QCM : Normalisation et conformisme — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’un statut social ?

Une intensité sensorielle qui augmente en fonction d’une excitation extérieure
Un ensemble de caractéristiques individuelles qui décrit la personnalité d’une personne
Une tendance collective à donner des réponses semblables dans une situation donnée
Une position dans une hiérarchie qui influence l’impression que les autres se font d’une personne

Une position dans une hiérarchie qui influence l’impression que les autres se font d’une personne

Explication

Le statut social correspond à une position hiérarchique et agit sur la manière dont les autres perçoivent une personne. Les caractéristiques individuelles relèvent de la personnalité, qui constitue une notion distincte.

2. Quel niveau d’explication faut-il mobiliser pour analyser une relation en tenant compte des statuts sociaux différents des participants ?

Le niveau inter-individuel, qui compare des relations entre des personnes considérées comme interchangeables.
Le niveau positionnel, qui considère les différences de positions sociales entre des personnes non interchangeables.
Le niveau idéologique, qui étudie les normes et les croyances communes aux membres d’une société.
Le niveau intra-individuel, qui examine la façon dont chaque personne organise son environnement social.

Le niveau positionnel, qui considère les différences de positions sociales entre des personnes non interchangeables.

Explication

Le niveau positionnel tient compte des positions sociales qui différencient les individus et les rendent non interchangeables dans l’analyse. Le niveau inter-individuel abstrait au contraire ces différences en étudiant des personnes interchangeables dans une situation donnée.

3. Quelle distinction caractérise le mieux la normalisation par rapport au conformisme ?

La normalisation construit une norme commune par influences réciproques, tandis que le conformisme implique l’adhésion à une norme préexistante.
La normalisation transmet une norme préexistante d’une source vers une cible, tandis que le conformisme produit une norme commune.
La normalisation dépend d’une position sociale, tandis que le conformisme repose sur des croyances partagées par une société.
La normalisation décrit une évaluation individuelle, tandis que le conformisme concerne les relations entre plusieurs personnes.

La normalisation construit une norme commune par influences réciproques, tandis que le conformisme implique l’adhésion à une norme préexistante.

Explication

La normalisation résulte d’influences réciproques qui rapprochent les individus vers une norme construite ensemble. Le conformisme correspond plutôt à l’adhésion d’une cible à une norme déjà établie par une source.

4. Que cherche à étudier l’expérience menée par Asch en 1951 ?

La capacité d’un sujet naïf à mémoriser des longueurs présentées successivement.
La formation spontanée d’un groupe partageant des préférences visuelles communes.
L’influence d’une récompense matérielle sur les décisions perceptives individuelles.
La réaction d’un sujet naïf à la pression exercée par plusieurs compères.

La réaction d’un sujet naïf à la pression exercée par plusieurs compères.

Explication

Asch met en présence un sujet naïf et six compères qui donnent volontairement une réponse fausse afin d’étudier la pression du groupe. La discrimination visuelle constitue la tâche apparente, mais elle ne représente pas l’objectif réel de l’expérience.

5. Laquelle de ces situations illustre correctement la distinction entre « sociable » et « social » ?

Une personne sociale se définit par un trait de personnalité stable favorisant les échanges
Une personne peu sociable ne peut pas vivre de relations ni subir le regard des autres
Une personne sociable échappe généralement aux influences exercées par son entourage
Une personne peut être peu sociable tout en restant socialement influencée par son entourage

Une personne peut être peu sociable tout en restant socialement influencée par son entourage

Explication

« Sociable » renvoie à un trait de personnalité variable, tandis que « social » concerne les relations et les influences d’autrui. Une personne réservée peut donc être influencée par les autres et vivre avec eux.

6. Quel pourcentage moyen de réponses fausses les sujets naïfs donnent-ils en suivant les compères dans l’expérience d’Asch ?

51,2 %
76,4 %
36,8 %
24,6 %

36,8 %

Explication

Les sujets naïfs suivent les compères et donnent en moyenne 36,8 % de réponses fausses. Le taux de 76,4 % correspond à la proportion de sujets ayant cédé au moins une fois, et non à la moyenne des réponses fausses.

7. Une étude compare les échanges entre plusieurs participants considérés comme équivalents dans une même situation, sans tenir compte de leur statut social. À quel niveau d’explication correspond-elle ?

Au niveau positionnel, centré sur les écarts de statut entre personnes non interchangeables.
Au niveau inter-individuel, centré sur la dynamique des relations entre personnes interchangeables.
Au niveau intra-individuel, centré sur l’organisation de la perception de chaque personne.
Au niveau idéologique, centré sur les croyances et les normes partagées par la société.

Au niveau inter-individuel, centré sur la dynamique des relations entre personnes interchangeables.

Explication

Le niveau inter-individuel analyse les relations entre individus interchangeables dans une situation donnée. Une analyse qui introduirait les statuts sociaux relèverait plutôt du niveau positionnel.

8. Pourquoi une conduite identique chez plusieurs individus ne suffit-elle pas à conclure à un conformisme ?

Une opposition aux normes du groupe peut produire cette conduite par recherche de valorisation.
Une situation ambiguë peut produire cette conduite par recherche d’informations auprès d’autrui.
Une attitude personnelle stable peut produire cette conduite malgré une pression implicite du groupe.
Une règle imposée peut produire cette conduite sans adhésion volontaire aux normes du groupe.

Une règle imposée peut produire cette conduite sans adhésion volontaire aux normes du groupe.

Explication

L’uniformité comportementale ne constitue pas un conformisme lorsqu’elle résulte d’une règle imposée et non d’une adhésion volontaire. Les autres propositions décrivent des mécanismes psychologiques différents qui ne définissent pas cette distinction.

9. Dans un processus d’influence, comment distinguer la source de la cible ?

La source imite les comportements et la cible transmet les normes entre générations
La source représente la société et la cible correspond à la hiérarchie occupée par une personne
La source reçoit l’influence et la cible l’exerce, chacune étant nécessairement une personne isolée
La source exerce l’influence et la cible la reçoit, chacune pouvant être une personne ou un groupe

La source exerce l’influence et la cible la reçoit, chacune pouvant être une personne ou un groupe

Explication

La source est l’agent qui exerce l’influence, tandis que la cible est celui qui la reçoit. Ces deux rôles peuvent être assumés par une personne ou par un groupe, y compris au sein du même groupe.

10. Quelle distinction décrit correctement les influences normative et informationnelle ?

La première repose sur une règle officielle, tandis que la seconde dépend d’une sanction collective.
La première exprime une opposition au groupe, tandis que la seconde recherche une valorisation personnelle.
La première vise l’acceptation sociale, tandis que la seconde recherche une preuve de la réalité.
La première recherche une preuve en situation ambiguë, tandis que la seconde vise l’approbation sociale.

La première vise l’acceptation sociale, tandis que la seconde recherche une preuve de la réalité.

Explication

L’influence normative pousse à se conformer pour être accepté et apprécié, tandis que l’influence informationnelle conduit à chercher auprès d’autrui une indication de la réalité. La recherche d’approbation sociale relève donc de l’influence normative, et non informationnelle.

11. Que signifie l’expression « champ social » dans l’étude de l’influence ?

La hiérarchie sociale qui détermine le statut d’une personne
Le groupe qui exerce directement une pression sur un individu
L’ensemble des comportements transmis entre générations par imitation
La société telle qu’une personne se la représente

La société telle qu’une personne se la représente

Explication

Le champ social désigne la représentation personnelle de la société. Il ne se réduit donc ni à une hiérarchie, ni à un groupe influent, ni au mécanisme de transmission par imitation.

12. Dans l’expérience de Sherif sur l’effet autocinétique, quel enchaînement décrit correctement l’évolution des estimations ?

Les participants établissent d’abord une norme en groupe, l’abandonnent ensuite seuls, puis adoptent une nouvelle norme collective.
Les participants estiment d’abord seuls, rapprochent ensuite leurs réponses en groupe, puis maintiennent la norme collective lorsqu’ils sont seuls.
Les participants donnent des réponses identiques seuls, les différencient ensuite en groupe, puis suppriment toute norme individuelle.
Les participants reçoivent d’abord une norme collective, la contestent ensuite en groupe, puis reviennent à leurs estimations initiales seuls.

Les participants estiment d’abord seuls, rapprochent ensuite leurs réponses en groupe, puis maintiennent la norme collective lorsqu’ils sont seuls.

Explication

Les sujets commencent par construire chacun une norme subjective, puis leurs estimations convergent vers une norme collective en groupe, qu’ils conservent ensuite individuellement. L’idée d’une norme collective imposée dès le départ ne correspond pas au déroulement de l’expérience.

13. Quelle dynamique distingue le mieux une situation collective de l’individualisme ?

La situation collective modifie les seuils sensoriels, tandis que l’individualisme transforme les sensations
La situation collective favorise la convergence des réponses, tandis que l’individualisme favorise la différenciation
La situation collective décrit une hiérarchie sociale, tandis que l’individualisme décrit une position statutaire
La situation collective favorise la mise en valeur personnelle, tandis que l’individualisme favorise la convergence

La situation collective favorise la convergence des réponses, tandis que l’individualisme favorise la différenciation

Explication

Une situation collective tend à rapprocher les réponses des participants, alors que l’individualisme encourage la mise en valeur et la différenciation. Les seuils sensoriels et les positions hiérarchiques renvoient à d’autres notions.

14. Comment évolue généralement le conformisme lorsque la majorité augmente progressivement ?

Il diminue dès qu’un deuxième membre rejoint la majorité initiale.
Il augmente de manière proportionnelle sans ralentissement lorsque la majorité grandit.
Il augmente jusqu’à un seuil, puis les augmentations supplémentaires ont peu d’effet.
Il reste stable, car la taille de la majorité ne modifie pas la pression sociale.

Il augmente jusqu’à un seuil, puis les augmentations supplémentaires ont peu d’effet.

Explication

Le conformisme augmente avec la taille de la majorité jusqu’à atteindre un effet de seuil. Au-delà de ce seuil, ajouter des membres produit une progression peu importante, contrairement à une hausse proportionnelle continue.

15. Quelle caractéristique distingue le conformisme d’une règle imposée explicitement ?

Il exige une opposition consciente aux valeurs défendues par le groupe.
Il produit une uniformité visible sans modifier les attitudes individuelles.
Il implique une pression implicite et une adhésion aux normes du groupe.
Il repose sur une sanction officielle et une obéissance réglementaire.

Il implique une pression implicite et une adhésion aux normes du groupe.

Explication

Le conformisme correspond à une modification du comportement sous pression implicite, avec adhésion aux normes et valeurs affichées par le groupe. Une règle explicitement imposée peut produire une conduite uniforme sans constituer un conformisme.

16. Quel changement réduit fortement le conformisme dans une situation où une majorité donne une réponse fausse ?

La présence d’un compère qui donne la bonne réponse ou rompt le consensus majoritaire.
La disparition de toute réponse différente au sein du groupe majoritaire.
L’augmentation du nombre de compères donnant la même réponse erronée.
Le remplacement du sujet naïf par une personne moins sûre de ses compétences.

La présence d’un compère qui donne la bonne réponse ou rompt le consensus majoritaire.

Explication

Un compère qui soutient la bonne réponse ou qui rompt le consensus majoritaire diminue fortement le conformisme. Une augmentation de la majorité tend au contraire à renforcer le conformisme jusqu’à un effet de seuil.

17. Dans quelle situation parle-t-on d’un effet Asch ?

Une personne adopte une opinion fausse parce qu’un grand nombre de personnes la partagent.
Une personne rejette une opinion juste parce qu’elle souhaite se distinguer du groupe.
Une personne suit une consigne officielle parce qu’elle risque une sanction.
Une personne change d’avis après avoir reçu une information vérifiée par un expert.

Une personne adopte une opinion fausse parce qu’un grand nombre de personnes la partagent.

Explication

L’effet Asch désigne un conformisme massif dans lequel une personne peut adopter une opinion fausse en raison de son partage par un grand nombre de personnes. Une consigne officielle relève d’une règle imposée et non de cet effet de majorité.

18. Quel élément définit le niveau idéologique ou sociologique de l’explication sociale ?

L’étude des relations entre personnes interchangeables placées dans une même situation.
La prise en compte des idéologies, des croyances et des normes communes aux membres d’une société.
L’analyse de la manière dont une personne organise sa perception de son environnement social.
L’examen des effets produits par des positions sociales différentes sur des personnes non interchangeables.

La prise en compte des idéologies, des croyances et des normes communes aux membres d’une société.

Explication

Le niveau idéologique ou sociologique explique les conduites en intégrant les systèmes de croyances, les idéologies et les normes partagées dans une société. Les processus perceptifs, les relations directes et les statuts sociaux correspondent respectivement aux niveaux intra-individuel, inter-individuel et positionnel.

19. Que signifie le fait que 76,4 % des sujets naïfs cèdent au moins une fois dans l’expérience d’Asch ?

La plupart ignorent les réponses majoritaires lorsqu’elles contredisent leur perception initiale.
La plupart se conforment au moins ponctuellement malgré leur connaissance de l’erreur majoritaire.
La plupart modifient durablement leur attitude après avoir quitté la situation expérimentale.
La plupart adoptent une réponse correcte après avoir vérifié l’avis de chaque compère.

La plupart se conforment au moins ponctuellement malgré leur connaissance de l’erreur majoritaire.

Explication

Le résultat indique que 76,4 % des sujets suivent au moins une fois la réponse des compères, même lorsqu’ils savent que celle-ci est fausse. Il ne permet pas de conclure à une transformation durable des attitudes après l’expérience.

20. Quel objet d’étude correspond au niveau intra-individuel de l’explication sociale ?

La dynamique des relations entre des personnes interchangeables dans une situation donnée.
La manière dont une personne organise sa perception et évalue son environnement social.
L’effet des différences de positions sociales sur les relations entre des personnes non interchangeables.
Le rôle des idéologies, des croyances et des normes communes dans une société.

La manière dont une personne organise sa perception et évalue son environnement social.

Explication

Le niveau intra-individuel porte sur les processus par lesquels une personne organise sa perception, évalue son environnement et y répond. L’étude des relations entre personnes relève du niveau inter-individuel, tandis que les positions sociales et les normes collectives renvoient à d’autres niveaux.

21. Quelle personne est généralement la moins influencée par les autres dans une tâche donnée ?

Celle qui se sent compétente dans le domaine concerné.
Celle qui se sent incertaine et dépendante des jugements extérieurs.
Celle qui perçoit la situation comme ambiguë et difficile à interpréter.
Celle qui recherche l’acceptation sociale de la majorité présente.

Celle qui se sent compétente dans le domaine concerné.

Explication

Le sentiment de compétence réduit la propension à se laisser influencer par les autres. À l’inverse, le manque de confiance dans ses compétences rend une personne davantage susceptible de suivre les jugements extérieurs.

22. Que désigne l’influence sociale en psychologie sociale ?

Une position hiérarchique qui influence l’impression produite sur les autres
Un processus par lequel autrui modifie les facteurs psychosociaux qui orientent pensées et comportements
Un trait de personnalité qui détermine le degré de facilité à nouer des relations
Une perception individuelle de la société construite à partir de l’expérience personnelle

Un processus par lequel autrui modifie les facteurs psychosociaux qui orientent pensées et comportements

Explication

L’influence sociale structure le champ social et transforme les facteurs psychosociaux qui participent aux pensées et aux comportements. La facilité à nouer des relations correspond plutôt au caractère sociable d’une personne.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur Normalisation et conformisme.

Qu'est-ce que l'influence sociale ?

Un processus où les influences d'autrui modifient les facteurs psychosociaux.

Quelle différence existe entre sociable et social ?

Sociable est un trait de personnalité, social désigne l'influence des autres.

Pourquoi l'isolement peut-il causer des pathologies ?

Parce que l'être humain a besoin des autres pour se développer.

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