Fiche de révision : Notions fondamentales de politique

Plan du Cours

  1. Définitions et sens de la politique
  2. Les trois sens du politique
  3. La politique et le pouvoir
  4. Processus de politisation
  5. Politique et religion
  6. État et religions en Europe
  7. Conceptions des rapports entre religion et politique
  8. Approches du pouvoir politique
  9. Significations et légitimité du pouvoir
  10. L’approche philosophique du pouvoir
  11. L’approche sociologique du pouvoir
  12. Pouvoir politique et légitimité juridique
  13. Obéissance et formes de domination
  14. Fonctions et indétermination du pouvoir
  15. État naturel et contrat politique

1. Définitions et sens de la politique

Notions clés & Définitions

  • Politique selon Weber : Dans Le savant et le politique (1919), Max weber définit la politique comme l’ensemble des efforts visant à participer au pouvoir ou à influencer sa répartition.
  • Politique comme gestion : Dans des expressions comme « politique des transports », « politique scolaire » ou « politique de l’énergie », la politique désigne les objectifs définis par les gouvernants.
  • Politique publique : Une politique publique est un programme d’action comprenant son élaboration, sa proposition et son application par les pouvoirs publics.
  • Politique selon Aron : Pour raymon Aron, la politique est à la fois une action ou un projet d’action et un domaine spécialisé où des relations s’affrontent jusqu’au triomphe de l’une d’elles.

Points essentiels

  • Dans l’Antiquité grecque, le terme « politique » désignait les affaires de la Cité.

  • Pour raymon Aron, la politique est l’activité des hommes politiques, des partis et des citoyens lorsqu’ils deviennent militants, et elle permet aux individus et aux groupes de rivaliser pour conquérir le pouvoir de l’État ou l’influencer directement.

  • Quelle que soit la définition proposée, la politique s’adresse à un groupe de personnes.

  • La politique publique peut concerner :

    • la santé
    • l’environnement
    • la sécurité
    • la culture

2. Les trois sens du politique

Notions clés & Définitions

  • Polis : La polis, ou politeia, renvoie à la chose publique et à l’ensemble des acteurs et des institutions composant la Cité.
  • politique au sens large : Le politique au sens large désigne une forme de pouvoir fondée sur le monopole de la coercition physique, reconnue comme légitime et exercée sur une collectivité afin d’empêcher les conflits et d’imposer des règles communes au nom de valeurs partagées et d’idées collectives.
  • Politics : Le terme anglais « politics » désigne la lutte entre acteurs individuels ou collectifs, notamment les partis politiques, pour détenir le pouvoir politique.
  • Policy : Le terme anglais « policy » désigne un programme d’action cohérent fondé sur un raisonnement et poursuivi par un acteur individuel ou collectif.

Points essentiels

📌 Une policy peut être menée par un acteur politique, comme un gouvernement ou une collectivité territoriale, ou par un acteur non politique, comme une entreprise ou un responsable d’institution.

  • Dans les sociétés contemporaines, le politique comprend les institutions, les valeurs et les acteurs qui forment l’État.

  • Faire de la politique au sens de « politics » consiste à participer à la compétition pour l’exercice du pouvoir étatique, notamment en occupant des fonctions dans les institutions de l’État.

Astuce mémo

Politics désigne la compétition pour le pouvoir, tandis que policy désigne un programme d’action.

3. La politique et le pouvoir

★ À maîtriser

📌 « La politique » désigne une action ou un programme gouvernemental ainsi que la vie politique où les responsables s’affrontent pour conquérir le pouvoir, tandis que « le politique » peut désigner un acteur professionnel qui gouverne ou détient le pouvoir.

Compléments

  • Les acteurs désignés par l’expression « le politique » comprennent :

    • les présidents
    • les premiers ministres
    • les ministres
    • les maires
  • En France, les parlementaires sont considérés comme des hommes politiques sans distinction de sexe.

  • Pour aristote, l’homme politique est prudent, avisé et prévoyant, et sait reconnaître le moment opportun pour agir.

  • Le pouvoir est présent dans divers domaines de la vie sociale, notamment les entreprises, les familles et les Églises, où il peut être économique ou financier.

  • Max weber présente la politique comme l’instance qui permet le vivre-ensemble et la résolution des conflits d’intérêts liés à la vie en société.

Astuce mémo

La politique est l’action ou la compétition ; le politique désigne notamment l’acteur qui gouverne.

4. Processus de politisation

Notions clés & Définitions

  • Politisation : Selon zittoun, la politisation est un processus de transformation qui permet à un énoncé, une situation, une activité, un acteur ou un objet de devenir politique.

★ À maîtriser

  • La politisation peut faire passer un enjeu de la sphère privée à la sphère publique lorsque des acteurs le portent dans des arènes de débat et que les pouvoirs publics le prennent en charge.

Compléments

📌 Se politiser peut signifier s’intéresser à la politique ou s’engager activement dans celle-ci, par exemple en devenant militant.

  • La politisation peut affecter des individus, des groupes, des institutions, des pratiques sociales et des discussions, et confronter les individus à la nécessité de se positionner sur un enjeu.

  • En science politique, la politisation et la dépolitisation n’ont pas de connotation morale.

  • Le tabagisme, d’abord considéré comme une question privée, est devenu un enjeu public après que des associations ont mis en avant les effets nocifs du tabac et que les pouvoirs publics ont interdit de fumer dans les lieux publics.

Astuce mémo

Quand un enjeu privé est porté dans le débat public, il peut devenir politique.

5. Politique et religion

Points essentiels

  • La religion a occupé une place centrale dans toutes les sociétés humaines.

  • Dans certains États, la religion occupe une place essentielle sous la forme d’une religion d’État.

6. État et religions en Europe

★ À maîtriser

📌 Les Églises peuvent soit se limiter à leur rôle religieux sans concurrencer l’État, soit bâtir une contre-société contestant sa légitimité ou sa politique.

  • L’article 7 de la Constitution italienne de 1947 affirme que l’État et l’Église catholique sont chacun indépendants et souverains dans leur ordre respectif.

Compléments

  • Les rapports entre les Églises et l’État peuvent aller de la reconnaissance à l’intégration d’une Église dominante.

  • En Italie, l’Église catholique conserve une influence prédominante en raison de son histoire, de son implantation géographique et de son monopole religieux.

  • En Allemagne, les rapports entre l’État et les Églises sont caractérisés par le pluralisme religieux, une évolution de l’équilibre entre confessions après la Seconde Guerre mondiale et la persistance de liens juridiques et financiers.

  • L’Église anglicane a pu apparaître aux XIXe et XXe siècles comme l’un des piliers du système politique et constitutionnel britannique, en raison de sa position particulière.

  • L’influence sociale et idéologique des Églises a considérablement diminué de nos jours.

  • La religion chrétienne a constitué un facteur d’intégration dans la plupart des États, malgré des rapports souvent conflictuels entre religion et politique.

Astuce mémo

Église cantonnée au religieux ou contre-société face à l’État

7. Conceptions des rapports entre religion et politique

★ À maîtriser

  • Une conception d’inspiration médiévale affirme la supériorité absolue de la religion sur la politique et subordonne la seconde à la première; elle est illustrée par Luther et Joseph de Maistre.

  • Une conception donne la primauté à la politique et réduit la religion à sa fonction sociale; elle est associée à Machiavel, à Montesquieu avec prudence, ainsi qu’à Thomas Hobbes et Jean-Jacques Rousseau, qui préconisent une union étroite entre religion et politique.

  • La conception libérale sépare religion et politique afin d’éviter les conflits et de maintenir chacune dans son domaine; esquissée par John Locke, elle est développée par Benjamin Constant et Alexis de Tocqueville.

Compléments

  • À partir du XIXe siècle, une conception critique conteste d’abord les formes religieuses traditionnelles et propose une religion laïque inspirée par la science, puis Karl Marx et Friedrich Engels critiquent la religion comme aliénante et envisagent sa disparition complète.

  • Benjamin Constant défend une séparation stricte entre religion et politique, la liberté religieuse et l’incompétence du pouvoir politique en matière religieuse.

8. Approches du pouvoir politique

Notions clés & Définitions

  • Pouvoir : Le pouvoir désigne, au sens juridique, l’aptitude d’une personne ou d’un organisme à poser des actes déterminés en vertu d’une disposition constitutionnelle, législative ou réglementaire, d’un contrat, d’un arrêt de tribunal ou d’un testament.
  • Pouvoir relationnel : Le pouvoir relationnel est la capacité d’une personne A à obtenir qu’une personne B fasse quelque chose qu’elle n’aurait pas fait sans l’intervention de A, selon la définition du politologue Robert Dahl.

★ À maîtriser

📌 L’approche substantialiste traite le pouvoir comme une chose que l’on peut posséder ou perdre, tandis que l’approche institutionnaliste l’identifie à l’État et à ses institutions.

  • Montesquieu distingue les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, et la séparation des pouvoirs prévoit des moyens de contrôle réciproque entre eux.

Compléments

  • Dans la théorie de l’État, le pouvoir désigne les fonctions d’autorité ou les compétences des organes politiques et des pouvoirs publics de l’État.

  • Dans les démocraties représentatives, les dirigeants exercent provisoirement le pouvoir en vertu d’une délégation et de la fonction qu’ils occupent.

  • L’approche relationnelle conçoit le pouvoir non comme une chose, mais comme une relation sociale, un pouvoir exercé sur autrui et un ensemble de pratiques.

  • Le pouvoir politique suppose un appareil composé d’entités instituées, de structures spéciales, d’agents investis et de financements mobilisés.

  • Le pouvoir politique s’exerce à destination des gouvernés répartis sur un territoire et repose sur des structures, des procédures et des processus institués, prévus et réglementés.

Astuce mémo

Pouvoir-chose, pouvoir-institution ou pouvoir-relation

9. Significations et légitimité du pouvoir

Notions clés & Définitions

  • Légitimité : David Easton définit la légitimité comme la conviction qu’il est juste et concevable d’accepter les autorités, de leur obéir et de se soumettre aux prescriptions du régime politique.
  • Pouvoir : Selon François Chazel, le pouvoir est une relation entre deux ou plusieurs personnes qui n’existe réellement que lorsqu’elle s’exerce ou qu’une relation effective s’établit, dans une situation socialement construite.
  • Autorité constituée : Selon Max Weber, l’autorité constituée s’exerce dans un cadre formel et hiérarchisé, selon une règle générale et impersonnelle qui permet d’attribuer des conséquences.

★ À maîtriser

📌 Le pouvoir politique ne doit pas être confondu avec les pouvoirs social, économique, religieux et culturel.

  • Le pouvoir est théoriquement au service de la communauté politique, car il est nécessaire pour gouverner, mais il s’exerce aussi dans des domaines non politiques comme la famille, l’Église et l’entreprise.

  • Dans la conception institutionnaliste, le pouvoir est associé au gouvernement, notamment aux branches étatiques qu’il incarne, et ses détenteurs aspirent à être reconnus et acceptés par les citoyens.

Compléments

  • Marie-Claude Bartholy et Jean-Pierre Despin écrivent que toute définition du pouvoir recouvre une conception de l’homme et de la société ainsi qu’une option politique. - madame marie claude bartholy et monsieur jean pierre despin

  • Dans Le savant et le politique, Max Weber estime que les citoyens acceptent de se soumettre aux décisions des gouvernants lorsqu’ils les jugent conformes à l’intérêt de tous et de chacun.

  • Les actions de l’État se veulent légitimes parce que leurs décideurs et leurs exécutants sont présumés agir dans le cadre des règles juridiques en vigueur.

  • Pour les États, le cadre formel de l’autorité constituée est la Constitution de 1958, et cette notion renvoie au concept général d’État de droit.

10. L’approche philosophique du pouvoir

Notions clés & Définitions

  • Pouvoir : Betrand de judevel - Bertrand de Jouvenel présente le commandement comme l’essence du pouvoir, qui s’exprime par le commandement et l’obéissance.

★ À maîtriser

  • Dans l’approche philosophique, le pouvoir a pour fonction de commander au nom du bien commun, ce qui fonde l’obéissance des membres de la société aux dirigeants.

  • Les trois propriétés du pouvoir sont (Betrand) :

    • la force
    • la légitimité
    • la bienfaisance

Compléments

  • Selon Bertrand de Jouvenel, le pouvoir ne possède de force que par les moyens que les hommes croient devoir lui prêter.

  • Selon Bertrand de Jouvenel, le pouvoir n’est légitime que s’il est conforme à ce que les hommes estiment être le mode légitime d’exercice du pouvoir.

  • Selon Bertrand de Jouvenel, le pouvoir n’est bienfaisant que si ses buts sont conformes à ce que les hommes croient être bon pour eux.

11. L’approche sociologique du pouvoir

Notions clés & Définitions

  • Pouvoir : Robert définit le pouvoir d’une personne A sur une personne B comme la capacité de A à obtenir que B fasse quelque chose qu’elle n’aurait pas fait sans l’intervention de A.

★ À maîtriser

  • Le pouvoir est une réalité sociologique qui ne se rencontre que dans une société humaine.

  • Thomas Hobbes distingue trois causes de conflit :

    • la rivalité
    • la méfiance
    • la fierté
  • Le pouvoir peut pacifier les relations conflictuelles entre les individus, mais il peut également générer des conflits et des guerres.

  • Le pouvoir existe dans toute société humaine et trouve son origine dans des rapports interindividuels de domination.

Compléments

  • Selon le doyen Maurice, le pouvoir suppose l’existence d’un groupe humain à gouverner, petit ou grand.

  • Pour Thomas Hobbes, aussi longtemps que les hommes vivent sans pouvoir commun, ils sont en guerre.

  • La définition de Robert est opérationnelle et ne présuppose pas de théorie particulière sur l’essence du pouvoir.

  • Bertrand de Jouvenel définit l’autorité comme la cause efficiente des rassemblements volontaires. - Betrand

  • L’autorité ne s’exerce que sur ceux qui l’acceptent.

Astuce mémo

Le groupement humain rend nécessaire un pouvoir commun, qui peut pacifier les conflits mais aussi les générer.

12. Pouvoir politique et légitimité juridique

Notions clés & Définitions

  • Pouvoir politique : Faculté, pour certains membres d’un groupe humain agissant comme ses organes, d’exprimer sa volonté et de prendre des décisions obligatoires pour le groupe.

★ À maîtriser

  • Pour George Burdeau, le pouvoir est une force née de la conscience sociale, mise au service d’une idée et destinée à conduire le groupe vers le bien commun en imposant l’attitude qu’elle commande.

  • Selon Léon Duguit, la puissance politique a pour but de réaliser le droit et doit agir dans la mesure de ses moyens pour assurer son règne.

Compléments

📌 Pour Léon Duguit, la force de l’État n’est légitime que lorsqu’elle s’exerce conformément au droit.

  • Raymond de Malaire définit la puissance de l’État comme le pouvoir qu’a l’État de vouloir, par ses organes et sous sa responsabilité, et d’imposer sa volonté.

  • Dans les sociétés étatiques, l’État, investi de la puissance publique, est le seul à pouvoir recourir à la force.

  • Pour Maurice Hauriou, le pouvoir politique est une énergie libre qui, grâce à sa supériorité, gouverne un groupe humain par la création continue de l’ordre et du droit.

Astuce mémo

La force n’est légitime que lorsqu’elle respecte le droit

13. Obéissance et formes de domination

Points essentiels

📌 Selon Max Weber, la coercition obtient l’obéissance par la force, la violence ou la répression, tandis que la domination repose sur l’acceptation du pouvoir légitime par les gouvernés.

  • Le cours distingue trois types de domination : (Max weber) :
    • juridique
    • traditionnelle
    • charismatique

Astuce mémo

La coercition impose par la force ; la domination repose sur l’acceptation

14. Fonctions et indétermination du pouvoir

★ À maîtriser

  • Pour Maurice Hauriou, le pouvoir a une dimension fonctionnelle : il conduit le gouvernement d’un groupe et crée l’ordre et le droit.

  • Selon Maurice Duverger, le pouvoir politique est un phénomène naturel de force et de croyance, et la notion de pouvoir demeure indéterminée.

Compléments

  • Édicter la loi est un exercice de la puissance étatique et une fonction du pouvoir.

  • La politique est présentée comme l’art d’administrer une société, de maintenir la paix sociale, d’adapter la législation, de contrôler les activités humaines, de rendre les institutions justes et efficaces et de régler les relations entre États. - Pierre burgela

  • Le pouvoir politique permet à l’appareil dirigeant de prévoir, de coordonner et de conduire l’ensemble de la politique nationale, dans ses dimensions internes et internationales.

  • Le pouvoir organise la vie en société et l’activité humaine, modifie les comportements et constitue une capacité d’agir présente dans les relations humaines.

15. État naturel et contrat politique

Notions clés & Définitions

  • Communauté civile : La communauté civile est, chez Thomas Hobbes, une communauté organisée politiquement par l’État à la suite d’un contrat entre les individus, contrairement à l’état naturel où ceux-ci ne forment pas un corps politique.

★ À maîtriser

📌 L’état naturel désigne une situation où les rapports entre individus ne sont pas réglementés, tandis que l’état social correspond à des rapports réglés et contrôlés par une autorité reconnue.

📌 John Locke soutient que le pouvoir politique doit être limité par la loi afin de prévenir les abus des autorités publiques contre les libertés naturelles.

  • Pour Thomas Hobbes, à l’état naturel, les individus sont entraînés dans des conflits perpétuels par des instincts et des pulsions égoïstes orientés vers leurs besoins et leur bien personnels.

  • Thomas Hobbes qualifie l’absence d’autorité régulatrice et le conflit qui en résulte d’« état de guerre de chacun contre chacun ».

  • Pour Thomas Hobbes, les individus concluent un contrat politique en transférant une partie de leurs droits à une autorité supra-individuelle, qui forme un pouvoir commun chargé d’arbitrer les intérêts divergents et de préserver la paix sociale.

Compléments

  • Chez Thomas Hobbes, le pouvoir commun est incarné soit par un souverain unique, soit par une assemblée de personnes, et les individus lui obéissent parce qu’il peut les défendre contre les attaques étrangères et les atteintes qu’ils pourraient se porter mutuellement.

  • Pour Thomas Hobbes, le pouvoir souverain peut demander l’obéissance parce qu’il représente les individus, qui reconnaissent leur volonté dans les lois adoptées par la communauté civile.

  • Pour les auteurs anglais évoqués, la communauté politique et ses institutions assurent la paix sociale, la propriété et les libertés, encadrent le pouvoir par le droit et préviennent les abus de pouvoir.

Astuce mémo

Conflit généralisé → contrat → pouvoir commun chargé d’assurer la paix

Tableaux de synthèse

Conceptions des rapports entre religion et politique

ConceptionRapport privilégiéPenseurs cités
Supériorité religieuseLa politique est subordonnée à la religionLuther, Joseph de Maistre
Primauté politiqueLa religion est réduite à sa fonction socialeMachiavel, Montesquieu, Hobbes, Rousseau
LibéraleSéparation des deux domainesLocke, Constant, Tocqueville
CritiqueCritique de la religion et possible disparitionSaint-Simon, Auguste Comte, Marx, Hegel

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1. Dans quel ouvrage et en quelle année Max Weber définit-il la politique comme l’ensemble des efforts visant à participer au pouvoir ou à influencer sa répartition ?

2. Une collectivité prépare un programme d’action, le soumet comme proposition puis le met en œuvre par l’intermédiaire des pouvoirs publics. Comment qualifie-t-on ce programme ?

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Dans quelle œuvre et en quelle année Max Weber définit-il la politique comme des efforts pour participer au pouvoir ou influencer sa répartition ?

Dans *Le savant et le politique*, en 1919.

À quoi renvoie la polis, ou politeia ?

À la chose publique et à l’ensemble des acteurs et des institutions de la Cité.

Que désigne le politique au sens large ?

Un pouvoir coercitif reconnu comme légitime, exercé sur une collectivité pour prévenir les conflits et imposer des règles communes fondées sur des valeurs partagées.

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