévère
Une amnésie rétrograde sévère et une amnésie antérograde modérée

Une amnésie rétrograde modérée et une amnésie antérograde sévère

Explication

Après l’opération, Henry Gustav Molaison présentait une amnésie rétrograde modérée et une amnésie antérograde sévère. L’amnésie rétrograde concerne les souvenirs antérieurs, tandis que l’amnésie antérograde affecte l’apprentissage de nouvelles informations.

19. À quoi correspondait l’amnésie rétrograde modérée de Henry Gustav Molaison ?

À l’impossibilité de reconnaître les visages rencontrés avant l’opération
À l’incapacité d’apprendre les informations présentées après l’opération
À la perte de tous les souvenirs formés durant l’enfance
À l’absence de souvenirs des 19 mois précédant l’opération

À l’absence de souvenirs des 19 mois précédant l’opération

Explication

Son amnésie rétrograde modérée se limitait à l’absence de souvenirs des 19 mois précédant l’opération, tandis que les événements plus anciens étaient conservés. L’incapacité à former de nouveaux souvenirs relève de l’amnésie antérograde.

20. Quelle difficulté caractérise l’amnésie antérograde sévère ?

Oublier les événements précédant une opération mais apprendre ensuite normalement
Perdre les habiletés motrices acquises tout en reconnaissant les nouveaux visages
Perdre des souvenirs anciens tout en conservant les apprentissages récents
Apprendre de nouvelles informations et enregistrer de nouveaux souvenirs

Apprendre de nouvelles informations et enregistrer de nouveaux souvenirs

Explication

L’amnésie antérograde sévère empêche notamment d’apprendre de nouvelles informations, d’enregistrer des souvenirs, de reconnaître de nouveaux visages ou d’acquérir de nouveaux faits. Elle ne désigne pas principalement la perte de souvenirs antérieurs.

21. Que montre l’amélioration progressive de Molaison au tracé d’une étoile avec feedback en miroir, malgré l’absence de souvenir de la tâche ?

Une mémoire procédurale préservée malgré une mémoire consciente altérée
Une mémoire épisodique préservée malgré une mémoire procédurale altérée
Une récupération complète des souvenirs antérieurs après chaque entraînement
Une incapacité générale à apprendre des gestes nouveaux après l’opération

Une mémoire procédurale préservée malgré une mémoire consciente altérée

Explication

L’amélioration de sa performance sans souvenir conscient de la tâche montre qu’un apprentissage procédural pouvait subsister malgré son amnésie. Cette observation ne traduit donc pas une récupération de la mémoire épisodique ni une incapacité générale à apprendre des gestes.

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Qu'est-ce que la neuropsychologie étudie ?

Les altérations des fonctions cognitives.

Quel est le but principal de la neuropsychologie ?

Définir et prendre en charge les déficits cognitifs.

Sur quoi s'appuie le neuropsychologue pour définir un déficit cognitif ?

Sur une anamnèse puis un bilan de tests.

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