QCM : Neuropsychologie générale — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet d’étude définit le mieux la neuropsychologie ?

Les maladies neurologiques décrites indépendamment de leurs effets psychologiques
L’activité cérébrale mesurée par des techniques d’imagerie fonctionnelle
Les comportements observables sans référence aux mécanismes cérébraux
Les fonctions mentales supérieures en relation avec les structures cérébrales

Les fonctions mentales supérieures en relation avec les structures cérébrales

Explication

La neuropsychologie étudie les fonctions mentales supérieures en les reliant aux structures cérébrales. La neuroimagerie renseigne surtout sur l’activité ou les lésions cérébrales, sans constituer à elle seule la définition de la neuropsychologie.

2. À quelle articulation disciplinaire la neuropsychologie appartient-elle ?

Entre la psychologie sociale et la psychiatrie biologique
À l’interface de la neurologie clinique et de la pharmacologie
Au croisement de l’anatomie descriptive et de la génétique
À la frontière des neurosciences et des sciences du comportement

À la frontière des neurosciences et des sciences du comportement

Explication

La neuropsychologie se situe à la frontière des neurosciences et des sciences du comportement et des relations interhumaines. Les autres associations peuvent être pertinentes dans certains travaux, mais ne caractérisent pas sa position disciplinaire fondamentale.

3. Comment la recherche en neuropsychologie cherche-t-elle à comprendre le fonctionnement psychologique ?

En déduisant les capacités mentales à partir de l’imagerie cérébrale
En étudiant des patients sans les comparer au fonctionnement habituel
En comparant des sujets sains à des sujets présentant des troubles
En observant des lésions cérébrales sans examiner les comportements

En comparant des sujets sains à des sujets présentant des troubles

Explication

La comparaison entre sujets sains et sujets présentant des troubles permet de décrire le fonctionnement habituel et sa déconstruction. L’observation des lésions ou de l’imagerie seule ne permet pas de comprendre complètement le fonctionnement psychologique.

4. Quelle est la fonction principale du diagnostic neuropsychologique ?

Repérer une lésion cérébrale sans évaluer ses conséquences fonctionnelles
Mesurer l’activité cérébrale pour remplacer l’examen clinique
Décrire et caractériser les troubles en les reliant à des lésions
Identifier une maladie neurologique sans analyser les fonctions mentales

Décrire et caractériser les troubles en les reliant à des lésions

Explication

Le diagnostic neuropsychologique décrit et caractérise les troubles en les mettant en lien avec des lésions. Une image cérébrale peut montrer une lésion, mais elle ne suffit pas à établir son retentissement fonctionnel.

5. Que décrit le papyrus Edwin Smith à propos du cerveau ?

La classification des facultés selon les reliefs du crâne
La théorie des ventricules comme siège de toutes les fonctions mentales
La localisation du langage dans le lobe frontal gauche
Son anatomie et le lien entre certaines lésions et des symptômes

Son anatomie et le lien entre certaines lésions et des symptômes

Explication

Le papyrus Edwin Smith, daté d’environ 1600 avant l’ère commune, décrit l’anatomie du cerveau et relie des lésions à des symptômes neurologiques ou psychologiques. Les autres propositions renvoient à des conceptions historiques différentes et plus tardives.

6. Quelle opposition caractérise les conceptions d’Aristote et de Platon sur le siège de l’âme ?

Aristote la situe dans les ventricules, tandis que Platon la situe dans le cervelet
Aristote la situe dans le cœur, tandis que Platon la situe dans le cerveau
Aristote la situe dans le cerveau, tandis que Platon la situe dans le cœur
Aristote la relie au crâne, tandis que Platon la relie aux nerfs périphériques

Aristote la situe dans le cœur, tandis que Platon la situe dans le cerveau

Explication

Aristote défend une conception cardiocentriste, qui place l’âme dans le cœur, alors que Platon adopte une conception cérébrocentriste. Les ventricules, le cervelet et les nerfs périphériques ne correspondent pas à cette opposition historique.

7. Que propose la théorie ventriculaire concernant les fonctions mentales ?

Elle les attribue à des réseaux de substance blanche interconnectés
Elle les situe dans les ventricules cérébraux contenant du liquide cérébrospinal
Elle les répartit dans des organes cérébraux visibles à la surface du crâne
Elle les situe dans le cœur, considéré comme le centre de l’âme

Elle les situe dans les ventricules cérébraux contenant du liquide cérébrospinal

Explication

La théorie ventriculaire situe les fonctions mentales dans les ventricules cérébraux, qui sont des cavités contenant du liquide cérébrospinal. La conception cardiaque, la phrénologie et l’approche en réseaux appartiennent à d’autres modèles historiques ou contemporains.

8. Dans la conception de Némésius, quelle fonction est associée au ventricule moyen ?

La mémoire
La raison
Les sens
Le langage articulé

La raison

Explication

Némésius associe le ventricule antérieur aux sens, le ventricule moyen à la raison et le ventricule postérieur à la mémoire. Le langage articulé n’appartient pas à cette répartition ventriculaire.

9. Quel énoncé correspond au dualisme cartésien ?

La psyché comprend une composante spirituelle et une composante matérielle reliées par la glande pinéale
Les fonctions mentales résident dans les ventricules selon une organisation antérieure et postérieure
La psyché constitue une seule réalité matérielle répartie dans plusieurs réseaux cérébraux
Chaque faculté mentale correspond à un organe cérébral visible par la forme du crâne

La psyché comprend une composante spirituelle et une composante matérielle reliées par la glande pinéale

Explication

Descartes sépare les composantes spirituelle et matérielle de la psyché et situe leur point de contact dans la glande pinéale. L’idée d’une seule réalité relève du monisme, tandis que les autres propositions renvoient à la phrénologie ou à la théorie ventriculaire.

10. Quel principe caractérise la phrénologie ?

Une lésion modifie à distance le métabolisme des régions qui lui sont connectées
Les fonctions cognitives émergent de réseaux reliant des régions corticales et sous-corticales
Chaque faculté mentale correspond à un organe distinct dont le développement modifie la forme du crâne
Les fonctions mentales sont produites par l’association de centres cérébraux spécialisés

Chaque faculté mentale correspond à un organe distinct dont le développement modifie la forme du crâne

Explication

La phrénologie affirme que chaque faculté mentale correspond à un organe cérébral distinct et que son développement se manifeste par la forme du crâne. Les autres propositions décrivent respectivement l’approche actuelle en réseaux, l’associationnisme et la diaschisis.

11. Quelle découverte Paul Broca présente-t-il le 18 avril 1861 ?

Le langage articulé dépend principalement du lobe frontal gauche
L’âme entre en contact avec le corps par la glande pinéale
Les facultés mentales se lisent dans les protubérances du crâne
La mémoire dépend principalement du ventricule postérieur

Le langage articulé dépend principalement du lobe frontal gauche

Explication

Le 18 avril 1861, Paul Broca présente le cerveau d’un patient et fournit une première preuve scientifique du rôle principal du lobe frontal gauche dans le langage articulé. Les autres propositions renvoient à la théorie ventriculaire, au dualisme cartésien ou à la phrénologie.

12. Comment l’approche actuelle conçoit-elle l’organisation des fonctions cognitives ?

Comme des centres isolés, chacun contrôlant une fonction cognitive indépendante
Comme des capacités reflétées par les protubérances de la surface du crâne
Comme des réseaux reliant des aires spécialisées, des régions sous-corticales et des faisceaux de substance blanche
Comme des fonctions réparties dans les ventricules selon leur position anatomique

Comme des réseaux reliant des aires spécialisées, des régions sous-corticales et des faisceaux de substance blanche

Explication

L’approche actuelle considère que les fonctions cognitives reposent sur des réseaux associant des aires corticales spécialisées, des régions sous-corticales et des faisceaux de substance blanche. Les centres isolés, les ventricules et les protubérances crâniennes correspondent à des conceptions historiques distinctes.

13. Comment l’approche expérimentale étudie-t-elle les relations entre lésions cérébrales et performances cognitives ?

En observant l’activité cérébrale de sujets sains sans mesurer leurs performances cognitives
En décrivant quelques cas individuels au moyen d’entretiens cliniques non standardisés
En analysant les récits personnels de patients sans groupe de comparaison
En comparant des séries de patients cérébrolésés et de sujets sains avec des paradigmes standardisés

En comparant des séries de patients cérébrolésés et de sujets sains avec des paradigmes standardisés

Explication

Cette approche compare des patients cérébrolésés à des sujets sains au moyen de tâches standardisées. L’étude de cas isolés sans comparaison ne correspond pas à cette démarche expérimentale.

14. Quelle caractéristique distingue l’approche expérimentale décrite par Vignolo ?

Elle associe des échantillons représentatifs, des mesures objectives et des statistiques inférentielles
Elle privilégie des observations individuelles, des interprétations cliniques et des descriptions qualitatives
Elle repose sur des simulations théoriques, des intuitions expertes et des comparaisons entre tâches
Elle utilise des études de cas rares, des entretiens approfondis et des conclusions particulières

Elle associe des échantillons représentatifs, des mesures objectives et des statistiques inférentielles

Explication

Vignolo associe représentativité des échantillons, évaluation quantitative et objective, comparaisons intergroupes et statistiques inférentielles. L’évaluation objective concerne les performances mesurées, tandis que les statistiques inférentielles servent à généraliser les résultats.

15. Quel est l’objectif central du courant cognitiviste en neuropsychologie ?

Mesurer les changements métaboliques du cerveau pendant différentes tâches cognitives
Inférer le fonctionnement normal de la cognition en étudiant les modules et processus perturbés
Comparer les effets de traitements neurologiques sur les capacités motrices des patients
Décrire les lésions cérébrales sans relier leurs effets aux mécanismes cognitifs

Inférer le fonctionnement normal de la cognition en étudiant les modules et processus perturbés

Explication

Le courant cognitiviste étudie les modules et les processus de traitement de l’information afin de reconstruire le fonctionnement normal de la cognition à partir des déficits observés. La mesure métabolique relève des techniques de neuro-imagerie et ne définit pas ce courant.

16. Quelle distinction associe correctement chaque technique au type d’indice qu’elle mesure ?

L’EEG et la MEG utilisent des indices électriques ou magnétiques, tandis que l’IRMf et la TEP utilisent des indices physiologiques indirects
L’EEG et l’IRMf utilisent des indices électriques, tandis que la MEG et la TEP utilisent des indices magnétiques
La TEP et la MEG utilisent des indices métaboliques, tandis que l’EEG et l’IRMf utilisent des indices magnétiques
La MEG et l’IRMf utilisent des indices électriques, tandis que l’EEG et la TEP utilisent des indices biochimiques

L’EEG et la MEG utilisent des indices électriques ou magnétiques, tandis que l’IRMf et la TEP utilisent des indices physiologiques indirects

Explication

L’EEG et la MEG mesurent respectivement des phénomènes électriques et magnétiques, alors que l’IRMf et la TEP reposent sur des variations physiologiques indirectes, notamment hémodynamiques ou métaboliques. L’IRMf ne mesure donc pas directement un indice électrique.

17. Que mesure principalement l’EEG ?

L’accumulation cérébrale d’une substance radioactive liée à la consommation énergétique
Le champ magnétique produit par l’activité électrique de groupes neuronaux
Le rapport entre l’hémoglobine oxygénée et l’hémoglobine désoxygénée
L’activité électrique synaptique résultant de la sommation des potentiels postsynaptiques

L’activité électrique synaptique résultant de la sommation des potentiels postsynaptiques

Explication

L’EEG enregistre l’activité électrique des synapses, issue de la sommation des potentiels d’action postsynaptiques. La mesure du champ magnétique correspond à la MEG, tandis que le signal BOLD relève de l’IRMf.

18. Quel signal l’IRMf mesure-t-elle lors d’une tâche cognitive ?

Les variations des potentiels postsynaptiques enregistrées à la surface du scalp
Les variations du signal BOLD liées au rapport entre hémoglobine oxygénée et désoxygénée
La concentration d’un traceur radioactif injecté dans la circulation cérébrale
Les changements du champ magnétique généré par les synapses corticales

Les variations du signal BOLD liées au rapport entre hémoglobine oxygénée et désoxygénée

Explication

L’IRMf mesure les variations du signal BOLD, qui correspondent au rapport entre les formes oxygénée et désoxygénée de l’hémoglobine. Les potentiels électriques et les champs magnétiques sont respectivement associés à l’EEG et à la MEG.

19. Comment la TEP repère-t-elle les régions cérébrales fortement sollicitées ?

Elle compare les proportions d’hémoglobine oxygénée et désoxygénée dans chaque région
Elle enregistre les courants électriques produits par les synapses pendant une activité cognitive
Elle injecte un traceur radioactif qui s’accumule dans les zones consommant beaucoup d’énergie
Elle détecte les champs magnétiques émis par les neurones actifs à travers le crâne

Elle injecte un traceur radioactif qui s’accumule dans les zones consommant beaucoup d’énergie

Explication

La TEP utilise une substance radioactive, comme de l’eau ou du glucose marqué, qui circule puis s’accumule dans les régions activées et énergivores. La comparaison de l’hémoglobine oxygénée et désoxygénée caractérise plutôt l’IRMf.

20. Que permet la chirurgie éveillée pendant une intervention cérébrale ?

Enregistrer les champs magnétiques cérébraux pendant une tâche sans stimuler les régions étudiées
Cartographier l’anatomie fonctionnelle individuelle en associant des tâches cognitives et des stimulations électriques
Produire une perturbation magnétique transitoire sans intervention chirurgicale ni exposition du cortex
Mesurer indirectement le métabolisme cérébral grâce à l’injection d’un traceur radioactif

Cartographier l’anatomie fonctionnelle individuelle en associant des tâches cognitives et des stimulations électriques

Explication

La chirurgie éveillée permet au patient d’effectuer des tâches pendant que certaines régions sont stimulées électriquement, ce qui révèle l’organisation fonctionnelle propre à son cerveau. La perturbation magnétique transitoire est caractéristique de la TMS, réalisée sans opération.

21. Quel est l’intérêt des stimulations électriques réalisées pendant une chirurgie éveillée ?

Elles créent des lésions virtuelles transitoires pour cartographier cortex et fibres blanches sans dommage durable
Elles détruisent de façon irréversible les régions stimulées afin de mesurer leurs fonctions résiduelles
Elles provoquent une réorganisation immédiate des réseaux afin de compenser la région perturbée
Elles remplacent les tâches cognitives par une mesure indirecte de l’activité métabolique cérébrale

Elles créent des lésions virtuelles transitoires pour cartographier cortex et fibres blanches sans dommage durable

Explication

Ces stimulations interrompent temporairement le fonctionnement d’une région et simulent ainsi une lésion, ce qui permet de cartographier le cortex et les fibres blanches de manière indolore et non délétère. Elles ne détruisent pas les régions et ne visent pas à déclencher une compensation immédiate.

22. Comment la stimulation magnétique transcrânienne modifie-t-elle temporairement l’activité cérébrale ?

Une impulsion magnétique appliquée à travers le crâne induit un champ électrique dans les neurones ciblés
Une électrode implantée dans le cortex déclenche directement une lésion fonctionnelle pendant une opération
Une stimulation sonore transmise par le crâne modifie indirectement le métabolisme des neurones ciblés
Un traceur radioactif injecté dans le sang augmente l’activité des régions cérébrales sélectionnées

Une impulsion magnétique appliquée à travers le crâne induit un champ électrique dans les neurones ciblés

Explication

La TMS applique une impulsion magnétique à travers le crâne, laquelle induit un champ électrique capable de modifier temporairement l’activité neuronale ciblée. Elle ne nécessite ni électrode implantée ni injection de traceur radioactif.

23. Quelle caractéristique définit le mieux un syndrome en neuropsychologie ?

Un ensemble de signes et de symptômes liés à une cause commune ou à des causes connexes
Une variation comportementale temporaire sans lien avec une maladie ou un trouble
Un résultat d’examen biologique permettant à lui seul d’établir un diagnostic
Une manifestation isolée indiquant nécessairement une atteinte cérébrale précise

Un ensemble de signes et de symptômes liés à une cause commune ou à des causes connexes

Explication

Un syndrome regroupe plusieurs signes et symptômes associés à une cause unique ou à des causes connexes et indique un trouble particulier. Un symptôme isolé peut être cliniquement important, mais il ne constitue pas nécessairement un syndrome.

24. Quelle association entre un syndrome neuropsychologique et la fonction principalement concernée est correcte ?

L’aphasie concerne le langage, tandis que l’amnésie concerne la mémoire
L’aphasie concerne la perception, tandis que l’amnésie concerne l’écriture
L’aphasie concerne le calcul, tandis que l’amnésie concerne la reconnaissance
L’aphasie concerne la mémoire, tandis que l’amnésie concerne la motricité

L’aphasie concerne le langage, tandis que l’amnésie concerne la mémoire

Explication

L’aphasie désigne un trouble du langage, alors que l’amnésie concerne les capacités mnésiques. Les autres associations attribuent à ces deux syndromes des fonctions qui relèvent d’autres domaines neuropsychologiques.

25. Pourquoi deux patients présentant un syndrome neuropsychologique peuvent-ils avoir des tableaux cliniques différents ?

Parce que chaque syndrome correspond à une région cérébrale fixe et à un tableau identique
Parce que les manifestations varient selon la localisation, la taille et l’étiologie de la lésion
Parce que les différences cliniques résultent principalement de l’âge, indépendamment de la lésion
Parce que les syndromes apparaissent sans rapport avec les caractéristiques de la lésion cérébrale

Parce que les manifestations varient selon la localisation, la taille et l’étiologie de la lésion

Explication

Les tableaux cliniques dépendent notamment de la localisation, de l’étendue et de la cause de la lésion acquise, et plusieurs syndromes peuvent coexister chez un même patient. L’idée d’un tableau identique pour une région donnée néglige cette variabilité lésionnelle.

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Qu'est-ce que la neuropsychologie selon Hécaen (1972) ?

La discipline scientifique et clinique étudiant les fonctions mentales supérieures liées aux structures cérébrales.

À quelle frontière scientifique se situe la neuropsychologie selon Hécaen (1972) ?

Entre les neurosciences et les sciences du comportement et des relations interhumaines.

Quel est l'objectif principal de la recherche en neuropsychologie ?

Comprendre le fonctionnement psychologique en observant sujets sains et troubles.

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